La composition du gouvernement de François Fillon Presse nationale
Jeunes Radicaux 54
LE MONDE | 18.05.07 |
La composition du gouvernement de François Fillon a été annoncée, vendredi 18 mai, par Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée. L'équipe gouvernementale comporte quinze ministres et quatre secrétaires d'Etat. Elle rassemble sept femmes et douze hommes (dont quatre sont secrétaires d'Etat).
Premier ministre
François Fillon, UMP, 53 ans.
Ministre d'Etat, ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durable
Alain Juppé, UMP, 61 ans.
Ministre de l'économie, des finances et de l'emploi
Jean-Louis Borloo, Parti radical, 56 ans.
Ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités locales
Michèle Alliot-Marie, UMP, 60 ans.
Ministre des affaires étrangères et européennes
Bernard Kouchner, Parti socialiste, 67 ans.
Ministre de l'immigration , de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement
Brice Hortefeux, UMP, 49 ans.
Ministre de la justice
Rachida Dati, UMP, 41 ans.
Ministre du travail, des relations sociales et de la solidarité
Xavier Bertrand, UMP, 42 ans.
Ministre de l'éducation nationale
Xavier Darcos, UMP, 59 ans.
Ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche
Valérie Pecresse, UMP, 39 ans
Ministre de la défense
Hervé Morin, UDF-majorité présidentielle, 45 ans.
Ministre de la santé, de la jeunesse et des sports
Roselyne Bachelot, UMP, 60 ans.
Ministre du logement et de la ville
Christine Boutin, UMP, 63 ans.
Ministre de l'agriculture et de la pêche
Christine Lagarde, 51 ans.
Ministre de la culture et de la communication, porte-parole du gouvernement
Christine Albanel, 51 ans.
Ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique
Eric Woerth, UMP, 51 ans.
Secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, auprès du premier ministre
Roger Karoutchi, UMP, 55 ans.
Secrétaire d'Etat à la prospective et évaluation des politiques publiques, auprès du premier ministre
Eric Besson, ex-PS, 49 ans.
Secrétaire d'Etat aux transports, auprès du ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durable
Dominique Bussereau, UMP, 54 ans.
Secrétaire d'Etat aux affaires européennes, auprès du ministre des affaires étrangères et européennes
Jean-Pierre Jouyet, 53 ans.
Hors gouvernement
Martin Hirsch, 43 ans, président d'Emmaüs-France, est nommé haut commissaire aux solidarités actives contre les pauvretés.
La composition du gouvernement de François Fillon a été annoncée, vendredi 18 mai, par Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée. L'équipe gouvernementale comporte quinze ministres et quatre secrétaires d'Etat. Elle rassemble sept femmes et douze hommes (dont quatre sont secrétaires d'Etat).
Premier ministre
François Fillon, UMP, 53 ans.
Ministre d'Etat, ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durable
Alain Juppé, UMP, 61 ans.
Ministre de l'économie, des finances et de l'emploi
Jean-Louis Borloo, Parti radical, 56 ans.
Ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités locales
Michèle Alliot-Marie, UMP, 60 ans.
Ministre des affaires étrangères et européennes
Bernard Kouchner, Parti socialiste, 67 ans.
Ministre de l'immigration , de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement
Brice Hortefeux, UMP, 49 ans.
Ministre de la justice
Rachida Dati, UMP, 41 ans.
Ministre du travail, des relations sociales et de la solidarité
Xavier Bertrand, UMP, 42 ans.
Ministre de l'éducation nationale
Xavier Darcos, UMP, 59 ans.
Ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche
Valérie Pecresse, UMP, 39 ans
Ministre de la défense
Hervé Morin, UDF-majorité présidentielle, 45 ans.
Ministre de la santé, de la jeunesse et des sports
Roselyne Bachelot, UMP, 60 ans.
Ministre du logement et de la ville
Christine Boutin, UMP, 63 ans.
Ministre de l'agriculture et de la pêche
Christine Lagarde, 51 ans.
Ministre de la culture et de la communication, porte-parole du gouvernement
Christine Albanel, 51 ans.
Ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique
Eric Woerth, UMP, 51 ans.
Secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, auprès du premier ministre
Roger Karoutchi, UMP, 55 ans.
Secrétaire d'Etat à la prospective et évaluation des politiques publiques, auprès du premier ministre
Eric Besson, ex-PS, 49 ans.
Secrétaire d'Etat aux transports, auprès du ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durable
Dominique Bussereau, UMP, 54 ans.
Secrétaire d'Etat aux affaires européennes, auprès du ministre des affaires étrangères et européennes
Jean-Pierre Jouyet, 53 ans.
Hors gouvernement
Martin Hirsch, 43 ans, président d'Emmaüs-France, est nommé haut commissaire aux solidarités actives contre les pauvretés.
Jean-Louis Borloo annonce son ralliement à Nicolas Sarkozy Presse nationale
Jeunes Radicaux 54
LE MONDE 27.03.07
Le ministre de l'emploi et de la cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, a accordé, mardi 27 mars, son soutien à Nicolas Sarkozy pour l'élection présidentielle. "C'est Nicolas Sarkozy, candidat de l'UMP", a-t-il déclaré sur Canal+ dans "Le Grand Journal".
