Pour que vive la République

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Et si on en parlait...


A la suite de notre billet sur le doit pénal, il paraît intéressant, après quatre ans d’existence, de faire la lumière sur les centres éducatifs fermés.
« Quatre ans et des résultats encourageants », tel aurait pu être le titre de notre billet.

Les centres éducatifs fermés sont destinés « à recevoir pendant une durée de six mois renouvelable des mineurs de 13 à 18 ans, placés sous contrôle judiciaire ou ayant fait l’objet d’une condamnation assortie d’un sursis avec mise à l’épreuve ». Le principe étant de leur éviter la prison qui, de notre point de vue, en tant que facteur déstructurant, condamne un citoyen, déjà déstructuré, à ne pas s’en sortir.

Certains tenants du conservatisme avaient émis des réserves avant même la mise en place de ces centres. En effet, ils mettaient en doute leur capacité à aider des jeunes dans la mesure où on retrouvait un aspect coercitif, en termes de liberté, puisque on ne peut y entrer et sortir à guise, de même que la sanction est un facteur très présent. En d’autres termes, les centres sont clôturés et s’il y a transgression du règlement intérieur, il y a pénalité. Cela semble, tout de même, la moindre des choses : afin de réapprendre à vivre en communauté il faut déjà assimiler les règles de vie commune à une petite échelle. De plus, la dimension éducative prend son sens lorsque l’on connaît la récompense qu’il y a la clé. C'est-à-dire la liberté de réintégrer la société munie des codes nécessaires pour y évoluer sereinement sans se compromettre et compromettre autrui.
Notons, et cela est important, que la circulation des jeunes à l’intérieur du centre n’est pas entravée. Par exemple, il n’y a pas de barreaux aux fenêtres etc. Nous sommes, par conséquent, loin de la prison.
De plus, les jeunes bénéficient d’un encadrement pédagogique assuré par des éducateurs et des assistants médico-psychologiques avec pour objectif qu’ils retrouvent des repères.

Aujourd’hui, on compte 25 centres éducatifs fermés et 856 jeunes ont été pris en charge par ces structures depuis leur ouverture. Les chiffres avancés par le ministre font état de 62% de jeunes mineurs qui ne récidivent pas, soit deux tiers. Ce résultat est à relativiser car il ne concerne que la première année qui suit le placement. Il est donc nécessaire de prendre encore un peu de recul pour juger de l’efficacité sur le long terme.
Le problème majeur de ces centres est le coût estimé à 500 euros par jeune et par jour.
Il paraît donc nécessaire de réfléchir sur la manière de structurer ces centres afin d’en faire baisser le coût.

En dépit de ce problème, le bilan prouve qu’un encadrement renforcé des mineurs, associé à un programme d’activités intensif, permet une réinsertion des jeunes au moins à court terme puisque nous ne pouvons nous prononcer, à l’heure actuelle, sur le long terme.
En outre, en 2005, après 2 ans d’expérience, les quarante magistrats de la jeunesse qui s’étaient exprimés dans le cadre de l’évaluation de ces centres confirmaient que le placement en centres éducatifs fermés constituait une réelle alternative à l’incarcération.

Au-delà du débat sur les centres éducatifs fermés, on notera que le droit à l’expérimentation doit être exploré dans notre société puisqu’il fait naître de nouvelles possibilités. En cela, il semble clairement que le progressisme soit incarné au sein du centre et de la droite.
Rédigé par PR49 le Mercredi 28 Février 2007 à 00:17


Le sentiment d’avoir été trop longtemps oublié conduit, parfois, au repli sur soi. En effet, au court d’une discussion, il y a peu, avec une jeune femme issue d’un quartier difficile d’Angers, cette tendance m’est apparue prégnante.
Je cherchais à savoir ce qu’elle pensât du plan de rénovation urbaine mis en place par notre ministre de la cohésion sociale. Elle me répondit que ce n’était que « de la poudre aux yeux » ; les habitants n’avaient pas été concertés et ce n’était pas LA solution.

D’une part, certes, les habitants n’ont pas été concertés et cela est peut-être une erreur. Mais pourquoi reprocher à un ministre de manière tacite, non seulement, son dévouement mais aussi la mise en place de ce que personne n’avait jamais eu le courage de faire depuis des décennies.
D’autre part, j’eus du mal à comprendre cette réaction : rare est le patient qui refuse à son médecin d’être soigné.

