Jonathan BEDOSSA BLUM
Responsable des Jeunes Radicaux de l'Ouest Parisien.
Jonathan.Bedossa-Blum
@etudiants.u-paris2.fr
0662701957
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Plan Banlieue
A la crise économique, l'apparition d'un chomage durable, les difficultés d'assimilation de certaines populations d'origine étrangère, l'extension de l'exclusion, la nécessité d'élaborer une réelle politique de la ville est devenue une priorité pour les pouvoirs publics, confrontés à des situations de "relégation" qui menacent l'unité nationale.
Dès 1980, se produisirent dans les banlieues, symboles de la politique urbaine passée, les premiers affrontements entre jeunes et forces de l'ordre. Sur fond de crise économique, ces incidents mirent en exergue la dégradation matérielle mais aussi sociale des grands ensembles et atteignent leur paroxysme avec la "révolte des banlieues" en 2005 qui a révélé l'impuissance des pouvoirs publics.
Le mouvement d'accession à la propriété des classes moyennes pour lesquelles ces HLM avaient été construits a entrainé une concentration des populations les plus touchées par le chomage dans les quartiers excentrés. L'exclusion socio-économique est venue s'ajouter à l'exclusion spatiale.
Bien avant la présentation vendredi dernier par le Président de la République, Nicolas Sarkozy, du Plan Banlieue de Fadela Amara, secrétaire d'Etat chargée de la politique de la ville, plusieurs politiques de développement social urbain avaient été mises en œuvres comme les contrats "banlieues 1989" qui avaient, dès le début des années 1980, mis l'accent sur le développement des différents quartiers au sein de l'espace urbain. Les "contrats de ville" leur ont succédé, avant que ne soient adoptés, dans le cadre de la loi d'orientation pour la ville, votée en 1991, les "programmes locaux de l'habitat" visant à rééquilibrer, dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants, l'offre de logement entre les différentes communes. Toutes ces politiques ont échoué.
Le Plan Banlieue du gouvernement Fillon est donc une enième tentative de résoudre ce problème récurrent. Est-il vraiment capable de rétablir l'ordre dans ces zones de non-droit?
La proposition phare de ce plan est le déploiement supplémentaire de 4 000 policiers dans les quartiers difficiles d'ici 2011 car il est inacceptable que dans certains quartiers de la République, la population soit "assignée à résidence" à cause d'une minorité.
200 unités territoriales des quartiers se consacreront au maintien de l'ordre et protègeront les habitants des quartiers à tous moments. Elles assureront une présence visible et dissuasive sur des points fixes.
Des compagnies de sécurisation spécialisées comptant plus d'une centaine d'hommes seront également créées pour lutter contre les violences urbaines.
Voilà donc pour le volet sécuritaire cher à Nicolas Sarkozy. On notera cependant que celà fait six ans qu'il nous promet de rétablir l'ordre dans les quartiers sensibles.
Ce plan est très ambitieux en ce qui concerne l'accompagnement personnalisé des jeunes en échec scolaire: l'Etat s'engage à améliorer les conditions d'accession du marché du travail avec la création de 20 000 entreprises et l'élaboration d'un "contrat d'autonomie " pour les jeunes au chomage. Ce sont donc plus de 100 000 jeunes que l'Etat va raccompagner vers l'emploi dans les prochaines années. Il tentera aussi de restaurer l'égalité des chances pour tous avec l'instauration d'écoles dites de la deuxième chance, d'internats d'excellence pour les écoliers prometteurs.
Chaque quartiers sera sous la responsabilité d'un représentant de l'Etat pour restaurer l'autorité de celui-ci.
Il engagera 500 millions d'euros dans le financement des transports, pour désenclaver les quartiers en difficulté. Cette somme sera puisée dans l'enveloppe réservée pour le Grenelle de l'environnement.
On regrettera néanmoins une absence d'indication chiffrée globale pour atteindre les objectifs de ce plan. De plus, il est évident qu'on ne résoudra pas les problèmes des quartiers par un enième plan qui consisterait simplement à leur donner encore plus de moyens mais plutot par leur désenclavement physique, culturel, psychologique, économique en recréant du lien entre tous les espaces de la ville. Il faudrait donc une nouvelle politique de la ville. La logique des zones à la base des politiques successivement menée a ghettoisé les quartiers.
