Jeunes Radicaux du Nord

Conpenhague 2009

Le ministre de l’Ecologie lance un « appel solennel » sur les enjeux liés au réchauffement climatique. Il demande aux pays développés de tenir leur parole.


Borloo : «Il est temps de passer aux actes»
Après l’échec du sommet de Copenhague, le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, craint que l’Europe et les pays développés ne respectent pas leur engagement d’aider financièrement dès 2010 les Etats vulnérables à lutter contre le réchauffement. Depuis Abu Dhabi (Emirats arabes unis), où se tenait le Sommet mondial pour les énergies du futur, il a appelé hier la communauté internationale à respecter sa parole.


Pourquoi avez-vous lancé cet « appel solennel » à soutenir financièrement les pays pauvres victimes des changements climatiques ?
Jean-Louis Borloo. Pour appliquer ce qui a été décidé il y a un mois à Copenhague ! Il est temps que la communauté internationale se réveille, et applique ce que les chefs d’Etat se sont engagés à faire, car le monde nous observe et nous attend. Pour aider les pays en développement à s’adapter aux changements climatiques, nous nous sommes fixé en décembre l’objectif de financer un « fonds vert » de l’ordre de 100 milliards de dollars (NDLR : 70 milliards d’euros) par an d’ici 2020. Et dans l’immédiat, il était convenu d’aider les pays les plus vulnérables et les plus pauvres dès maintenant, en leur apportant une aide de 30 milliards de dollars (21 milliards d’euros) sur trois ans. Il est temps de passer aux actes.

Un mois après Copenhague, on a l’impression que le réchauffement climatique n’est plus un sujet d’actualité pour bon nombre de pays.
Avec le président Sarkozy, nous nous en occupons, et je continuerai à faire le tour du monde pour tenter de faire avancer les choses. Mais je sais bien qu’à l’ONU, notamment, certains se disent : « Attendons le prochain sommet sur le climat », à Mexico en décembre prochain. C’est impossible de raisonner comme ça. Si l’on se retrouvait dans un an en constatant qu’on n’a rien fait pour les pays vulnérables, on perdrait notre crédibilité, et cette année perdue coûterait très cher à la planète. Pour une fois, il n’y a plus à convaincre le monde de l’urgence de lutter contre le réchauffement climatique : il faut agir. Les petits Etats insulaires et les pays les moins avancés qui souffrent du dérèglement climatique ne peuvent pas attendre un an de plus. Ils veulent des actes. Vite, très vite.

Qui peut donner l’impulsion ?
C’est toute la question. A Copenhague, les pays s’étaient engagés à communiquer par écrit avant le 31 janvier leurs engagements respectifs en matière de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, et les mesures nationales d’atténuation qu’ils comptent mettre en œuvre. Mais force est de constater, qu’à ce jour encore, l’ONU n’est pas intervenue pour rappeler à l’ordre les Etats. Est-elle finalement l’organisation la plus adaptée pour organiser une collecte de fonds destinée à aider les pays en développement ? Tout le monde a la volonté de bien faire, mais il manque une « cabine de pilotage » et quelqu’un aux commandes. C’est pourquoi je souhaite que nous nous réunissions à nouveau dans les prochaines semaines pour acter ce financement international, débloquer l’argent au plus vite, et aller de l’avant. Il n’est plus temps de parler, il faut agir !

Source: Le Parisien


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Rédigé par Jeunes Radicaux du Nord le 20/01/2010 à 14:52