Les choses ne peuvent évoluer du jour au lendemain et surtout, il faut être honnête, on ne peut tout raser et reconstruire.
D’aucuns me diront que le radicalisme c’est prendre les problèmes à la base, à la racine, car on ne peut ériger de maisons, à fortiori de sociétés, sur un substrat malsain.

Mais la société, dans ce cas, doit être considérée comme un corps ; un corps malade qui a besoin que l’on s’occupe de lui.
Après chaque intervention un corps à besoin de se réadapter, de considérer différemment ses parties qui ont pu être modifiées pour se fondre dans son environnement.
Il en est de même avec la société, chaque modification substantielle s’accompagne d’une période d’adaptation.

Aujourd’hui, on doit réapprendre à avancer ensemble, les territoires oubliés ne le sont plus ainsi que leurs millions de citoyens, ils doivent l’entendre, l’appréhender et l’intégrer. Oui, il restera des stigmates ; ils nous permettront de nous souvenir, mais en aucun cas ils nous autoriseront à prouver la culpabilité de qui que ce soit. La repentance ne fait pas avancer, elle ne fait que nourrir et exacerber les haines. Les apprentis sorciers et autres démagogues doivent comprendre qu’on ne doit pas, du fait de la vacuité de son projet, mettre en jeu des éléments qui déchaînent les passions, dans un seul but : récupérer des électeurs.


Rédigé par Alexis TAUGE le Mardi 27 Février 2007 à 01:15

actu locale

Cela fait déjà un an que Pascal Levesque a pris la succession de Roger Chotard à la tête du Parti-Radical de Maine-et-Loire.

Cette année était placée sous le signe de l’action. Les objectifs, que notre président s’étaient fixés, ont été atteints : stabilisation de l’équipe en place, accroissement du nombre de militants, diffusion des idées du radicalisme et réaffirmation des valeurs humanistes, amicales et solidaires, au sein du parti.

Le Parti Radical de Maine-et-Loire dispose aujourd’hui d’une équipe soudée où la bonne ambiance règne. Les esprits calculateurs et intéressés ne peuvent y trouver leur place. La politique est avant tout une dévotion envers autrui et Pascal Levesque est l’incarnation même de ce principe.

C’est en ce sens que pour ne pas briser la dynamique mise en place nous appelons de nos vœux à la réélection de Pascal Levesque. Son action s’articulera autour de quatre points fondamentaux :
- réaffirmation de la liberté de parole du PR49 vis-à-vis de l’UMP et de l’UDF de Maine-et-Loire
- Faire toute la place aux idées du Radicalisme dans un département où elles sont assez méconnues.
- Contribuer à la victoire du centre et de la droite lors des municipales de 2008 dans l’ensemble du département et plus particulièrement à Angers où la bataille sera rude.
- Continuer à travailler en étroite collaboration avec les Jeunes Radicaux de Maine-et-Loire parce que l’échange entre générations est un élément important des idées radicales.


Rédigé par JR49 le Mardi 27 Février 2007 à 01:10

actu nationale

Un évanescent « désir d’avenir »

Dimanche 25 Février 2007

62 ans, voilà la moyenne d’âge des 13 apôtres qui vont porter la voix de Royal jusqu’au 1er tour de la présidentielle.
On nous promettait que « Ca bouge(rait) fort » !! Oui on peut le dire : que de changements ! Formidable marche arrière qui, souhaitons le pour la France, ne se transformera pas en « marche funèbre » bis. Les éléphants ont quitté le cimetière pour remettre les habits de lumière, ceux-là même qui les avaient conduits dans une obscurité absolue le 21 avril 2002. Le coupable était tout trouvé, Jean-Pierre Chevènement ! Et, comme le faisait remarquer Daniel Vaillant au sujet de ce dernier hier : « il ne faut pas l’oublier non plus ». Quel exemple de sérénité et de cohésion !

De plus, je m’interroge sur la conception de la politique de Mme Royal. Prête à tout pour avoir le pouvoir, même à manquer d’honnêteté envers son électorat et envers elle-même. Elle souhaitait faire avancer la question du problème des 35h. Comment alors l’envisager avec le retour de Martine Aubry ? Aura-t-elle le courage de la désavouer ? Peu probable, elle n’est plus en position de force puisque c’est elle qui l'a rappelée.
Lionel Jospin, quant à lui, a fustigé longuement la candidate socialiste pour aujourd’hui finalement revenir mine de rien… On me répondra que, justement, chacun a mis ses états d’âmes de côté pour que la gauche l’emporte. Admettons. Mais il est impossible que chacun remette en cause sa liberté de pensée et de jugement puisqu’elle fait parti de l’essence de l’homme civilisé, par conséquent le pacte présidentiel semble déjà mis à mal.
Pour finir, notons que les querelles de personne commencent déjà. Aussi lorsque l’on voit la prise de position de Bernard Kouchner, esprit ouvert et moderne, raillé par le dogmatique Mr. Lang, on ne peut-être qu’inquiet.

