Pour que vive la République

Responsable Départemental des Jeunes Radicaux de Maine et Loire

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Le sens de l’engagement

Mardi 25 Septembre 2007

Afin de poursuivre nos réflexions sur l’engagement militant, il nous est apparu intéressant de nous interroger sur le caractère moral ou non de l’engagement politique. Partant du constat qu’il est de plus en plus difficile de mobiliser les jeunes dans le but de s’investir dans les partis politiques, pourquoi certains franchissent le pas ? Pourquoi des individus se regroupent dans des organisations politiques ? Que viennent-ils y chercher ?

Nous vivons aujourd’hui dans une société de massification. D’aucuns ont été tentés d’évoquer l’idée de l’émergence d’un « homme unidimensionnell». Les individus dans leurs pratiques au quotidien, dans leurs modes de consommation sont peu différenciés. On a vu apparaître la diffusion des mêmes produits, des mêmes services ; la promotion des mêmes valeurs et l’utilisation des mêmes slogans. Cependant, la montée de l’individualisme, entendu comme la volonté d’être différent et de satisfaire ses envies, pousse les individus à se différencier les uns des autres.

Fort de cette réalité, il est possible d’envisager l’idée selon laquelle l’engagement politique serait un moyen de différenciation non pas au service de l’intérêt général mais bien dans un intérêt particulier. Lorsque l’on observe les discours au quotidien le terme politique dégage de la violence symbolique dans le sens où cette pratique renvoie à une activité sacrée. L’engagement ne laisse pas indifférent et le plus souvent l’engagement politique distingue un individu d’un autre de manière valorisante. L’activité politique donne un certain prestige, elle renvoie au concept de « l’estime de soi ». On le voit l’engagement politique est duale. Non seulement il a une utilité sociale mais aussi individuelle. Au fond cela est-il problématique ?

Si l’on réduit une activité à son utilité collective on aurait le droit, moralement, selon l’exemple de Dostoïveski, de torturer un enfant si cela devait accroître le bien être de l’humanité : impensable. Aussi, il convient d’admettre qu’une activité politique ne peut pas être totalement désintéressée sans que cela lui retire toute valeur morale. Pour cela, elle ne doit pas se réduire exclusivement à l’intérêt qu’un individu peut retirer de sa pratique.

C’est en ce sens que le fonctionnement des partis se doit d’être revu. En effet, comment croire, au regard des coûts individuels, qu’un militant puisse s’engager sans se concentrer essentiellement sur une quelconque forme de rétribution individualisable dans la mesure où la légitimité s’acquiert le plus souvent avec le temps ?

D’un point de vue particulier, si l’on veut être crédible, en tant que jeunes radicaux, nous devons faire un travail sur ce point afin de nous distinguer des logiques d’appareil propres à l’UMP ou au PS qui fonctionnent de plus en plus comme le PC du temps où Annie Kriegel l’a étudié. La légitimité d’un militant dans toutes les formes de participation ne doit pas provenir de ses années de présence, des étapes qu’il a franchies etc. C’est une vision archaïque qui contribue à exacerber l’aversion de la jeunesse à l’égard des partis.

Nous ne devons à aucun moment entrer dans des logiques Machiavéliques qui concentrent l’énergie sur « les places à prendre »… Le Prince devait durer pour parachever son pouvoir et atteindre son objectif. Cet exemple doit être invalidé par les militants au quotidien.


Rédigé par JR49 le Mardi 25 Septembre 2007 à 18:39

Billet d'humeur

Pour renouveler l’engagement militant

Jeudi 20 Septembre 2007

L’université d’été du Parti Radical s’est déroulée du vendredi 14 au dimanche 16 septembre. La table ronde du vendredi matin était consacrée à « la formation aux enjeux municipaux ». Par ce billet, nous souhaitons nous attarder sur la thématique de l’engagement en politique. Force est d’admettre que nous assistons depuis plusieurs années à une évolution des formes d’engagement. L’engagement politique est de plus en plus délaissé au profit, par exemple, des engagements humanitaires et autres nouveaux mouvements sociaux.

