Jonathan BEDOSSA BLUM
Responsable des Jeunes Radicaux de l'Ouest Parisien.
Jonathan.Bedossa-Blum
@etudiants.u-paris2.fr
0662701957
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Opinion d'un Radical
Entretien avec.... Jean Luc Romero
Homme politique (conseiller régional d’Ile de France) mais avant tout homme de conviction (membre du Conseil National du Sida, créateur de l’association Elus Locaux Contre le Sida), Jean-Luc Roméro se bat depuis 20 ans pour faire entendre la voie des séropositifs. A ce titre il a accepté de nous recevoir, chez lui, pour nous faire part de ses impressions tant sur la 17ème conférence internationale sur le SIDA que sur l’évolution de la pandémie en France. Nous tenons à remercier Jean-Luc pour sa gentillesse et pour le temps qu’il a prit pour nous répondre.
- Quelle est la situation du sida dans le monde ?
La situation est toujours dramatique. Le sida est encore la 6ème cause de mortalité dans le monde. Aujourd’hui seulement 3 millions de malades sur 10 ont accès aux antirétroviraux. Ce chiffre est cependant à relativiser dans la mesure où il s’agit d’une progression énorme par rapport à la situation qui prévalait, il y a quelques années.
- Comment peut-on définir la conférence internationale sur le Sida ?
Il ne s’agit pas d’une conférence médicale mais d’un évènement qui regroupe toutes les parties prenantes dans la lutte contre la pandémie. C’est un rassemblement militant, politique et médiatique. Toutes les associations y sont présentes et la plupart des gouvernements y envois des représentants de premier ordre.
- En quoi l’implication des politiques est-elle nécessaire dans la lutte contre le Sida ?
Il faut bien comprendre que le sida ne peut pas être combattu sans les politiques. Les fonds nécessaires pour lutter contre la pandémie ne peuvent pas être levés sans leur aide. Et leur influence est également nécessaire pour diffuser les messages de prévention.
- Quel a été l’événement marquant de la conférence ?
Il s’agit sans aucun doute de l’annonce faite par les Etats-Unis de donner 48 milliards de dollars sur 5 ans pour combattre la maladie. Cette annonce a été faite dans la foulée de la levée de l’interdiction d’entrer sur leur sol pour les séropositifs (qui n’est pas encore effective).
- Au-delà de l’annonce américaine, quels sont les motifs de satisfaction ?
Tout d’abord, la grande couverture médiatique de l’évènement. En effet, plus de 3000 journalistes étaient présents (dont seulement 7 français).
Ensuite, d’un point de vue politique, de nombreux hauts représentants de gouvernement ce sont déplacés. Les pays les plus touchés par la pandémie avaient également envoyé d’importante délégation (à l’image de l’Afrique du Sud), démontrant par là leur implication dans ce combat.
Enfin, on ne peut que se féliciter de la présence d’ecclésiastiques de tout bord, ce qui démontre la prise en considération grandissante du problème du Sida par les grandes religions.
- Quels sont les objectifs fixés d’ici à la 18ème conférence ?
L’objectif est toujours le même il s’agit d’atteindre le plein accès au traitement d’ici 2010. Cependant, cet objectif sera très difficile à atteindre.
- Comment expliques-tu l’absence de représentant du gouvernement français ?
Je ne m’explique pas cette absence. En effet, l’engagement historique de l’état français contre le développement de la pandémie dans le monde, en particulier sous la présidence de J. Chirac avec la création du fond mondial pour le sida, et le fait que la France préside actuellement l’Union Européenne, laissaient légitimement penser que le gouvernement enverrait au minimum 1 représentant.
Il semblerait que, dans une époque où l’image prend le pas sur le fond, le Sida soit moins vendeur que les Jeux Olympiques.
- D’après toi, s’agit-il d’une erreur de la part du gouvernement?
Oui, Comme je l’ai expliqué précédemment, il s’agit d’un congrès éminemment politique. De plus, vis-à -vis de l’Afrique, continent le plus touché par la pandémie, et dont certains pays sont des alliés historique de la France, cette absence risque d’être très mal perçue.
- Quel est la situation du Sida en France ?
