Pour que vive la République

Responsable Départemental des Jeunes Radicaux de Maine et Loire

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actu nationale

La gauche nous ment

Lundi 30 Avril 2007

La menace est brandie comme une épée de Damoclès au dessus de certains quartiers de notre pays : si Monsieur Sarkozy est élu ce sera « un nouveau déchainement de violences ».
Certains l’attendent, et donc le légitiment puisque, de leur point de vue, Monsieur Sarkozy est un tyran. Ainsi, en faisant croire que toutes les conditions sont réunies pour un nouvel embrasement des cités, les manipulateurs et les agitateurs créent eux-mêmes ces conditions de violence en montant certaines parties de la population contre d’autres, et en amplifiant les attaques sur la personne de N. Sarkozy.

Il faut dire stop à ceux qui jouent avec les haines, qui tentent dans un intérêt partisan de provoquer un déchainement de violence qui conduira la France à une instabilité nuisible à chacun d’entre nous. Car en effet, si la gravité des émeutes de 2005 s’est traduite par une relative union des responsables politiques, dès le calme revenu, certains en ont profité pour instrumentaliser ces violences et en faire leur thème. Utiliser et manipuler des événements d’une telle ampleur est tout simplement détestable, surtout quand l’on pense que des vies et des êtres humains sont en jeux. Alors bien sûr, on accusera Nicolas Sarkozy d’avoir joué les « pompiers pyromanes », mais ces accusations demeurent toujours largement infondées.

Soyons clairs. Les violences ne sont le fruit que d’une minorité : des voyous, des casseurs qui n’ont plus de repères ; qui ne font ni la différence entre le bien et le mal, ni entre la souffrance des uns et le bonheur des autres. En aucun cas, les violences sont le fruit des jeunes de quartiers. Les apprentis sorciers et autres démagogues doivent arrêter de mentir dans un intérêt électoraliste.

Les voyous, comme nous le rappelle Dang sur le blog de Koz, ont toujours existé et plus encore « ils sont ni de droite ni de gauche, ni blacks, ni blancs, ni beurs. Ils appartiennent à tous les milieux, à toutes les nations. Ils aiment casser, c’est tout. »
Il est vrai que si pour eux Nicolas Sarkozy promet la fermeté, cela est normal.

Par contre, pour les jeunes défavorisés issus des quartiers trop longtemps abandonnés, il promet tout autre chose.
La gauche souhaite mettre en place un contrat première chance. Il sera financé par les régions et d’une durée d’un an sans aucune formation. Il instaure donc le travail gratuit et l’inaccessibilité à la promotion sociale.
Le candidat de la droite a repris le plan Marshal de Jean-Louis Borloo : beaucoup plus humaniste, il fait le pari de l’avenir.
Le plan Marshall, ce sera 250 000 contrats de professionnalisation financés par l’Etat. Ils seront réservés aux jeunes des quartiers qui sont le plus touchés non seulement par le chômage mais aussi par l’absence de formation.
Aussi, ces contrats de professionnalisation suivront la même règle que les contrats de professionnalisation classique avec une rémunération indexée sur le Smic et une obligation de formation. Leur transformation en Cdi fera l’objet d’une exonération totale de charge compensée par l’Etat. Pour accompagner cet effort massif, « il est impératif que toutes les personnes publiques et privées de notre pays intègrent dans un délai d’un an des personnes originaires de zones urbaines sensibles à hauteur d’au moins 3% de leur effectif total ou de leur masse salariale. »


Rédigé par JR49 le Lundi 30 Avril 2007 à 19:39

Qui sommes-nous?

Nous, Jeunes Radicaux...

Vendredi 27 Avril 2007

Qui sommes-nous ?

Nous sommes avant tout des citoyens libres. Libres car le parti radical n’enferme pas, le Parti Radical est un esprit : celui de l’humanisme des lumières.
Il s’agit de croire en l’être humain, d’avoir la volonté de l’aider, de le replacer au centre de la vie sociale et de toutes les considérations. Vous l’aurez compris, le fondement de nos réflexions est l’homme.
Il faut aller au-delà des idéologies qui conduisent, le plus souvent, à des formes d’obscurantisme.

Pourquoi s’engager en politique ?

Pour porter des idées. Quoi que l’on fasse nous sommes pris à des degrés divers dans le jeu politique. « Un homme n’existe pas à la manière de l’arbre ou du caillou : il est engagé, il faut parier et l’abstention est un choix » disait Jean-Paul Sartre. Nous préférons le choix de l’action à celui de l’abstention. En outre, l’engagement politique n’est pas une contrainte. Chacun participe à sa manière, nous ne sommes pas prisonniers, nous ne renonçons pas à une partie de notre liberté. Bien au contraire, nous exerçons la liberté qui nous est donnée de nous engager.

