Jeunes Radicaux du Nord

Source www.lepoint.fr


Yves Jégo adhère au Parti radical de Jean-Louis Borloo
"Yves Jégo mesure le véritable pouvoir d'un certain patronat et se prépare pour de nouveaux combats." Dans la foulée de son éviction du gouvernement, l'ex-secrétaire d'État à l'Outre-mer ne cachait pas son amertume en publiant ce message en guise de statut sur son compte Facebook . Vendredi, il est sorti de son silence pour évoquer publiquement son limogeage lors du remaniement gouvernemental le 23 juin .

Interrogé pour savoir s'il avait été averti de son départ seulement 10 minutes avant l'annonce de la nouvelle équipe ministérielle, Yves Jégo a répondu sur Europe 1 : "Oui, c'est vrai, je l'ai appris un peu brutalement, mais enfin quand un ministre est débarqué je crois qu'il n'a pas vraiment le droit de se plaindre." Et de poursuivre : "La politique, c'est fait d'aléas, de hauts, de bas. Je vais redevenir député (de Seine-et-Marne, NDLR) et j'ai beaucoup de choses qui m'intéressent." Dans une interview au Parisien/Aujourd'hui en France, il relativise : "Un ministre n'a pas à se plaindre, quand on sait qu'il y a chaque jour 2.000 chômeurs de plus débarqués de leur entreprise dans notre pays. Il faut rester décent..." Pour autant, la passation de pouvoir entre Yves Jégo et Marie-Luce Penchard au secrétariat d'État à l'Outre-mer avait été très froide et rapide la semaine dernière. Le ministre débarqué du gouvernement n'avait pas prononcé un mot.

Conversation avec Nicolas Sarkozy

S'y attendait-il ? : "Non, non, je n'avais pas de signes précurseurs", a affirmé à Europe 1 l'ex-secrétaire d'État, reconnaissant toutefois que ses relations avec le Premier ministre François Fillon n'étaient pas bonnes depuis la crise aux Antilles. "Elles sont froides, voilà, il ne faut pas cacher les choses non plus, il ne faut pas faire de langue de bois. Je pense que cette crise a laissé entre lui et moi des traces", a-t-il expliqué, indiquant qu'il n'avait, depuis, pas rencontré le chef du gouvernement. "Je pense que si François Fillon avait voulu que je reste ministre il l'aurait décidé", ajoute Yves Jégo.

Cette éviction a d'ailleurs été l'objet d'une discussion avec Nicolas Sarkozy mercredi à l'Élysée. Évoquant une "explication entre amis, très franche et très sereine", le député de Seine-et-Marne raconte que le Président lui a "exposé son souhait de passer à une autre étape en nommant un ministre ultramarin, et ça c'est plutôt une révolution". Et de conclure : "Je n'ai aucun reproche à faire à Nicolas Sarkozy." Néanmoins, sarkozyste de longue date, Yves Jégo annonce qu'il rejoint le Parti radical de Jean-Louis Borloo, formation associée à l'UMP, tout en soulignant qu'il "reste pleinement dans la majorité présidentielle et l'UMP".

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Rédigé par Jeunes Radicaux du Nord le 03/07/2009 à 16:03