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Depuis quelques jours, le débat sur les institutions refait surface dans la campagne présidentielle. François Bayrou, comme Ségolène Royal prônent aujourd'hui l'instauration d'une VIème République.

On se demande pourtant si ce débat est bien au cœur du profond malaise ou du fameux "décrochage" que connaît actuellement le pays. Les attentes des français en matière d'éducation, d'emploi ou de pouvoir d'achat peuvent-elles êtres comblées par une simple réforme des institutions?

Un petit regard hors de nos frontières nous montre pourtant rapidement que le débat incessant sur les institutions est un phénomène bien français. Les États-Unis disposent de la même Constitution (qui a certes été amendée 27 fois) depuis 1787, l'Allemagne applique la Loi fondamentale depuis 1949 et le Royaume-Uni est un des rares pays qui fonctionne même sans constitution écrite!

Pourquoi ce débat resurgit-il à un mois de l'élection présidentielle? On se le demande d'autant plus qu'à la lecture des propositions institutionnelles des candidats, on ne perçoit que de petits aménagements ou des modifications mineures.

Le vrai problème : la pratique politique de ces 25 dernières années!
L'histoire de la Vème République montre pourtant que le système a été efficace pendant de nombreuses années. Les dysfonctionnements qui sont peu à peu apparus semblent davantage dus à une mauvaise interprétation de la Constitution ou à une pratique politique en contradiction avec l'esprit du texte.

Il est vrai que la Constitution de la Vème République peut prêter à discussion. Elle a été faite pour un homme : le général de Gaulle. La voie intermédiaire choisie entre parlementarisme et présidentialisme peut être source de confusion. Mais c'est principalement l'usage qu'en ont fait les successeurs de De Gaulle qui a conduit aux dysfonctionnements actuels. L'acceptation de la cohabitation en 1986 et 1993 sous Mitterrand et 1997 sous Chirac, bien que très appréciée des français, n'est qu'une perversion du système. On se retrouve avec un exécutif bicéphale et opposé politiquement. Cela ne peut conduire qu'à l'inefficacité et au développement de petites manœuvres politiciennes.
L'acharnement du personnel politique à vouloir rester en place, même après de cinglantes défaites (on pense à François Mitterrand en 1986 et 1993 ou à Jacques Chirac en 1997 et 2005) est en totale opposition avec la vision du Général De Gaulle qui s'était retiré au moment de l'échec du référendum de 1969. La pratique politique privilégiant les stratégies d'ambition personnelle au détriment des convictions et de la responsabilité a conduit à des dysfonctionnements majeurs. On peut bien faire réécrire un texte par les plus grands experts de droit constitutionnel, rien ne changera si l'attitude du personnel politique reste la même.

Une constitution est un texte certes fondamental mais c'est finalement la pratique qui là révèle. Remettre perpétuellement en cause la constitution ne résoudra aucun des problèmes majeurs auxquels le pays est confronté.

On peut, bien sur, imaginer des aménagements qui seraient bénéfiques mais orchestrer des coups médiatiques et faire des effets d'annonce sur des questions aussi sérieuses semble davantage relever de la pure démagogie.

Alors que le reste de l'Europe progresse, évolue et s'adapte face à la nouvelle donne mondiale, nous devrions rester à nous quereller pour savoir s'il faut supprimer le droit de grâce ou l'article 49-3?

La compétitivité de nos entreprises, l'inadaptation de notre marché du travail, la faillite de l'Éducation Nationale, l'hypertrophie de l'État… tous ces sujets ne se résoudront pas par une énième réforme constitutionnelle mais plutôt par une pratique du pouvoir qui privilégie le courage, l'ambition et la responsabilité.


Rédigé par Julien le Vendredi 30 Mars 2007 à 09:51

Les célébrations du 50ème anniversaire du Traité de Rome sont l'occasion de se pencher sur un projet européen aujourd'hui au point mort.

