« Du logement pour tous à l’éco-logement : quelle politique du logement face aux enjeux du XXI ème siècle ? »
Salle Colbert – Assemblée nationale - Paris
Pré-programme
9h00 : Accueil
9h15 : Ouverture par Monsieur Adrien BEDOSSA, Président de la Commission des Affaires sociales.
9h30-10h30 : 1ère table ronde : Se loger quand on est jeune :
Présidée par : Monsieur Antoine MOUGENOT, Vice-Président des Jeunes Radicaux
Avec :
- Monsieur Jean-Paul ANCIAUX, Député de Saône-et-Loire, membre de la commission des affaires économiques. Rapporteur pour avis dans le cadre du projet de loi de finances pour 2007, intitulé Recherche et Enseignement Supérieur – Formations Supérieures et Recherche Universitaire ; Vie Etudiante. (sous réserve).
- Monsieur Pierre CARLI, Président du Directoire Logement Français, président de l’AORIF. (sous réserve).
- Madame Cécile COINTERAU, Directrice général du gestionnaire de logements ARPEJ, ou Daniel VITRY, directeur de la mission "Universités" de la Caisse des Dépôts et Consignations et ancien
directeur général du CNOUS. (sous réserve).
- Monsieur Patrick QUINQUETON, Président de l’UNHAL– Union Nationale pour l’Habitat des Jeunes.
10h30-10h50 : Débat avec la salle.
11h00-12h00 : 2émetable ronde : Logement : entre urgence sociale et urgence écologique ? :
Présidée par : Monsieur Joël THIERY, Président de la Commission des Affaires Sociales du Parti Radical
Avec :
- Monsieur François SCELLIER, Député du Val-d’Oise, membre de la commission des finances, rapporteur spécial au nom de la commission des finances: Ville et Logement : Logement.
- Monsieur Frédéric GENIN, architecte, membre du Conseil de l’Ordre des Architectes de Monaco en tant que Conseiller.
- Monsieur Yves JEGO, Député de Seine-et-Marne, Membre de la commission des affaires sociales, Maire de Montereau-Fault- Yonne. (sous réserve).
- Monsieur Jean-Luc BERHO, vice-président – Union d’Economie Sociale pour le Logement, depuis 2002 : administrateur Association Foncière Logement. Depuis 2006 : président - GRL (Garantie des Risques Locatifs).
12h00-12h30 : Débat avec la salle.
12h30-13h00 : Clôture par Monsieur Benoist APPARU, Secrétaire d'Etat, chargé du Logement et de l'Urbanisme (sous réserve).
Renseignements: antoine.mougenot@jeunesradicaux.net
Jean-Louis Borloo : «C'est une première étape»
Propos recueillis par Marielle Court
«Sans l'action conjointe d'Angela Merkel, de Gordon Brown et de Nicolas Sarkozy, il n'y aurait pas eu un accord de Copenhague», assure Jean-Louis Borloo. Crédits photo : Le Figaro
Pour le ministre de l'Écologie, les règles de l'unanimité imposées par l'ONU sont trop contraignantes pour arriver à un accord.
Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Écologie, a bataillé durant quinze jours à Copenhague pour obtenir un accord. Après deux nuits blanches et un peu de repos, il livre ses réflexions.
LE FIGARO. - Doit-on parler d' un échec de Copenhague ?
Jean-Louis BORLOO. - Ce n'est pas un succès, c'est une étape difficile et importante. Il y a un incroyable décalage entre les convictions affichées, la prise de conscience, les décisions françaises et européennes, et la réalité du reste du monde.
C'est-à-dire ?
La France vit dans une union sacrée, grâce au Grenelle environnement, qui lui a permis de faire un chemin considérable. Copenhague, en revanche, n'a pas été un Grenelle mondial. C'est cela qui crée en fait notre déception.
On mesure d'ailleurs à l'aune de ce qui s'est passé à Copenhague à quel point l'accord européen sur le climat adopté en décembre dernier a été une performance.
On trouve des pays pour qui se mettre autour de la table de négociations représente une énorme contrainte. Le mandat de Lula, c'est de nourrir sa population. Celui de la Chine ou de l'Inde, c'est de réduire le nombre d'habitants qui vivent en dessous du seuil de pauvreté et qui se comptent par centaine de millions.
Pour nous, c'était le rendez-vous de l'espoir pour ces pays, le rendez-vous de la difficulté.
Quelles sont les avancées du texte ?
On entre dans un processus de construction commune. Désormais, la Chine, les États-Unis, l'Inde, l'Afrique, le Brésil et, bien sûr, l'Europe sont assis autour de la même table. C'est très important. Il faut bien se rappeler qu'un processus comme celui de Kyoto a mis treize ans pour aboutir.
Il y a par ailleurs des engagements financiers importants : à court terme, d'ici 2012, 10 milliards de dollars par an ont été actés. Ils sont destinés prioritairement aux pays les plus vulnérables, ce qui était une revendication française forte et qui représente pour eux un atout de développement majeur. À long terme, engagement est pris de monter en puissance, de telle façon qu'il y ait 100 milliards par an en 2020. C'est une première étape.