Une gauche moderne, une vraie sociale démocratie, pour que le débat politique soit, enfin, constructif, voila ce qui manque à la France.
Il va encore falloir patienter, les électeurs feront leur choix mais avant cela, informons-les et expliquons que le changement ne viendra pas de cette gauche archaïque.

En effet, si l’on veut que ca change, soutenons le projet présidentiel de Nicolas Sarkozy.
Il a rassemblé sa famille et, désormais, s’attache à rassembler la France. Nous l’aiderons en ce sens, tout en gardant notre singularité.


Rédigé par Alexis TAUGE le Dimanche 25 Février 2007 à 23:33

actu nationale


Le syndicalisme fut de tous les grands combats qui ont conduit à une nette amélioration des conditions de travail à la fin du 19ème et après. Cependant, aujourd’hui, force est de constater que les syndicats, non seulement ne sont plus représentatifs mais, en outre, ils ne jouent plus, de notre point de vue, un rôle positif dans le monde du travail.
Les idées progressistes ont été dépassées par un conservatisme qui conduit les syndicats à agir dans une logique d’affrontement permanent, avec le gouvernement et les employeurs, loin d’une volonté de compromis. Cela a contribué, dans une certaine mesure, à l’effondrement du syndicalisme en France.

Sensible à cet effondrement, Ségolène Royal prend, comme souvent, en exemple le modèle nordique. Elle nous explique que le taux de syndicalisation en Suède est de 82%, que cela est formidable, et qu’en France on devrait suivre ce modèle. Le problème est, comme à son habitude, qu’elle omet de présenter dans quelle mesure la Suède en est arrivée là. En outre, elle ne dit mot des droits et devoirs des syndicats et entreprises.

Pour comprendre le syndicalisme suédois nous devons partir d’une date : 1938. A cette époque, la Suède, après un conflit mémorable, a assurément saisi la nécessité du compromis, en signant les accords de Saltsjöbaden, afin d’améliorer les relations sociales : les partenaires sociaux ont renoncé à une position d’affrontement en échange pour les syndicats d’une participation active aux décisions. Ils ont obtenu la liberté de se structurer et un droit à la négociation collective qui fonde les modèles nordiques. Quant à l’entrepreneur, libre à lui de s’organiser comme il l’entend ; cette liberté inclut la possibilité de se séparer d’une partie de la main d’œuvre pour améliorer les profits de l’entreprise, une telle souplesse étant considérée comme bénéfique pour l’emploi futur. En contre partie, les salariés ont droit à une négociation sur la question des reclassements et des licenciements collectifs.

Dans cet esprit, je suis d’accord avec Mme Royal, s’inspirer de ce modèle serait du bon sens. Autant il semble évident que le modèle nordique est difficilement adaptable à la France dans certains cas, autant concernant les syndicats, avec de la volonté, cela semble raisonnable.

Tout d’abord, envisageons clairement une réforme de la représentativité des syndicats. Ensuite, nous devons travailler sur des prérogatives nouvelles, et plus importantes, qui leurs seront confiées à l’instar du modèle Suédois, sans oublier de donner plus de liberté aux entreprises pour se séparer d’un salarié. Il s’agit de respecter le principe du « gagnant-gagnant ». Enfin, les syndicats devront consentir à accepter de négocier de manière constructive avec une volonté manifeste de trouver un compromis qui devra, par la suite, être respecté


Rédigé par JR49 le Mercredi 21 Février 2007 à 22:55

actu nationale


Au nom de l’idéologie, au nom du dogmatisme et d’un égalitarisme totalitaire, l’apprentissage, au fil des années, est tombé en désuétude. De manière insidieuse, on a laissé s’installer une vision négative de cette formation tout sacralisant le baccalauréat et son exigence de 80% d’une classe d’âge devant l’atteindre. Des générations entières ont choisi la filière générale en mettant de coté leurs envies tant la pression du conformisme était insupportable, pour eux et leurs parents.