L'Europe est au cœur du projet radical et c'est d'ailleurs un radical, Maurice Faure, qui a signé le Traité de Rome au nom de la France. L'Europe est, en effet, porteuse de valeurs d'humanisme que les Radicaux ont toujours défendues : paix, liberté, sécurité, solidarité…

Cet anniversaire est l'occasion de prendre du recul par rapport à ces 50 ans de construction et de revenir sur les apports essentiels de ce processus. Adoptée lors des cérémonies d'anniversaire, la "déclaration de Berlin" commence ainsi par rappeler que "l'unification européenne nous a apporté la paix et la prospérité". Il est, en effet, crucial de se remémorer ces acquis essentiels qui nous semblent aujourd'hui aller de soi. La construction européenne a permis d'arrêter l'engrenage des guerres, elle a favorisé l'émergence et le développement de la démocratie et de la prospérité économique sur le long terme.

Aujourd'hui, l'Union européenne est confrontée à une grave crise. La complexité des institutions, la priorité donnée à l'élargissement plutôt qu'à l'approfondissement, le caractère parfois peu démocratique des organes, la primauté accordée à l'économie au détriment du projet politique sont quelques-unes des nombreuses critiques que l'on peut adresser à l'Union Européenne. L'éventuelle adhésion de la Turquie pose également de manière peut être plus fondamentale encore la question de l'identité européenne.

Suite à l'échec du référendum sur la constitution, nombre de politiques ont mis l'Europe au second plan de leurs préoccupations. Il est vrai que l'Europe est en panne de projets et de desseins qui fédèrent et enthousiasment les citoyens.


Cependant, au lieu de nous décourager, ces critiques doivent nous pousser à nous interroger sans tabous sur le sens et les valeurs du projet européen. Il est donc essentiel aujourd'hui de célébrer le chemin parcouru mais aussi de saisir l'opportunité de cette période de doute pour s'interroger en profondeur sur ce que doit être l'Europe de demain.


Rédigé par Julien le Mardi 27 Mars 2007 à 23:36

« Même si je disparais je sais qu’il va porter ce que j’ai voulu » nous a confié Jean-Louis Borloo lors de son passage sur canal plus, en parlant de Nicolas Sarkozy.
Jean-Louis Borloo en est aujourd’hui convaincu, il n’y a plus de doutes possibles ; Nicolas Sarkozy a intégré "la méthode et des mesures" qu’il souhaite voir appliquées dans le domaine du logement et de l’emploi, détaillées dans son ouvrage, « L’Architecte et l’Horloger ».
Les sujets d’emploi, solidarité, logement, « le fascinent, il n est pas culturellement ministre de l’intérieur » nous dit Jean-Louis Borloo.

Dans le même esprit, on pouvait lire, dans le figaro de ce matin, les paroles suivantes d’Eric Besson, ancien secrétaire national à l’économie du PS, à propos de Nicolas Sarkozy « je crois pouvoir dire qu’il a levé toute ambiguïté sur des points à mes yeux cruciaux (l’intervention américaine en Irak, le communautarisme, etc.), et que le républicain que je suis a apprécié son discours d’investiture du 14 janvier ».

On le comprend les critiques formulées par certains partis ne sont que procès d’intention et malhonnêteté.

Enfin, si Jean-Louis Borloo a attendu avant de donner son entier soutien à Nicolas Sarkozy, c’est parce que « dans la vie il faut s'apprivoiser, se faire confiance», voila chose qui est dite.

Par ailleurs, comme Jean-Louis Borloo nous l’a expliqué ; beaucoup a déjà été fait, mais il reste encore tant d’espoir à amener, notamment dans les quartiers. En ce sens, nous irons distribuer des tracts et informer la jeunesse sur ce qui a déjà été fait par notre Co-Président et sur les propositions formulées dans son ouvrage qui ont été intégrées par Nicolas Sarkozy.


Rédigé par JR49 le Mardi 27 Mars 2007 à 22:55

Angers et Trélazé viennent de signer un Cucs, un contrat urbain de cohésion sociale.
Pourquoi le Cucs ? Qu’est ce que le Cucs et à quoi va-t-il servir ?

