Fabrice Rallo
Chers amis,
Après la tempête médiatique de ses derniers jours, il ets temps de se remettre au travail.
C'est pourquoi, avec nos amis des Jeunes Populaires et des Jeunes Actifs, nous vous donnons rendez-vous le Mercredi 16 avril 08 à 18h30 à la Permanence de l'UMP 66, 53 av Gén De Gaulle à Perpignan.
Soyez attentifs car ces rendez-vous ne sont pas exhaustifs, d'autres vont s'y rajouter !!!
Pour nous contacter par mail, c'est facile: c'est toujours à jeunesradicaux66@hotmail.fr
Et surtout continue à parler de notre blog autour de toi et fais le connaître grâce à ta mailing-liste!!!
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A la rencontre du Prix Goncourt 2007 : Gilles Leroy
Chers amis,
"Alabama song" le Goncourt 2007 est le journal imaginaire de Zelda Fitzgerald.
Enfants terribles de l'Amérique et du Paris des années folles, couple tumultueux et scandaleux, Scott et Zelda Fitzgerald incarnèrent une certaine idée de la bohème et de la liberté qu'illustre à merveille "Gatsby le magnifique".
Gilles Leroy explore ici l'envers du décor, les coulisses telles que Zelda a pu les vivre, ou les ressentir.
L'ivresse des débuts, d'abord. Comment n'aurait-elle pas été séduite, cette "belle du Sud", fille d'un juge de l'Alabama, quand elle vit arriver, en 1918, Scott Fitzgerald, fringant lieutenant d'infanterie venu du Nord, qui "danse à merveille toutes les danses à la mode" et aspire à écrire ?
Comment aurait-elle dit non à son futur époux, avec qui elle va faire rêver toute la jeunesse new-yorkaise ?
"On faisait la une des journaux, on avait nos portraits au frontispice des théâtres et des cinémas de Manhattan. On nous payait des fortunes pour des publicités où tout notre effort consistait à arriver à l'heure, dessoûlés, souriants et propres. C'est nous qui avons inventé la publicité et surtout son commerce".
Début des années 20 : départ pour la France, naissance d'une fille, Patricia Frances (Patti). L'amour ne rime plus avec toujours : en 1924, Zelda tombe follement amoureuse d'un aviateur français, Edouard Jozan.
Scott les sépare : enlève Zelda, l'emmène en Italie, l'interne dans un hôpital psychiatrique. Elle commence à écrire, il lui vole ses textes : " J'ignorais que Scott lisait mes cahiers dès que je quittais ma chambre pour aller sur la plage, flanquée de mon garde du corps. Ces mots de moi, il les copierait, texto, parfois des dialogues entiers, des pages entières qui formeraient les nouvelles alimentaires qu'il envoyait à New York, dans mon dos".
De retour en Amérique, dans les années 30, le couple ne fait plus rêver personne.
Il est ruiné, elle est démolie, physiquement et psychiquement. Les établissements psychiatriques se chargeront de la détruire un peu plus : électrochocs, lobotomie.
Que reste-t-il à Zelda, séparée de Scott ? Sa fille Patti. Et la douceur du Sud, qui s'évanouit avec la mort de sa nounou noire, Auntie : "Auntie est partie et je comptais sur elle pour mourir dans ses bras, bercée comme avant dans son parfum de tubéreuse, de cannelle et de pain d'épice".
Scott meurt le 21 décembre 1940, Zelda le 10 mars 1948. "Elle a péri", raconte le New York Herald Tribune, "dans l'incendie de l'aile psychiatrique du Highland Hospital à Asheville, où elle était suivie depuis des années pour des troubles mentaux intermittents...Comme les huit autres patientes enfermées à ce dernier étage, elle n'a pu s'échapper, la porte de sa chambre étant bouclée, la fenêtre unique elle-même cadenassée".
Le beau livre de Gilles Leroy (qui a emprunté son titre à une des chansons les plus connues du "Mahagonny" de Bertold Brecht) condense toute une vie en moins de deux cents pages.
Celles-ci tirent toute leur force de ce "je" qui parle. Le romancier donne, enfin, magnifiquement, la parole à Zelda. La part d'ombre et la part de lumière des Fitzgerald, si longtemps occultée.
