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Fabrice Rallo
Fabrice Rallo
Chers amis,

Après la tempête médiatique de ses derniers jours, il ets temps de se remettre au travail.

C'est pourquoi, avec nos amis des Jeunes Populaires et des Jeunes Actifs, nous vous donnons rendez-vous le Mercredi 16 avril 08 à 18h30 à la Permanence de l'UMP 66, 53 av Gén De Gaulle à Perpignan.

Soyez attentifs car ces rendez-vous ne sont pas exhaustifs, d'autres vont s'y rajouter !!!

Pour nous contacter par mail, c'est facile: c'est toujours à jeunesradicaux66@hotmail.fr

Et surtout continue à parler de notre blog autour de toi et fais le connaître grâce à ta mailing-liste!!!

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Tribune libre de Jean-Louis Caccomo

Rigueur, vous avez dit rigueur ?  

Rigueur, vous avez dit rigueur ?
Chers amis,

Le débat en cours autour de la rigueur aurait de quoi faire rire s'il n'était pas si symptomatique du drame français qui se déroule sous nos yeux impuissants. Le mot même de "rigueur" fait partie de ces mots qu'il faudrait ne plus prononcer, entrant dans la famille des mots à rayer du vocabulaire français comme libéralisme, fonds de pension ou encore profit..

Notre pays est sans nul doute à l'image du paquebot  "France" auquel Michel Sardou avait consacré une terrible chanson qui suscita tant de polémiques. D'ailleurs, ce chanteur réputé engagé à droite ne pouvait pas être quelqu'un d'estimable aux yeux de ceux qui font le bon goût dans l'hexagone.

En France, il convient d'être un intellectuel et un artiste engagé à condition que cet engagement soit approuvé par les partenaires sociaux… Mais c'est une autre histoire. Tout le monde savait que le paquebot  "France" était très mal géré, que l'on entretenait un personnel bien au-dessus des moyens du navire au nom de l'expérimentation sociale.

Et le jour inévitable où survint la faillite, tout le monde hurla aux loups en se renvoyant la responsabilité tandis que le navire fait aujourd'hui une formidable carrière dans le secteur privé, exploitant le créneau très dynamique de la croisière de masse, sous pavillon étranger.

Quand les gens veulent vraiment travailler pour s'en sortir, il n'y a pas d'affaires intrinsèquement non rentables : une affaire n'est pas rentable lorsque les frais d'exploitation sont mal ajustés, lorsqu'ils sont disproportionnés par rapport à l'activité générée par l'affaire en question. C'est un principe universel.

Notre pays est donc à l'image de l'emblématique paquebot : les frais d'intendance sont largement disproportionnés par rapport à l'activité du pays de sorte que les charges qui pèsent sur les actifs qui créent les richesses qui seront réparties entre tous en deviennent insupportables.

Alors on camoufle la charge en déguisant l'impôt ou l'on reporte cette charge sur le futur, en laissant filer la dette, croyant ainsi éviter le désastre. De toute façon, il est connu que l'Etat français ne peut pas faire faillite, qu'il suffit de prendre l'argent là où il est.

La gauche ne manque pas de culot d'ironiser sur la rigueur et il faut une certaine dose d'abnégation pour se laisser donner des leçons de gestion par des socialistes dont le seul réflexe consiste à dépenser l'argent gagné par d'autres. De toute façon, la rigueur n'est jamais un choix : on la subit à défaut de savoir gérer en toute responsabilité ses revenus. Et il est somme toute normal de gérer avec le plus de rigueur possible la cagnotte commune, c'est-à-dire l'argent des français.

Pourtant, à peine l'Etat cherche-t-il à faire des économies dont le montant reste homéopathique par rapport à l'ampleur de la dérive, et on assiste aux sempiternelles manifestations d'humeur et de colère tandis que les lycéens manipulés par des professeurs revanchards rêvent de rejouer à mai 68 à chaque printemps qui s'annonce [1].

Le budget de l'éducation nationale représente le premier poste budgétaire de l'Etat français, dépassant 80 milliards d'euros ce qui représente un montant supérieur au produit de l'impôt sur le revenu. Mais non contents d'être budgétivores, les lycéens dans la rue crient au manque de moyens…L'année dernière, les universités étaient bloquées ; aujourd'hui, les lycées déraillent. Rien de vraiment nouveau sous le soleil de France.

Il est certain que l'on manque cruellement de moyens en France, mais pas tellement de moyens financiers.
Ce sont les moyens intellectuels, les compétences, le capital humain, l'intelligence qui nous font cruellement défaut au point qu'on en est réduit à importer les cerveaux pour remplir les filières universitaires réputées les plus sélectives. Pendant ce temps, nos cerveaux les plus médiatiques dissertent sur la fin proche du libéralisme [2].

Jean-Louis Caccomo
http://caccomo.blogspot.com/
http://cozop.com/chroniques_en_liberte

[1] LIQUIDER MAI 68 ? Les réponses de Denis Tillinac, Chantal Delsol, Jean Sévillia, Sarah Vajda, Patrice de Plunkett et votre serviteur : Cliquez ici.
[2] A ce propos Nicolas Hulot, devant lequel tous les candidats à l'élection présidentielle avaient l'obligation de s'agenouiller pour signer le pacte écologique, jette enfin le masque en ne cachant pas qu'il se sent proche de Besancenot ou Cohn-Bendit : vert en apparence et rouge à l'intérieur. Pour les plus avertis, ce n'est guère une surprise.


Rédigé par Fabrice Rallo le Lundi 14 Avril 2008 à 13:34 | Permalien | Commentaires (0)