Fabrice Rallo
Chers amis,
Après la tempête médiatique de ses derniers jours, il ets temps de se remettre au travail.
C'est pourquoi, avec nos amis des Jeunes Populaires et des Jeunes Actifs, nous vous donnons rendez-vous le Mercredi 16 avril 08 à 18h30 à la Permanence de l'UMP 66, 53 av Gén De Gaulle à Perpignan.
Soyez attentifs car ces rendez-vous ne sont pas exhaustifs, d'autres vont s'y rajouter !!!
Pour nous contacter par mail, c'est facile: c'est toujours à jeunesradicaux66@hotmail.fr
Et surtout continue à parler de notre blog autour de toi et fais le connaître grâce à ta mailing-liste!!!
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Silence assourdissant de la Communauté internationale sur la situation palestinienne
Chers amis,
En s'emparant des derniers bastions du Fatah, le Hamas est en train de se doter d'une base d'où il sera très difficile à déloger. Une entité islamiste à Gaza, c'est pour les radicaux (pas nous je vous rassure) au pouvoir en Iran et pour les djihadistes anti-occidentaux une avancée stratégique considérable. Face à un tel enjeu, le silence de la communauté internationale est assourdissant.
Alvaro de Soto dresse, dans un rapport de fin de mission rédigé après deux années comme envoyé spécial de l'ONU au Proche-Orient et destiné à rester confidentiel, un constat accablant sur le conflit israélo-palestinien.
Sévère, il dresse aussi le réquisitoire d'un échec diplomatique cinglant et, tout en n'épargnant ni l'Europe ni l'ONU, pointe la lourde responsabilité de l'administration Bush, qui a soutenu une politique israélienne menant à une impasse.
Une politique qui a souhaité, voire encouragé, les violences interpalestiniennes qui aboutissent aujourd'hui à la violente offensive des islamistes du Hamas pour prendre le contrôle de la bande de Gaza.
Le 24 juin 2002, George Bush exposait dans un discours sa "vision" de la Palestine. Cinq ans après, presque jour pour jour, les Palestiniens paient au prix fort, à Gaza et dans les autres territoires d'une Palestine déchirée, la politique d'Israël, des Etats-Unis et de la diplomatie internationale.
Les Etats-Unis et l'Etat hébreu ont joué la politique du pire, profitant des déchirements inter-palestiniens pour pousser leur avantage. Autrement dit, en lâchant Gaza à l'initiative de Sharon, les Israéliens poursuivaient leurs implantations de colonies juives, la construction du mur de séparation et rendaient non viable la constitution d'un Etat palestinien.
L'islamisme représente le pire des dangers pour l'Etat hébreu. Jusque dans les années 1990 les activistes palestiniens étaient des politiques "laïcs" sans grande allégeance envers les capitales arabes, des dirigeants plus ou moins "nassériens" voire, pour certains, "marxisants".
Avec des fanatiques religieux aux ordres de gouvernements ouvertement hostiles à Israël (Téhéran et Damas), le dialogue est impossible. Quelque part, il y a eu erreur...
Traiter cette région comme si elle relevait des mêmes catégories que celles d'Occidentaux anesthésiés de prospérité et historiquement rodés à la culture du compromis procède au mieux de la naïveté, au pire d'un aveuglement devenu marque de fabrique.
En Irak, Washington aura réussi à favoriser l'éclatement du pays, l'implantation du salafisme le plus dur et la montée en puissance de l'Iran. Au Liban, le manque de subtilité ayant présidé à l'éviction de la Syrie aura encouragé Damas à jouer la carte de la déstabilisation et indirectement conforté un Hezbollah dont les liens avec Téhéran ne sont plus à démontrer.
Devant un tel bilan, il faut toute la puissance de conviction d'un évangéliste texan pour ne pas qualifier le tableau de désastre absolu.
Et ce n'est pas la première fois que les États-Unis auraient joué dans cette région les apprentis sorciers.
Si Israël, les États-Unis, l'Europe, les pays arabes s'inquiètent aujourd'hui de la situation à Gaza, ils ne peuvent s'en prendre qu'à eux-mêmes. C'est le résultat d'une politique désastreuse et cynique au Proche-Orient.
Il serait donc illusoire de croire que l'actuelle guerre civile entre Palestiniens va permettre à Israël et à ses alliés de souffler. Au contraire, ce sont les plus irréductibles qui vont triompher.
