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Responsable des Jeunes Radicaux de Paris
antoine.mougenot@
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06 88 55 42 73
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Vie de la Fédération
Création d'un forum interactif!!!
Mercredi 28 Novembre 2007
Les jeunes radicaux, à l'initiative de Jonathan Bedossa Blum nouveau responsable du Forum ont créés une plate forme interactive de débat et de discussion. Venez donc vous inscrire sur ce forum et n'hésitez pas à donner votre vision sur l'actualité ou quelques autres propositions radicales!
A très bientôt sur le forum!
Adresse: Forum des jeunes radicaux
Les JR 75
A très bientôt sur le forum!
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Les JR 75
Vie de la Fédération
NON au blocage des facs parisienne!
Mardi 6 Novembre 2007
Alors que la loi sur l'autonomie de l'université à été voté, après concertation avec les syndicats étudiants, (fait rare ces temps-ci alors il faut le rappeler), des individus se sont introduit dans le site de Tolbiac de l'université Paris I Panthéon Sorbonne, qui est fermée administrativement. Ils étaient 100 à 200 étudiants opposés à la loi sur l'autonomie. Ces individus ont occupé l'endroit hier, arrachant les cadenas et tentant de découper des portes à la scie sauteuse!!
C'est inadmissible.
C'est inadmissible.
Vie de la Fédération
En France, comme partout ailleurs, l'étranger est un enjeu majeur de politique intérieure. Rappeler cette évidence n'est pas inutile pour comprendre l'acharnement mis par le président Nicolas Sarkozy et son Premier ministre François Fillon à faire admettre, au sein du dernier projet de loi sur l'immigration, l'inclusion d'un amendement aussi douteux que celui du test ADN pour les candidats au regroupement familial.
Désormais soumis à l'approbation du Conseil constitutionnel, ce dispositif éminemment controversé a été introduit par un personnage quelque peu sulfureux, Thierry Mariani, ex-compagnon de voyage (ou plutôt de pantalonnade) du non moins spécieux Didier Julia en Irak, qui avoue lui-même « faire une grosse connerie tous les cinq ans » et dont l'environnement politique fournit la clé de ce qui précède.
Mariani, en effet, est député du Vaucluse, dans ce Sud-Est où l'UMP, dont il est membre, et le Front national se disputent le même vivier électoral et occupent souvent les mêmes créneaux : xénophobie, homophobie, peur de l'immigré, surtout lorsqu'il est né outre-Méditerranée. Venant de cet homme qui n'hésite pas à déclarer sans sourciller (et sans aucune preuve) que « dans certains pays africains et asiatiques, l'état civil est composé de 30 % à 80 % de faux documents », le recours à la biologie pour protéger ses électeurs des étrangers n'a rien de surprenant. Il n'en va pas de même lorsque ce type de calcul est partagé au plus haut niveau de l'État.
Thierry Mariani, celui par qui le scandale est arrivé, n'est pas, il faut le reconnaître, un intime de Nicolas Sarkozy, lequel n'a jamais songé, en dépit des appels du pied de l'intéressé, à en faire un membre de son gouvernement. Pourtant, quitte à ignorer le malaise d'un Bernard Kouchner, d'une Fadela Amara, d'un Henri Guaino, voire d'une Rama Yade, d'un Basile Boli ou d'un Enrico Macias, tous priés d'avaler la couleuvre, quitte aussi à juger « ridicules » (le mot est de François Fillon) les préventions d'un Édouard Balladur, d'un Jean-Pierre Raffarin, d'un Dominique de Villepin et même d'un certain Charles Pasqua (c'est dire…), le président et son Premier ministre ont pesé de tout leur poids pour que l'obsession du député Mariani ait force de loi. La raison en est simple. Nicolas Sarkozy sait d'où il tient son élection. Il sait d'où proviennent les 31 % du premier tour qui lui ont ouvert les portes de l'Élysée. Il n'ignore pas que cet électorat populaire, tous les sondages le démontrent, appuie toute velléité de durcissement du dispositif anti-immigration. Or ces électeurs arrachés de haute lutte à Jean-Marie Le Pen commencent à douter, déçus, désappointés, désorientés par une politique d'ouverture à destination d'une « deuxième gauche » libérale et bourgeoise, qu'ils ne comprennent pas. Les municipales approchent. Les élus de la majorité s'inquiètent. Quoi de mieux qu'une bonne controverse sur l'immigration pour remobiliser ceux qui n'ont pas oublié les promesses de campagne du candidat Sarkozy ?
Cela peut paraître cynique, mais la politique est ainsi faite. Restait l'argument moral, celui qui assimile le recours aux tests ADN à une régression conceptuelle à laquelle le droit, la culture et l'histoire de la France se sont toujours refusés. Restait aussi l'article 10 de la Convention internationale sur les droits de l'enfant que la France fut la première à ratifier il y a dix-sept ans et qui stipule que toute demande de regroupement familial doit être considérée « dans un esprit positif, avec humanité et diligence ». Poussières, broutilles, fantasmes que tout cela. D'abord, parce que nul n'ignore, depuis un retentissant entretien publié en avril 2007 par Philosophie Magazine, que Nicolas Sarkozy n'a rien contre le déterminisme génétique au point de croire que la criminalité relève de l'inné. Ensuite, parce que ce type d'arguments pèse peu par rapport au véritable but de toutes les lois sur l'immigration adoptées ces dernières années. Il s'agit en vérité de lois contre l'immigration, destinées à en tarir le flot.