Les contrats de ville arrivaient à échéance fin 2006. Ceux-ci étaient perçus comme un dispositif contractuel complexe, peu lisible pour les acteurs de terrain (collectivités et associations) et engageant insuffisamment les partenaires.
Aussi, il convenait de rénover le cadre contractuel de la politique en faveur des quartiers et des publics difficiles : un contrat, simple à mettre en œuvre, plus opérationnel et garant d'une solidarité à l'égard des quartiers en difficulté et de leurs habitants.
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Le Cucs est un contrat unique de 3 ans reconductible (2007-2012). Il définit les priorités d'actions pour des quartiers et des publics prioritaires, en matière de développement social et urbain ; il est signé entre l'Etat, le maire et l'agglomération (contrat communal ou intercommunal selon les territoires), en associant le département et la région.
Il est assorti d'objectifs précis, lisibles et directement évaluables. Ces actions feront l'objet d'un bilan annuel. Le maire assurera la responsabilité de la mise en œuvre de ce projet sur son territoire en s'appuyant sur un chef de projet et une équipe dédiée.

N’oublions pas que c’est l’Etat qui est la source de ce projet. De fait, au travers de ce contrat, il s’engage prioritairement sur cinq champs : l'amélioration de l'habitat et du cadre de vie, l'accès à l'emploi et le développement économique, l'action éducative (réussite scolaire, sport, culture) la citoyenneté et la prévention de la délinquance, l'amélioration de la prévention et de l'accès à la santé.

Par ailleurs, les modalités de financement seront simplifiées et sécurisées : le contrat urbain de cohésion sociale fera l'objet de conventions pluri annuelle de financement entre l'Agence de cohésion sociale, l'Etat et les collectivités locales. Ces conventions garantiront la pérennité des engagements de l'Etat, qu'il s'agisse des financements de l'Agence ou des financements des autres ministères.

Angers et Trélazé viennent de signer, l’une et l’autre, un Cucs. L’Etat financera 474 000 € pour Angers, 177 770 € pour Trélazé.
La ville d’Angers, ayant peu fait pendant des années, et n’ayant toujours pas beaucoup d’imagination, reprend mot pour mot les propos de Jean-Louis Borloo en expliquant que pour un euro dépensé la mairie va mettre un euro au bout, si l'on écoute Michèle Moreau. Pour nous rassurer sur l’incapacité notoire de la mairie à innover, elle ajoute que la mairie d’Angers a « envie de lancer un appel à projets en direction des associations ». Les élections approchent et cela se sent…
Concernant Trélazé les choses sont différentes. Le maire PS Marc Goua, qui est reconnu pour la bonne gestion de ses dossiers, envisage une action, que nous saluons, autour de la santé afin de prévenir les conduites sous addiction, une aide à la réussite scolaire, « et un programme d'insertion que nous allons renforcer ». Voila une politique volontaire et pragmatique qui tranche avec l’équipe municipale d’Angers.

A Angers, les quartiers concernés par le Cucs sont : Belle-Beille, Verneau-Capucins, Monplaisir, la Roseraie, Deux-Croix-Banchais, les Justices, Saint-Jacques, et le centre-ville.
A Trélazé, les actions seront concentrées en direction des Plaines, Petit-Bois, Daguerre, la Pépinière, Petite Bretagne, et certaines parties de l'hôtel de ville-Verrières.

En résumé, le Cucs c'est surtout un formidable outil pour lutter contre l'exclusion et la précarité.
La notion de géographie prioritaire est au cœur même de la politique de la ville ; cette politique vise bien, en effet, à réduire les écarts entre certains territoires et la commune et l’agglomération de référence. Ces écarts à considérer sont des écarts cumulés concernant à la fois la population et le territoire en tant que tel, à la fois l’urbain (enclavement, logement, forme urbaine, desserte...) l’économique (emploi, qualité de l’offre commerciale, intégration de fonction économique dans le tissu urbain, existence de flux) et le social (insertion, formation, réussite scolaire.

Cet article reprend en partie celui du site de la cohésion sociale.


Rédigé par JR49 le Lundi 26 Mars 2007 à 22:48

On nous faisait remarquer dernièrement que les articles présents sur le site n’étaient pas exempts de fautes d’orthographe.
En effet, ils traînent souvent une à deux fautes d’orthographe par billet, parfois plus.
Généralement, les fautes sont assez évidentes et je ne les vois pas forcément même si je relis l’article plusieurs fois. Je crois que ce phénomène touche nombre de gens.