Au niveau national, la situation est stable, ce qui est encourageant. Néanmoins la pandémie est très présente en Guyane où 1,2% des femmes enceintes sont séropositives. On assiste également à une recrudescence en ce qui concerne la discrimination et la méconnaissance de la maladie. A titre d’exemple, un sondage réalisé auprès des 17 – 24 ans a révélé que 27% d’entre eux pensent que l’on attrape le Sida par des piqures de moustiques. De même, la très grande majorité des gens ne sait pas quelles démarches effectuer à la suite de rapports à risque.
- Faut-il voir dans ces chiffres un manque d’implication de l’état dans l’information sur la maladie?
Malheureusement, en France les campagnes ne sont pas du tout axées sur les traitements post-exposition. Par peur de désinformer le gouvernement refuse pour le moment toutes les campagnes sur les traitements post exposition, malgré des résultats encourageants.
- A défaut de le faire au niveau national, peux-tu nous rappeler la marche à suivre après un rapport sexuel à risque ?
Il faut, le plus rapidement possible, se rendre aux urgences où un traitement post exposition sera prescrit (Il s’agit de l’association d’antiviraux permettant, s’il est administré à temps, de ralentir la multiplication du virus dans l’organisme.) D’une durée d’un mois, le traitement n’élimine pas le risque de contamination mais le réduit considérablement.
Opinion d'un Radical
Les subprimes : genèse d’une crise annoncée
Cette crise tire ses origines d’un mécanisme financier qui existe aujourd’hui aux Etats-Unis et que notre président pensait, en début de mandat, généraliser en France : les « subprimes » ou « taux variable ».
Ce système permet d’emprunter de l’argent auprès des banques de la même manière qu’en France à l’exception près et c’est là que se trouve le problème : le taux d’emprunt est indexé sur le taux d’intérêt de la banque centrale (la Fed pour les Etats Unis ou la BCE pour l’UE). Tant que la valeur de l’actif (par exemple d’une maison) augmentait plus vite que les taux d’intérêt, les propriétaires restaient solvables aux yeux des banques. Jusqu’au jour où les taux d’intérêts de la Fed ont commencé à augmenter plus vite que la valeur des actifs. Les plus pauvres n’eurent plus les moyens de payer les intérêts de leurs emprunts et durent se résoudre à vendre.
Ce sont ainsi des milliers de personnes qui décidèrent de vendre en même temps et, par le fameux mécanisme de l’offre et de la demande, déclenchèrent une forte baisse des prix. L’ensemble des banques qui se réjouissaient d’avoir en portefeuille des actifs à forte rentabilité (mais à gros risques) subirent des pertes colossales en raison de l’insolvabilité de leurs clients.
Cette crise aurait dû rester cantonnée aux Etats-Unis si ces actifs n’avaient pas été dissimulés dans des portefeuilles boursiers moins risqués, un peu partout dans le monde.
Cette crise eut pour effet secondaire une crise de confiance auprès des investisseurs. Aujourd’hui, plus personne ne souhaite prendre de risque. Les banques ont ainsi diminué la valeur des montants empruntés quelque soit la solvabilité du client (entreprise ou particulier). Ceci a eu pour effet de diminuer le pouvoir d’achat des particuliers souhaitant acquérir un bien immobilier et de ralentir fortement l’activité du bâtiment. En effet, les entreprises devant elles aussi mettre plus d’argent sur la table et donc prendre plus de risques, sont aujourd’hui dans une politique d’attentisme.
Ce système permet d’emprunter de l’argent auprès des banques de la même manière qu’en France à l’exception près et c’est là que se trouve le problème : le taux d’emprunt est indexé sur le taux d’intérêt de la banque centrale (la Fed pour les Etats Unis ou la BCE pour l’UE). Tant que la valeur de l’actif (par exemple d’une maison) augmentait plus vite que les taux d’intérêt, les propriétaires restaient solvables aux yeux des banques. Jusqu’au jour où les taux d’intérêts de la Fed ont commencé à augmenter plus vite que la valeur des actifs. Les plus pauvres n’eurent plus les moyens de payer les intérêts de leurs emprunts et durent se résoudre à vendre.
Ce sont ainsi des milliers de personnes qui décidèrent de vendre en même temps et, par le fameux mécanisme de l’offre et de la demande, déclenchèrent une forte baisse des prix. L’ensemble des banques qui se réjouissaient d’avoir en portefeuille des actifs à forte rentabilité (mais à gros risques) subirent des pertes colossales en raison de l’insolvabilité de leurs clients.