Aujourd’hui le constat est amer, la population jeune est la plus touchée par le chômage, avec environ 20%, alors que dans le même temps des milliers d’emplois sont à pourvoir dans les métiers du bâtiment, de la bouche et de l’hôtellerie ; métiers traditionnellement réservés à la formation dite de l’apprentissage, mais n’oublions par ce que disait La Bruyère, « il n’y a aucun métier qui n’ait son apprentissage », il y a, par conséquent, des formes d’apprentissages.

Plus que les chiffres, ce qui importe est le coté humain : les jeunes doivent non pas faire un choix en fonction de la pression liée au titre du diplôme mais de leurs aspirations.
Un des objectifs est évidemment que leur liberté de choisir leur soit restituée ; ce n’est pas aux gouvernants, par des propos abjects, d’établir un ordre hiérarchique des formations qui conduit à biaiser la valeur de tel ou tel diplôme. De plus, l’apprentissage à 14 ans, pour le jeune qui fait ce choix, est à prendre comme une chance. Quoi de plus triste que de forcer un enfant à rester sur le banc de l’école dans un environnement qui ne lui correspond pas ? S’acharner à nier cette réalité relève de l’idéologie ; l’apprentissage doit prendre une nouvelle valeur.

Dans cet esprit, Jean-Louis Borloo, à la suite de Renaud Dutreil et son livre blanc sur la modernisation de l’apprentissage, confia en 2005 à Henri Lachamann, dans le cadre du plan de cohésion sociale, la mission de revaloriser les formations en apprentissage. Il a fallu, pour se faire, créer une chartre de l’apprentissage que vous pouvez consulter sur internet : www.chartedelapprentissage.com.

Après un an de travail, 1300 entreprises ont signé la chartre de l’apprentissage et le nombre d’apprentis en formation au sein d’entreprise a sensiblement augmenté.
Le bilan des 34 entreprises du CAC 40 et des trois entreprises publiques, qui furent les premières signataires de la charte, fait état d’une augmentation moyenne de 36% des apprentis pour les unes et 31% pour les autres entre 2005 et 2006, soit 10 000 apprentis en plus. Le site internet a, quant à lui, recensé 55 000 connections.

On le voit c’est un travail de tous les instants qui est à saluer. Cependant la mobilisation continue puisque, malgré tous ces efforts, les mentalités ne changent pas en un jour et ce type de formation pâtit encore d’une image injustement négative, qui entraine des difficultés de recrutement, particulièrement au niveau BEP et CAP, dans les métiers du l’industrie, du BTP, du tourisme et de la bouche.

C’est pourquoi 2007 sera placée sous le signe de l’action avec quatre propositions fortes :
- mieux informer et réformer l’orientation
- réserver la taxe d’apprentissage à l’apprentissage et son financement
- accroître l’offre de formation en apprentissage
- simplifier et automatiser les procédures administratives.


Rédigé par JR49 le Mardi 20 Février 2007 à 19:59

Billet d'humeur

Ils se trompent de méthode

Lundi 19 Février 2007


« Une femme noire humiliée, arrêtée, menottée, fouillée pour un banal
contrôle d'identité à Strasbourg ».

Voilà ce que l’on pouvait lire ce matin sur la newsletter des indigènes de la République.
Il y a, de mon point de vue, deux choses choquantes et inadmissibles.

D’une part, si l’information est avérée alors ces actes sont parfaitement intolérables et doivent être sévèrement punis. Tout citoyen mérite respect et considération. La police est le garant de l’ordre, elle doit être juste et ses interventions légitimes. Travailler au service de la République impose d’être irréprochable afin de servir la nation. On ne peut sombrer dans un relativisme qui légitimerait ce type de comportement, si encore une fois il est avéré, du fait de l’âpreté du quotidien.

D’autre part, on condamne la volonté de certains politiques de vouloir créer des statistiques en fonctions des origines à l’instar des Etats-Unis. Ce qui semble, il est vrai, si les chiffres sont rendus publics, peu compatible avec une volonté d’apaisement.
Alors pour être cohérent l’ajout du qualificatif « noire » n’est pas utile. Ce genre de pratique conduit à l’amalgame, tous les policiers ne sont pas racistes puisque, autant être honnête, c’est ce que l’on essaye de nous dire. Il y a, peut-être, une minorité qui outrepasse, ou transgresse, le droit mais certainement pas la majorité.

