Fabrice Rallo
Chers amis,
Après la tempête médiatique de ses derniers jours, il ets temps de se remettre au travail.
C'est pourquoi, avec nos amis des Jeunes Populaires et des Jeunes Actifs, nous vous donnons rendez-vous le Mercredi 16 avril 08 à 18h30 à la Permanence de l'UMP 66, 53 av Gén De Gaulle à Perpignan.
Soyez attentifs car ces rendez-vous ne sont pas exhaustifs, d'autres vont s'y rajouter !!!
Pour nous contacter par mail, c'est facile: c'est toujours à jeunesradicaux66@hotmail.fr
Et surtout continue à parler de notre blog autour de toi et fais le connaître grâce à ta mailing-liste!!!
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Billet d'humeur
Oui à la réforme des institutions
Chers amis,
Selon le sondage Ifop réalisé pour le Journal du Dimanche, les Français plébiscitent à plus de 80 % au moins six articles - parmi lesquels la limitation des mandats, le referendum d'initiative populaire et l'obligation pour le gouvernement d'obtenir l'accord du parlement pour prolonger une opération militaire.
Mais le nécessaire rajeunissement du Sénat est oublié.
Quant à la grande réforme du quinquennat, théorisée par François Fillon avant la présidentielle, elle visait, en réduisant le rôle du numéro deux de l'Exécutif, à rendre le numéro un plus responsable.
Quand on prétend modifier fondamentalement la loi fondamentale c'est une majorité des quatre cinquièmes, voire des neuf dixièmes qu'il faut viser! Ce n'est pas à son camp qu'il faut rendre des comptes mais à la nation toute entière... et à l'Histoire.
L'indifférence du pays, quasiment hors-jeu, est révélatrice d'une occasion manquée. Dans sa précipitation, le Président de la République va perdre du temps. Il laisse passer une chance qui ne se reproduira plus avant la fin de son quinquennat. Alors même s'il l'emporte aujourd'hui à l'arraché - c'est mathématiquement probable - ce ne sera franchement pas un triomphe.
Le Président Nicolas Sarkozy a pris le risque d'un échec, tout en cherchant à en faire peser le poids sur les socialistes.
D'où une sorte de poker menteur où les parlementaristes disent non à un renforcement du rôle du Parlement, tandis que les présidentialistes s'arrêtent au milieu du gué.
Malgré les mises en cause et les tentations de certains en son sein, l'opposition s'oppose. Pas question d'offrir un succès au chef de l'Etat. En l'état actuel des rapports de force, la réforme a déjà donné lieu à de nombreux marchandages.
Lors de la discussion des amendements et, ces derniers jours, pour convaincre les réticents, l'Elysée usant de la carotte et du bâton.
Les septuagénaires du palais du Luxembourg ont été plus efficaces pour garder leur régime électoral (très) spécial que les cheminots de la CGT pour garder leur régime spécial de retraite !
En cas d'échec, le chef de l'Etat pourra désigner la gauche à une opinion qui semble majoritairement favorable à une réforme dont la plupart des juristes reconnaissent les avancées démocratiques.
Un rejet n'en serait pas moins interprété comme une lourde défaite pour un président dont la remontée dans les sondages tarde à se manifester.
En tant que président du Conseil européen, cette fois, Nicolas Sarkozy est attendu, ce matin, à Dublin pour "écouter" et tenter de trouver, avec les dirigeants irlandais, une solution à la situation créée par le non opposé au traité de Lisbonne.
C'est en Irlande justement que le général De Gaulle s'était retiré quelques jours, au printemps 1969, après sa démission consécutive au rejet par les Français de la réforme du Sénat qu'il proposait.
Or, le Sénat est précisément aujourd'hui l'un des sujets de l'actuelle controverse sur la réforme de nos institutions. Il serait surprenant que ce souvenir ne taraude pas le chef de l'Etat lorsqu'il posera le pied sur l'île habitée pas ces irréductibles Irlandais.
Espérons que la réunion du Parlement aujourd'hui à Versailles, si ardemment préparée par Nicolas Sarkozy depuis Marrakech, à coups de promesses budgétaires ou ministérielles selon ses opposants, ne restera pas dans l'histoire sous le sobriquet moqueur de "congrès maroquin" !