Initialement invité de l'émission, Nicolas Sarkozy a cédé sa place à Jean-Louis Borloo pour qu'il officialise son soutien. Les deux hommes avaient scellé leur alliance, lundi soir, lors d'un long dîner de travail dans un hôtel du Paradou, près des Baux-de-Provence, dans les Bouches-du-Rhône. M. Borloo, qui est également coprésident du Parti radical, associé à l'UMP, avait conditionné son ralliement à la prise en compte de "la méthode et des mesures" qu'il propose, notamment pour l'emploi et le logement, dans son livre L'Architecte et l'Horloger.
POSSIBLE PREMIER MINISTRE
"Dans la vie, il faut s'apprivoiser, se faire confiance", a-t-il dit pour expliquer son ralliement tardif, assurant que M. Sarkozy allait mettre "un point d'honneur" à tenir les engagements pris envers lui. Jean-Louis Borloo, souvent cité comme un possible premier ministre en cas d'accession du candidat UMP à l'Elysée, a assuré qu'il n'avait pas monnayé son soutien contre un poste et que le candidat UMP "ne lui devait rien".
François Bayrou avait ironisé, mardi dans la journée, sur ce ralliement : "Il a mis trois mois avant de se décider à soutenir le candidat de son parti. Ça montre qu'il devait avoir quelques doutes", a-t-il commenté, à Ploufragan (Côtes-d'Armor). M. Borloo avait dirigé en 2002 la campagne de François Bayrou à l'élection présidentielle. Plusieurs membres du Parti radical avaient appelé le ministre de l'emploi à soutenir le candidat de l'UDF. L'équipe de Marie-George Buffet a également raillé ce soutien, estimant que "Jean-Louis Borloo se rallie et s'aligne" sur Nicolas Sarkozy.
Le ministre de l'emploi et de la cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, a accordé, mardi 27 mars, son soutien à Nicolas Sarkozy pour l'élection présidentielle. "C'est Nicolas Sarkozy, candidat de l'UMP", a-t-il déclaré sur Canal+ dans "Le Grand Journal".
Initialement invité de l'émission, Nicolas Sarkozy a cédé sa place à Jean-Louis Borloo pour qu'il officialise son soutien. Les deux hommes avaient scellé leur alliance, lundi soir, lors d'un long dîner de travail dans un hôtel du Paradou, près des Baux-de-Provence, dans les Bouches-du-Rhône. M. Borloo, qui est également coprésident du Parti radical, associé à l'UMP, avait conditionné son ralliement à la prise en compte de "la méthode et des mesures" qu'il propose, notamment pour l'emploi et le logement, dans son livre L'Architecte et l'Horloger.
POSSIBLE PREMIER MINISTRE
"Dans la vie, il faut s'apprivoiser, se faire confiance", a-t-il dit pour expliquer son ralliement tardif, assurant que M. Sarkozy allait mettre "un point d'honneur" à tenir les engagements pris envers lui. Jean-Louis Borloo, souvent cité comme un possible premier ministre en cas d'accession du candidat UMP à l'Elysée, a assuré qu'il n'avait pas monnayé son soutien contre un poste et que le candidat UMP "ne lui devait rien".
François Bayrou avait ironisé, mardi dans la journée, sur ce ralliement : "Il a mis trois mois avant de se décider à soutenir le candidat de son parti. Ça montre qu'il devait avoir quelques doutes", a-t-il commenté, à Ploufragan (Côtes-d'Armor). M. Borloo avait dirigé en 2002 la campagne de François Bayrou à l'élection présidentielle. Plusieurs membres du Parti radical avaient appelé le ministre de l'emploi à soutenir le candidat de l'UDF. L'équipe de Marie-George Buffet a également raillé ce soutien, estimant que "Jean-Louis Borloo se rallie et s'aligne" sur Nicolas Sarkozy.
AFP: Borloo fait durer le suspense sur son soutien éventuel à Sarkozy Presse nationale
Jeunes Radicaux 54
Jean-Louis Borloo, ministre de la Cohésion sociale, fait durer le suspense sur son soutien éventuel à Nicolas Sarkozy, à qui il veut d'abord soumettre son "programme de gouvernement", fondé sur un Etat rénové et plus efficace.
Il a annoncé lundi avoir défini dans un livre des objectifs et méthodes de gouvernement qu'il propose au candidat UMP Nicolas Sarkozy, afin que ce programme soit appliqué.
"J'ai fait cet effort de mettre noir sur blanc les objectifs et la méthode d'un programme de gouvernement. Naturellement, je le propose à Nicolas Sarkozy. Je suis dans une famille politique, je ne change pas de famille politique", a déclaré M. Borloo qui est un des derniers ministres du gouvernement Villepin à ne pas avoir apporté son soutien à M. Sarkozy.
