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La Politique de l'émotion  

La Politique de l'émotion
Jouer sur les sentiments, sur l'émotion provoquée par un drame pour faire passer un message est une pratique assez habituelle. Bien évidemment, les hommes et les femmes politiques utilisent cela avec plaisir. Il n'est donc pas surprenant que les supporters de la loi de rétention de Madame Dati réclament la rétroactivité.

Et bien, je vais être politiquement incorrect.

Lorsque la justice rend un jugement qui condamne un criminel, celui-ci est basé sur les fautes commises. Une fois la peine purgée, on dit qu'il a payé sa dette à la société. Faut-il alors le punir une seconde fois pour les fautes qu'il pourrait commettre ? Non.

Bien sûr, c'est horrible de voir des récidivistes. C'est horrible de voir un corps d'une jeune demoiselle brûlé dans une foret. C'est horrible. Mais ce n'est pas à la fin de la peine que l'on doit s'occuper de la réinsertion des criminels qui sont aussi malades. C'est dès le début de la peine que l'on doit s'occuper de ses hommes, qu'ils doivent être soigné.

Mais la loi est passée donc revenons au présent. L'actualité aussi funeste soit elle ne doit pas servir à prendre des décisions aussi importantes à chaud. Ce n'est pas à la lecture du journal du matin que l'on fait avancer un pays (faits divers – sondages) mais bien avec une vision sociale mais réaliste.


Rédigé par pierre tebaldini le Mardi 29 Avril 2008 à 11:24 | Permalien | Commentaires (0)