Jeunes Radicaux du Nord

Dimanche soir, les habitants des Provinces-françaises ont découvert avec stupeur le reportage consacré à leur quartier par la chaîne TF1 dans l'émission « Sept à huit ». Le reportage, d'une quinzaine de minutes, intitulé « Peur sur la cité », « alimente la psychose », selon cette habitante, qui vit dans le quartier depuis 34 ans. Thomas Gueydan, directeur du centre socioculturel des Provinces-françaises, évoque un reportage « malhonnête ».


Provinces-françaises : colère et lassitude des habitants après le reportage de TF1
Dimanche soir, les habitants des Provinces-françaises ont découvert avec stupeur ...


le reportage consacré à leur quartier par la chaîne TF1 dans l'émission « Sept à huit ». Le reportage, d'une quinzaine de minutes, intitulé « Peur sur la cité », « alimente la psychose », selon cette habitante, qui vit dans le quartier depuis 34 ans. Thomas Gueydan, directeur du centre socioculturel des Provinces-françaises, évoque un reportage « malhonnête ». Sentiment partagé par Amile, aux Provinces depuis vingt-cinq ans : « Ils ont montré ce qu'ils voulaient montrer. Point. » « Effarée » par ce qu'elle a vu, l'une des employées de la boulangerie a vu défiler hier les habitués, certains sous le choc : « À écouter TF1, on vit dans le Bronx. Je connais une femme, d'une trentaine d'années qui vient d'emménager. Ce matin (hier), elle est venue me demander si c'était dangereux de vivre ici. Ses parents l'ont appelée suite au reportage pour lui dire qu'il fallait qu'elle déménage.


» Hier dans les rues des Provinces, la lassitude et l'incompréhension dominaient. « Pourquoi on prend toujours notre quartier en grippe ?, se demande cette mère de famille. C'est pas pire qu'ailleurs ! » Thomas Gueydan essaie, lui, de prendre du recul : « Ça stigmatise un quartier qui n'en a pas besoin, c'est dommage. En même temps, ça fait sourire, c'est tellement exagéré. Rien que le titre, Peur sur la cité, ça fait penser à Peur sur la ville, le film avec Belmondo. » Le maire Rémi Pauvros a lui aussi fait savoir son indignation : « Il n'y a pas de raison particulière pour qu'on soit ciblé ainsi.

» Et d'ajouter : « La télé relance le débat sur l'insécurité dans les quartiers. » Ce que n'ont pas manqué de souligner les habitants interrogés hier. « On sait comment fonctionne TF1, tente le directeur du centre social, ils font du sensationnel. » Dans un communiqué envoyé par mail, le parti radical, par les voix de Guillaume Lesourd et Delphine Kempf martèle que la cité du Clair de Lune« n'est pas la zone de non-droit décrite dans le reportage ». Le maire promet quant à lui d'écrire à la production pour demander qu'une fois au moins, on parle de Maubeuge sans « caricaturer » et « stigmatiser » ses habitants. •

EMMANUELLE BOBINEAU



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Jeunes Radicaux du Nord
Rédigé par Jeunes Radicaux du Nord le 17/11/2009 à 10:57

mercredi 26.11.2008, 05:08 - La Voix du Nord

À peine en retard, Nicolas Sarkozy aura passé une vingtaine de minutes dans la Maison de l'emploi pour entendre parler du contrat de transition professionnelle.


Le premier arrêt de la voiture présidentielle était tout à fait symbolique puisque Nicolas Sarkozy a d'abord posé le pied rue des Archers. Entouré de trois membres de son gouvernement - des deux Valenciennois Jean-Louis Borloo et Valérie Létard et de Laurent Wauquiez, secrétaire d'État chargé de l'emploi -, le Président s'est laissé guider dans des rencontres allant crescendo. D'abord, il a parlé CTP avec des techniciens : trois personnes de l'ANPE qui rencontrent des bénéficiaires. Chacune gère trente licenciés économiques par semaine au lieu d'une centaine dans les services ANPE classiques, selon Laurent Wauquiez. Un suivi qui permet la définition d'un projet pour chacun, avec des orientations vers des secteurs qui recrutent. « Valenciennes a le meilleur taux des sept bassins » a renchéri le secrétaire d'État. Sur 690 inscrits, 349 sont sortis avec un CDI ou un CDD de plus de six mois, 108 n'ont pas trouvé de travail et le reste est encore dans le système. Ce qui donne un taux de 70 % de retour à l'emploi. L'une des conseillères ayant donné son enthousiaste appréciation - « Le CTP est un bon produit »- Nicolas Sarkozy a saisi la balle au bond : « Pour une fois qu'on me dit que quelque chose marche ! » Il en a profité pour lâcher que ce contrat aidé allait être étendu à 18 bassins, et maintenu dans les sept premiers, dont Valenciennes.
Après avoir conversé avec des licenciés voulant créer leur propre société, Nicolas Sarkozy a rencontré Nadège, une Amandinoise qui a perdu son emploi après dix ans en boulangerie. Elle en est à son 3e projet depuis son entrée au CTP et envisage de créer quelque chose avec son mari, récemment licencié de l'automobile... Quand le président parle de « ciel qui tombe sur la tête » des licenciés... Nadège a eu deux fois le choc ! •
M.T-N.
Guillaume VANDENBOSSCHE
Rédigé par Guillaume VANDENBOSSCHE le 26/11/2008 à 14:32