"Je l'adresse à Sarkozy demain. On se verra dans les jours qui viennent", a ajouté M. Borloo sur France 2, coprésident du Parti radical, formation associée à l'UMP. "Je souhaite qu'on ait avec le candidat de l'UMP un programme qui soit compatible, parfaitement clair et que je sois absolument certain qu'on l'appliquera. Moi mon engagement, c'est très lié à cela", a-t-il précisé.
A propos de François Bayrou qui lui a fait un appel du pied dimanche, M. Borloo a affirmé: "François Bayrou fait une bonne campagne. Deuxièmement c'est quelqu'un de parfaitement estimable". Mais, a ajouté M. Borloo, "le problème que j'ai, c'est quels candidats il soutiendra aux législatives." "Ce sera forcément un camp ou un autre et je ne suis pas moi dans l'hésitation", a-t-il précisé.
Le livre de M. Borloo, "L'architecte et l'horloger" (Editions du Moment), se divise en quatre chapitres: emploi, formation, équité, logement. "Le nouveau rôle de l'Etat, c'est de mobiliser les forces vives de la nation", a-t-il dit. "Je suis convaincu qu'avec cette méthode, on peut parfaitement y arriver".
Alors que la quasi-totalité de la chiraquie a rallié le candidat UMP à l'élection présidentielle - Dominique de Villepin en tête - probable prélude à un soutien du chef de l'Etat, le ministre radical joue sa partition. Il se retrouve ainsi quasi en solo, puisque des ministres ultrachiraquiens comme Philippe Bas, ex secrétaire général de l'Elysée, ou Hamlaoui Mekachera (Anciens combattants) ont rejoint la cohorte des sarkozystes.
Tout comme les très villepinistes députés Georges Tron, Hervé Mariton et Jean-Pierre Grand, jusqu'ici extrêmement critiques envers M. Sarkozy. Certains ont été prompts à lier cette réserve du ministre - aujourd'hui co-président du Parti radical, associé à l'UMP, mais issu de l'UDF - à la popularité grandissante de François Bayrou, président de son ancien parti.
"Cette réflexion n'est pas illégitime, mais je ne suis pas en train de jouer avec Bayrou", a dit M. Borloo lundi, lors d'un entretien avec quelques journalistes. Il n'a pas ménagé ses critiques envers le candidat centriste à la présidentielle. "Avec quelle majorité pourrait-il gouverner ?", s'est-il interrogé, dubitatif.
Mais, a-t-il observé, "si je n'ai pas l'intime conviction que Nicolas Sarkozy me suive, je reste chez moi. Je ne m'engage pas dans la campagne", a ajouté ce ministre souvent qualifié d'atypique, par sa liberté de ton et d'action.
La semaine dernière avait été marquée par deux couacs dans les relations entre le candidat-ministre et son collègue aux questions sociales: Rachida Dati, porte-parole de M. Sarkozy, avait assuré que M. Borloo le soutenait "sans faille" et qu'il serait présent à ses meetings de campagne "dans les dix jours à venir".
Réplique immédiate de l'intéressé: "Rachida Dati n'est pas ma porte-parole. Je déments formellement. Aucun accord (avec M. Sarkozy) n'est intervenu à ce jour".
Ce week-end, les deux hommes étaient convenus de se rencontrer. Nouveau couac. Ils se sont vus à peine dix minutes, M. Borloo assurant avoir eu un "problème d'avion en retard". M. Borloo conditionne son ralliement à la prise en compte de "la méthode et des mesures" qu'il détaille dans un livre à paraître mardi, "L'architecte et l'horloger" (éditions du Moment).
"J'en ai marre qu'on n'affiche pas les priorités", affirmait-il lundi, en allusion aux trois principaux candidats, Sarkozy, Bayrou et la socialiste Ségolène Royal. Il leur reproche par exemple de ne pas avoir de projet clair sur le logement ce qui, selon lui conditionne presque tout. Le logement est précisément l'un des "quatre piliers" sur lesquels repose "la méthode" par laquelle il entend remettre la France sur les rails, avec emploi, éducation-formation et équité entre territoires.
Lui qui reconnaît avoir "réfléchi à une candidature à la présidentielle", va jusqu'à qualifier son travail de "programme pour un Premier ministre".
"Quand je m'engagerai, je le ferai à fond. Si je suis convaincu, je peux convaincre", assure-t-il.
Il a annoncé lundi avoir défini dans un livre des objectifs et méthodes de gouvernement qu'il propose au candidat UMP Nicolas Sarkozy, afin que ce programme soit appliqué.
"J'ai fait cet effort de mettre noir sur blanc les objectifs et la méthode d'un programme de gouvernement. Naturellement, je le propose à Nicolas Sarkozy. Je suis dans une famille politique, je ne change pas de famille politique", a déclaré M. Borloo qui est un des derniers ministres du gouvernement Villepin à ne pas avoir apporté son soutien à M. Sarkozy.
"Je l'adresse à Sarkozy demain. On se verra dans les jours qui viennent", a ajouté M. Borloo sur France 2, coprésident du Parti radical, formation associée à l'UMP. "Je souhaite qu'on ait avec le candidat de l'UMP un programme qui soit compatible, parfaitement clair et que je sois absolument certain qu'on l'appliquera. Moi mon engagement, c'est très lié à cela", a-t-il précisé.