Dernièrement le figaro et le monde ont consacré un article sur les problèmes orthographiques chez les cadres. Celui-ci, de mon point de vue, est encore plus dramatique chez les étudiants. Mais d’où vient ce problème ?
Je fais parti des gens qui pensent que la faute est à mette sur le dos de la méthode globale et de cette idéologie qui veut qu’un enfant trouve la solution d’un problème donné avant d’obtenir la leçon.

J’en parlai récemment avec un enseignant. Jamais je n’ai compris, lui expliquai-je, pourquoi en 5ème on me demandait de trouver les réponses à un problème alors même que l’on ne m avait pas donné la base, c'est-à-dire la leçon. Imaginons que l’on indique la bonne direction à un enfant mais que son chemin soit entrecoupé de portes dont les clés sont cachées. Il perdra un temps fou, voire n’arrivera pas, à ouvrir les portes.
Les enfants issus de milieux sociaux moins favorisés n’ont pas les codes nécessaires pour découvrir les subtilités de la grammaire et de l’orthographe. Aussi, si l’on veut réellement l’égalité à l’école, donnons d’abord une leçon. Chaque élève devra l’apprendre, puis on lui donnera les applications afin de s’exercer.

Pour les générations de la méthode globale, une chose à faire, avoir le courage de passer des demi-journées sur les manuels consacrés à ces sujets.
Au sujet du site, si cela est fait dans un bon esprit, il n’y a pas de mal à nous faire remarquer une petite faute. :)


Rédigé par Alexis TAUGE le Dimanche 25 Mars 2007 à 22:20


La jeunesse n’a jamais semblé si parcellisée dans toutes les sphères de la société. Comme nous le signalons dans un article précèdent, nous n’avons pas de fondement commun que ce soit en termes de valeurs ou d’histoire etc ; la seule chose qui peut nous unifier est notre incertitude de l’avenir face au chômage de masse.

Nous sommes à tel point diversifiés que certains articles ont tenté de recenser les différentes tribus de jeunes. Elles se constituent à partir de pratiques communes notamment vestimentaires et musicales.
Nous n’avons pas l’espace ici pour détailler toutes ces “tribus”, signalons-en quelques-unes tout de même : les fashions, qui renvoient aux ados fans de fringues et de musique techno, les gothiques, plutôt vêtus de noir, adeptes du métal, les roots , les skaters , les rappeurs , etc., rien de mal à cela si ces communautés n’étaient pas complètement hermétiques. Mais où est le lien avec la politique, vous demandez-vous ?

Ces schémas communautaires sont reproduits dans le paysage politique et syndical étudiants d’une certaine manière. L’UMP, le PS, la LCR, l’UNEF, la FAGE, etc. : nous nous connaissons rarement et nous conversons quasiment jamais. Si nous décidons de nous rencontrer, les aprioris négatifs et préjugés sont de mise. Qui n’a jamais entendu dire, ou pu lire, sur un blog que les jeunes de l’UMP ne sont que « des petits bourgeois coupées des réalités avec des polos de marques », ou que les syndicats dits de gauche dans les Universités ne sont que « des gros gauchistes fumeurs de joins coupés des réalités »…. Bref, il n’est pas nécessaire de multiplier les exemples, tout le monde comprend ce que nous voulons dire. En d’autres termes, les uns et les autres s’accusent de ne pas vivre dans le même monde. Et pourtant si, alors il faut bien se dire que c’est un gâchis humain et que personne n’en sort grandi, surtout la jeunesse !!!

D’aucuns me diront, « à quoi bon essayer de construire des choses ensemble puisque les antagonismes et désaccords sont insolubles ». Nous répondrons que rien n’est insoluble, nous avons tout à gagner pour l’intérêt général. Nous devons construire des projets ensemble.

Dans cet esprit, nous avons rencontré mardi soir le secrétaire de l’Unef d’Angers, fort sympathique et agréable à la discussion. Nous sommes d’accord sur les constats. Cependant, et cela est normal, nous avons des divergences de point de vue sur les méthodes à mettre en place afin d’améliorer les choses. Mais, la volonté est là, celle d’échanger de manière cordiale et de trouver des solutions pour la jeunesse.