Est-on arrivé au bout d'un processus de négociation dans le cadre de l'ONU ?
Après deux ans de discussions intenses, les négociateurs de l'ONU n'ont pas réussi à produire un seul texte. Ou, tout du moins, ceux qu'ils ont produits étaient criblés de mots entre parenthèses demandant à être confirmés ou infirmés. On ne peut plus fonctionner avec un système d'unanimité qui impose un vote positif de 193 pays en même temps. On ne peut pas fonctionner avec un système d'unanimité, avec des intérêts aussi divergents qu'entre pays pétroliers et non pétroliers, qu'entre petits et grands pays.
Maintenant, que va-t-il se passer ?
Le document qui a été validé à Copenhague vaut accord opérationnel pour que la Conférence climat applique les engagements. Mais, surtout, il y a des engagements multilatéraux. En matière de financement, par exemple, on peut parfaitement décider de la création d'un fonds géré paritairement entre les financeurs et les bénéficiaires s'appuyant sur la législation financière internationale. On n'a pas besoin d'attendre un traité de l'ONU. Je suis bien sûr favorable à ce que ce processus de négociations aboutisse à un traité, mais, s'il y a les mêmes règles qu'à Copenhague, la prochaine conférence, prévue à Mexico, sera confrontée aux mêmes difficultés en décembre prochain.
L'Europe ne ressort-elle pas cabossée de cette négociation qui a vu s'affronter les deux géants du monde que sont la Chine et les États-Unis ?
L'Europe a été très présente. Sans l'action conjointe d'Angela Merkel, de Gordon Brown et de Nicolas Sarkozy, il n'y aurait pas eu un accord de Copenhague.
L'Europe, qui s'était engagée à passer à 30 % de réduction de gaz à effet de serre en cas d'accord satisfaisant, n'a pas l'air de vouloir en prendre la voie…
Nous espérons que ce sera la position commune de l'Europe. La France, en tout cas, s'y est engagée. Le président de la République l'a annoncé. Nous avons fait nos calculs et nous savons que nous pouvons le réaliser.
Borloo pour une "société à responsabilité sociale et écologique"
(AFP) – 29 novembre
PARIS — Le président du Parti radical et ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo a souhaité dimanche, devant les militants de son parti réunis en congrès à Paris, entrer "dans une société à responsabilité sociale et écologique".
Clôturant le 110e congrès du Parti radical, partenaire de la majorité présidentielle, en présence notamment du secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand et des présidents des groupes UMP à l'Assemblée et au Sénat, Jean-François Copé et Gérard Longuet, Jean-Louis Borloo a consacré l'essentiel de son discours à la prochaine conférence de Copenhague sur le climat, qu'il a qualifiée d'"opportunité formidable de changer le monde".
La crise, a-t-il dit, ce n'est pas seulement une crise financière, "c'est le début de la mutation". "Au fond, Copenhague, c'est Pittsburgh 2", a-t-il poursuivi, en référence au sommet du G20 qui s'était réuni en septembre pour jeter les bases d'une nouvelle gouvernance économique et financière.
Evoquant longuement la préparation du sommet de Copenhague - de la recherche d'un accord entre pays européens en décembre 2008 au déplacement du président Nicolas Sarkozy au Brésil ou de sa propre visite-éclair à Pékin - le ministre de l'Ecologie a déclaré avoir ainsi "compris que c'était une opportunité formidable de changer le monde".
"Le XXe siècle, c'était une société anonyme", a estimé M. Borloo. "Il faut dissoudre cette société anonyme pour rentrer dans une société à responsabilité sociale et écologique" et pour créer "ce nouveau monde, il va falloir qu'on ait de l'imagination", a-t-il ajouté.
Réélu le 16 novembre à la tête du plus vieux parti de France, fondé en 1901, le ministre d'Etat, également vice-président de l'UMP, a par ailleurs jugé que sa formation politique "(pouvait) être fière d'être dans cette majorité" et qu'elle serait "là de manière extrêmement présente" dans la campagne des régionales.
Auparavant, le numéro un de l'UMP Xavier Bertrand avait assuré les militants du parti radical qu'il "(avait) besoin" d'eux. "Nous ne nous arrêterons pas là pour la représentation du parti radical sur les listes" pour les régionales, leur a-t-il promis.
Pour l'instant, le parti radical compte une tête de liste régionale, Laurent Hénart en Lorraine qui conduira aussi la liste en Meurthe-et-Moselle, et quatre autres têtes de liste départementales.
Au cours de son congrès, réuni depuis samedi à Paris, le parti radical a adopté une résolution sur les collectivités locales dans laquelle il "émet de profondes réserves sur le mode de scrutin envisagé" pour la désignation des futurs conseillers territoriaux, souhaitant qu'une "plus grande place soit donnée" à la proportionnelle.
Il a aussi décidé l'élaboration dans les prochains 18 mois d'un nouveau "Manifeste radical" s'appuyant sur une consultation "la plus large possible" des militants et instances du parti. Un Congrès extraordinaire, convoqué en 2011, devra ensuite se prononcer notamment sur les conditions de la participation du parti au scrutin présidentiel de 2012.