Notre objectif ?

Notre objectif est simple. Nous voulons contribuer au décloisonnement de la jeunesse. Nos différences font nos richesses. Loin de nous le sectarisme, loin de nous les jugements sur les apparences, sur les catégories sociales. Notre souhait est de débattre avec tous. Tous les jeunes engagés sont guidés par la même volonté : améliorer la vie des autres. On ne peut se satisfaire de la misère, de la souffrance ; la compassion est un sentiment humain alors réfléchissons ensemble pour améliorer la vie dans notre société.

Le radicalisme c’est quoi ?

Le terme radical ne renvoie pas à l’extrême mais à l’essence, à la racine d’une chose.
Pour trouver les racines du radicalisme il faut se plonger dans l’histoire et remonter avant la Révolution. Condorcet, illustre philosophe des Lumières, aura une grande influence sur les idées radicales avec son ouvrage Esquisse de l’histoire des progrès de l’esprit humain. Les radicaux en retireront l’essentiel ; il faut avoir confiance en l’homme tout en le sachant imparfait.

Le radicalisme se base aussi sur des principes. D’une part, le volontarisme incarné, notamment, par Ledru-Rollin qui publia en 1846 un manifeste dans lequel il réclama le suffrage universel.
D’autre part, le progressisme social dont la parfaite illustration fut le fameux « Programme de Belleville », véritable bible des radicaux, dont l’auteur est Léon Gambetta. Il demandait des réformes ambitieuses telles que l’école gratuite, laïque et obligatoire, l’abolition des monopoles économiques, la liberté de la presse ou encore la séparation de l’Eglise et de l’Etat.

On le voit le radicalisme était visionnaire par essence. Mais le radicalisme ne se réduit pas à ces éléments, c’est aussi une méthode.

Les radicaux proposent de revenir aux racines de la République pour que le changement soit possible. Plutôt que de faire table rase du passé nous préférons prendre les problèmes de manière globale ; « rien ne sert de couper une branche si la terre n’est pas bonne ».

Enfin on a pu dire que le radicalisme se situait entre intransigeance et pragmatisme en ce sens que les radicaux, non seulement sont des républicains intransigeants, qui voulaient une transformation complète de l’ordre politique dans le sens démocratique ; mais aussi des pragmatiques puisqu’ils avaient, comme l’écrivit Jules Simon « ni l’espoir de reformer le monde en une heure, ni la sottise de dédaigner les réformes incomplètes qui pourront rendre plus facile la réforme définitive ».

Alors voila, être radical aujourd’hui c’est intégrer son histoire pour moderniser la France. Faisons nôtre ce qu’Edouard Herriot disait : « la tradition, c’est le progrès dans le passé ; le progrès, dans l’avenir, ce sera la tradition ».


Soyez nombreux à nous rejoindre !!!


Rédigé par JR49 le Vendredi 27 Avril 2007 à 20:53

Plan gouvernemental EFEL de J-L Borloo

Le quatrième et dernier point du plan gouvernemental du Jean-Louis Borloo est le logement.
Depuis que Jean-Louis Borloo est ministre de la cohésion sociale le logement est devenu une priorité absolue, une cause nationale.

Le logement provoque pour nos concitoyens « huit crises du mal de vivre qui s’additionnent les unes aux autres », cela n’est pas supportable.
Il y a tout d’abord une crise du pouvoir d’achat. En effet, le coût du logement entraine une perte de 20% de pouvoir d’achat et ce parce que nous avons construit entre 1981 et 2001 deux fois moins de logements que ne l’exige la situation.
C’est pourquoi nous observons aussi une crise du parcours résidentiel. La rareté bloque toute rotation dans les parcs HLM ; elle crée les conditions d’une crise familiale et éducative, puisque des logements inadaptés rendent impossibles une vie familiale et une éducation sereine.
Pour les plus fragiles, la rareté devient synonyme de crise sociale et crise de la dignité ; elle exclut une partie de nos concitoyens des logements sociaux vers les centres d’hébergement et de réinsertion. Ces structures sont elles-mêmes surchargées et conduisent les plus faibles dans la rue.
La rareté entraîne une crise des finances publiques : les aides au logement sont passées de 6 à 13 milliards d’euros par an. A cela s’ajoute une crise du découragement. Force est de constater que le déséquilibre entre l’offre et la demande entraîne des demandes de garanties impossibles à fournir pour la majorité d’entre nous.
Par ailleurs, le problème du logement est aussi un des facteurs de la crise de l’emploi. « L’emploi dans le bâtiment entraîne à proprement parler une trentaine de filières (…) à un emploi dans le bâtiment correspond au moins un emploi indirect. » On le comprend ce gisement n’est pas suffisamment exploité alors qu’il a déjà crée en 3 ans 150 000 emplois directs. Pour finir, la crise du logement est synonyme de crise écologique. Le logement et la voiture sont les deux principaux facteurs de pollution. Des logements mal entretenus associés à de mauvais choix de matériaux polluent considérablement l’atmosphère.