Aussi, nous remercions Guillaume de l’Unef pour son ouverture d’esprit et sa volonté de dialogue. Nous nous reverrons bientôt afin d’échanger sur les futurs projets relatifs à la jeunesse dans le but de trouver des points d’accord sur ce qui est nécessaire pour la jeunesse.

Jean-Louis Borloo a ouvert la voie en montrant, avec la rénovation urbaine, que tout le monde pouvait travailler ensemble. C’est en mobilisant toutes les énergies que le changement deviendra possible.


Rédigé par JR49 le Jeudi 22 Mars 2007 à 23:05

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Depuis bien longtemps, nos Universités sont reconnues moins par leurs performances que par leur capacité à produire des chômeurs. L’Université est incapable d’orienter les étudiants correctement, de se spécialiser en fonction des caractéristiques de leur région d’appartenance afin de s’ouvrir à l’emploi.

Son ambition doit être double. Non seulement, elle doit permettre aux étudiants d’élever leur niveau général de connaissances et de qualifications, pour qu’ils trouvent des emplois qualifiés, mais aussi apparaître comme un pilier de l’innovation et de la compétitivité.
Ni la première, ni la seconde ambition n’est en passe d’être atteinte. Dès lors, notre système d’enseignement supérieur et de recherche ne peut rivaliser à armes égales avec le reste du monde. Néanmoins, il n’est jamais trop tard, avec davantage de moyens et de réformes nous pouvons combler notre retard.

Tout d’abord, on a vu apparaître les pôles de compétitivité qui permettent de créer des passerelles entre le monde de l’entreprise, de l’Université et de la recherche. D’inspiration anglo-saxonne, ce modèle reprend les principes de fonctionnement des clusters.
Il faut développer ces pôles d’excellence. Plus précisément, nous devons insister sur la régionalisation. Les pôles de compétitivité doivent se tourner vers les spécificités relatives au bassin d’emploi d’un département.
On pourrait, comme le propose le candidat Nicolas Sarkozy, aller jusqu'à intégrer dans les établissements, les plus performants, les unités de recherche.
Aussi, l’objectif de constituer de véritable campus de recherche autour des Universités et des grandes écoles pourrait être atteint.
Ces avancées vont de pair avec une plus grande autonomie des Universités dans leur gestion afin de mettre en œuvre une véritable stratégie d’établissement, comme, aujourd’hui, peut le faire l’Université Paris Dauphine.
Dans cet esprit, resserrons le conseil d’administration tout en l’ouvrant plus sur l’extérieur, avec des personnalités du monde scientifique et économique.
Si ces propositions deviennent effectives, la gouvernance des universités sera renforcée pour leur permettre, si elles le souhaitent, d’expérimenter un véritable statut d’autonomie.

Ensuite, il apparaît légitime d’envisager la mise en place d’une politique de sélection à l’entrée de toutes les filières Universitaires. Il faut que nous réfléchissions ensemble aux critères de sélection. En effet, ils doivent laisser une place importante à la motivation, au projet professionnel, et non aux seules capacités scolaires.
Aujourd’hui, 90 000 jeunes quittent chaque année l’enseignement supérieur sans y obtenir de diplôme, on ne peut pas fermer les yeux, c’est un gâchis humain insupportable.
Des pays comme la Finlande ont opté pour l’instauration d’un numerus clausus et un concours extrêmement difficile à l’entrée de l’Université. En ce sens, les flux d’entrée dans chaque filière sont adaptés aux débouchés, on éloigne le spectre du gâchis humain SI cela est fait de manière intelligente selon les filières.

Enfin, la vie des étudiants doit-être améliorée. Il faudra, par conséquent, construire de nombreux logements étudiants, améliorer et développer les campus universitaires où étudiants, enseignants et chercheurs pourront vivre et travailler.
Ces campus seront un moyen de créer des emplois réservés aux étudiants, ou encore de mettre à disposition des services tels que la bibliothèque ouverte 7jours sur 7.