Plus d'un an après la retentissante faillite de Lehman Brothers, la finance mondiale cherche sa voie.
Des concepts que l'on croyait moribonds refont surface. C'est le cas de la taxe Tobin.
«Tobin». Ce nom fait frémir dans les salles de marchés. Les lobbies financiers maintiennent la
pression mais un autre mouvement, prônant un retour à davantage de valeurs éthiques, est en
marche…
Tobin avait pressenti l’engouement de certains pour un marché qui allait devenir le plus liquide au monde. Comme d’autres économistes de son époque, il voyait plutôt d’un mauvais œil le passage au cours flottant. Le (seul) Prix Nobel français Maurice Allais ne put que constater, en 1999, la dangerosité de la spéculation sur les devises. «Ce qui doit arriver, arrive», prévint-il alors. Ni le risque systémique, ni la possible manipulation des cours ne furent anéantis par la signature des Accords de la Jamaïque (1976). George Soros ne parvint-il pas à faire «sauter la Banque d’Angleterre» au début des années 1990 ?
Mais malgré toutes ces mises en garde, l’idée de la taxe Tobin était quelque peu restée au fond d’un tiroir, si ce n’est pour être ressortie – et déformée – de temps en temps par quelques groupes altermondialistes.
Et puis, voilà qu’elle recommence à faire parler d’elle. La crise et la volonté de moraliser les marchés financiers la remettent à la mode. Enfin, pas tout à fait… Nicolas Sarkozy, alors candidat à la Présidence de la République, évoquait, dès 2007, l’idée d’imposer une taxe sur les positions spéculatives qui n’était pas sans rappeler le concept du Prix Nobel américain. Il fallait être courageux - ou relativement visionnaire - pour proposer une telle mesure en période d’euphorie boursière…
Seulement voilà, l’application d’une taxe dans l’idée de celle de James Tobin ne peut se faire qu’à l’échelle mondiale. Si un seul pays s’y met, les spéculateurs iront tout simplement spéculer ailleurs, entrainant par là même un manque à gagner pour le pays en question. La Suède s’y est essayée dans les années 1990, elle en a fait les frais – les volumes d’échanges à la Bourse de Stockholm chutèrent considérablement et on retrouva les financiers suédois en train de spéculer sur les marchés londoniens. Elle abandonna finalement l’idée.
Or, Nicolas Sarkozy – entre temps devenu Président – ne semble désormais plus être le seul à crier haro sur la spéculation. Comme l’explique Pierre Tenaud dans Money Week cette semaine, même le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, pourtant peu réputé pour son interventionnisme, a lui aussi expliqué qu'il militerait pour la mise en place d'une telle taxe. Soutenu également par le chef de l'Autorité britannique des services financiers (FSA), Adair Turner, la méthode anti-spéculation du Dr. Tobin a le vent en poupe.
Bien sûr, les opposants (principalement américains) montent au créneau, arguant du manque de liquidité qu’entrainerait une généralisation de la taxe. Mais peut-on seulement imaginer raisonnablement une crise de liquidité sur un marché où s’échangent quotidiennement plus de 3000 milliards de dollars ?
Alors d’autres se montrent cyniques. «La taxe Tobin, c’est comme le monstre du Loch Ness» lance Otmar Issing, l’ancien Economiste en Chef de la BCE, «on l’aperçoit une ou deux fois puis disparaît»… Sauf que le mouvement qui se lève contre la spéculation excessive n’est pas une légende. Encore moins un canular… La France, l’Allemagne, l’Autriche, la Finlande, la Belgique et l’Australie sont favorables à l’idée d’une telle taxe. D’ailleurs la Belgique a d’ores et déjà ratifié son entrée en vigueur dès que les autres pays de l’euro zone voteront une loi similaire. Joseph Stiglitz, Nobel d’Economie en 2001, applaudit ; The Economist crie à l’hérésie financière.
Quand George Soros - qui a bâtit sa fortune et sa réputation de spéculateur intraitable en forçant la livre sterling à sortir du Système Monétaire Européen en 1992 - reconnaît que même si la taxe va à l’encontre de ses intérêts personnels, son application pourrait avoir des effets positifs sur l’économie mondiale, je ne peux m’empêcher, Monsieur Issing, d’imaginer un scientifique des plus cartésiens avouant l’existence du monstre du Loch Ness.
Alors oui, la finance mondiale marche vers davantage de régulations. Et peut-être une ère nouvelle commence-t-elle ; une ère où les économistes et les hommes politiques travailleront ensemble aux moyens d’éviter des dérives contre-productives, où le seul intérêt des marchés sera de soutenir l’économie réelle, où – enfin – l’investissement dans les véritables besoins des sociétés humaines paiera les meilleurs intérêts.
Nicolas Martelin
Responsable départementale: Annabelle Ferry (annabelle.ferry@jeunesradicaux.net)
Responsable départementale adjointe: Delphine Lejeune (del.photo@hotmail.fr)
Permanence du Parti Radical de Meurthe & Mose





