|
|
Le Blog
Les militants radicaux du Pas-de-Calais sont venus de l'Arrageois, bien sûr, mais aussi de Boulogne-sur-mer, de Béthune, du bassin minier, pour manifester leur opposition au Front national. Chef de file de la jeune fédération, David Gruson, conseiller municipal d'Arras, professeur de politique sociale, s'explique.
> Qu'est-ce qui vous a poussé à battre le pavé, hier ?
« Quand l'extrémisme, quel qu'il soit, se manifeste, il faut être présent pour y répondre. Ce combat, le parti radical, mené par Jean-Louis, Borloo, le porte dans ses racines. Il faut défendre nos valeurs démocratiques et républicaines. Il faut faire descendre les citoyens dans la rue, pour montrer que le Pas-de-Calais n'est pas une terre d'extrémisme. Arras ne doit pas être assimilée au FN, à nous de montrer que la région sait se mobiliser. »
> Mais sur le fond, contestez-vous la venue du FN à Arras ?
« Je ne conteste pas le droit du FN de participer au débat public, de louer une salle pour sa convention. Quand j'entends les slogans « Vanlerenberghe, démission », des militants qui blâment la ville de recevoir un parti politique, non, je ne suis pas sur la même ligne. En républicain, j'accepte que même les extrêmes puissent parler. Les ignorer, c'est les diaboliser. Et ça leur rend service. Il faut débattre avec eux, pour les renvoyer à leur nature nauséabonde. D'ailleurs, j'invite le FN à accepter de dialoguer avec nous. »
> Lancer sa campagne pour les Européennes ici à Arras, c'est stratégique...
« Oui, et c'est sur le plan des idées que nous devons nous battre. Sur notre vision de l'Europe. Et là, je pense que les valeurs du FN ne sont pas compatibles avec celles de l'UE ! Derrière notre tête de liste, Tokia Saïfi, nous défendons une Europe sociale, l'idée d'un bouclier social européen. »
> Vous parlez de débat d'idées... Quand certains s'inquiètent de voir arriver ce week-end, à côté du FN, des groupuscules fascisants !
« Bien sûr, leur présence nous révulse ! Mais le FN est responsable de ses invités. Pas la ville. Le FN veut passer pour un parti respectable... Ce n'est pas crédible si sa convention se fait en présence de mouvements fascistes, crypto-nazis... Sa responsabilité est lourdement engagée ce week-end. » • S. N.
La Voix du Nord - Edition Arras- Dimanche 15 Mars 2009
« Défendons les valeurs de la République »
Samedi 14 Mars à 10h
Au Brussel’s Café, Grand’Place, à ARRAS
Venez nombreux, et portez le plus de couleurs possibles, pour bien montrer que c'est la diversité et la différence qui fait la force!
Cette réunion, qui sera placée sous le signe de la diversité, du dialogue, sera pour nous l’occasion de revenir sur ce qui fait le fondement de notre action, mais aussi sur notre vision de la République.
Si nous ne nous opposons pas à la "forme", le Front National ayant tout à fait le droit de venir reserver une salle sur Arras, comme n'importe quel parti politique, c'est bien sur le fond, les valeurs qu'il dégage et l'image qu'il fait ressortir que nous souhaitons nous opposer.
Le Parti Radical, fort de son héritage démocratique et républicain, de Georges Clémenceau à Pierre Mendès-France et aujourd’hui Jean-Louis Borloo, n’entend pas abandonner le débat public à Arras au Front National, et n’entend pas laisser ce mouvement utiliser notre département comme vitrine pour ses méthodes et ses projets, venus d’un autre âge.
Martin Hirsch, qui a vu son haut commissariat aux solidarités actives s’élargir à la jeunesse le 12 Janvier dernier, a lancé lundi une commission de concertation sur la politique de la jeunesse. Cette commission sera chargée de travailler sur « les piliers de la politique de la jeunesse », à savoir : la formation et les problèmes d’orientations (près de 120 000 sortent chaque année du secondaire sans diplôme), les ressources, le logement, le rapport à la citoyenneté, à la culture, les problèmes d’emplois et la santé.
En cette période de crise (attention, début de phrase qui peut faire peur !), où les jeunes sont les premiers touchés (fort taux de chômage, baisse du pouvoir d’achat des étudiants, …), le projet de loi qui sortira de cette commission normalement en juillet prochain, aura valeur de complément au sommet social du 18 février dernier. Complément nécessaire, car la jeunesse était la grande oubliée des mesures annoncées par Nicolas Sarkozy.
Cette commission se veut la plus représentative possible, et outre les représentants du monde étudiant (UNI, UNEF, CE, PDE, …), des principaux mouvements jeunes de France (Scouts de France, Léo Lagrange, Conseil national de la jeunesse, Anacej, …), on retrouve les syndicats, des représentants des chambres de commerce et d’industrie et des chambres des métiers, des collectivités territoriales, mais aussi des parlementaires, des associations, du monde universitaire et des personnes « qualifiées » (chefs d’entreprises, économistes, sociologues, …), le tout sous le contrôle de deux chargés de mission et de deux rapporteurs.
Tous ces participants devront répondre à cinq grandes problématiques, posées par Martin Hirsch :
- ne pas laisser de jeunes sans emploi, sans formation ou sans ressources ni, quand cela est nécessaire, sans accompagnement ;
- garantir aux jeunes des perspectives au moins aussi satisfaisantes que celles de la génération qui a précédé ;
- concevoir les dispositifs fiscaux et sociaux pour traiter les jeunes comme des adultes à part entière, c’est-à-dire ayant accès à l’autonomie, par rapport à leurs familles, comme vis-à-vis du système social ;
- permettre aux jeunes d’être les acteurs d’initiatives porteuses de sens ;
- redéfinir entre l’Etat, les collectivités territoriales et les partenaires sociaux, une nouvelle responsabilité partagée vis-à-vis des jeunes, de telle sorte qu’une partie des jeunes ne soient pas laissés dans les interstices des politiques publiques et sociales.
Les Jeunes Radicaux du Pas-de-Calais se réjouissent de la mise en place de cette commission. Cette nouvelle réflexion sociale menée par le gouvernement va dans le bon sens, et doit permettre à un grand nombre de jeunes de retrouver foi en l’avenir, mais aussi en nos institutions. Redonner de la confiance à la jeunesse, et lui donner les moyens de réussir à se créer un chemin dans notre société est à coup sur l’une des clés qui nous permettra de surmonter la période actuelle, et de réussir à accomplir la mutation vers cette société du développement durable et responsable que les radicaux appellent de leurs vœux !
Antoine Longuet
Responsable des Jeunes Radicaux - 62
David Gruson élu trésorier de la Fédération des élus républicains et radicaux
David Gruson, président de la Fédération du Parti Radical du Pas-de-Calais, a été élu le 25 février dernier au poste de Trésorier de la Fédération nationale des élus Républicains et Radicaux. Cette fédération, qui regroupe des élus de sensibilité radicale, cartés ou non, vise à faire entendre la voix des élus et à promouvoir l'autonomie des collectivités locales.
Serge Lepeltier, Vice-Président du Parti Radical, et porte-parole, a été quand à lui réelu au poste de Président de cette fédération.
Plusieurs projets ont été décidés, comme la mise en place d'un groupe de reflexion sur la réforme des collectivités locales, d'un autre sur la taxe professionnelle, mais aussi l'organisation de conférences-débats en région, de formations, ou d'une lettre d'information destinée aux élus.