Pour réaliser ces ambitions, il sera nécessaire d’augmenter sensiblement les moyens alloués à l’enseignement supérieur. Nicolas Sarkozy a déjà fait savoir qu’il prenait l’engagement d’accroître d’ici à 2012 de 50% les dépenses publiques consacrées à l’enseignement supérieur.
Il envisage, dans le même temps, de mobiliser le financement privé avec notamment le développement du mécénat privé qui sera appuyé par des incitations fiscales.
Nous aurons l’occasion de revenir plus précisément sur le détail de ses propositions dans les prochaines semaines.


Rédigé par JR49 le Mercredi 21 Mars 2007 à 23:28

Billet d'humeur

Doit-on prendre pour argent comptant le regain d’intérêt pour la politique, symbolisé par les inscriptions massives sur les listes électorales, de nos concitoyens ? Ces citoyens qui, aujourd’hui, semblent manifester un intérêt pour la chose politique, le seront-ils toujours autant dans 6mois ?
Nous sommes en droit de l’espérer mais il semble bien illusoire de croire en un développement de la participation politique sur le long terme, et ce pour différentes raisons.

Tout d’abord, on note que le nombre d’inscriptions sur les listes électorales a considérablement augmenté dans les quartiers. Le travail de sensibilisation des associations est à saluer. Cependant, il est dommage que certaines actions aient été fondées sur des amalgames navrants qui, de fait, laissent à penser que certaines associations sont instrumentalisées par des mouvements politiques !
Par ailleurs, ce n’est pas en provoquant un réveil citoyen par les peurs que l’on sert la démocratie… Au contraire, on prend la responsabilité de faire descendre dans la rue des milliers des jeunes si le résultat du vote n’est pas conforme à leur attente. Ayons le courage de dire que ce type d’action est parfaitement anti-démocratique puisque, rappelons-le, le résultat des Présidentielles est l’expression du suffrage universel.
Ensuite, au sujet de la fonction du politique : elle a été, au fil du temps, sacralisée. «Le prestige est aussi étroitement lié à des symboles et même à des prétentions, justifiées ou non, il s’accompagne d’une tendance à maintenir une façade – par des appellations, la tromperie, le secret (en grande partie nécessaire) – qui dissimule ce qui est derrière » note Hughes, sociologue américain de l’Ecole de Chicago. D’ailleurs, les acteurs du monde politique n’ont rien fait pour que cela ne soit pas autrement. Bien trop attrayant sont les avantages liés au pouvoir qui pervertissent l’action politique. Elle perd son sens lorsque l’élu en vient à vivre de la politique et non pour la politique.
Enfin, les élus ne semblent pas prêts à laisser la place aux jeunes. Le déséquilibre de la représentation est significatif de cette volonté de préserver les postes d’un mandat sur l’autre. Louis Chauvel nous dit « qu’en 1982, l’âge du représentant syndical ou politique moyen était de 45, et il est de 59 ans en 2000. La généralisation socialisée dans le contexte politique spécifique de la fin des années 1960, favorable à une entrée précoce en politique, s’est installée peu à peu dans les plus hautes fonctions. Tel est le cas à l’Assemblée nationale. Les députés du moins de 45 ans représentaient 38% de l’assemblée en 1981, et seulement 15% en 2002. »
Ce constat soulève différentes questions et on ne peut toujours jeter l’anathème sur l’élu.
En effet, on nuancera ce qui peut sembler être une critique dans la mesure où l’élu est condamné à rester en politique tant il ne peut trouver des positions de substitution acceptables. Force est de constater qu’un représentant politique, par exemple, médecin de formation, ayant stoppé son activité pour se consacrer à ses mandats, ne pourra reprendre son activité initiale puisque l’absence de pratique l’empêchera d’exercer dans de bonnes conditions.