Cette crise aurait dû rester cantonnée aux Etats-Unis si ces actifs n’avaient pas été dissimulés dans des portefeuilles boursiers moins risqués, un peu partout dans le monde.
Cette crise eut pour effet secondaire une crise de confiance auprès des investisseurs. Aujourd’hui, plus personne ne souhaite prendre de risque. Les banques ont ainsi diminué la valeur des montants empruntés quelque soit la solvabilité du client (entreprise ou particulier). Ceci a eu pour effet de diminuer le pouvoir d’achat des particuliers souhaitant acquérir un bien immobilier et de ralentir fortement l’activité du bâtiment. En effet, les entreprises devant elles aussi mettre plus d’argent sur la table et donc prendre plus de risques, sont aujourd’hui dans une politique d’attentisme.
Il me semble raisonnable de penser que pour relancer l’activité de la construction, l’ensemble des acteurs doit développer des projets de qualité supérieure aux années précédentes avec notamment des critères plus stricts en matière d’architecture, d’urbanisme, d’utilisation des énergies renouvelables, de consommation d’énergie…D’autre part, l’argent ne s’est pas envolé, les banques doivent certes montrer plus de prudence dans leurs crédits mais aussi savoir investir et accompagner les promoteurs et particuliers lorsque les projets présentent suffisamment de garanties...
Cette crise va ainsi assainir et améliorer les secteurs de la construction et de l’immobilier pour cela, il faudra en tirer les conclusions qui nous permettront d’éviter que l’histoire ne se répète…mais après avoir envahit Internet, les matières premières et l’immobilier, les spéculateurs ne chercheront pas bien longtemps avant de trouver un nouveau terrain de jeu, dans un monde où l’argent est roi.
Philippe-Antoine Brouillard
Opinion d'un Radical
Réforme des institutions: le grand marchandage.
Ça y est la réforme des institutions est adoptée certes à une voix mais Nicolas Sarkozy a réussit son pari, convaincre les parlementaires de sa majorité récalcitrants de voter « oui ».
De très fortes pressions (modification de circonscription, annulation de subvention) furent exercées sur les parlementaires, le président de l'Assemblée nationale n'hésita pas à téléphoner directement aux députés, des entrevues avec le secrétaire général de l'Elysée ou le président lui même furent organisées.
Mais cela n'a pas suffit à faire plier les plus déterminés. L'Elysée a donc employer la bonne vieille méthode dite de la « promesse ».
Le premier a en bénéficier est Alain Lambert, le jour du vote il annonça sur son blog son intention de voter « oui » par amitié à Sarkozy. Belle amitié puisque deux jours plus tard nous apprenons qu'il a été nommé à la commission de surveillance de la Caisse des dépôts et consignation en lieu et place du sénateur Philippe Marini.
Jack Lang doit se frotter les mains mais attention comme l'affirme l'adage chiraquien « les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent ».
Matthieu
De très fortes pressions (modification de circonscription, annulation de subvention) furent exercées sur les parlementaires, le président de l'Assemblée nationale n'hésita pas à téléphoner directement aux députés, des entrevues avec le secrétaire général de l'Elysée ou le président lui même furent organisées.
Mais cela n'a pas suffit à faire plier les plus déterminés. L'Elysée a donc employer la bonne vieille méthode dite de la « promesse ».
Le premier a en bénéficier est Alain Lambert, le jour du vote il annonça sur son blog son intention de voter « oui » par amitié à Sarkozy. Belle amitié puisque deux jours plus tard nous apprenons qu'il a été nommé à la commission de surveillance de la Caisse des dépôts et consignation en lieu et place du sénateur Philippe Marini.
Jack Lang doit se frotter les mains mais attention comme l'affirme l'adage chiraquien « les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent ».
Matthieu
Opinion d'un Radical
Le radicalisme : à la lumière de notre passé, éclairons le présent !
