Jeunes Radicaux du Nord

(©AFP / 16 janvier 2010 17h46)


SEVILLE (Espagne) - Le ministre français de l'Ecologie Jean-Louis Borloo s'est inquiété samedi de "l'absence de pilote" pour mener la lutte contre le réchauffement du climat après la Conférence de Copenhague, au moment où de nombreux pays se désintéressent de la question.

"Il n'y a plus de pilote nulle part, ni à l'ONU, ni à la convention sur le climat, ni pour l'UE. Or on a inventé des concepts qui suscitent une attente considérable", a-t-il déploré au cours d'un entretien avec l'AFP en marge d'une réunion informelle avec ses homologues de l'UE à Séville, au sud de l'Espagne.

"Il faut s'organiser pour la mise en place de la solidarité internationale, le +fast start+ (l'argent destiné à aider les pays les plus pauvres à lutter contre le réchauffement pendant les trois prochaines années), comment on se le répartit entre l'Union et les pays membres", a-t-il expliqué.

L'Union et ses Etats membre se sont dits prêts à mobiliser l'équivalent de 7 milliards d'euros sur la période. Mais pour Jean-Louis Borloo, "il s'agit pour l'instant d'une déclaration", a-t-il souligné.

"Si ça, ça démarre pas, ça veut juste dire pas de solidarité mondiale et sans solidarité mondiale vous pouvez faire toutes les réunions que vous voudrez derrière, il ne se passera plus jamais rien", a-t-il averti.

L'Union européenne doit en outre rester ambitieuse, a-t-il plaidé. Elle doit pour cela maintenir son offre de porter la réduction de ses émissions de gaz à effet de serre à 30% en 2020 par rapport à leurs niveaux de 1990, insiste-t-il.

"On doit aller à 30%, sous réserve des publications de leurs offres par les autres pays développés. C'est une forme de conditionnalité", a-t-il expliqué.

Ces offres doivent être présentées pour le 31 janvier dernier délai.

"Il ne nous est pas interdit de regarder si pour protéger l'industrie européenne, le 30% ne nécessite pas un MIC (un mécanisme inclusion carbone)", a-t-il souligné.

Jean-Louis Borloo ne veut pas parler de taxe aux frontières. "Le Mécanisme d'inclusion carbone, ce n'est pas une taxe. Un certain nombre de pays sont contre. Il s'agit d'un mécanisme de marché qui n'a rien à voir avec une fiscalité", a-t-il insisté.

Partager
Jeunes Radicaux du Nord
Rédigé par Jeunes Radicaux du Nord le 17/01/2010 à 11:47