On le voit, ces trois points nous poussent à dire que le renouveau de la classe politique passera non seulement par des réformes profondes mais aussi en mettant en avant la nécessite de développer le sens civiques de chaque jeune.
Dans cet esprit, nous devons mettre en place un service civique obligatoire puis des cours d’éducation civique dès les classes primaires, effectués par des intervenants extérieurs, afin de sensibiliser les jeunes au respect d’autrui, à la tolérance, et à la nécessité de participer à la vie de la cité. Pour ne plus avoir à vivre la situation de 2002, nous devons abattre les barrières entre les personnes aux différentes opinions.
Pour faciliter l’accès au monde politique d’une jeunesse diverse et variée, il serait bon d’imposer un peu plus de simplicité dans la manière de fonctionner de nos représentants, notamment locaux, pour que l’investissement politique ne soit pas qu’un vulgaire formatage qui contribue à reproduire le système en place. Il s’agit de trouver des moyens de décloisonner le quotidien en accroissant la proximité entre élus et citoyens.
Pour finir, nous devons instaurer un vrai statut de l’élu qui n’a, aujourd’hui, aucune sécurité concernant sa reconversion professionnelle en cas de perte de son mandat. Par conséquent, il n’a aucun revenu entre le moment de sa défaite électorale et un retour à l’emploi. De plus, l’élu ne dispose pas d’un véritable salaire ce qui le pousse à cumuler les mandats.

C’est ensemble que nous pourrons réaliser ces ambitions. A chacun de se prendre en main car la société est faite d’individu libre : libre de penser, de parler et d’agir.
Rédigé par Alexis TAUGE le Mardi 20 Mars 2007 à 00:29

De nos jours, la pratique politique se construit sur l’habitude, la coutume. Elle est, pour ainsi dire, normalisée. Les politiques forment une communauté, régie par des règles tacites, qui n’ont pour but que de reproduire un système hermétique qui exclut, à un moment donné, tous ceux qui ne se plient pas aux systèmes de valeurs partagés.

C'est pourquoi, le paysage politique est essentiellement constitué de carriéristes ambitieux pour eux mêmes et non pour la communauté. Dans leur majorité les citoyens qui s’investissent en politique se soustraient à la règle dans l’attente d’une reconnaissance, et personne ne veut que cela change. « La première raison de la servitude, c’est la coutume » disait Etienne de La Boétie, alors changeons la coutume. La noblesse de l’action politique réside dans le sens du sacrifice pour des idées.

La politique n’est pas un métier, il n’y a rien à gagner comme il n’y a rien à perdre. Si l’on se projette, on fait le choix de renoncer à sa liberté d’action ; on admet que la légitimité d’une parole se trouve dans la durée de présence au sein du paysage politique. Pour nous, la seule légitimité qui compte c’est l’action.

Si l’on veut changer les choses, il faut expliquer la réalité à nos concitoyens. C’est ainsi que l’on avancera sans trop de heurts. Le mensonge utile ne fait pas partie de notre engagement. Accepter de l’utiliser traduit un déficit dans la volonté d’expliquer et une carence en termes de pédagogie. Plus grave, la volonté de nos représentants de cacher le réel ou de l’édulcorer n’est, en réalité, que le reflet de leur crainte de perdre un mandat ou de ne pas l’obtenir.

Ainsi, le challenge sera dur, le chemin à parcourir semé d’embûche, mais nous voulons bousculer les normes politiques qui sont, le plus souvent, le fruit de conservateurs bien peu soucieux de l’intérêt d’autrui.

Nous voulons faire de la politique autrement. Une politique enthousiaste sans tabous.
Notre seul but est de servir l’intérêt général. On vit POUR la politique et NON PAS DE la politique.

Nous avons la farouche conviction que c’est en disant, en expliquant, en traitant les problèmes, tels que l’immigration, l’éducation, le chômage, avec courage, que les choses changeront. Nous ne ferons jamais le choix de militer pour une régularisation massive des sans papiers car nous ne pouvons pas assurer une dignité à chacun des citoyens étrangers qui veulent vivre en France. Il n’est pas tolérable de vouloir conquérir un électorat en annonçant de telles mesures lorsque l’on sait les conditions indignes qui conduisent jusqu’à la mort, par exemple dans des incendies d’immeuble, des innocents qui ne rêvaient que d’un eldorado annoncé par des individus sans scrupules. En ce sens, développons les pays pauvres en nous reposant la question de la taxe Tobin.
Nous ne ferons pas non plus le choix de promettre la généralisation des CDI parce que cela revient à mentir aux citoyens. Nous voulons montrer que l’on doit passer d’une vision de la perte de l’emploi au changement d’emploi.
En outre, nous n’envisageons pas de manière positive l’idée d’une modification de la loi de 1905. Non seulement, nous sommes attachés à la séparation de l’Eglise et de l’Etat, mais en plus non pensons que le financement par l’Etat de mosquées ne fera qu’exacerber les haines de tous les cotés. Nous consacrerons un billet dès la semaine prochaine à ce problème. Simplement, la parole des extrémistes se nourrie dans les problèmes sociaux : la discrimination, les logements insalubres, le chômage etc. Ils réduisent ces problèmes globaux à une frange particulière de la société et la victimisation devient le maître mot. En ce sens, il convient avant tout d’améliorer les conditions de vie des citoyens afin que les extrémistes ne puissent exploiter les iniquités de notre société pour légitimer leur parole.