A propos de François Bayrou qui lui a fait un appel du pied dimanche, M. Borloo a affirmé: "François Bayrou fait une bonne campagne. Deuxièmement c'est quelqu'un de parfaitement estimable". Mais, a ajouté M. Borloo, "le problème que j'ai, c'est quels candidats il soutiendra aux législatives." "Ce sera forcément un camp ou un autre et je ne suis pas moi dans l'hésitation", a-t-il précisé.
Le livre de M. Borloo, "L'architecte et l'horloger" (Editions du Moment), se divise en quatre chapitres: emploi, formation, équité, logement. "Le nouveau rôle de l'Etat, c'est de mobiliser les forces vives de la nation", a-t-il dit. "Je suis convaincu qu'avec cette méthode, on peut parfaitement y arriver".
Alors que la quasi-totalité de la chiraquie a rallié le candidat UMP à l'élection présidentielle - Dominique de Villepin en tête - probable prélude à un soutien du chef de l'Etat, le ministre radical joue sa partition. Il se retrouve ainsi quasi en solo, puisque des ministres ultrachiraquiens comme Philippe Bas, ex secrétaire général de l'Elysée, ou Hamlaoui Mekachera (Anciens combattants) ont rejoint la cohorte des sarkozystes.
Tout comme les très villepinistes députés Georges Tron, Hervé Mariton et Jean-Pierre Grand, jusqu'ici extrêmement critiques envers M. Sarkozy. Certains ont été prompts à lier cette réserve du ministre - aujourd'hui co-président du Parti radical, associé à l'UMP, mais issu de l'UDF - à la popularité grandissante de François Bayrou, président de son ancien parti.
"Cette réflexion n'est pas illégitime, mais je ne suis pas en train de jouer avec Bayrou", a dit M. Borloo lundi, lors d'un entretien avec quelques journalistes. Il n'a pas ménagé ses critiques envers le candidat centriste à la présidentielle. "Avec quelle majorité pourrait-il gouverner ?", s'est-il interrogé, dubitatif.
Mais, a-t-il observé, "si je n'ai pas l'intime conviction que Nicolas Sarkozy me suive, je reste chez moi. Je ne m'engage pas dans la campagne", a ajouté ce ministre souvent qualifié d'atypique, par sa liberté de ton et d'action.
La semaine dernière avait été marquée par deux couacs dans les relations entre le candidat-ministre et son collègue aux questions sociales: Rachida Dati, porte-parole de M. Sarkozy, avait assuré que M. Borloo le soutenait "sans faille" et qu'il serait présent à ses meetings de campagne "dans les dix jours à venir".
Réplique immédiate de l'intéressé: "Rachida Dati n'est pas ma porte-parole. Je déments formellement. Aucun accord (avec M. Sarkozy) n'est intervenu à ce jour".
Ce week-end, les deux hommes étaient convenus de se rencontrer. Nouveau couac. Ils se sont vus à peine dix minutes, M. Borloo assurant avoir eu un "problème d'avion en retard". M. Borloo conditionne son ralliement à la prise en compte de "la méthode et des mesures" qu'il détaille dans un livre à paraître mardi, "L'architecte et l'horloger" (éditions du Moment).
"J'en ai marre qu'on n'affiche pas les priorités", affirmait-il lundi, en allusion aux trois principaux candidats, Sarkozy, Bayrou et la socialiste Ségolène Royal. Il leur reproche par exemple de ne pas avoir de projet clair sur le logement ce qui, selon lui conditionne presque tout. Le logement est précisément l'un des "quatre piliers" sur lesquels repose "la méthode" par laquelle il entend remettre la France sur les rails, avec emploi, éducation-formation et équité entre territoires.
Lui qui reconnaît avoir "réfléchi à une candidature à la présidentielle", va jusqu'à qualifier son travail de "programme pour un Premier ministre".
"Quand je m'engagerai, je le ferai à fond. Si je suis convaincu, je peux convaincre", assure-t-il.
Communiqué de presse Presse nationale
Jeunes Radicaux 54
Taux de Chômage en France (BIT)
Les Jeunes Radicaux 54 se félicitent de la nouvelle baisse du Chômage
Les Jeunes Radicaux 54 félicitent Jean-Louis Borloo, Ministre de l'emploi, de la solidarité et de la Cohésion sociale, pour la nouvelle baisse historique du taux de chômage en France.
En s'établissant à 8,8% soit environ 2,1 millions de français, ce chiffre est le plus bas observé en France depuis 5 ans et confirme l'efficacité du plan de cohésion sociale mis en place par le gouvernement.
Alors que certains politiques prônent le "changement" ou la "rupture", les Jeunes Radicaux 54 renouvellent donc tout leur appui à Jean-Louis Borloo et invitent le gouvernement à poursuivre ses efforts afin de faire passer le nombre des chômeurs sous la barre des deux millions avant la fin de l'année 2007.