Il s'agit aujourd'hui de rompre avec elle.
Il s'agit aujourd'hui de mener une politique de rupture avec les politiques désuètes du passé.
Dès 1980, se produisirent dans les banlieues, symboles de la politique urbaine passée, les premiers affrontements entre jeunes et forces de l'ordre. Sur fond de crise économique, ces incidents mirent en exergue la dégradation matérielle mais aussi sociale des grands ensembles et atteignent leur paroxysme avec la "révolte des banlieues" en 2005 qui a révélé l'impuissance des pouvoirs publics.
Le mouvement d'accession à la propriété des classes moyennes pour lesquelles ces HLM avaient été construits a entrainé une concentration des populations les plus touchées par le chomage dans les quartiers excentrés. L'exclusion socio-économique est venue s'ajouter à l'exclusion spatiale.
Bien avant la présentation vendredi dernier par le Président de la République, Nicolas Sarkozy, du Plan Banlieue de Fadela Amara, secrétaire d'Etat chargée de la politique de la ville, plusieurs politiques de développement social urbain avaient été mises en œuvres comme les contrats "banlieues 1989" qui avaient, dès le début des années 1980, mis l'accent sur le développement des différents quartiers au sein de l'espace urbain. Les "contrats de ville" leur ont succédé, avant que ne soient adoptés, dans le cadre de la loi d'orientation pour la ville, votée en 1991, les "programmes locaux de l'habitat" visant à rééquilibrer, dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants, l'offre de logement entre les différentes communes. Toutes ces politiques ont échoué.
Le Plan Banlieue du gouvernement Fillon est donc une enième tentative de résoudre ce problème récurrent. Est-il vraiment capable de rétablir l'ordre dans ces zones de non-droit?
La proposition phare de ce plan est le déploiement supplémentaire de 4 000 policiers dans les quartiers difficiles d'ici 2011 car il est inacceptable que dans certains quartiers de la République, la population soit "assignée à résidence" à cause d'une minorité.
200 unités territoriales des quartiers se consacreront au maintien de l'ordre et protègeront les habitants des quartiers à tous moments. Elles assureront une présence visible et dissuasive sur des points fixes.
Des compagnies de sécurisation spécialisées comptant plus d'une centaine d'hommes seront également créées pour lutter contre les violences urbaines.
Voilà donc pour le volet sécuritaire cher à Nicolas Sarkozy. On notera cependant que celà fait six ans qu'il nous promet de rétablir l'ordre dans les quartiers sensibles.
Ce plan est très ambitieux en ce qui concerne l'accompagnement personnalisé des jeunes en échec scolaire: l'Etat s'engage à améliorer les conditions d'accession du marché du travail avec la création de 20 000 entreprises et l'élaboration d'un "contrat d'autonomie " pour les jeunes au chomage. Ce sont donc plus de 100 000 jeunes que l'Etat va raccompagner vers l'emploi dans les prochaines années. Il tentera aussi de restaurer l'égalité des chances pour tous avec l'instauration d'écoles dites de la deuxième chance, d'internats d'excellence pour les écoliers prometteurs.
Chaque quartiers sera sous la responsabilité d'un représentant de l'Etat pour restaurer l'autorité de celui-ci.
Il engagera 500 millions d'euros dans le financement des transports, pour désenclaver les quartiers en difficulté. Cette somme sera puisée dans l'enveloppe réservée pour le Grenelle de l'environnement.
On regrettera néanmoins une absence d'indication chiffrée globale pour atteindre les objectifs de ce plan. De plus, il est évident qu'on ne résoudra pas les problèmes des quartiers par un enième plan qui consisterait simplement à leur donner encore plus de moyens mais plutot par leur désenclavement physique, culturel, psychologique, économique en recréant du lien entre tous les espaces de la ville. Il faudrait donc une nouvelle politique de la ville. La logique des zones à la base des politiques successivement menée a ghettoisé les quartiers.
Il s'agit aujourd'hui de rompre avec elle.
Il s'agit aujourd'hui de mener une politique de rupture avec les politiques désuètes du passé.
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