Aujourd’hui je note, après avoir assisté à un café citoyen avec un membre de cette association, après avoir lu régulièrement les articles de la newsletter, que les méthodes utilisées sont indignes d’une association qui se veut productrice de lien social et d’équité. On ne peut prétendre à faire évoluer les choses si l’on utilise les méthodes du Front National : l’amalgame, la théorie du complot, la victimisation n’ont jamais été utiles à la démocratie.

Oui je suis pour que l’on trouve des solutions, oui je comprends le malaise, oui il faut agir, mais non et cent fois non si il faut réduire un problème global en fonction de critère religieux, ethniques, comme cette association semble vouloir le faire.

C’est ensemble que nous ferons évoluer les choses et non cachés derrière une bannière.


Rédigé par Alexis TAUGE le Lundi 19 Février 2007 à 23:56

Hier matin, le Figaro nous présentait un article sur le taux de suicide chez les policiers du, notamment, à la pression entourant certaines brigades.
Pour aller au-delà de l’article, nous souhaitons mettre en évidence qu’un policier est un être humain ; un être à part entière comme chaque citoyen de notre pays. Ils méritent respect, considération et reconnaissance.

On me parlait vendredi soir d’un sentiment de déshumanisation dans notre société ; déshumanisation notamment par les policiers qui en viennent, parfois, à transgresser la loi et à agir avec violence, manque de respect, envers certains de nos concitoyens du fait de leur origine. Il est donc inacceptable de voir de tels actes, ils doivent être sanctionnés.

De l’autre coté, dernièrement, un policier m’expliquait exactement le même ressenti : cette impression d’être déshumanisé, parfois, lors de son service par nos concitoyens. Déshumanisé, à tel point que la différence entre le fonctionnaire de police et le citoyen n’était plus toujours effective puisque, après le service, il se retrouvait suivi dans la rue de manière menaçante.
En outre, comme on a pu le voir, certains mettent en place des guets-apens afin d’agresser des policiers.
On pourrait encore citer, à titre d’exemple, les violences faites aux enseignants, qui, une fois de plus, découlent d’une perception de l’humain complètement faussée. En effet, il est tout de même incroyable de voir des individus en arriver à de telles extrémités.

Un citoyen est avant tout un Homme : il ressent des douleurs, des peurs, des difficultés. Du point de vue philosophique la vie en société est faite pour s’aider à mieux vivre et à faire face aux difficultés que l’on peut rencontrer. Le vivre ensemble doit être un atout et non un poids pour la communauté.

Dans cet esprit, ne faudrait-il pas généraliser les rencontres, les échanges entre policiers et citoyens, entre enseignants et élèves, entre politiques et électeurs, en dehors du cadre formel du statut professionnel de chacun ? Nous pourrions mettre cela en place avec l’aide des associations, des municipalités, avec un objectif : que l’humain refasse surface dans notre société.


Rédigé par Alexis TAUGE le Jeudi 15 Février 2007 à 23:06

L’urbanisme, pour notre mairie socialiste, semble se réduire à la construction et rénovation de théâtres et musées.
Il est vrai que le théâtre favorise le lien social, lieu d’échanges et de rencontres, il permet de se divertir, mais à qui profite ce type de rénovations ? À une classe favorisée, et ce n’est pas notre vision de la vie en communauté. Le socialisme dont on nous parle n’a pour but que de particulariser la société, de ne répondre qu’à des attentes singulières, afin de conforter un électorat bien peu soucieux d’autrui, tout en revendiquant le contraire. En effet, aujourd’hui, il est de bon ton à gauche d’exposer une volonté farouche de payer encore plus d’impôts ; il faut bien se donner bonne conscience.

Alors voilà, il aura fallu attendre le plan Borloo, de rénovation urbaine, pour qu’enfin on se préoccupe de nos concitoyens qui vivent dans des quartiers à l’architecture dépassée, aux immeubles parfois insalubres qui ont vu naître rancoeurs et haines, envers les pouvoirs publics et l’Etat, avec ce sentiment de ne pas être considéré comme des hommes à part entière, d’être abandonné.

Angers est le plus gros contrat de rénovation urbaine derrière Le Havre. C’est 223 millions d’euros TTC mobilisés jusqu’à 2008 pour 220 opérations de prévues.
C’est une opportunité incroyable pour l’industrie du bâtiment et des travaux publics.
L’ANRU, agence nationale pour la rénovation urbaine, est chargée d’accélérer la mise en œuvre de ce plan en amenant 53 millions d’euros ; 22 le seront par la Région et le Conseil général, 34 par la Ville d’Angers et 21 par les bailleurs sociaux. Le reste (94 millions d’euros) est financé par des prêts Habitat social.