Chers amis, à l’heure où la section des jeunes radicaux de Paris ouest se refonde, une nouvelle dynamique se crée et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, une nouvelle équipe se met en place prête à relever les défis qui se profilent face à nous et parlons-en d’ailleurs. La droite au pouvoir, on pouvait penser que la machine UMP aurait le monopole du pouvoir, les mauvaises langues disaient en mai 2007 que les radicaux n’auraient pas leur mot à dire pendant ce quinquennat : quoi de plus faux ?!
En effet, le parti fondateur de la République et ses valeurs sont au cœur des problématiques actuelles. La question de la laïcité est plus que jamais d’actualité : comment repenser la laïcité un siècle après sa mise en place au cœur de la République ? Le concept est-il dépassé, comment le faire évoluer ?
Autant de questions auxquelles les radicaux doivent répondre : nous avons forgé la République, nous l’avons consolidé, faisons la évoluer ! Cette question est en effet brûlante comme nous l’avons vu lors du débat sur les signes religieux ostentatoires dans les établissements scolaires : doit-on privilégier la liberté politique à travers la libre pratique religieuse (ce qui peut passer par le port du voile ou d’une chaîne) ou à l’inverse repousser la religion dans la sphère privée y compris détriment de la religion elle-même ? Ce débat, ouvert par Combes et Waldeck-Rousseau, est-il définitivement clos ? Se limite-t-il à la question de la religion ? A ces questions, les réponses semblent être non et non. En effet, la question de savoir comment concilier les principes républicains de laïcité et de solidarité avec la liberté politique est éternelle et les radicaux doivent être très présents sur cette problématique dans la mesure où elle est au cœur des enjeux sociaux de notre siècle (c’est le cas également à propos du développement durable dont le ministère a été confié au président du parti radical) et que le premier débat autour de cette question a été lancé par les radicaux à la fin du XIXème siècle. C’est à travers des débats tels que celui-ci que nous parviendrons à relancer le débat d’idées au sein du parti radical et dans le monde politique en général.
Nouvelle équipe, nouveau débat d’idées et enfin nouvel activisme politique. La section des jeunes radicaux de Paris ouest a en effet pour volonté de remettre l’action au cœur de son combat politique et ceci passe par un rassemblement des adhérents et par des actions locales, arrondissement par arrondissement car la politique n’est pas qu’affaire de réflexion, c’est aussi un moyen d’action pour améliorer notre quotidien.
Vive la République, vive la France !
Radicalement,
Thomas SINGLER
En effet, le parti fondateur de la République et ses valeurs sont au cœur des problématiques actuelles. La question de la laïcité est plus que jamais d’actualité : comment repenser la laïcité un siècle après sa mise en place au cœur de la République ? Le concept est-il dépassé, comment le faire évoluer ?
Autant de questions auxquelles les radicaux doivent répondre : nous avons forgé la République, nous l’avons consolidé, faisons la évoluer ! Cette question est en effet brûlante comme nous l’avons vu lors du débat sur les signes religieux ostentatoires dans les établissements scolaires : doit-on privilégier la liberté politique à travers la libre pratique religieuse (ce qui peut passer par le port du voile ou d’une chaîne) ou à l’inverse repousser la religion dans la sphère privée y compris détriment de la religion elle-même ? Ce débat, ouvert par Combes et Waldeck-Rousseau, est-il définitivement clos ? Se limite-t-il à la question de la religion ? A ces questions, les réponses semblent être non et non. En effet, la question de savoir comment concilier les principes républicains de laïcité et de solidarité avec la liberté politique est éternelle et les radicaux doivent être très présents sur cette problématique dans la mesure où elle est au cœur des enjeux sociaux de notre siècle (c’est le cas également à propos du développement durable dont le ministère a été confié au président du parti radical) et que le premier débat autour de cette question a été lancé par les radicaux à la fin du XIXème siècle. C’est à travers des débats tels que celui-ci que nous parviendrons à relancer le débat d’idées au sein du parti radical et dans le monde politique en général.
Nouvelle équipe, nouveau débat d’idées et enfin nouvel activisme politique. La section des jeunes radicaux de Paris ouest a en effet pour volonté de remettre l’action au cœur de son combat politique et ceci passe par un rassemblement des adhérents et par des actions locales, arrondissement par arrondissement car la politique n’est pas qu’affaire de réflexion, c’est aussi un moyen d’action pour améliorer notre quotidien.
Vive la République, vive la France !
Radicalement,
Thomas SINGLER
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