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Fabrice Rallo
Fabrice Rallo
Chers amis,

Après la tempête médiatique de ses derniers jours, il ets temps de se remettre au travail.

C'est pourquoi, avec nos amis des Jeunes Populaires et des Jeunes Actifs, nous vous donnons rendez-vous le Mercredi 16 avril 08 à 18h30 à la Permanence de l'UMP 66, 53 av Gén De Gaulle à Perpignan.

Soyez attentifs car ces rendez-vous ne sont pas exhaustifs, d'autres vont s'y rajouter !!!

Pour nous contacter par mail, c'est facile: c'est toujours à jeunesradicaux66@hotmail.fr

Et surtout continue à parler de notre blog autour de toi et fais le connaître grâce à ta mailing-liste!!!

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Tribune libre de Jean-Louis Caccomo

Liquider mai 68 ?  

Liquider mai 68 ?
Chers amis,

A une époque où l'on se fait fort de défendre le droit des minorités et la diversité des opinions, il est plus que nécessaire de briser le consensus et la pensée unique afin de discuter sans tabou sur les périodes troublées de notre histoire contemporaine avant que la mythification en cours neutralise toute discussion plus objective.

Les hommages nostalgiques ont déjà commencé et nous sommes assommés de cantiques obligées de ces soixante-huitards sur le retour dont la plupart sont devenus aujourd'hui des notables installés ou des hommes de pouvoir.
Les manifestations lycéennes, devenues un rituel printanier à l'approche du baccalauréat, font écho à ces hommages appuyés.

Nous assistons à cette messe tous les dix, en 88 et en 98, comme si chaque génération voulait rallumer une flamme éteinte trop vite. A défaut d'avoir un avenir, on ressasse le passé en le déformant au passage pour les besoins de la propagande en place.
Mais avec une vision brouillée du passé, on obtient une vision bien fausse du futur.

Les fameux accords de Grenelle, récemment élevés au rang de mythe inattaquable à l'occasion du Grenelle de l'environnement [1], ont entériné une pratique politique qui constitue une grave déviance de nos institutions républicaines.

Quelle que soit l'issue des urnes, le dernier mot revient à la rue, dans un troisième tour permanent orchestré par les partenaires sociaux qui sortent ainsi outrageusement de leur rôle.
Ces derniers participent ainsi au filtrage des politiques économiques autorisées, en les soumettant à des critères qui sont de véritables critères de Maastricht avant l'heure à la différence près qu'ils n'ont jamais été ratifié devant aucun parlement.

Depuis les (vrais) accords de Grenelle, nos politiques ont toujours suivi la même direction : baisse du temps de travail, accroissement des minimas sociaux, augmentations des salaires sans tenir compte des performances de notre économie réelle.

Et toute politique n'appliquant pas ces principes, dans une logique de soutien à la consommation, fut de fait écartée de sorte que les alternances politiques ne furent qu'un leurre. Il y a les politiques économiques autorisées et celles qui seront définitivement interdites.

C'est ce format qui nous a interdit d'envisager dans les années 80 les seules politiques qui s'imposaient dans le monde entier après la fin d'une période fondée sur la progression régulière des gains de productivité (et qualifiée chez nous de trente glorieuses), et qui ont permis à l'Angleterre et les USA de retrouver le chemin de la prospérité.

C'est cet héritage qui nous a permis de ridiculiser Reagan et de diaboliser Thatcher alors qu'ils étaient en train de littéralement sauver leur pays du désastre tandis que nous poursuivions sur la voie tracée par les accords de Grenelle avec le passage aux 39 heures, la baisse de l'âge de la retraite et les augmentations de salaires sans rapport avec les gains sectoriels de productivité.

Ce sont de telles ornières qui nous empêchent de traiter objectivement et dans toutes ses dimensions le problème du financement des retraites ou la question lancinante d'un chômage massif qui plombe notre société depuis 1973.

Mai 88, mai 98, mai 2008, chaque décennie apporte son lot de célébrations sans se donner la peine d'exposer un regard critique sur les événements ainsi montés au rang de mythe national, devenu aussi intouchables que le front populaire de 1936.

Pourtant, il faut avoir l'honnêteté de reconnaitre qu'il y a une autre lecture des événements moins complaisante et moins glorieuse. Car les accords de Grenelle n'ont en aucune manière stoppés les émeutes de mai 68.
Malgré les concessions déjà irréalistes arrachées par les syndicats sous la pression de la rue, ce n'était pas suffisant et le gouvernement de l'époque s'est trouvé totalement dépassé, ce qui est le lot de tous gouvernements cédant à la passion de la rue.

En conséquence, un mois plus tard, c'est un million de français qui descendent sur les Champs-Elysées pour en appeler au Général de Gaulle. Le gouvernement qui venait de signer les accords de Grenelle était ainsi désavoué.

Jean-Louis Caccomo
http://caccomo.blogspot.com/
http://cozop.com/chroniques_en_liberte

[1] On voit mieux le rapport lorsque Nicolas Hulot, défenseur emblématique et médiatique de la cause écologique, avoue ses sympathies profondes pour Besancenot et Cohn-Bendit.


Rédigé par Jean-Louis Caccomo le Lundi 21 Avril 2008 à 17:43 | Permalien | Commentaires (0)