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Revoir la politique de la Jeunesse


Martin Hirsch, qui a vu son haut commissariat aux solidarités actives s’élargir à la jeunesse le 12 Janvier dernier, a lancé lundi une commission de concertation sur la politique de la jeunesse.  Cette commission sera chargée de travailler sur « les piliers de la politique de la jeunesse », à savoir : la formation et les problèmes d’orientations (près de 120 000 sortent chaque année du secondaire sans diplôme), les ressources, le logement, le rapport à la citoyenneté, à la culture, les problèmes d’emplois et la santé.

En cette période de crise (attention, début de phrase qui peut faire peur !), où les jeunes sont les premiers touchés (fort taux de chômage, baisse du pouvoir d’achat des étudiants, …), le projet de loi qui sortira de cette commission normalement en juillet prochain, aura valeur de complément au sommet social du 18 février dernier. Complément nécessaire, car la jeunesse était la grande oubliée des mesures annoncées par Nicolas Sarkozy.

Cette commission se veut la plus représentative possible, et outre les représentants du monde étudiant (UNI, UNEF, CE, PDE, …), des principaux mouvements jeunes de France (Scouts de France, Léo Lagrange, Conseil national de la jeunesse, Anacej, …), on retrouve les syndicats, des représentants des chambres de commerce et d’industrie et des chambres des métiers, des collectivités territoriales, mais aussi des parlementaires, des associations, du monde universitaire et des personnes « qualifiées » (chefs d’entreprises, économistes, sociologues, …), le tout sous le contrôle de deux chargés de mission et de deux rapporteurs.

Tous ces participants devront répondre à cinq grandes problématiques, posées par Martin Hirsch :

                - ne pas laisser de jeunes sans emploi, sans formation ou sans ressources ni, quand cela est nécessaire, sans accompagnement ;

                - garantir aux jeunes des perspectives au moins aussi satisfaisantes que celles de la génération qui a précédé ;

                - concevoir les dispositifs fiscaux et sociaux pour traiter les jeunes comme des adultes à part entière, c’est-à-dire ayant accès à l’autonomie, par rapport à leurs familles, comme vis-à-vis du système social ;

                - permettre aux jeunes d’être les acteurs d’initiatives porteuses de sens ;

                - redéfinir entre l’Etat, les collectivités territoriales et les partenaires sociaux, une nouvelle responsabilité partagée vis-à-vis des jeunes, de telle sorte qu’une partie des jeunes ne soient pas laissés dans les interstices des politiques publiques et sociales.

Les Jeunes Radicaux du Pas-de-Calais se réjouissent de la mise en place de cette commission. Cette nouvelle réflexion sociale menée par le gouvernement va dans le bon sens, et doit permettre à un grand nombre de jeunes de retrouver foi en l’avenir, mais aussi en nos institutions. Redonner de la confiance à la jeunesse, et lui donner les moyens de réussir à se créer un chemin dans notre société est à coup sur l’une des clés qui nous permettra de surmonter la période actuelle, et de réussir à accomplir la mutation vers cette société du développement durable et responsable que les radicaux appellent de leurs vœux ! 

Antoine Longuet

Responsable des Jeunes Radicaux - 62

www.antoine-longuet.over-blog.com

Rédigé par Antoine Longuet le 11/03/2009 à 16:13 | Commentaires (0)