Pour que vive la République

Responsable Départemental des Jeunes Radicaux de Maine et Loire

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Plan gouvernemental EFEL de J-L Borloo

Le quatrième et dernier point du plan gouvernemental du Jean-Louis Borloo est le logement.
Depuis que Jean-Louis Borloo est ministre de la cohésion sociale le logement est devenu une priorité absolue, une cause nationale.

Le logement provoque pour nos concitoyens « huit crises du mal de vivre qui s’additionnent les unes aux autres », cela n’est pas supportable.
Il y a tout d’abord une crise du pouvoir d’achat. En effet, le coût du logement entraine une perte de 20% de pouvoir d’achat et ce parce que nous avons construit entre 1981 et 2001 deux fois moins de logements que ne l’exige la situation.
C’est pourquoi nous observons aussi une crise du parcours résidentiel. La rareté bloque toute rotation dans les parcs HLM ; elle crée les conditions d’une crise familiale et éducative, puisque des logements inadaptés rendent impossibles une vie familiale et une éducation sereine.
Pour les plus fragiles, la rareté devient synonyme de crise sociale et crise de la dignité ; elle exclut une partie de nos concitoyens des logements sociaux vers les centres d’hébergement et de réinsertion. Ces structures sont elles-mêmes surchargées et conduisent les plus faibles dans la rue.
La rareté entraîne une crise des finances publiques : les aides au logement sont passées de 6 à 13 milliards d’euros par an. A cela s’ajoute une crise du découragement. Force est de constater que le déséquilibre entre l’offre et la demande entraîne des demandes de garanties impossibles à fournir pour la majorité d’entre nous.
Par ailleurs, le problème du logement est aussi un des facteurs de la crise de l’emploi. « L’emploi dans le bâtiment entraîne à proprement parler une trentaine de filières (…) à un emploi dans le bâtiment correspond au moins un emploi indirect. » On le comprend ce gisement n’est pas suffisamment exploité alors qu’il a déjà crée en 3 ans 150 000 emplois directs. Pour finir, la crise du logement est synonyme de crise écologique. Le logement et la voiture sont les deux principaux facteurs de pollution. Des logements mal entretenus associés à de mauvais choix de matériaux polluent considérablement l’atmosphère.

Il convient donc de poursuivre les efforts entrepris avec le plan de rénovation urbaine. La construction de logements est le fruit des décisions d’acteurs comme les mairies, les agglomérations, les départements, les offices HLM, l’Etat , etc. Les outils d’interventions sont tous aussi variés entre la fiscalité nationale, régionale ou locale, les outils juridiques, l’urbanisme etc.

Il s’agit faire en sorte que tout le monde travail ensemble afin d’établir des objectifs communs partagés.
Cela est possible, on l’a vu avec la mise en place d’un comité de pilotage rassemblant dès 2003 les bailleurs sociaux, les villes, les partenaires sociaux, la Caisse des dépôts, les services de l’Etat. Le travail de tous a abouti à la signature d’une convention partenariale précisant les objectifs et les obligations mutuelles. Les logements sociaux ont été doublés puis triplés : « la France du partenariat prouve qu’elle sait être efficace ».

Dans cet esprit, Jean-Louis Borloo propose la création de l’Office national pour l’habitat. Cette agence sera composée « de tous les acteurs directs et indirects, collectivités locales, famille HLM, associations de propriétaires, associations de locataires, financeurs publics et financeurs privés, Etat, partenaires sociaux, Caisse des dépôts et consignations et l’Agence nationale de l’habitat.

Cette agence devra développer la caution publique pour les logements qui vient d’être mise en place. « Ce dispositif permet à un propriétaire louant un appartement à une personne en CDD, intérim, demandeur d’emploi ou jeune, d’obtenir une garantie totale de paiement du loyer, dès le premier impayé et jusqu’à la remise à disposition du bien. » Non seulement ce système mettra fin à l’inflation des cautions et garanties mais il remettra sur le marché 600 000 logements vacants due à l’inquiétude des propriétaires.
Il s’agira dans le même temps de construire 500 000 logements nouveaux par an dont 150 000 sociaux. L’accession à la propriété devra être triplée en permettant que le remboursement ne soit pas supérieur au loyer.
L’agence devra créer les conditions nécessaires pour que « les bailleurs sociaux s’engagent dans l’accession à la propriété pour près de 20% de leur parc sur 10ans, en mobilisant directement l’APL et par la mise en place de dispositifs de financement fondés sur l’acquisition par achat différé. »
En outre, les collectivités locales devront pouvoir bénéficier d’une partie de la plus-value liée à la transformation d’un terrain en terrain constructible.
Pour les plus fragiles, il faudra une place pour 1000 habitants et de véritables Maisons relais d’accueil.
Le coût des charges devra, quant lui, aussi être traité. C’est pourquoi, Jean-Louis Borloo envisage de le baisser de 20% par une action concertée avec l’Ademe et les fournisseurs d’énergie.
Pour finir, il s’agit d’établir un programme spécifique à l’Ile-de-France dont on connaît la situation particulière.
La réalisation de ces projets passera par un décloisonnement de « l’information entre les différents acteurs et organiser l’action de l’Office de telle manière que chaque filière et chaque mode d’accès au logement puissent réussir les objectifs fixés. »