Les Jeunes Radicaux 54 félicitent Jean-Louis Borloo, Ministre de l'emploi, de la solidarité et de la Cohésion sociale, pour la nouvelle baisse historique du taux de chômage en France.
En s'établissant à 8,8% soit environ 2,1 millions de français, ce chiffre est le plus bas observé en France depuis 5 ans et confirme l'efficacité du plan de cohésion sociale mis en place par le gouvernement.
Alors que certains politiques prônent le "changement" ou la "rupture", les Jeunes Radicaux 54 renouvellent donc tout leur appui à Jean-Louis Borloo et invitent le gouvernement à poursuivre ses efforts afin de faire passer le nombre des chômeurs sous la barre des deux millions avant la fin de l'année 2007.
Chiffres_chomage_septembre_2006.pdf
(1.57 MB)
Remplacement du CPE par un dispositif d'insertion Presse nationale
jeunes radicaux 54
AFP et Reuters
L'article 8 de la loi sur l'égalité des chances, qui créait le contrat première embauche, sera remplacé par un dispositif en faveur des jeunes en difficulté, a décidé le président Jacques Chirac. "Sur proposition du premier ministre et après avoir entendu les présidents des groupes parlementaires et les responsables de la majorité, le président de la République a décidé de remplacer l'article 8 de la loi sur l'égalité des chances par un dispositif en faveur de l'insertion professionnelle des jeunes en difficulté", lit-on dans un communiqué de la présidence.
Ce texte a été publié vers 10 heures, après une réunion d'une heure à l'Elysée en présence du premier ministre, des présidents des deux assemblées, et des principaux responsables de la majorité parlementaire.
"J'AI VOULU AGIR VITE"
Lors d'une déclaration à Matignon prononcée à 10 h 30, Dominique de Villepin a confirmé les annonces du chef de l'Etat. "J'ai proposé au président le remplacement de l'article 8 de la loi sur l'égalité des chances par des mesures en faveur de l'insertion professionnelle des jeunes les plus en difficulté", a-t-il déclaré, avant d'ajouter que"la nouvelle proposition de loi sera présentée dès ce matin." Il a pris acte lundi que "les conditions nécessaires de confiance et de sérénité ne sont réunies ni du côté des jeunes, ni du côté des entreprises pour permettre l'application du contrat première embauche" .
"J'ai voulu agir vite, parce que la situation dramatique et le désespoir de beaucoup de jeunes l'exigent", a-t-il dit. "J'ai voulu proposer une solution forte, parce que j'ai la conviction qu'au-delà de l'engagement nécessaire de l'Etat, seul un meilleur équilibre entre plus de souplesse pour les entreprises et plus de sécurité pour les salariés nous permettra de rompre avec le chômage dans notre pays", a-t-il expliqué. "Cela n'a pas été compris par tous, je le regrette", a-t-il ajouté.
"Depuis plusieurs semaines, a affirmé M. de Villepin, notre pays connaît l'agitation. Les désordres dans les universités et les lycées menacent d'affecter la bonne organisation des examens de fin d'année. Les manifestations de voie publique mettent en danger la sécurité des jeunes. Tout cela commande désormais de trouver une issue rapide à la crise". Il a également "proposé d'engager une discussion sans a priori avec les partenaires sociaux" sur le chômage et la précarisation des jeunes.
A 11 h 30, les présidents des groupes parlementaires UMP, MM. Accoyer et de Rohan, tiendront une conférence de presse. Selon l'entourage du chef de l'Etat, les parlementaires UMP (majorité) chargés du dossier ont travaillé cette fin de semaine "en étroite liaison avec le gouvernement et les dirigeants de la majorité pour élaborer une proposition qui sera présentée par le premier ministre au président de la République, qui en décidera".
Maryse Dumas, secrétaire confédérale de la CGT, a salué lundi "le retrait" du CPE comme un "succès" de "l'action convergente des salariés, des étudiants et des lycéens, ainsi que de l'unité syndicale". Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a déclaré que "l'objectif de retrait du CPE était atteint", même s'il attendait de connaître "le contenu détaillé de la nouvelle proposition de loi". Les douze organisations syndicales, étudiantes et lycéennes doivent se retrouver lundi après-midi, à partir de 16 h 30, en intersyndicale. Le président de l'Unef, Bruno Julliard, a appelé à "maintenir la pression jusqu'au vote par le Parlement" de l'article remplaçant le CPE, dont la suppression constitue selon lui une "première victoire déterminante".
L'article 8 de la loi sur l'égalité des chances, qui créait le contrat première embauche, sera remplacé par un dispositif en faveur des jeunes en difficulté, a décidé le président Jacques Chirac. "Sur proposition du premier ministre et après avoir entendu les présidents des groupes parlementaires et les responsables de la majorité, le président de la République a décidé de remplacer l'article 8 de la loi sur l'égalité des chances par un dispositif en faveur de l'insertion professionnelle des jeunes en difficulté", lit-on dans un communiqué de la présidence.
