Une affaire de famille La chronique européenne de Sophie Didier
Jeunes Radicaux 54
L'avenir de la planète est à Bruxelles depuis longtemps une affaire de famille. C'est le cas depuis que, le 4 février 1991, le Conseil de l'Union européenne autorisa la Commission à mener, pour le compte de la Communauté européenne, les négociations de la convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques. A quelques semaines de la Conférence de Rio de 1992, cette convention marquait le premier fait d'arme d'une politique environnementale mondiale encore balbutiante.
Et pourtant l'Union européenne tout juste portée sur les fonds baptismaux par le Traité de Maastricht, arrondie de plusieurs cercles de compétences nouvelles, resserrait déjà les rangs de ses Etats membres autour de ce qui apparaît aujourd'hui comme l'enjeu majeur du siècle : la lutte contre le réchauffement climatique.
Notons d'ailleurs que l'Union européenne a respecté l'engagement pris avec la Convention cadre des Nations Unies, de ramener en 2000 ses émissions de gaz à effet de serre à leur niveau de 1990. Dans le même temps, en s'engageant, dans le cadre de cette convention, sur un objectif régional global de réduction des gaz à effet de serre (et non sur la seule addition d'objectifs nationaux), l'Union européenne prenait déjà acte des enjeux d'une économie commune. La prise en charge collective de la lutte contre l'effet de serre était alors assumée comme le pendant nécessaire et responsable d'un marché intérieur à vocation continentale.
De la sorte, elle répondait également au principe du pollueur payeur, non sans lien par ailleurs avec un principe de solidarité. En effet, une jauge globale de réduction des gaz à effet de serre permet de tenir compte des différences de développement, en compensant l'indulgence due aux pays européens les moins développés par une plus grande exigence à l'égard du peloton de tête, par ailleurs principaux émetteurs de gaz à effet de serre.
Cette philosophie à plusieurs étages (responsabilité, principe du pollueur payeur et solidarité) fonde encore aujourd'hui le dispositif européen de lutte contre le changement climatique.
Signataire en son nom propre, aux côtés de chacun des Etats membres, du Protocole de Kyoto, l'Union européenne l'a officiellement ratifié le 31 mai 2002, peu de temps avant que ne s'ouvre le Sommet mondial sur le développement durable de Johannesburg. A l'image de cette signature « intégrée », c'est collectivement que les Etats membres de l'Union européenne devront réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 8% d'ici à l'horizon 2008-2012. Ces objectifs, pourtant très en deçà de ce qu'exigeait une lutte pérenne contre le réchauffement climatique ne sera vraisemblablement pas atteint; et ce en dépit de l'adhésion récente des pays d'Europe centrale et orientale qui, plus faiblement émetteurs que l'Europe des Quinze, a contribué à améliorer la performance européenne d'un strict point de vue statistique. De plus, la sortie du nucléaire programmée par les poids lourds de l'économie européenne, au premier rang desquels figure l'Allemagne, plus gros émetteur de gaz à effet de serre de l'Union européenne, noircit encore un peu plus les perspectives.
C'est pourquoi il était urgent que la Commission européenne hausse le ton, ce qu'elle a fait en janvier, pour rappeler aux Etats membres leurs engagements et proposer, en dehors du cadre des Nations Unies, un engagement à la réduction des émissions de gaz à effet de serre de 30% d'ici à 2050.
L'objectif est trop ambitieux aujourd'hui et cède facilement au risque du vœu pieux. Il a au moins le mérite de vouloir replacer l'Union européenne à l'avant-garde de la lutte contre le changement climatique. Mais avant cela d'épineuses questions devront être réglées car, à travers ce débat, ce sont aussi les perspectives énergétiques, et plus spécifiquement nucléaires du Vieux continent qui sont en jeu.
Et pourtant l'Union européenne tout juste portée sur les fonds baptismaux par le Traité de Maastricht, arrondie de plusieurs cercles de compétences nouvelles, resserrait déjà les rangs de ses Etats membres autour de ce qui apparaît aujourd'hui comme l'enjeu majeur du siècle : la lutte contre le réchauffement climatique.
Notons d'ailleurs que l'Union européenne a respecté l'engagement pris avec la Convention cadre des Nations Unies, de ramener en 2000 ses émissions de gaz à effet de serre à leur niveau de 1990. Dans le même temps, en s'engageant, dans le cadre de cette convention, sur un objectif régional global de réduction des gaz à effet de serre (et non sur la seule addition d'objectifs nationaux), l'Union européenne prenait déjà acte des enjeux d'une économie commune. La prise en charge collective de la lutte contre l'effet de serre était alors assumée comme le pendant nécessaire et responsable d'un marché intérieur à vocation continentale.
De la sorte, elle répondait également au principe du pollueur payeur, non sans lien par ailleurs avec un principe de solidarité. En effet, une jauge globale de réduction des gaz à effet de serre permet de tenir compte des différences de développement, en compensant l'indulgence due aux pays européens les moins développés par une plus grande exigence à l'égard du peloton de tête, par ailleurs principaux émetteurs de gaz à effet de serre.
Cette philosophie à plusieurs étages (responsabilité, principe du pollueur payeur et solidarité) fonde encore aujourd'hui le dispositif européen de lutte contre le changement climatique.
Signataire en son nom propre, aux côtés de chacun des Etats membres, du Protocole de Kyoto, l'Union européenne l'a officiellement ratifié le 31 mai 2002, peu de temps avant que ne s'ouvre le Sommet mondial sur le développement durable de Johannesburg. A l'image de cette signature « intégrée », c'est collectivement que les Etats membres de l'Union européenne devront réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 8% d'ici à l'horizon 2008-2012. Ces objectifs, pourtant très en deçà de ce qu'exigeait une lutte pérenne contre le réchauffement climatique ne sera vraisemblablement pas atteint; et ce en dépit de l'adhésion récente des pays d'Europe centrale et orientale qui, plus faiblement émetteurs que l'Europe des Quinze, a contribué à améliorer la performance européenne d'un strict point de vue statistique. De plus, la sortie du nucléaire programmée par les poids lourds de l'économie européenne, au premier rang desquels figure l'Allemagne, plus gros émetteur de gaz à effet de serre de l'Union européenne, noircit encore un peu plus les perspectives.
C'est pourquoi il était urgent que la Commission européenne hausse le ton, ce qu'elle a fait en janvier, pour rappeler aux Etats membres leurs engagements et proposer, en dehors du cadre des Nations Unies, un engagement à la réduction des émissions de gaz à effet de serre de 30% d'ici à 2050.
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Nous contacter: jeunesradicaux54@gmail.com
Responsable départementale: Annabelle Ferry annabelle.ferry@jeunesradicaux.net
Permanence du Parti Radical de Meurthe et Moselle: 8, rue Bailly – 54000 NANCY
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