Pour finir, nous invitons tous ceux qui veulent faire de la politique autrement, avec courage et audace, à nous rejoindre.


Rédigé par JR49 le Vendredi 16 Mars 2007 à 23:39

Sans être spécialiste, il semble intéressant de se pencher sur le problème des retraites. Le rôle d’un engagement politique n’est-il pas de proposer afin de créer les conditions du débat?
Nous serons tous d’accord pour dire que la réforme des retraites est, sans doute, le plus immense des chantiers à mener lors de la prochaine présidence. Elle est nécessaire car notre système est à bout de souffle.

Tout d’abord, il y a un véritable problème démographique. Pour illustrer notre propos nous pouvons citer Koz, qui lui-même cite Spitz, “En 2030, “une personne sur trois aura 60 ans ou plus, contre “seulement” une sur cinq en 2000. En 2050, le nombre des 60 ans aura doublé par rapport à aujourd’hui”. Comme le pointe Bernard Spitz, ce vieillissement n’est pas une spécificité française. Non, notre exception, c’est “notre incapacité à l’anticiper et par conséquent la violence des corrections qu’il faudra mettre en œuvre et l’injustice qu’elle va provoquer aux dépens des nouvelles générations”.”
Ensuite, il y a un problème social. Jusqu’à présent les travailleurs soumis au régime général travaillaient plus que ceux soumis aux régimes spéciaux. En 2008, si la loi n’est pas abrogée, tous les régimes seront alignés, c’est une avancée.
En effet, les conditions de travail ont évolué et on ne peut plus justifier ces avantages par la dureté du quotidien. D’ailleurs, Dominique Strauss-Kahn, lui-même, a plaidé pour une remise à plat de la réforme des retraites et pour la suppression des régimes spéciaux, «dont il faut petit à petit sortir».
Enfin, on retrouve un problème économique. Le chômage, la longévité des études, l’arrêt précoce de l’activité du temps de travail, couplé à une espérance de vie plus longue sont des facteurs qui font exploser le charge allouée à l’Etat.

On le voit, aujourd’hui il n’est plus question de savoir si oui ou non, nous devons réformer, le système est à bout de souffle. Faire l’économie d’une ou plusieurs réforme n’est plus envisageable, on ne peut plus distribuer des avantages comme par le passé, il ne s’agit plus d’adapter les recettes aux dépenses, mais il faut éviter que les dépenses ne progressent trois fois plus vite que les recettes tout en restant d’un cadre ou l’humain reste une priorité.
Cependant, il est évident qu’une réponse claire à ce problème ne se fera qu’avec un accord des citoyens. Chacun doit aller au-delà des ses intérêts particuliers.
Aujourd’hui le système de retraite ne fait que reproduire les différences de revenu.
Un citoyen cotise en fonction de son salaire et reçoit, de l’Etat, en fonction de ce qu’il a cotisé. Chacun le comprend, un ingénieur recevra lors de sa retraite nettement plus qu’une aide ménagère.
Les retraités pauvres sont de plus en plus nombreux pendant que d’autres épargnes sur leur retraite…

Ne serait-il pas envisageable de remettre l’ensemble du système à plat en le simplifiant ? Une retraite digne pour tous les citoyens et identiques avec, par exemple, 1500 euros pour un couple.
Les salariés aux revenus les plus élevés s’organiseront afin de capitaliser tout au long de leur carrière. Il faudrait, cependant, réfléchir sur les taux de cotisations dans un souci d’équité.


Rédigé par JR49 le Jeudi 15 Mars 2007 à 22:49