Ce texte a été publié vers 10 heures, après une réunion d'une heure à l'Elysée en présence du premier ministre, des présidents des deux assemblées, et des principaux responsables de la majorité parlementaire.
"J'AI VOULU AGIR VITE"
Lors d'une déclaration à Matignon prononcée à 10 h 30, Dominique de Villepin a confirmé les annonces du chef de l'Etat. "J'ai proposé au président le remplacement de l'article 8 de la loi sur l'égalité des chances par des mesures en faveur de l'insertion professionnelle des jeunes les plus en difficulté", a-t-il déclaré, avant d'ajouter que"la nouvelle proposition de loi sera présentée dès ce matin." Il a pris acte lundi que "les conditions nécessaires de confiance et de sérénité ne sont réunies ni du côté des jeunes, ni du côté des entreprises pour permettre l'application du contrat première embauche" .
"J'ai voulu agir vite, parce que la situation dramatique et le désespoir de beaucoup de jeunes l'exigent", a-t-il dit. "J'ai voulu proposer une solution forte, parce que j'ai la conviction qu'au-delà de l'engagement nécessaire de l'Etat, seul un meilleur équilibre entre plus de souplesse pour les entreprises et plus de sécurité pour les salariés nous permettra de rompre avec le chômage dans notre pays", a-t-il expliqué. "Cela n'a pas été compris par tous, je le regrette", a-t-il ajouté.
"Depuis plusieurs semaines, a affirmé M. de Villepin, notre pays connaît l'agitation. Les désordres dans les universités et les lycées menacent d'affecter la bonne organisation des examens de fin d'année. Les manifestations de voie publique mettent en danger la sécurité des jeunes. Tout cela commande désormais de trouver une issue rapide à la crise". Il a également "proposé d'engager une discussion sans a priori avec les partenaires sociaux" sur le chômage et la précarisation des jeunes.
A 11 h 30, les présidents des groupes parlementaires UMP, MM. Accoyer et de Rohan, tiendront une conférence de presse. Selon l'entourage du chef de l'Etat, les parlementaires UMP (majorité) chargés du dossier ont travaillé cette fin de semaine "en étroite liaison avec le gouvernement et les dirigeants de la majorité pour élaborer une proposition qui sera présentée par le premier ministre au président de la République, qui en décidera".
Maryse Dumas, secrétaire confédérale de la CGT, a salué lundi "le retrait" du CPE comme un "succès" de "l'action convergente des salariés, des étudiants et des lycéens, ainsi que de l'unité syndicale". Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a déclaré que "l'objectif de retrait du CPE était atteint", même s'il attendait de connaître "le contenu détaillé de la nouvelle proposition de loi". Les douze organisations syndicales, étudiantes et lycéennes doivent se retrouver lundi après-midi, à partir de 16 h 30, en intersyndicale. Le président de l'Unef, Bruno Julliard, a appelé à "maintenir la pression jusqu'au vote par le Parlement" de l'article remplaçant le CPE, dont la suppression constitue selon lui une "première victoire déterminante".
Les députés adoptent le contrat première embauche Presse nationale
Jeunes Radicaux 54
LE MONDE | 09.02.06 | 14h33
A 2 h 35, dans la nuit de mercredi à jeudi 9 février, le contrat première embauche (CPE) a été adopté à l'Assemblée nationale, par 51 voix contre 23. Moins de quarante-huit heures après le relatif échec de la journée de mobilisation du 7 février contre ce contrat de travail réservé aux jeunes de moins de 26 ans et assorti d'une période d'essai de deux ans, le gouvernement Villepin et la majorité ont réussi à pousser leur avantage, et prennent ainsi de court la gauche, les syndicats de salariés et les organisations de jeunesse.
Il restait dans l'hémicycle moins d'une quarantaine de députés (26 UMP, 1 UDF, 9 PS, 1 PCF et 1 Verte) lorsque l'amendement du gouvernement au projet de loi sur l'égalité des chances a été soumis au vote. A lui seul, il aura demandé cinq séances et près de vingt heures de discussion : l'équivalent d'un texte de loi habituel. Mais, au terme d'une longue guérilla parlementaire et de 180 sous-amendements défendus en séance, l'opposition a dû rendre les armes.
Même Maxime Gremetz, le député (PCF) de la Somme, réputé pour sa capacité de blocage, avait plié bagage depuis une heure lorsque le président de séance, Jean-Louis Debré, a annoncé le scrutin public.
C'est bien, en effet, le président de l'Assemblée nationale qui aura tenu à ce que ce dispositif qui a mobilisé contre lui, mardi, plusieurs centaines de milliers de manifestants, soit discuté jusqu'à son terme et voté en séance. En dépit des pressions convergentes d'une partie de la majorité et de la gauche, qui aurait vu sans déplaisir le gouvernement recourir à l'article 49-3 de la Constitution pour faire adopter sans vote ce texte de loi avant que l'amendement créant le CPE soit adopté. L'opposition n'aurait pas manqué alors de dénoncer le "coup de force permanent" de Dominique de Villepin, déjà accusé d'avoir fait fi de toute négociation préalable, d'avoir bousculé l'ordre du jour parlementaire et critiqué pour avoir déclaré l'urgence sur ce texte. La gauche, qui le jour même, réunie en "sommet"" à la Mutualité, annonçait son intention d'empêcher "jusqu'au bout" l'adoption du CPE, essuie là un revers.