Il convient donc de poursuivre les efforts entrepris avec le plan de rénovation urbaine. La construction de logements est le fruit des décisions d’acteurs comme les mairies, les agglomérations, les départements, les offices HLM, l’Etat , etc. Les outils d’interventions sont tous aussi variés entre la fiscalité nationale, régionale ou locale, les outils juridiques, l’urbanisme etc.

Il s’agit faire en sorte que tout le monde travail ensemble afin d’établir des objectifs communs partagés.
Cela est possible, on l’a vu avec la mise en place d’un comité de pilotage rassemblant dès 2003 les bailleurs sociaux, les villes, les partenaires sociaux, la Caisse des dépôts, les services de l’Etat. Le travail de tous a abouti à la signature d’une convention partenariale précisant les objectifs et les obligations mutuelles. Les logements sociaux ont été doublés puis triplés : « la France du partenariat prouve qu’elle sait être efficace ».

Dans cet esprit, Jean-Louis Borloo propose la création de l’Office national pour l’habitat. Cette agence sera composée « de tous les acteurs directs et indirects, collectivités locales, famille HLM, associations de propriétaires, associations de locataires, financeurs publics et financeurs privés, Etat, partenaires sociaux, Caisse des dépôts et consignations et l’Agence nationale de l’habitat.

Cette agence devra développer la caution publique pour les logements qui vient d’être mise en place. « Ce dispositif permet à un propriétaire louant un appartement à une personne en CDD, intérim, demandeur d’emploi ou jeune, d’obtenir une garantie totale de paiement du loyer, dès le premier impayé et jusqu’à la remise à disposition du bien. » Non seulement ce système mettra fin à l’inflation des cautions et garanties mais il remettra sur le marché 600 000 logements vacants due à l’inquiétude des propriétaires.
Il s’agira dans le même temps de construire 500 000 logements nouveaux par an dont 150 000 sociaux. L’accession à la propriété devra être triplée en permettant que le remboursement ne soit pas supérieur au loyer.
L’agence devra créer les conditions nécessaires pour que « les bailleurs sociaux s’engagent dans l’accession à la propriété pour près de 20% de leur parc sur 10ans, en mobilisant directement l’APL et par la mise en place de dispositifs de financement fondés sur l’acquisition par achat différé. »
En outre, les collectivités locales devront pouvoir bénéficier d’une partie de la plus-value liée à la transformation d’un terrain en terrain constructible.
Pour les plus fragiles, il faudra une place pour 1000 habitants et de véritables Maisons relais d’accueil.
Le coût des charges devra, quant lui, aussi être traité. C’est pourquoi, Jean-Louis Borloo envisage de le baisser de 20% par une action concertée avec l’Ademe et les fournisseurs d’énergie.
Pour finir, il s’agit d’établir un programme spécifique à l’Ile-de-France dont on connaît la situation particulière.
La réalisation de ces projets passera par un décloisonnement de « l’information entre les différents acteurs et organiser l’action de l’Office de telle manière que chaque filière et chaque mode d’accès au logement puissent réussir les objectifs fixés. »

On le voit, quand d’autres proposent un catalogue de mesures Jean-Louis Borloo fixe les objectifs et les méthodes.
On ne pourra objecter que cela ne marchera pas puisque les résultats obtenus depuis trois ans montrent une augmentation de 50% de la production de logements et de 100% de celle de logements sociaux.
Jean-Louis Borloo doit poursuivre ce travail. Dans cet esprit nous appelons à voter pour le candidat Nicolas Sarkozy au 2ème tour.


Rédigé par JR49 le Jeudi 26 Avril 2007 à 18:26

La droite a durement critiqué le candidat du centre, dont nous saluons encore le très bon score, mais cela était moins sur les idées que sur l’immobilisme dans lequel notre pays se serait retrouvé si François Bayrou avait été élu.