Pourquoi un tel désintérêt pour la chose publique ? De notre point de vue, tout d’abord, parce que la politique est perçue comme une activité réservée à une élite. Ensuite, elle renvoie à un imaginaire collectif de magouilles, de complots, fait de trivialités alors même que c’est l’intérêt général qui est en jeu. De surcroît, le renouvellement de la classe politique est quasiment inexistant ce qui fait de cette activité, aux yeux de beaucoup de nos concitoyens, un espace réservé à des « carriéristes intéressés ». Aussi, il devient urgent de désacraliser la politique et de prendre le temps d’expliquer que cela peut-être un hobby où chacun s’investit comme il le souhaite.


Mais plus encore, nos représentants actuels et les partis se doivent de créer les conditions du renouvellement de la classe politique afin de faciliter l’engagement. Les municipalités pourraient, par exemple, mettre en place un pass-engagement citoyen (présent au niveau régional) pour les associations angevines. L’objectif est de couvrir une partie du coût de la cotisation dans une association, syndicat ou parti politique puisque c’est un facteur bloquant chez les jeunes. La mise en place d’un forum de l’engagement associatif qui se déplacerait dans les quartiers afin de présenter les différentes associations et leurs actions serait aussi nécessaire. Ensuite, il s’agit de valoriser l’engagement avec un « passeport bénévole ». Le service jeunesse de la Mairie délivrera ce passeport qui fera état de toutes les missions accomplies par le jeune en mentionnant les compétences acquises etc. En outre, pour donner une légitimité à ce passeport, le service jeunesse aura pour mission d’aider le jeune à récupérer des certificats signés par le responsable de l’organisation au sein de laquelle il évoluait.

D’autre part, il apparaît de manière de plus en plus évidente que les formes d´engagement proposées par les partis « traditionnels » correspondent de moins en moins aux aspirations d´une jeunesse qui ne demande qu´à s´investir dans un système politique plus moderne et en phase avec les grands enjeux de notre temps, en témoignent les nouvelles formes d´engagements, dans les associations ou les grandes causes. Il semble donc indispensable de renouveler les moyens de s´engager au sein des partis, en donnant une place prépondérante à la jeunesse et ses souhaits. Le développement des forums, des blogs représente des premiers pas encourageants mais à approfondir et compléter.
En outre, l´un des problèmes que rencontre l´engagement au 21e siècle est le caractère ponctuel, voire consumériste, des mouvements associatifs : beaucoup de jeunes aujourd´hui s´engagent de manière courte, temporaire, dans un désir d´investissement peu contraignant et surtout rattaché à des causes « à la mode », comme le montre l´engouement parfois démesuré pour les manifestations altermondialistes, peu souvent suivi d´un engagement durable et sincère. Il importe donc de redonner à l´engagement politique toute sa noblesse et son sens profond, c´est à dire le travail au service de la communauté et de l´intérêt général.


Rédigé par JR49 le Jeudi 20 Septembre 2007 à 18:11

edito

Nos aînés doivent nous aider

Mercredi 12 Septembre 2007

Septembre est le mois des rentrées universitaires, le mois de l’action pour une section jeune, comme la nôtre, pour qui la nécessité de se développer est importante.

Encourager l’engagement, présenter nos valeurs, désacraliser le politique sont autant de choses que nous tentons de faire passer dans notre discours.
Mais, pour qu’un discours soit parfaitement audible sur le plan local, il doit renvoyer, dans l’esprit de chacun, à une personnalité politique nationale clairement identifiée. Ce n’est pas le cas lorsque l’on milite pour le Parti Radical.

Les jeunes ne savent pas que Jean-Louis Borloo est le co-président du Parti Radical alors qu’il est numéro deux du gouvernement ; ils ne savaient pas plus, il y a quelques mois, que Renaud Dutreil ou François Loos étaient, eux aussi, membre du PR.

Nous tentons au quotidien de ne pas être confondus avec l’UMP, nous nous démenons pour devenir une force de propositions à part entière ; cependant, si aucune de nos personnalités, qui plus est populaire, ne revendique leur appartenance au Parti Radical alors nous resterons, dans de nombreux département, à l’état embryonnaire.

