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Fabrice Rallo
Fabrice Rallo
Chers amis,

Après la tempête médiatique de ses derniers jours, il ets temps de se remettre au travail.

C'est pourquoi, avec nos amis des Jeunes Populaires et des Jeunes Actifs, nous vous donnons rendez-vous le Mercredi 16 avril 08 à 18h30 à la Permanence de l'UMP 66, 53 av Gén De Gaulle à Perpignan.

Soyez attentifs car ces rendez-vous ne sont pas exhaustifs, d'autres vont s'y rajouter !!!

Pour nous contacter par mail, c'est facile: c'est toujours à jeunesradicaux66@hotmail.fr

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International

L'Iran défie la communauté internationale  

Mahmoud Ahmadinejad
L'Iran a défié la communauté internationale en annonçant mardi avoir accompli un enrichissement substantiel d'uranium, contre la volonté du Conseil de sécurité des Nations Unies qui lui a intimé de suspendre cette activité.

"L'Iran a rejoint les pays nucléaires", a déclaré le président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad mardi soir, en conseillant aux autres pays de "reconnaître et respecter le droit de l'Iran".
Juste avant, et sous les yeux du chef de l'Etat, le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, Gholamreza Aghazadeh, a annoncé que "le 9 avril, nous avons réussi à enrichir de l'uranium à 3,5%".

L'enrichissement d'uranium est une étape cruciale de la filière nucléaire, car il permet de produire aussi bien du combustible pour alimenter une centrale que la charge fissile d'une bombe atomique.
Selon l'ex-président iranien Akbar Hachémi Rafsandjani, l'expérience a été réalisée avec une "cascade", ou assemblage, de 164 centrifugeuses. Ce nombre est théoriquement insuffisant pour produire l'uranium hautement enrichi, à hauteur de 90%, nécessaire à l'arme suprême.

Mais comme l'a souligné un diplomate étranger à Téhéran, "le véritable problème n'est pas celui du nombre de centrifugeuses, mais du savoir-faire".
En clair, si l'Iran a accompli un "saut technologique" en maîtrisant le fonctionnement d'une cascade de petite taille, "rien ne l'empêche de passer à un enrichissement à grande échelle", selon ce diplomate.

C'est pourquoi, sous la pression des Etats-Unis et de leurs alliées, le Conseil de sécurité des Nations Unies a donné à l'Iran jusqu'au 28 avril pour suspendre toutes ses activités d'enrichissement, comme le lui a demandé avant l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
Le directeur de l'AIEA, Mohamed ElBaradei, est chargé de rendre compte au Conseil de l'application ou non par Téhéran de cette demande.

Or il est justement attendu à Téhéran pour des entretiens jeudi avec les autorités iraniennes.
Dans ce contexte, l'annonce de l'enrichissement "coupe l'herbe sous le pied du directeur de l'Agence", selon un diplomate occidental.

"Il ne semble pas que les Iraniens soient désormais prêt à reculer", a estimé un diplomate asiatique en poste à Téhéran.
Son collègue étranger a renchéri en affirmant ne pas croire que "les Iraniens se contentent de flatter la fierté nationale avec cette annonce, pour mieux reculer sur le sujet ensuite".
D'autant plus que selon le diplomate asiatique ce "bond énorme... n'a pas été accompli du jour au lendemain".
"Cela montre qu'ils ont travaillé très dur pendant très longtemps... en mettant toutes les ressources nécessaires dans leur programme nucléaire".

Le président Ahmadinejad a renforcé cette impression en donnant l'ordre mardi "d'accélérer le travail pour produire du combustible pour les (futures) centrales nucléaires".
M. Aghazadeh a affirmé, pour sa part, que le pas franchi par l'Iran "pave la voie (...) à l'enrichissement au niveau industriel et nous tenterons de créer, d'ici à la fin de l'année, un ensemble de 3.000 centrifugeuses".

Ces annonces ont entraîné une vague de réprobation mesurée de pays étrangers.
"L'Iran va dans la mauvaise direction", a jugé Washington, alors que Londres a parlé d'une annonce iranienne "pas très utile", et que Moscou a appelé Téhéran à suspendre son programme nucléaire.

"On ne veut pas donner aux Iraniens un prétexte pour faire empirer les choses. Il y a une date butoir, jusqu'au 28 avril, et la porte reste ouverte jusque là", a remarqué le diplomate étranger, tout en doutant que l'Iran choisisse de la franchir.

Mais pour un diplomate occidental, Téhéran a "franchi une nouvelle ligne rouge". Dans ces conditions "les membres du Conseil de sécurité devront étudier sérieusement quelle action, et notamment quelles sanctions, doivent maintenant être prises".


Rédigé par Gabatch 66 le Mercredi 12 Avril 2006 à 14:14 | Permalien | Commentaires (0)