Jeunes Radicaux du Nord

Jean-Louis Borloo reste habité par la lutte contre le réchauffement climatique. Hier, à l'Assemblée nationale, le ministre de l'Écologie a défendu l'accordde Copenhague - « un succès majeur » - mais avoue que« le processus à venir est à bâtir ».


Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Écologie, croit au mouvement enclenché en décembre au Danemark mais ignore la suite. PHOTO AFP
Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Écologie, croit au mouvement enclenché en décembre au Danemark mais ignore la suite. PHOTO AFP
« Quitte à être politiquement incorrect, j'ai une lecture de Copenhague très différente de celle communément admise... » Jean-Louis Borloo plisse les yeux, pas mécontent de son effet face aux députés des commissions des affaires économiques et du développement durable.
Pour lui, le protocole de Kyoto (valable jusqu'en 2012) n'engageait que 17 % des émetteurs de gaz à effet de serre - les Européens en somme. « En réalité, Copenhague, comme accord politique des chefs d'État, c'est bien à la fois la montée de tous les pays du monde et la mise en place d'un financement internationale. » Pour le Français, qui continue à sillonner la planète, « Copenhague sera un succès majeur si le 31 janvier (dimanche), les pays envoient leur plan de réduction d'émission de CO2 à l'ONU ».
Le ministre de l'Écologie ne semble d'ailleurs pas inquiet. Il garantit que la Chine, l'Inde, le Brésil, l'Afrique du Sud amplifieront leurs engagements. Il concède un raté de taille : la timidité américaine.
Il défend Copenhague et ses nuits blanches quand le député PC André Chassaigne l'asticote : « On n'aura pas de grand soir mais des petits matins. » « Évidemment que l'accord est imparfait, rétorque "JLB". Mais une telle métamorphose ne se fait pas en une fois. » Il fustige « l'incompréhension de l'Europe, de l'Occident pour ce qui se passe dans le reste du monde car on veut imposer notre propre modèle.
Les Premiers ministres de l'Inde, du Bangladesh, le président des Maldives ne comprennent pas nos réactions négatives », en réponse au député PS, Philippe Tourtelier qui se dit « émerveillé par la façon d'oublier un échec ».
Jean-Louis Borloo juge même la vision dangereuse : « Je suis très frappé par cette perception que j'appelle "l'à-quoi-bonisme". On parle mal au reste du monde et au peuple européen. On perd sur tous les tableaux. » Quand même, tout ne va pas dans le meilleur des mondes climatiques et onusiens. Le ministre se gratte la tignasse : « Le processus à venir est à bâtir. On n'est plus au Danemark, pas encore au Mexique (conférence des parties en décembre). Il y a un problème de pilotage et il faut construire la cabine... »

Source La Voix du Nord


Partager
Jeunes Radicaux du Nord
Rédigé par Jeunes Radicaux du Nord le 30/01/2010 à 13:07