Invité par le CML à Perpignan, j'ai pu rencontré Gilles Leroy, par l'intermédiaire de mon ami André Bonet.
J'ai découvert à cette occasion un auteur simple, discret, chaleureux et encore tout surpris d'avoir obtenu ce Goncourt amplement mérité !
Fabrice Rallo
Responsable des JR 66
Délégué aux évènements nationaux des JR
"Alabama song" le Goncourt 2007 est le journal imaginaire de Zelda Fitzgerald.
Enfants terribles de l'Amérique et du Paris des années folles, couple tumultueux et scandaleux, Scott et Zelda Fitzgerald incarnèrent une certaine idée de la bohème et de la liberté qu'illustre à merveille "Gatsby le magnifique".
Gilles Leroy explore ici l'envers du décor, les coulisses telles que Zelda a pu les vivre, ou les ressentir.
L'ivresse des débuts, d'abord. Comment n'aurait-elle pas été séduite, cette "belle du Sud", fille d'un juge de l'Alabama, quand elle vit arriver, en 1918, Scott Fitzgerald, fringant lieutenant d'infanterie venu du Nord, qui "danse à merveille toutes les danses à la mode" et aspire à écrire ?
Comment aurait-elle dit non à son futur époux, avec qui elle va faire rêver toute la jeunesse new-yorkaise ?
"On faisait la une des journaux, on avait nos portraits au frontispice des théâtres et des cinémas de Manhattan. On nous payait des fortunes pour des publicités où tout notre effort consistait à arriver à l'heure, dessoûlés, souriants et propres. C'est nous qui avons inventé la publicité et surtout son commerce".
Début des années 20 : départ pour la France, naissance d'une fille, Patricia Frances (Patti). L'amour ne rime plus avec toujours : en 1924, Zelda tombe follement amoureuse d'un aviateur français, Edouard Jozan.
Scott les sépare : enlève Zelda, l'emmène en Italie, l'interne dans un hôpital psychiatrique. Elle commence à écrire, il lui vole ses textes : " J'ignorais que Scott lisait mes cahiers dès que je quittais ma chambre pour aller sur la plage, flanquée de mon garde du corps. Ces mots de moi, il les copierait, texto, parfois des dialogues entiers, des pages entières qui formeraient les nouvelles alimentaires qu'il envoyait à New York, dans mon dos".
De retour en Amérique, dans les années 30, le couple ne fait plus rêver personne.
Il est ruiné, elle est démolie, physiquement et psychiquement. Les établissements psychiatriques se chargeront de la détruire un peu plus : électrochocs, lobotomie.
Que reste-t-il à Zelda, séparée de Scott ? Sa fille Patti. Et la douceur du Sud, qui s'évanouit avec la mort de sa nounou noire, Auntie : "Auntie est partie et je comptais sur elle pour mourir dans ses bras, bercée comme avant dans son parfum de tubéreuse, de cannelle et de pain d'épice".
Scott meurt le 21 décembre 1940, Zelda le 10 mars 1948. "Elle a péri", raconte le New York Herald Tribune, "dans l'incendie de l'aile psychiatrique du Highland Hospital à Asheville, où elle était suivie depuis des années pour des troubles mentaux intermittents...Comme les huit autres patientes enfermées à ce dernier étage, elle n'a pu s'échapper, la porte de sa chambre étant bouclée, la fenêtre unique elle-même cadenassée".
Le beau livre de Gilles Leroy (qui a emprunté son titre à une des chansons les plus connues du "Mahagonny" de Bertold Brecht) condense toute une vie en moins de deux cents pages.
Celles-ci tirent toute leur force de ce "je" qui parle. Le romancier donne, enfin, magnifiquement, la parole à Zelda. La part d'ombre et la part de lumière des Fitzgerald, si longtemps occultée.
Invité par le CML à Perpignan, j'ai pu rencontré Gilles Leroy, par l'intermédiaire de mon ami André Bonet.
J'ai découvert à cette occasion un auteur simple, discret, chaleureux et encore tout surpris d'avoir obtenu ce Goncourt amplement mérité !
Fabrice Rallo
Responsable des JR 66
Délégué aux évènements nationaux des JR