Fabrice Rallo
Chers amis,
Après la tempête médiatique de ses derniers jours, il ets temps de se remettre au travail.
C'est pourquoi, avec nos amis des Jeunes Populaires et des Jeunes Actifs, nous vous donnons rendez-vous le Mercredi 16 avril 08 à 18h30 à la Permanence de l'UMP 66, 53 av Gén De Gaulle à Perpignan.
Soyez attentifs car ces rendez-vous ne sont pas exhaustifs, d'autres vont s'y rajouter !!!
Pour nous contacter par mail, c'est facile: c'est toujours à jeunesradicaux66@hotmail.fr
Et surtout continue à parler de notre blog autour de toi et fais le connaître grâce à ta mailing-liste!!!
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Billet d'humeur
La déclaration de principes du PS : enfin un PS moderne comme ses homologues européens ?
Chers amis,
Débarrassé des vaches sacrées devant lesquelles il s'est longtemps incliné en paroles, sinon en actes, le PS se présente aujourd'hui comme le grand parti du salariat et de tous ceux qui ne renoncent pas à introduire un peu de raison dans l'économie et de justice dans la société.
Dominé par des "courants" dont chacun sait depuis longtemps qu'ils ne sont plus des écoles de pensée, mais des clans, le PS français a toujours eu un peu de mal à formuler sa doctrine.
C'est une difficulté qu'il partage d'ailleurs avec l'ensemble du mouvement social-démocrate qui, dès ses origines, a continûment balancé entre "réforme" et "révolution".
Depuis 103 ans qu'il existe, le Parti socialiste se sera donné cinq chartes doctrinales.
Ses adversaires lui ont longtemps fait le procès de n'avoir pas rompu avec son projet révolutionnaire initial. La nouvelle "déclaration de principe" du Parti socialiste français devrait normalement faire tomber ces critiques.
Les deux gros mots que sont "capitalisme" et "révolution" ont disparu corps et biens laissant la place à "économie de marché", qu'il faut "réguler", et à la "réforme" garante d'un État social capable d'assurer les redistributions nécessaires.
La quasi-unanimité qui s'est dégagée sur cette déclaration de principe est une bonne nouvelle pour le Parti socialiste.
A lire ses vingt-et-un articles, le PS a plutôt tenté de cadrer sa pensée sans prendre le risque d'accentuer ses divisions internes. A sept mois d'un congrès qui s'annonce sanglant, cette ode consensuelle est de bonne guerre.
Mais qu'en penseront les électeurs ? Ils sont en droit d'obtenir davantage de la part d'un parti de gouvernement.
Au moins une analyse du monde tel qu'il est et une ébauche de politique telle qu'elle devrait être pour répondre aux craintes et aux aspirations des citoyens. Cherchez, vous ne trouverez rien. Ou si peu.
L'actuelle fragmentation du PS en mini-écuries concurrentes qui donne parfois l'impression que le Parti socialiste prend le chemin de la vente à la découpe. Pourtant jamais les clivages n'ont été aussi minces.
Au centre se trouve un bloc plus homogène qu'on ne le dit, un sorte de ventre mou masqué par les ambitions personnelles, la lutte des places pour le poste de Premier secrétaire ayant libéré de nouvelles ambitions.
Le vrai manque c'est ce point aveugle sur la fin de l'état-providence.
Toute une série des instruments ou des institutions de solidarité conçus après la guerre sont aujourd'hui menacés, en particulier par une difficulté croissante de financement.
C'est évidemment le cas des systèmes de retraite dont on sait bien maintenant qu'ils doivent être réformés.
C'est le cas aussi de l'assurance maladie, dont les dépenses ne cessent de croître et qu'on essaie de rogner par tous les bouts.
Et là-dessus, le silence est assourdissant dans cette déclaration.
L'heure est au bilan, un an après la présidentielle.
Le vainqueur préside, tant bien que mal. Et les vaincus, les socialistes? Ils dialectisent. Ils verbalisent. Ils martyrisent les coléoptères, traduirait Jacques Chirac.
Et on lit le souhait d'un débat "transparent et ouvert" - doux euphémisme pour le concours de claques ouvert par la défaite. Au fond, ils auraient pu s'en tenir à un principe, énoncé par Jack Lang: "Que les dirigeants du PS apprennent, sinon à s'aimer, au moins à se respecter".
Mais c'eût été moins rigolo.
