"Il est bon de remettre tout en question, chaque jour", Francis Blanche.
Velo'ù es-tu ?
Jeudi 11 Mars 2010L'après-vie des vélos parisiens.
On savait les parisiens plutôt matérialistes – tout du moins depuis une vingtaine d’années – et attachés à ce que d’aucun nomme ordinairement les « vieilles pierres » – fi des constructions dites modernes dans Paris, mais ceci est une autre histoire. Ce dont on se doutait moins, c’est de l’affection de ceux-ci pour les reliques, les restes… ou plutôt – en disant les choses telles qu’elles sont – les simples épaves de leurs anciennes bicyclettes !
Rompues au dur labeur du transport par milliers de passagers sur leurs séants, elles s’évertuent depuis quelques années à orner le mobilier urbain et à repeindre les trottoirs de leur rouille, abandonnées par quelques maîtres négligents. Il devenait donc urgent d’agir face à ces squelettes d’acier dont le retrait était à lui seul, jusqu’à présent, d’une complexité inextricable.
Ainsi, la mairie de Paris a tout récemment décidé de mettre en place par l’intermédiaire de son adjoint au maire chargé, entre autre, de la propreté et du traitement des déchets, François Dagnaud – qui a accepté de répondre à quelques de nos questions et nous l’en remercions – un dispositif déjà présent dans d’autres villes du monde (Montréal, Oslo, Amsterdam…) et qui faisait cruellement défaut à la ville lumière.
Comment ça marche ? Via une plateforme internet, il est désormais possible de signaler aux services de la propreté les vélos à l’état d’abandon. Par la suite, et ce deux fois par mois, ceux-ci – les agents de la propreté et non les vélos – accompagnés d’un agent assermenté de la préfecture de Police, effectuent leur tournée afin de recenser et retirer de la voie publique, après étude de leurs états respectifs, lesdits vélocipèdes.
Ceux simplement mal stationnés sont envoyés comme leurs collègues motorisés à la fourrière. Les moins chanceux – et souvent les plus âgés, mais ne voyez là qu’un coup du sort – sont envoyés à la destruction. Le plus – et sans cela, ce n’aurait pas eu, il est vrai, grand intérêt – c’est que cette dernière étape consiste en réalité à recycler les matières premières de ces célérifères, qui sont ensuite transmises à des entreprises en création qui les réutiliseront. Par conséquent, en récupérant ces débris promis à une lente et douloureuse mort en d’autres circonstances, on participe en fait à la création d’emplois.
Cette opération à qui nous souhaitons longue vie et réussite, se met peu à peu en place. François Dagnaud espère pouvoir régulièrement faire le point afin optimiser son efficacité. Sachant que cette initiative a connu l’unanimité entre les élus des différents partis politiques parisiens, nous ne pouvons que la soutenir et demander aux parisiens d’envoyer leurs vieux cycles au re-cyclage...
Rompues au dur labeur du transport par milliers de passagers sur leurs séants, elles s’évertuent depuis quelques années à orner le mobilier urbain et à repeindre les trottoirs de leur rouille, abandonnées par quelques maîtres négligents. Il devenait donc urgent d’agir face à ces squelettes d’acier dont le retrait était à lui seul, jusqu’à présent, d’une complexité inextricable.
Ainsi, la mairie de Paris a tout récemment décidé de mettre en place par l’intermédiaire de son adjoint au maire chargé, entre autre, de la propreté et du traitement des déchets, François Dagnaud – qui a accepté de répondre à quelques de nos questions et nous l’en remercions – un dispositif déjà présent dans d’autres villes du monde (Montréal, Oslo, Amsterdam…) et qui faisait cruellement défaut à la ville lumière.
Comment ça marche ? Via une plateforme internet, il est désormais possible de signaler aux services de la propreté les vélos à l’état d’abandon. Par la suite, et ce deux fois par mois, ceux-ci – les agents de la propreté et non les vélos – accompagnés d’un agent assermenté de la préfecture de Police, effectuent leur tournée afin de recenser et retirer de la voie publique, après étude de leurs états respectifs, lesdits vélocipèdes.
Ceux simplement mal stationnés sont envoyés comme leurs collègues motorisés à la fourrière. Les moins chanceux – et souvent les plus âgés, mais ne voyez là qu’un coup du sort – sont envoyés à la destruction. Le plus – et sans cela, ce n’aurait pas eu, il est vrai, grand intérêt – c’est que cette dernière étape consiste en réalité à recycler les matières premières de ces célérifères, qui sont ensuite transmises à des entreprises en création qui les réutiliseront. Par conséquent, en récupérant ces débris promis à une lente et douloureuse mort en d’autres circonstances, on participe en fait à la création d’emplois.
Cette opération à qui nous souhaitons longue vie et réussite, se met peu à peu en place. François Dagnaud espère pouvoir régulièrement faire le point afin optimiser son efficacité. Sachant que cette initiative a connu l’unanimité entre les élus des différents partis politiques parisiens, nous ne pouvons que la soutenir et demander aux parisiens d’envoyer leurs vieux cycles au re-cyclage...
Rédigé par Noël Leuthereau-Morel le Jeudi 11 Mars 2010 à 23:47