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En cette période estivale les nouveaux bacheliers se pressent pour s’inscrire à la faculté. Il n’est pas toujours simple de concilier job d’été, démarches administratives, et quête d’un logement.

Sur ce dernier point, les bacheliers sont souvent en quête de liberté et d’émancipation parentale. De ce fait, quoi de plus excitant que de vivre enfin seul ? Mais, il faut bien le dire, ce n’est pas toujours si simple de se retrouver avec soi-même dans son appartement et une ville dont on connaît peu. En outre le coût des loyers, en ce temps de pénurie de logements étudiants, est élevé.

Alors voilà, des associations ont trouvé un concept innovant afin de répondre aux problématiques actuelles de logement chez les jeunes et de solitude des séniors. L'association angevine Toit et moi solidaires propose aux personnes âgées d'héberger des étudiants et jeunes travailleurs en échange d'une présence et de quelques coups de main. Cette formule a fait ses preuves dans d’autres villes.

Plus précisément, comme le note Gaëtan Gadri, le coordinateur de l’association, dans Ouest France, « la priorité, ça reste les études. Les jeunes n'ont pas à se substituer à des aides à domiciles, on ne leur demande pas des soins mais des coups de main. Notre cible, ce sont les étudiants qui ne pourraient pas faire d'études s'ils devaient payer leurs études et leur logement ».

Il existe deux formules pour un coût allant de 210 euros à 240 euros : « la première, c'est une chambre gratuite contre une présence et quelques services. La deuxième, c'est une chambre contre une présence, avec une participation aux frais (30 % des charges payées par l'hébergeur) ».

Pour contacter l’association Toit et moi Solidaires : 86, rue Saumuroise, à Angers. Permanences : le lundi de 10 h à 14 h et le mardi de 17 h à 19 h. Tel : 06 68 48 44 87. toietmoi.solidaires@hotmail.fr, www.toietmoisolidaires.org


Rédigé par JR49 le Lundi 23 Juillet 2007 à 15:33

Les passions entraînent parfois des conséquences très néfastes qui biaisent une opinion. De notre point de vue, les organisations étudiantes sont confrontées à cet écueil.

Pourquoi ? Aujourd’hui au nom de l’égalitarisme, de l’égalité des chances, ces organisations revendiquent la gratuité des universités. Objectivement, chaque étudiant serait donc égal face à l’entrée dans le cycle universitaire si elle était gratuite.
Quelle vaste plaisanterie quand on sait que les facteurs du choix de l’orientation sont majoritairement extérieurs au système universitaire : le coût du logement et des transports, les frais de la vie quotidienne à assurer isolément.

Nous pensons donc qu’il serait plus juste de mener une réflexion sur la nécessité de revoir le système des frais d’inscription à l’université. Par exemple, comme Science Po Paris l’a fait, pourquoi ne pas envisager des frais d’inscription modulables basés sur les revenus des parents. Comme le note, très justement, Pascal-Emmanuel Gobry, Président d’impulsion concorde, dans son article paru dans le Figaro du mardi 3 juillet, ce type de réforme devra être encadré afin de respecter plusieurs principes.

- « un principe de mesure, les frais ne dépasseront pas un montant raisonnable ».
- « un principe de proportionnalité, les frais seront échelonnés en fonction des revenus de chacun et la gratuité sera maintenue pour les plus modestes »
- « un principe de service public, ces nouvelles ressources ne correspondront pas à un désengagement de l’État »
- « un principe de solidarité, ces frais seront consacrés à l’augmentation des aides pour les étudiants les plus modestes »

L’objectif est clairement de rendre le système universitaire plus juste car l’égalitarisme n’est pas équitable. On le comprend, les fonds récupérés par les frais d’inscription seront redistribués. Nous penchons plus pour une forme d’aide plus importante pour ceux qui en ont le plus besoin. Cette aide toucherait l’achat des livres, l’accession aux logements, les besoins courants, par des sommes attribuées spécifiquement plutôt que le versement pure et simple d’une allocation dont on ne sait au fond à quoi elle va véritablement servir.


Rédigé par JR49 le Vendredi 6 Juillet 2007 à 19:20

Billet d'humeur

Mardi eut lieu le discours de politique générale de François Fillon. Il n’a pas réussi à éviter, par moment, de tomber dans l’énumération de futurs projets mais, néanmoins, son discours est resté captivant.

Les réactions ont été globalement positives même à gauche lorsque l’on s’attarde sur les déclarations de Manuel Valls dans Le Parisien. Les désaccords de fond restent, ce qui nourrit le débat, mais le sectarisme en moins puisque, dit Manuel Valls, « le premier ministre a fait un discours à la hauteur des attentes du pays ».

Mais, que dire des propos de certains éléphants du PS qui revendiquent une opposition constructive tout en dénigrant de manière extrêmement virulente le premier ministre…

Dans le même esprit, on a entendu, mais cela devient une coutume, des menaces d’exclusion du PS à l’encontre de Jack Lang qui est pressenti pour rejoindre la commission sur la modernisation des institutions. Que l’on aime ou non Monsieur Lang, et cela n’est au fond pas le propos, force est d’admettre qu’il a toujours eu beaucoup d’idées innovantes. Son action lors de son passage à la culture fut reconnue par tous, alors si aujourd’hui les mentalités évoluent, pourquoi se priver d’un homme qui manifeste l’envie de mettre ses idées au service de la France ?

L’action politique change mais les mentalités d’une certaine gauche restent. Cela sera sans doute préjudiciable à la France car nous avons besoin d’un PS moderne aux propositions constructives.

« Le service de la vérité est le plus rude des services », certes, mais il permet de faire cesser les illusions et les croyances même si cela fait mal. Une partie du PS semble avoir peur d’affronter la réalité de sa situation. Les français quant à eux ont montré qu’ils étaient prêts à supporter la vérité.


Rédigé par JR49 le Jeudi 5 Juillet 2007 à 22:08