En tout cas, en assumant clairement son virage social-libéral, déjà négocié par la plupart des socialistes européens, le PS a posé la première pierre de sa "refondation".
Il reste à savoir combien de temps courants et fractions arriveront à conserver ce dénominateur commun. Il faut maintenant négocier un programme, puis choisir un patron, et cela devrait être une autre paire de manches.
Fabrice Rallo
Responsable des JR 66
Délégué aux évènements nationaux des JR
Débarrassé des vaches sacrées devant lesquelles il s'est longtemps incliné en paroles, sinon en actes, le PS se présente aujourd'hui comme le grand parti du salariat et de tous ceux qui ne renoncent pas à introduire un peu de raison dans l'économie et de justice dans la société.
Dominé par des "courants" dont chacun sait depuis longtemps qu'ils ne sont plus des écoles de pensée, mais des clans, le PS français a toujours eu un peu de mal à formuler sa doctrine.
C'est une difficulté qu'il partage d'ailleurs avec l'ensemble du mouvement social-démocrate qui, dès ses origines, a continûment balancé entre "réforme" et "révolution".
Depuis 103 ans qu'il existe, le Parti socialiste se sera donné cinq chartes doctrinales.
Ses adversaires lui ont longtemps fait le procès de n'avoir pas rompu avec son projet révolutionnaire initial. La nouvelle "déclaration de principe" du Parti socialiste français devrait normalement faire tomber ces critiques.
Les deux gros mots que sont "capitalisme" et "révolution" ont disparu corps et biens laissant la place à "économie de marché", qu'il faut "réguler", et à la "réforme" garante d'un État social capable d'assurer les redistributions nécessaires.
La quasi-unanimité qui s'est dégagée sur cette déclaration de principe est une bonne nouvelle pour le Parti socialiste.
A lire ses vingt-et-un articles, le PS a plutôt tenté de cadrer sa pensée sans prendre le risque d'accentuer ses divisions internes. A sept mois d'un congrès qui s'annonce sanglant, cette ode consensuelle est de bonne guerre.
Mais qu'en penseront les électeurs ? Ils sont en droit d'obtenir davantage de la part d'un parti de gouvernement.
Au moins une analyse du monde tel qu'il est et une ébauche de politique telle qu'elle devrait être pour répondre aux craintes et aux aspirations des citoyens. Cherchez, vous ne trouverez rien. Ou si peu.
L'actuelle fragmentation du PS en mini-écuries concurrentes qui donne parfois l'impression que le Parti socialiste prend le chemin de la vente à la découpe. Pourtant jamais les clivages n'ont été aussi minces.
Au centre se trouve un bloc plus homogène qu'on ne le dit, un sorte de ventre mou masqué par les ambitions personnelles, la lutte des places pour le poste de Premier secrétaire ayant libéré de nouvelles ambitions.
Le vrai manque c'est ce point aveugle sur la fin de l'état-providence.
Toute une série des instruments ou des institutions de solidarité conçus après la guerre sont aujourd'hui menacés, en particulier par une difficulté croissante de financement.
C'est évidemment le cas des systèmes de retraite dont on sait bien maintenant qu'ils doivent être réformés.
C'est le cas aussi de l'assurance maladie, dont les dépenses ne cessent de croître et qu'on essaie de rogner par tous les bouts.
Et là-dessus, le silence est assourdissant dans cette déclaration.
L'heure est au bilan, un an après la présidentielle.
Le vainqueur préside, tant bien que mal. Et les vaincus, les socialistes? Ils dialectisent. Ils verbalisent. Ils martyrisent les coléoptères, traduirait Jacques Chirac.
Et on lit le souhait d'un débat "transparent et ouvert" - doux euphémisme pour le concours de claques ouvert par la défaite. Au fond, ils auraient pu s'en tenir à un principe, énoncé par Jack Lang: "Que les dirigeants du PS apprennent, sinon à s'aimer, au moins à se respecter".
Mais c'eût été moins rigolo.
En tout cas, en assumant clairement son virage social-libéral, déjà négocié par la plupart des socialistes européens, le PS a posé la première pierre de sa "refondation".
Il reste à savoir combien de temps courants et fractions arriveront à conserver ce dénominateur commun. Il faut maintenant négocier un programme, puis choisir un patron, et cela devrait être une autre paire de manches.
Fabrice Rallo
Responsable des JR 66
Délégué aux évènements nationaux des JR