En effet, nous réitérons notre propos. Le projet de Monsieur Bayrou était clairement intéressant mais aucun homme politique majeur, en particulier DSK, a souhaité rendre définitivement légitime, et réalisable, l’ambition de Bayrou en le soutenant publiquement. Il eût fallu que les hommes de droite et de gauche, qui croyaient dans le projet de l’UDF, le manifeste clairement. Cela n’a pas été le cas, sans doute pour cause d’opportunisme comme nous l’avons déjà dit.

Aujourd’hui, la situation est intéressante. François Bayrou longtemps considéré comme un homme de droite par la PS aurait donc des idées intéressantes…. Le PS après avoir essayé de diaboliser Nicolas Sarkozy semble aujourd’hui prêt à travailler avec un homme de droite. Oui, ses dirigeants n’ont jamais parlé d’un homme du centre concernant le candidat de l’UDF. Encore une fois beaucoup d’opportunisme.

Aussi, le plus logique, bien que la politique soit plus une question d’intérêts que de logique, serait que les centristes de l’UDF se rallient aux centristes du parti radical et à l’UMP.

L’UMP rassemble déjà bien au-delà des clivages avec l’arrivée d’Eric Besson, tant méprisé par son ancien parti (le Ps), et Jean-Louis Borloo dont on sait la qualité de son projet gouvernemental. Le candidat Nicolas Sarkozy peut donc compter sur un véritable pôle social, moderne et pragmatique, basé sur l’homme. Il sera au centre de toutes les considérations et lorsque l’on voit les propositions de J-L Borloo on peut que se féliciter de la mise en action de ce pôle social.


Rédigé par JR49 le Mardi 24 Avril 2007 à 22:41

edito

Dernière ligne droite

Lundi 23 Avril 2007

Hier je me suis rendu dans un bureau de vote pour déposer mon bulletin dans l’urne. C’est avant tout un acte citoyen, un devoir.
J’ai pu voter librement, sans avoir d’accompagnateur royaliste à mes cotés, ce qui, au vu de la violence des consignes du Ps à ses militants, est une chance.

Ce premier tour est marqué par le faible score de Jean-Marie Le Pen (10,3%) et surtout par le score assez exceptionnel de Nicolas Sarkozy avec 31,1%. Du jamais vu dans l’histoire de la Ve République ! Quelle satisfaction au vu des méthodes utilisées, les pires qui soient utilisables, par ses adversaires. Les français ont voté en leur âme et conscience sans se laisser influencer par le jeu d’exacerbation des peurs voulu par la gauche. Cela n’a pas fonctionné. Et pour cause, comment croire que Nicolas Sarkozy est un fasciste et un raciste alors même que Simone Veil et Arnaud Klarsfeld le soutiennent.

Il reste 15 jours pour convaincre et ouvrir l’esprit de ceux qui répètent à tutête que « par principe nous ne voterons pas à droite. » Nous sommes en démocratie, nous avons accès à toutes les informations nécessaires et utiles pour effectuer un choix non pas pour soi mais pour la France car oui, il s’agit bien avant tout de voter pour un projet de société.

Celui de Nicolas Sarkozy est le plus complet et le plus juste. Il résolument tourné vers l’avenir. Ségolène Royal envisageait, dans son discours soporifique d’hier soir, la protection des plus faibles par le seul moyen de partager le déjà existant. Le candidat que nous soutenons l’a fait de manière tout à fait différente en parlant de création, de dynamisme en allant de l’avant.

Les radicaux doivent prendre toute leur place dans cette campagne, avec à leur tête Jean-Louis Borloo, pour informer sur le programme social de Nicolas Sarkozy : la poursuite du plan de rénovation urbaine, la plan Marshall pour la jeunesse, les voies d’excellence sont autant d’éléments ambitieux pour notre pays.


Rédigé par Alexis TAUGE le Lundi 23 Avril 2007 à 20:55

Billet d'humeur


Hier, nous nous sommes massivement rendus dans les bureaux de vote pour exprimer un choix, des idées, et accomplir un devoir citoyen. C’est certainement le grand enseignement de ce premier tour de l’élection présidentielle : élément structurant de notre vie politique, l’élection a massivement mobilisé les français, par ailleurs passionnés par la campagne. Le taux de participation, autour des 85%, a globalement égalé celui de 1965, date de la première élection au suffrage universel direct. Les français ont donc « répondu présents », ne répétant pas l’erreur de 2002 et donnant encore plus de poids et de valeur aux résultats. C’est avant tout une victoire de la démocratie, et la preuve que l’élection présidentielle est bien le moment politique préféré des français. Celui ou celle qui sortira vainqueur le 6 mai n’en tirera que plus de légitimité pour son action future.