Dans cet esprit, nous invitons nos responsables à prendre des initiatives au niveau national afin de faire connaître non seulement leur famille politique mais aussi ses valeurs qui, j’en suis sûr, pourraient séduire de nombreux jeunes non initiés.


Rédigé par Alexis TAUGE le Mercredi 12 Septembre 2007 à 19:21

Angers 2008

C’est officiel : Christophe Béchu est candidat à la mairie d’Angers. Le chemin sera long et semé d’embuches mais Christophe Béchu, de part sa jeunesse, son intelligence, son humanisme, incarne un souffle nouveau pour des idées modernes afin d’insuffler une nouvelle dynamique. Angers ne doit plus être seulement « une ville proche de Nantes et pas loin de la Bretagne », comme il nous l’a signifié hier soir, mais devenir une ville connue et reconnue par ses actions.

Par ailleurs, on peut espérer un ralliement des centristes du modem pour cette bataille qui s’annonce historique après les 5 défaites successives de la droite. Nous appelons à un rassemblement encore plus large tant le maire actuel fait preuve de dédain et d’un manque de respect certain pour les voix discordantes de sa majorité. Le mépris et la critique n’est qu’un aveu de faiblesse reflétant la vacuité d’un projet.

Les Jeunes radicaux de Maine-et-Loire comptent s’investir avec intensité dans la campagne en apportant les valeurs, les idées et les principes du radicalisme d’aujourd’hui. La jeunesse, toute la jeunesse, doit s’investir dans la campagne et c’est en ce sens que notre présence ainsi que celle des jeunes du modem, si elle venait à être officialisée, permettrait de faire entendre la voix du centre droit et son indéniable caution sociale.


Rédigé par JR49 le Vendredi 7 Septembre 2007 à 22:15

Billet d'humeur

Silence le navire coule…

Mardi 4 Septembre 2007

40% des élèves sortant du primaire ne sont pas instruits selon un rapport du HCE. Personne n’est dupe, ce pourcentage représente en majorité les élèves les plus défavorisés. L’école reproduit et accroît les inégalités. Les élèves issus des milieux les plus favorisés en termes d’accès à la culture, aux livres etc., mèneront des parcours généralement brillants. Au contraire, les « déshérités », c’est-à-dire les élèves issus de milieux sociaux défavorisés, échoueront tôt ou tard avec un niveau plus ou moins faible dans leur cursus scolaire.

Pourquoi ? De notre point de vue, si nous laissons les élèves découvrir ou inventer, par exemple, les mathématiques alors on fait le choix de creuser le fossé entre les enfants les moins et les plus dotés en capital culturel et social. Vaste illusion de croire que nous sommes égaux face à l’acquisition des savoirs. En effet, l’élève, selon son appartenance d’origine, mobilisera face à une énigme des connaissances acquises dans la sphère familiale. Dès lors, on parlera d’une construction autonome du savoir. Dans ce cas, on fait le choix de creuser les inégalités.

C’est ce choix qui a été fait par les tenants de l’éducation centrée sur l’élève mais certainement pas celui des formateurs finlandais dont le système est le meilleur du monde. Il privilégie la transmission des savoirs et des méthodes aux enfants par le biais d’un apprentissage progressiste et non d’une découverte autonome.

N’oublions pas que l’instruction publique se doit de diffuser le plus largement possible, comme l’appelait Condorcet, un « savoir élémentaire » : elle n’assume plus ce rôle. Revenons vers une méthode progressiste, ou chacun aura la chance de pouvoir apprendre et assimiler un socle commun de connaissances et de méthodes nécessaires à la vie en autonomie. Ainsi, l’émancipation de tout un chacun deviendra possible.

Les jeunes radicaux se doivent de prendre des positions pertinentes et volontaristes dans cette société aux inégalités de plus en plus diverses et profondes. Nous devons poser les bases d’un humanisme nouveau en centrant nos pratiques sur les besoins réels de chaque individu. C’est en transmettant les règles du vivre ensemble et en les diffusant que l’on solidifie l’édifice républicain. Il n’y a pas d’éducation sans contrainte.


Rédigé par JR49 le Mardi 4 Septembre 2007 à 23:15