On nous avancera, sans doute, le fait que l’on construit moins de logements dans ces quartiers que l’on en détruit. La réponse est simple et elle se trouve dans la volonté de créer les conditions de la mixité sociale. En ce sens, des logements supplémentaires seront construits dans d’autres quartiers ; il y aura donc au final autant de logements construits que détruits. A cela on ajoutera 2923 réhabilitations.

On ne peut pas accepter la fatalité ; on ne peut pas renoncer ; on n’a pas le droit de dire, comme la gauche l’a fait, « on a tout essayé ». Jaurès ne disait-il pas « l’histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l’invincible espoir ». On peut reprocher au centre et à la droite, si l’on est sectaire, de citer Jaurès, mais dans ce cas on fait le choix d’un communautarisme navrant.

Merci à Jean-Louis Borloo d’avoir rendu possible une nouvelle dynamique. Il restera à suivre le modèle du choletais, exemplaire de courage, concernant ses actions pour l’emploi avec ses 6% de chômeurs. Il y a tant à essayer, tant à faire

« Le faux courage attend les grandes occasions…le courage véritable consiste chaque jour à vaincre les petits ennemis » disait Nizan, à bon entendeur, salut.


Rédigé par JR49 le Mercredi 14 Février 2007 à 00:18

Vendredi 9 février, 19h45, je pénètre dans la salle de la mission locale réservée ce soir là pour l’association émergence citoyenne.
« Libre de parler, d’écrire, de s’exprimer, d’agir et de voter… » est le slogan de cette association crée à la suite de l’embrasement des banlieues.
L’initiative est à saluer. Il faut encourager et remercier les citoyens qui s’investissent dans la vie de la cité pour favoriser le lien social.

Au programme, deux intervenants puis des débats. Le premier intervenant est Monsieur Abdelaziz Chambi, membre de l’association Diversité, puis le second est Monsieur Samir Bensaadi de la fédération Léo Lagrange.

Le discours est, tout d’abord, passionné puis il se transforme en propos communautaristes intolérables et réducteurs : « déshumanisation des musulmans orchestrée par les politiques, l’administration et les pouvoirs publics » ; les institutions sont décrites comme « un appareil colonial, à la justice expéditive ». Il est soi-disant bon de se dire raciste en France, on nous cite par exemple des passages, de Houellebecq et Dantec, sortis de leur contexte. On nous parle de sociologie avec l’Ecole de Frankfort, mais qui connaît l’école de Frankfort ? Facile de légitimer son propos en citant des intellectuels… Je préciserai, tout de même, que cette école de sociologie a pu être qualifiée de nihiliste ; on en est proche en écoutant le discours de Monsieur Chambi qui ira jusqu’à légitimer l’embrasement des banlieues ; acte salutaire mais qui n’a pas été assez loin, finira-t-il par nous faire comprendre.
Ces propos ne sont pas tolérables, ils conduisent à la haine, au repli sur soi et ne dénotent pas d’une volonté d’ouverture.

Monsieur Samir Bensaadi se situait dans une optique différente et constructive. Il s’agit, pour lui, d’interroger les pratiques de tous, des citoyens aux institutions, afin de traiter les problèmes sociaux dans leur globalité.
Nous soutenons ce point de vue car on ne peut, par exemple, réduire la discrimination à une frange particulière de la population. La discrimination touche tous les citoyens dès lors que l’interlocuteur juge en fonction de critères physiques et sociaux. On ne peut pas revendiquer un changement en se repliant derrière une identité singulière lorsqu’un problème est global.

Les souffrances, les injustices : nous les entendons ! En ce sens, c’est ensemble que nous ferons bouger les choses, et non en avançant derrière une étiquette ou en s’acharnant à particulariser la société. Plus de modération pour plus d’action ; une action constructive et ambitieuse au service des citoyens. Cela passera par des propositions concrètes comme la généralisation du testing (« opération qui vise à déceler des comportements discriminatoires en effectuant successivement des démarches analogues au nom de personnes différentes par l'origine ou l'apparence »). Les constats doivent servir le débat et non le passionner. Faire le choix de la passion n’a d’intérêt que pour celui qui utilise cette méthode mais aucun pour la République.


Rédigé par Alexis TAUGE le Dimanche 11 Février 2007 à 23:23