Sur le plan politique, nous retenons quelques grandes leçons de ce premier tour riche en enseignements. Tout d’abord, le faible score de Jean-Marie Le Pen est à noter : donné beaucoup plus haut dans les sondages qu’en 2002, on s’attendait à un score au moins égal à celui d’il y a 5 ans. Force est de constater que le sursaut démocratique associé à la plus forte participation ont considérablement affaibli l’extrême, et ouvert l’ère de l’après Le Pen qui risque d’être douloureuse au FN. Le second enseignement est la disparition du Parti Communiste, avec un score inférieur à 2% qui laisse lui aussi présager des lendemains difficiles, autant pour Marie-George Buffet que pour le parti lui-même. La débâcle communiste s’explique d’ailleurs autant par l’effet du vote utile que par le nombre de candidats « anti-libéraux » (lequel appellent aujourd’hui à voter Royal…), qui a morcelé largement le potentiel de l’extrême gauche. Enfin, la globale débandade des petits candidats révèle que la leçon du 21 avril a été généralement retenue, malgré tous les débats qui ont pu être engendré à propos du vote utile.

François Bayrou est l’un des grands vainqueurs de cette soirée : malgré la déception de certains de ses électeurs déçus de ne pas être au second tour, le score réalisé par le candidat centriste montre que celui-ci a partiellement réussi son pari de créer un espace entre la gauche et la droite. Reste désormais à savoir quelle sera son attitude vis-à-vis des deux qualifiés, tant sa campagne était axée autour du rejet du PS et de l’UMP. Le président de l’UDF s’affirme maintenant comme un arbitre du second tour, ses électeurs étant courtisés par Royal et Sarkozy.

Le grand vainqueur de ce premier tour, et nous nous en réjouissons largement, est évidemment Nicolas Sarkozy : avec 31,1%, il a réalisé l’un des meilleurs scores de l’histoire de la Ve République. Mieux, l’exceptionnelle participation donne encore plus de poids à son score, ce qui prouve bien que malgré la campagne de dénigrement détestable dont il a été l’objet, il est bel et bien « désiré » et plébiscité par une grande partie des français. Ce total vient récompenser, au-delà de nos espérances, la campagne dynamique et ouverte qu’a menée le Président de l’UMP depuis 3 mois, tendant la main à tous les français, bien au-delà de l’UMP. Sa déclaration après l’annonce des résultats, à la fois grande et pleine de conviction, nous laisse espérer un entre-deux tours toujours plus dynamique et rassembleur, marqué par l’honnêteté et l’amour de la France qui animent Nicolas Sarkozy. Face à lui, celle que nous espérions tous voir, et qui semble se satisfaire seulement d’être au second tour, preuve du triste état dans lequel se trouve le parti socialiste. L’appel au vote utile, la dramatisation et la peur ont permis à la candidate de réaliser un bon score, faisant le plein de voix parmi les électeurs de gauche. Faisant déjà les yeux doux aux électeurs de François Bayrou, on imagine d’ici le genre de campagne de séduction qui va se dérouler dans les jours qui viennent…Il semble acquis, en tous cas, que Nicolas Sarkozy se situe en position de force, et la création ridicule d’un front « anti-Sarkozy », appelée de ses vœux par le Parti socialiste, ne stoppera pas notre candidat dans la course à l’Elysée. Votre soutien est donc plus que jamais nécessaire pour cet entre-deux tours !


PM
Rédigé par PM le Lundi 23 Avril 2007 à 19:29

actu nationale

Un excès de caricature

Jeudi 19 Avril 2007

Nous avons décidé, aujourd’hui, de faire un petit écart à notre ligne de conduite. Nous nous attachons généralement à nourrir le débat sur les projets.

Cependant, nous constatons que ce n’est pas le cas de tous. En effet, les adversaires de Nicolas Sarkozy n’en finissent pas d’attaquer sa personne. Invectives gratuites, attaques infondées et critiques blessantes, tout concoure à déstabiliser un candidat qui propose et innove.
Nous comprenons tout à fait que l’on puisse ne pas être d’accord avec ses propositions et il est toujours intéressant d’écouter les arguments d’opinions diverses et variées : on s’enrichit de nos différences.

Le problème est que l’essentiel des critiques touchant le candidat de l’UMP concerne sa personne et non ses propositions. Il fait peur, il ne contrôle pas ses nerfs, il serait même fou d’après certains magazines. On l’a même imaginé néo-fasciste, prêt à rompre les relations diplomatiques avec l’Allemagne, pour ne citer que quelques uns des coups bas les plus croustillants. Les politiciens s’opposant à lui ne sont pas en reste d’ailleurs en reprenant ces types de propos pour le moins triviaux.