La procédure parlementaire n'est pas pour autant terminée et le vote de l'amendement CPE ne sonne pas la fin de la contestation : les organisations de jeunes appellent déjà à deux journées de manifestations, mardi 14 et jeudi 16 février. Quant aux syndicats de salariés, qui devaient se retrouver, vendredi 10 février, ils paraissent décidés à "intensifier" la mobilisation.
A l'Assemblée, la discussion devait reprendre, jeudi matin, sur la suite du texte. Il restait alors 25 articles et 378 amendements à examiner. Le CPE ayant maintenant été adopté, la menace du 49-3, si elle est bien réelle, ne portera pas aux mêmes conséquences. Même si la conférence des présidents a prévu que le débat puisse durer jusqu'à dimanche, il semble bien improbable, en effet, qu'il s'éternise jusque-là, ni la majorité ni l'opposition ne le souhaitant. A moins que cette dernière ne lève le pied et ne "laisse filer" le reste du projet de loi, le premier ministre devrait décider d'engager la responsabilité du gouvernement. Dans le cas, probable, où le PS déposerait une motion de censure, celle-ci pourrait être discutée à la reprise des travaux parlementaires, mardi 21 février.
En dépit des protestations de l'UMP, déplorant les "manoeuvres d'enlisement" de l'opposition, les vingt heures de débat consacrées au CPE auront cependant permis d'en éclaircir la nature. C'est une sorte d'oxymore qui fait ainsi son entrée dans le code du travail puisque, comme l'a reconnu le ministre délégué à l'emploi, Gérard Larcher, "le contrat première embauche ne sera pas nécessairement le premier contrat". Sous le harcèlement de questions de la gauche, le ministre a ainsi admis qu'un même jeune de moins de 26 ans pourrait enchaîner plusieurs contrats première embauche dans des entreprises différentes. Le CPE est assorti d'une "période de consolidation" de deux ans durant laquelle il peut être rompu sans qu'il soit nécessaire pour l'employeur d'en motiver la raison. Un employeur peut également embaucher en CPE un jeune de moins de 26 ans ayant déjà travaillé dans l'entreprise, la durée des contrats précédents étant alors prise en compte dans la "période de consolidation".
La gauche s'est efforcée de démontrer, tout au long des débats, que cette nouvelle forme de contrat créait de nouvelles précarités pour les jeunes. "C'est moins bien qu'un contrat à durée indéterminée et même peut-être encore pire qu'un contrat à durée déterminée", n'a cessé d'affirmer Gaëtan Gorce (PS, Nièvre).
Son argumentation a énervé le ministre de la cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, venu mardi soir se mêler au débat. "Je comprends votre désarroi, a-t-il lancé à la gauche. Je comprends que ça ne rentre pas dans votre champ de compréhension. Rassurez-vous. Il y aura toujours vos CDD adorés ! Il y aura toujours votre intérim adoré ! Et il y aura toujours vos stages adorés ! Mais il y aura en plus le CPE !"
L'UMP s'est contentée d'un rôle de spectateur passif pour ne pas allonger le débat. Seul son porte-parole, Alain Joyandet (Haute-Saône), a exprimé, à plusieurs reprises, tout le bien qu'il pensait de ce "contrat de confiance". "Avec le CPE, nous essayons de faire sauter une sorte de blocage psychologique à l'embauche", a aussi expliqué François Cornut-Gentille (UMP, Haute-Marne).
L'argument ne semble pas avoir totalement convaincu. Ainsi, la présidente du Medef, Laurence Parisot a fait état, mardi, d'"un certain nombre de réserves", estimant qu'il n'est " jamais bon de traiter les jeunes comme une catégorie à part".
Patrick Roger
A 2 h 35, dans la nuit de mercredi à jeudi 9 février, le contrat première embauche (CPE) a été adopté à l'Assemblée nationale, par 51 voix contre 23. Moins de quarante-huit heures après le relatif échec de la journée de mobilisation du 7 février contre ce contrat de travail réservé aux jeunes de moins de 26 ans et assorti d'une période d'essai de deux ans, le gouvernement Villepin et la majorité ont réussi à pousser leur avantage, et prennent ainsi de court la gauche, les syndicats de salariés et les organisations de jeunesse.
Il restait dans l'hémicycle moins d'une quarantaine de députés (26 UMP, 1 UDF, 9 PS, 1 PCF et 1 Verte) lorsque l'amendement du gouvernement au projet de loi sur l'égalité des chances a été soumis au vote. A lui seul, il aura demandé cinq séances et près de vingt heures de discussion : l'équivalent d'un texte de loi habituel. Mais, au terme d'une longue guérilla parlementaire et de 180 sous-amendements défendus en séance, l'opposition a dû rendre les armes.