On attend désormais avec intérêt la liste précise de la vingtaine de pays, en majorité africains, désignés par le ministre Brice Hortefeux comme producteurs de faux papiers, où les candidats au regroupement familial qui refuseraient de se soumettre au test ADN en principe « facultatif » n'auront en réalité aucune chance d'obtenir un visa. Et l'on attend aussi, avec autant d'intérêt, mais hélas sans trop d'illusions, la réaction de dignité que ne manqueront pas d'avoir les gouvernements de ces « États fraudeurs… »
Source: Jeuneafrique.com
Propos recueillis et modifiés
Désormais soumis à l'approbation du Conseil constitutionnel, ce dispositif éminemment controversé a été introduit par un personnage quelque peu sulfureux, Thierry Mariani, ex-compagnon de voyage (ou plutôt de pantalonnade) du non moins spécieux Didier Julia en Irak, qui avoue lui-même « faire une grosse connerie tous les cinq ans » et dont l'environnement politique fournit la clé de ce qui précède.
Mariani, en effet, est député du Vaucluse, dans ce Sud-Est où l'UMP, dont il est membre, et le Front national se disputent le même vivier électoral et occupent souvent les mêmes créneaux : xénophobie, homophobie, peur de l'immigré, surtout lorsqu'il est né outre-Méditerranée. Venant de cet homme qui n'hésite pas à déclarer sans sourciller (et sans aucune preuve) que « dans certains pays africains et asiatiques, l'état civil est composé de 30 % à 80 % de faux documents », le recours à la biologie pour protéger ses électeurs des étrangers n'a rien de surprenant. Il n'en va pas de même lorsque ce type de calcul est partagé au plus haut niveau de l'État.
Thierry Mariani, celui par qui le scandale est arrivé, n'est pas, il faut le reconnaître, un intime de Nicolas Sarkozy, lequel n'a jamais songé, en dépit des appels du pied de l'intéressé, à en faire un membre de son gouvernement. Pourtant, quitte à ignorer le malaise d'un Bernard Kouchner, d'une Fadela Amara, d'un Henri Guaino, voire d'une Rama Yade, d'un Basile Boli ou d'un Enrico Macias, tous priés d'avaler la couleuvre, quitte aussi à juger « ridicules » (le mot est de François Fillon) les préventions d'un Édouard Balladur, d'un Jean-Pierre Raffarin, d'un Dominique de Villepin et même d'un certain Charles Pasqua (c'est dire…), le président et son Premier ministre ont pesé de tout leur poids pour que l'obsession du député Mariani ait force de loi. La raison en est simple. Nicolas Sarkozy sait d'où il tient son élection. Il sait d'où proviennent les 31 % du premier tour qui lui ont ouvert les portes de l'Élysée. Il n'ignore pas que cet électorat populaire, tous les sondages le démontrent, appuie toute velléité de durcissement du dispositif anti-immigration. Or ces électeurs arrachés de haute lutte à Jean-Marie Le Pen commencent à douter, déçus, désappointés, désorientés par une politique d'ouverture à destination d'une « deuxième gauche » libérale et bourgeoise, qu'ils ne comprennent pas. Les municipales approchent. Les élus de la majorité s'inquiètent. Quoi de mieux qu'une bonne controverse sur l'immigration pour remobiliser ceux qui n'ont pas oublié les promesses de campagne du candidat Sarkozy ?
Cela peut paraître cynique, mais la politique est ainsi faite. Restait l'argument moral, celui qui assimile le recours aux tests ADN à une régression conceptuelle à laquelle le droit, la culture et l'histoire de la France se sont toujours refusés. Restait aussi l'article 10 de la Convention internationale sur les droits de l'enfant que la France fut la première à ratifier il y a dix-sept ans et qui stipule que toute demande de regroupement familial doit être considérée « dans un esprit positif, avec humanité et diligence ». Poussières, broutilles, fantasmes que tout cela. D'abord, parce que nul n'ignore, depuis un retentissant entretien publié en avril 2007 par Philosophie Magazine, que Nicolas Sarkozy n'a rien contre le déterminisme génétique au point de croire que la criminalité relève de l'inné. Ensuite, parce que ce type d'arguments pèse peu par rapport au véritable but de toutes les lois sur l'immigration adoptées ces dernières années. Il s'agit en vérité de lois contre l'immigration, destinées à en tarir le flot.
On attend désormais avec intérêt la liste précise de la vingtaine de pays, en majorité africains, désignés par le ministre Brice Hortefeux comme producteurs de faux papiers, où les candidats au regroupement familial qui refuseraient de se soumettre au test ADN en principe « facultatif » n'auront en réalité aucune chance d'obtenir un visa. Et l'on attend aussi, avec autant d'intérêt, mais hélas sans trop d'illusions, la réaction de dignité que ne manqueront pas d'avoir les gouvernements de ces « États fraudeurs… »
Source: Jeuneafrique.com
Propos recueillis et modifiés
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