Il est quand même tout à fait surprenant de noter que la gauche, dans son ensemble, utilise des méthodes rappelant celles du Front National en jouant son vatout sur les peurs. Il eût été plus digne de ne pas entrer sur ce terrain.
Cela pose la question du rapport à la différence qu’entretiennent certains individus. Va-t-on voir apparaître un état totalitaire si Mme Royal et ses amis sont aux affaires ? Va-t-on entrer dans une logique des « redressements des corps et des âmes » fonctions des normes que les bien pensants auront décidé d’ériger en valeur suprême ?
Pour nous, cette dérive, en plus d’être préoccupante, révèle la faible importance qu’accordent certains candidats aux idées et aux programmes. Il ne s’agit pas pour eux de montrer pourquoi il faut voter pour eux, mais plutôt pourquoi il ne faut pas voter pour les autres… L’émergence d’un front « anti-Sarkozy », avec à sa tête les cadors des partis ainsi que des soutiens de poids montre bien la conception négative qu’ont ces gens de l’élection présidentielle. Est-ce comme cela que l’on prétend gouverner un pays ? Est-ce en se montrant agressif, intolérant et obscurantiste que l’on comblera le déficit de citoyenneté rongeant la société française ? Sarkozy, comme il l’a rappelé récemment, a bien compris que le débat se jouera sur les valeurs, et non les attaques personnelles. Ses répliques plutôt modérées aux critiques montrent qu’il a su se placer au-dessus de ce triste spectacle.

Nous sommes pour le moins inquiets au vu des dérives intolérantes et des méthodes utilisées par nombre de représentants de gauche qui, du fait de la vacuité du projet de Mme Royal, sont rendus à ignorer le principe de respect de la différence qui fonde notre société.

Triste campagne.


Rédigé par JR49 le Jeudi 19 Avril 2007 à 21:45

actu nationale

Où va Bayrou ?

Mercredi 18 Avril 2007

Lundi matin à la radio un journaliste interrogeait Bayrou au sujet les personnes susceptibles de former son gouvernement. Il a clairement expliqué qu’il prendrait des hommes de la gauche (PS) et de la droite (UMP).
Au journaliste d’insister et de demander des noms.

Il en est venu aucun. En effet, Monsieur Bayrou nous fit comprendre qu’il est impossible pour lui de donner des noms. Les individus concernés ne peuvent, soi disant, s’exprimer publiquement en ce moment. Ils sont encore prisonniers de l’appareil politique traditionnel.

Je dois vous avouer que j’ai été pour le moins surpris. Comment envisager que des personnes qui ne sont pas libres aujourd’hui le seraient plus demain ?

Si ces personnes ne sont pas prêtes maintenant à assumer leur volonté de transcender le clivage traditionnel, alors cela montre clairement qu’elles sont carriéristes.
Il est scandaleux de s’estimer prisonnier, ou de ne pas accepter de reprendre sa liberté, dans une pure logique d’intérêts. En effet, le fait de ne pas se prononcer maintenant leur permettra, le moment venu, de se tourner vers le gagnant de façon opportuniste. Le fondement même de l’engagement politique s’en trouve perverti. Nous sommes avant tout libres et nous devons assumer nos choix.

François Bayrou, rempli d’illusions, imagine qu’il pourra faire de la politique autrement, alors même que les personnes censées le rejoindre mobilisent des pratiques d’un autre temps qui devraient logiquement les disqualifier.


Rédigé par Alexis TAUGE le Mercredi 18 Avril 2007 à 19:24

Plan gouvernemental EFEL de J-L Borloo

Pendant trente ans, si peu a été fait que l’équité n’est plus réelle en France. Aussi, aujourd’hui, « nous vivons trois logiques de ségrégation urbaine qui s’additionnent les unes aux autres. »
Tout d’abord, les cités ne sont pas réellement insérées dans le tissu urbain puisqu’elles sont perçues comme différentes des autres. Ensuite, comme l’ont décrit Karim Amellal et Alexandre Kateb, la ségrégation est aussi économique. Le revenu moyen des habitants des cités est de 30% inférieur au revenu moyen national et son taux de chômage deux fois supérieur, par rapport à la moyenne nationale, voire trois fois pour les personnes issues de l’immigration. Enfin, s’ajoute à cela une ségrégation ethnique qui bloque la mobilité sociale ou territoriale.