La Cisjordanie et la bande de Gaza risquent désormais de dériver à l'écart l'une de l'autre, la première sous la houlette du Fatah, la seconde sous celle du Hamas. C'en serait alors fini du rêve d'un État palestinien indépendant ayant soldé ses comptes avec l'État hébreu.
Décidément, il n'y a plus de visionnaire sur la terre des prophètes.
Fabrice Rallo
Responsable des JR 66
Trésorier national des JR
En s'emparant des derniers bastions du Fatah, le Hamas est en train de se doter d'une base d'où il sera très difficile à déloger. Une entité islamiste à Gaza, c'est pour les radicaux (pas nous je vous rassure) au pouvoir en Iran et pour les djihadistes anti-occidentaux une avancée stratégique considérable. Face à un tel enjeu, le silence de la communauté internationale est assourdissant.
Alvaro de Soto dresse, dans un rapport de fin de mission rédigé après deux années comme envoyé spécial de l'ONU au Proche-Orient et destiné à rester confidentiel, un constat accablant sur le conflit israélo-palestinien.
Sévère, il dresse aussi le réquisitoire d'un échec diplomatique cinglant et, tout en n'épargnant ni l'Europe ni l'ONU, pointe la lourde responsabilité de l'administration Bush, qui a soutenu une politique israélienne menant à une impasse.
Une politique qui a souhaité, voire encouragé, les violences interpalestiniennes qui aboutissent aujourd'hui à la violente offensive des islamistes du Hamas pour prendre le contrôle de la bande de Gaza.
Le 24 juin 2002, George Bush exposait dans un discours sa "vision" de la Palestine. Cinq ans après, presque jour pour jour, les Palestiniens paient au prix fort, à Gaza et dans les autres territoires d'une Palestine déchirée, la politique d'Israël, des Etats-Unis et de la diplomatie internationale.
Les Etats-Unis et l'Etat hébreu ont joué la politique du pire, profitant des déchirements inter-palestiniens pour pousser leur avantage. Autrement dit, en lâchant Gaza à l'initiative de Sharon, les Israéliens poursuivaient leurs implantations de colonies juives, la construction du mur de séparation et rendaient non viable la constitution d'un Etat palestinien.
L'islamisme représente le pire des dangers pour l'Etat hébreu. Jusque dans les années 1990 les activistes palestiniens étaient des politiques "laïcs" sans grande allégeance envers les capitales arabes, des dirigeants plus ou moins "nassériens" voire, pour certains, "marxisants".
Avec des fanatiques religieux aux ordres de gouvernements ouvertement hostiles à Israël (Téhéran et Damas), le dialogue est impossible. Quelque part, il y a eu erreur...
Traiter cette région comme si elle relevait des mêmes catégories que celles d'Occidentaux anesthésiés de prospérité et historiquement rodés à la culture du compromis procède au mieux de la naïveté, au pire d'un aveuglement devenu marque de fabrique.
En Irak, Washington aura réussi à favoriser l'éclatement du pays, l'implantation du salafisme le plus dur et la montée en puissance de l'Iran. Au Liban, le manque de subtilité ayant présidé à l'éviction de la Syrie aura encouragé Damas à jouer la carte de la déstabilisation et indirectement conforté un Hezbollah dont les liens avec Téhéran ne sont plus à démontrer.
Devant un tel bilan, il faut toute la puissance de conviction d'un évangéliste texan pour ne pas qualifier le tableau de désastre absolu.
Et ce n'est pas la première fois que les États-Unis auraient joué dans cette région les apprentis sorciers.
Si Israël, les États-Unis, l'Europe, les pays arabes s'inquiètent aujourd'hui de la situation à Gaza, ils ne peuvent s'en prendre qu'à eux-mêmes. C'est le résultat d'une politique désastreuse et cynique au Proche-Orient.
Il serait donc illusoire de croire que l'actuelle guerre civile entre Palestiniens va permettre à Israël et à ses alliés de souffler. Au contraire, ce sont les plus irréductibles qui vont triompher.
La Cisjordanie et la bande de Gaza risquent désormais de dériver à l'écart l'une de l'autre, la première sous la houlette du Fatah, la seconde sous celle du Hamas. C'en serait alors fini du rêve d'un État palestinien indépendant ayant soldé ses comptes avec l'État hébreu.
Décidément, il n'y a plus de visionnaire sur la terre des prophètes.
Fabrice Rallo
Responsable des JR 66
Trésorier national des JR