Même Maxime Gremetz, le député (PCF) de la Somme, réputé pour sa capacité de blocage, avait plié bagage depuis une heure lorsque le président de séance, Jean-Louis Debré, a annoncé le scrutin public.
C'est bien, en effet, le président de l'Assemblée nationale qui aura tenu à ce que ce dispositif qui a mobilisé contre lui, mardi, plusieurs centaines de milliers de manifestants, soit discuté jusqu'à son terme et voté en séance. En dépit des pressions convergentes d'une partie de la majorité et de la gauche, qui aurait vu sans déplaisir le gouvernement recourir à l'article 49-3 de la Constitution pour faire adopter sans vote ce texte de loi avant que l'amendement créant le CPE soit adopté. L'opposition n'aurait pas manqué alors de dénoncer le "coup de force permanent" de Dominique de Villepin, déjà accusé d'avoir fait fi de toute négociation préalable, d'avoir bousculé l'ordre du jour parlementaire et critiqué pour avoir déclaré l'urgence sur ce texte. La gauche, qui le jour même, réunie en "sommet"" à la Mutualité, annonçait son intention d'empêcher "jusqu'au bout" l'adoption du CPE, essuie là un revers.
La procédure parlementaire n'est pas pour autant terminée et le vote de l'amendement CPE ne sonne pas la fin de la contestation : les organisations de jeunes appellent déjà à deux journées de manifestations, mardi 14 et jeudi 16 février. Quant aux syndicats de salariés, qui devaient se retrouver, vendredi 10 février, ils paraissent décidés à "intensifier" la mobilisation.
A l'Assemblée, la discussion devait reprendre, jeudi matin, sur la suite du texte. Il restait alors 25 articles et 378 amendements à examiner. Le CPE ayant maintenant été adopté, la menace du 49-3, si elle est bien réelle, ne portera pas aux mêmes conséquences. Même si la conférence des présidents a prévu que le débat puisse durer jusqu'à dimanche, il semble bien improbable, en effet, qu'il s'éternise jusque-là, ni la majorité ni l'opposition ne le souhaitant. A moins que cette dernière ne lève le pied et ne "laisse filer" le reste du projet de loi, le premier ministre devrait décider d'engager la responsabilité du gouvernement. Dans le cas, probable, où le PS déposerait une motion de censure, celle-ci pourrait être discutée à la reprise des travaux parlementaires, mardi 21 février.
En dépit des protestations de l'UMP, déplorant les "manoeuvres d'enlisement" de l'opposition, les vingt heures de débat consacrées au CPE auront cependant permis d'en éclaircir la nature. C'est une sorte d'oxymore qui fait ainsi son entrée dans le code du travail puisque, comme l'a reconnu le ministre délégué à l'emploi, Gérard Larcher, "le contrat première embauche ne sera pas nécessairement le premier contrat". Sous le harcèlement de questions de la gauche, le ministre a ainsi admis qu'un même jeune de moins de 26 ans pourrait enchaîner plusieurs contrats première embauche dans des entreprises différentes. Le CPE est assorti d'une "période de consolidation" de deux ans durant laquelle il peut être rompu sans qu'il soit nécessaire pour l'employeur d'en motiver la raison. Un employeur peut également embaucher en CPE un jeune de moins de 26 ans ayant déjà travaillé dans l'entreprise, la durée des contrats précédents étant alors prise en compte dans la "période de consolidation".
La gauche s'est efforcée de démontrer, tout au long des débats, que cette nouvelle forme de contrat créait de nouvelles précarités pour les jeunes. "C'est moins bien qu'un contrat à durée indéterminée et même peut-être encore pire qu'un contrat à durée déterminée", n'a cessé d'affirmer Gaëtan Gorce (PS, Nièvre).
Son argumentation a énervé le ministre de la cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, venu mardi soir se mêler au débat. "Je comprends votre désarroi, a-t-il lancé à la gauche. Je comprends que ça ne rentre pas dans votre champ de compréhension. Rassurez-vous. Il y aura toujours vos CDD adorés ! Il y aura toujours votre intérim adoré ! Et il y aura toujours vos stages adorés ! Mais il y aura en plus le CPE !"
L'UMP s'est contentée d'un rôle de spectateur passif pour ne pas allonger le débat. Seul son porte-parole, Alain Joyandet (Haute-Saône), a exprimé, à plusieurs reprises, tout le bien qu'il pensait de ce "contrat de confiance". "Avec le CPE, nous essayons de faire sauter une sorte de blocage psychologique à l'embauche", a aussi expliqué François Cornut-Gentille (UMP, Haute-Marne).
L'argument ne semble pas avoir totalement convaincu. Ainsi, la présidente du Medef, Laurence Parisot a fait état, mardi, d'"un certain nombre de réserves", estimant qu'il n'est " jamais bon de traiter les jeunes comme une catégorie à part".
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Responsable départementale: Annabelle Ferry annabelle.ferry@jeunesradicaux.net
Permanence du Parti Radical de Meurthe et Moselle: 8, rue Bailly – 54000 NANCY
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