Ce sujet est crucial. Le taux de moins de 25 ans dans les quartiers est deux fois supérieur au reste du territoire. Ce sont donc des terres d’innovation dotées d’une diversité qui fait la richesse de la France. Aussi, on ne peut accepter de voir les quartiers se développer de manière autarcique avec leurs propres règles. En outre, ces quartiers représentent un enjeu pour l’enfance où beaucoup de jeunes perdent très vite les repères fondamentaux du bien et du mal, de la vie et de la mort, de la souffrance. Il est inacceptable que « certains territoires « quittent » la République », aient un taux d’échec, dans tous les domaines, à ce point différent d’ailleurs. On ne peut laisser se développer cette crise sociale qui se mute déjà en crise identitaire, c’est l’avenir de la France en tant que communauté de destin qui se joue. Laisser les extrêmes instrumentaliser ces problèmes serait, sans aucun doute, la pire des choses pour notre pays.
Pendant trop longtemps on a fait croire que l’on mettait des moyens massifs en place afin de trouver des solutions à ces problèmes sans que cela soit observable. On a ainsi créé les conditions du développement d’un sentiment d’injustice chez des millions de nos concitoyens.

Il convient donc aujourd’hui de changer de méthode. Il faut accompagner le plan de rénovation urbaine d’un « véritable plan de justice territoriale, en partenariat avec tous les acteurs. »
Cela passera d’abord par l’obligation de « mettre fin à l’inégalité entre les villes pauvres, d’une manière générale entre les collectivités pauvres et les autres. » En effet, actuellement, nous observons des disparités variant de un à six en termes de ressources financières. La décentralisation, telle qu’elle a été faite, a contribué, notamment en transférant le coût de l’action sociale aux départements et villes, à accroitre les inégalités et les écarts de richesse. « Sans trop se méprendre, on peut quasiment corréler les communes où on paie le plus d’impôts et celles où règne la plus grande pauvreté, donc le plus grand besoin d’action collective. »
Il y a deux ans la dotation de solidarité urbaine a été modifiée en transférant 600 millions d’euros aux communes qui en avaient le plus besoin.
« Il convient dès 2008 de tripler l’ampleur de cette réforme et de transférer au titre de l’équité territoriale 1,2 milliards d’euros complémentaires sur une période de trois ans.

En parallèle, parce que l’humain est la base de tout, il faudra reconnaître tous les talents de notre société.
Dans cet esprit, « il est indispensable de créer une voie d’excellence alternative dans les grandes écoles françaises. » En outre, les grands corps de l’Etat devront offrir une telle voie. Cela passera par la création d’une Ecole nationale supérieure qui recrutera 2000 candidats par an présentant diverses qualités.
« Cette école s’adressera exclusivement aux jeunes des quartiers pendant une période de rattrapage de dix ans. »

Par ailleurs, les associations effectuent, le plus souvent, un travail remarquable dans les quartiers. L’Etat devra leur accorder « une aide exceptionnelle, dès 2008, d’une année d’avance de subvention, pour leur donner une véritable lisibilité d’action. »

En outre, parce que toutes les mesures ne pourront produire d’effets immédiats, Jean-Louis Borloo insiste sur la mise en place pendant trois ans d’un « plan Marshall de 250 000 contrats de professionnalisation financés par l’Etat et réservés aux jeunes de nos quartiers ». Pour accompagner cet effort massif, « il est impératif que toutes les personnes publiques et privées de notre pays intègrent dans un délai d’un an des personnes originaires de zones urbaines sensibles à hauteur d’au moins 3% de leur effectif total ou de leur masse salariale. »

L’école ne doit pas rester l’oubliée des réformes. Il s’agit de mettre en réseau les moyens. « Chaque chef d’établissement devra pouvoir, dans le cadre d’un projet d’établissement, disposer de moyens spécifiques et autonomes, d’un budget propre, de façon à organiser avec l’équipe pédagogique mais aussi tous les intervenants(…)le soutien, à l’intérieur et à l’extérieur du système scolaire, de ces enfants. » Les 700 ZEP seront en priorité concernées et leurs chefs d’établissement devront pouvoir bénéficier des équipes de réussite éducative mises en place par le plan de cohésion sociale avec un budget propre de 500 000 euros.
Pour les enfants les plus en difficulté, il faudra, en accord avec les parents, « leur offrir un autre système scolaire et éducatif, éloigné parfois, si nécessaire en internat, et en mobilisant, en accord avec les grandes entreprises et les comités d’entreprises, les lieux d’accueil et d’hébergement inutilisés pendant les périodes scolaires. »
Le dispositif « Défense deuxième chance » crée pour les 16-20 ans est un succès incontestable et légitime la poursuite dans cette voie.