C'est en tout cas à de véritables négociations de marchands de tapis qu'on a assisté la semaine dernière avant même le départ du couple présidentiel pour les souks du Haut Atlas.
Nicolas Sarkozy a vite appris des célèbres dresseurs de cobras de la place Djemâa el-Fna ! Le voilà devenu en un week-end virtuose du pipo hypnotiseur et fameux charmeur d'élus !
Fabrice Rallo
Responsable des JR 66
Délégué aux évènements nationaux des JR
Selon le sondage Ifop réalisé pour le Journal du Dimanche, les Français plébiscitent à plus de 80 % au moins six articles - parmi lesquels la limitation des mandats, le referendum d'initiative populaire et l'obligation pour le gouvernement d'obtenir l'accord du parlement pour prolonger une opération militaire.
Mais le nécessaire rajeunissement du Sénat est oublié.
Quant à la grande réforme du quinquennat, théorisée par François Fillon avant la présidentielle, elle visait, en réduisant le rôle du numéro deux de l'Exécutif, à rendre le numéro un plus responsable.
Quand on prétend modifier fondamentalement la loi fondamentale c'est une majorité des quatre cinquièmes, voire des neuf dixièmes qu'il faut viser! Ce n'est pas à son camp qu'il faut rendre des comptes mais à la nation toute entière... et à l'Histoire.
L'indifférence du pays, quasiment hors-jeu, est révélatrice d'une occasion manquée. Dans sa précipitation, le Président de la République va perdre du temps. Il laisse passer une chance qui ne se reproduira plus avant la fin de son quinquennat. Alors même s'il l'emporte aujourd'hui à l'arraché - c'est mathématiquement probable - ce ne sera franchement pas un triomphe.
Le Président Nicolas Sarkozy a pris le risque d'un échec, tout en cherchant à en faire peser le poids sur les socialistes.
D'où une sorte de poker menteur où les parlementaristes disent non à un renforcement du rôle du Parlement, tandis que les présidentialistes s'arrêtent au milieu du gué.
Malgré les mises en cause et les tentations de certains en son sein, l'opposition s'oppose. Pas question d'offrir un succès au chef de l'Etat. En l'état actuel des rapports de force, la réforme a déjà donné lieu à de nombreux marchandages.
Lors de la discussion des amendements et, ces derniers jours, pour convaincre les réticents, l'Elysée usant de la carotte et du bâton.
Les septuagénaires du palais du Luxembourg ont été plus efficaces pour garder leur régime électoral (très) spécial que les cheminots de la CGT pour garder leur régime spécial de retraite !
En cas d'échec, le chef de l'Etat pourra désigner la gauche à une opinion qui semble majoritairement favorable à une réforme dont la plupart des juristes reconnaissent les avancées démocratiques.
Un rejet n'en serait pas moins interprété comme une lourde défaite pour un président dont la remontée dans les sondages tarde à se manifester.
En tant que président du Conseil européen, cette fois, Nicolas Sarkozy est attendu, ce matin, à Dublin pour "écouter" et tenter de trouver, avec les dirigeants irlandais, une solution à la situation créée par le non opposé au traité de Lisbonne.
C'est en Irlande justement que le général De Gaulle s'était retiré quelques jours, au printemps 1969, après sa démission consécutive au rejet par les Français de la réforme du Sénat qu'il proposait.
Or, le Sénat est précisément aujourd'hui l'un des sujets de l'actuelle controverse sur la réforme de nos institutions. Il serait surprenant que ce souvenir ne taraude pas le chef de l'Etat lorsqu'il posera le pied sur l'île habitée pas ces irréductibles Irlandais.
Espérons que la réunion du Parlement aujourd'hui à Versailles, si ardemment préparée par Nicolas Sarkozy depuis Marrakech, à coups de promesses budgétaires ou ministérielles selon ses opposants, ne restera pas dans l'histoire sous le sobriquet moqueur de "congrès maroquin" !
C'est en tout cas à de véritables négociations de marchands de tapis qu'on a assisté la semaine dernière avant même le départ du couple présidentiel pour les souks du Haut Atlas.
Nicolas Sarkozy a vite appris des célèbres dresseurs de cobras de la place Djemâa el-Fna ! Le voilà devenu en un week-end virtuose du pipo hypnotiseur et fameux charmeur d'élus !
Fabrice Rallo
Responsable des JR 66
Délégué aux évènements nationaux des JR