Enfin, pour n’oublier personne, il s’agit de créer « un programme d’aide à la parentalité ». Il s’agira d’expérimenter pendant trois ans, au sein des zones urbaines sensibles, « l’instauration d’emploi parent, ouvert à toutes les personne isolées touchant soit l’allocation parent isolé, soit le RMI. Cet emploi parent s’accompagne d’un contrat avec l’école, la Caf et la ville définissant les engagements nécessaires en matière d’éducation, de vie associative ou collective. Sa durée sera de trois ans et sa rémunération sera celle du Smic. »


Rédigé par JR49 le Mardi 17 Avril 2007 à 22:04

Plan gouvernemental EFEL de J-L Borloo

Pour Jean-Louis Borloo l’objectif est clair : 100% de qualifiés.
On parle chaque jour de la relance économique. Pour notre ministre « la meilleure relance économique est évidemment la relance par la qualification ».
Aujourd’hui « notre moteur de croissance ne fonctionne qu’avec les ¾ d’une tranche d’âge qualifiée. »

Quel gâchis alors même que notre démographie est bonne nous ne sommes, pour le moment, pas capables de la transformer en démographie qualifiée.
Il ne s’agit pas de se laisser aller trop facilement à la critique. L’enseignement supérieur s’est démocratisé, les enseignants sont de qualité et les filières diversifiées. Cependant, nous observons des problèmes criants que nous ne devons pas ignorer.
Globalement, il est admis que 25% des jeunes se retrouvent sans formation adaptée .

Nous consacrons pourtant 4,2% du PIB pour le primaire et le secondaire ainsi que 23 milliards d’euros à la formation professionnelle. L’Université, quant à elle, est dotée de 7210 euros par étudiant et 10 890 euros par étudiant d’IUT. C’est inférieur à la moyenne européenne.

Par ailleurs, nous avons trop souvent omis la formation par alternance, en d’autres termes pas assez de temps pratique par rapport au temps théorique.
En outre, nos filières sont diversifiées mais l’efficience de notre système se dissout dans « une mosaïque de structures de financement et de stratégies ». Aussi, on a vu s’évaporer l’objectif de qualification de 100% d’une classe d’âge.

On le comprend nos faiblesses sont avant tout organisationnelles. C’est pourquoi, Jean-Louis Borloo propose de créer une Agence nationale de la formation qui regrouperait toutes les filières, les financeurs, les collectivités locales et tous les services de l’Etat. « Ensemble, ils devront bâtir ce programme sur une idée simple : comment chacun contribue-t-il à l’objectif de 100% qualifiés ? »

L’objectif de cette agence est clair : « comment chacun contribue-t-il à l’objectif de 100% de qualifiés ? »
Nous devons faire travailler tout le monde ensemble. Jean-Louis Borloo nous dit que « si les 65 premières écoles appartenant à la conférence des grandes écoles doublaient simplement leurs effectifs en les ouvrant, par une sélection adaptée, à l’université, ce sont 50 000 jeunes qui viendraient enrichir leurs propres capacités, établissant des passerelles en matière de recherches, d’enseignement, de modes opératoires avec les universités et les centres de recherche.

L’apprentissage n’est pas en reste puisque notre ministre de la cohésion sociale plaide pour « un taux de recrutement d’apprentis proche du taux allemand (6%) ». Cet objectif ne serait que le prolongement de travail entamé.

Enfin, parce qu’un citoyen ne peut évoluer sereinement dans la société que s’il maîtrise l’un des six savoirs fondamentaux (lire, écrire, compter, se servir d’internet, connaître les règles administratives et parler une langue étrangère), et qu’aujourd’hui plusieurs millions de personnes sont incapables de tous les utiliser, nous devons « organiser sur le territoire national, en utilisant les locaux de notre système éducatif, une école du savoir pour tous (…) en s’appuyant sur la mise en réseau de tous les acteurs locaux, d’un bénévolat large et puissant avec des encadrants professionnels, issus, s’ils le souhaitent, de l’Education nationale. Ce dispositif doit être gratuit, digne, pour permettre à chacun d’avoir un véritable passeport pour la vie. »



i[La formation professionnelle ne concerne pas réellement les jeunes ; entre 150 000 et 190 000 jeunes, selon le rapport Delors, sortent du système éducatif sans qualification ; 100 000 jeunes sortent déclassés de la fac ou éprouvent des difficultés à s’intégrer. ]


Rédigé par JR49 le Lundi 16 Avril 2007 à 22:18