On le voit, quand d’autres proposent un catalogue de mesures Jean-Louis Borloo fixe les objectifs et les méthodes.
On ne pourra objecter que cela ne marchera pas puisque les résultats obtenus depuis trois ans montrent une augmentation de 50% de la production de logements et de 100% de celle de logements sociaux.
Jean-Louis Borloo doit poursuivre ce travail. Dans cet esprit nous appelons à voter pour le candidat Nicolas Sarkozy au 2ème tour.


Rédigé par JR49 le Jeudi 26 Avril 2007 à 18:26

Plan gouvernemental EFEL de J-L Borloo

Pendant trente ans, si peu a été fait que l’équité n’est plus réelle en France. Aussi, aujourd’hui, « nous vivons trois logiques de ségrégation urbaine qui s’additionnent les unes aux autres. »
Tout d’abord, les cités ne sont pas réellement insérées dans le tissu urbain puisqu’elles sont perçues comme différentes des autres. Ensuite, comme l’ont décrit Karim Amellal et Alexandre Kateb, la ségrégation est aussi économique. Le revenu moyen des habitants des cités est de 30% inférieur au revenu moyen national et son taux de chômage deux fois supérieur, par rapport à la moyenne nationale, voire trois fois pour les personnes issues de l’immigration. Enfin, s’ajoute à cela une ségrégation ethnique qui bloque la mobilité sociale ou territoriale.

Ce sujet est crucial. Le taux de moins de 25 ans dans les quartiers est deux fois supérieur au reste du territoire. Ce sont donc des terres d’innovation dotées d’une diversité qui fait la richesse de la France. Aussi, on ne peut accepter de voir les quartiers se développer de manière autarcique avec leurs propres règles. En outre, ces quartiers représentent un enjeu pour l’enfance où beaucoup de jeunes perdent très vite les repères fondamentaux du bien et du mal, de la vie et de la mort, de la souffrance. Il est inacceptable que « certains territoires « quittent » la République », aient un taux d’échec, dans tous les domaines, à ce point différent d’ailleurs. On ne peut laisser se développer cette crise sociale qui se mute déjà en crise identitaire, c’est l’avenir de la France en tant que communauté de destin qui se joue. Laisser les extrêmes instrumentaliser ces problèmes serait, sans aucun doute, la pire des choses pour notre pays.
Pendant trop longtemps on a fait croire que l’on mettait des moyens massifs en place afin de trouver des solutions à ces problèmes sans que cela soit observable. On a ainsi créé les conditions du développement d’un sentiment d’injustice chez des millions de nos concitoyens.

Il convient donc aujourd’hui de changer de méthode. Il faut accompagner le plan de rénovation urbaine d’un « véritable plan de justice territoriale, en partenariat avec tous les acteurs. »
Cela passera d’abord par l’obligation de « mettre fin à l’inégalité entre les villes pauvres, d’une manière générale entre les collectivités pauvres et les autres. » En effet, actuellement, nous observons des disparités variant de un à six en termes de ressources financières. La décentralisation, telle qu’elle a été faite, a contribué, notamment en transférant le coût de l’action sociale aux départements et villes, à accroitre les inégalités et les écarts de richesse. « Sans trop se méprendre, on peut quasiment corréler les communes où on paie le plus d’impôts et celles où règne la plus grande pauvreté, donc le plus grand besoin d’action collective. »
Il y a deux ans la dotation de solidarité urbaine a été modifiée en transférant 600 millions d’euros aux communes qui en avaient le plus besoin.
« Il convient dès 2008 de tripler l’ampleur de cette réforme et de transférer au titre de l’équité territoriale 1,2 milliards d’euros complémentaires sur une période de trois ans.

En parallèle, parce que l’humain est la base de tout, il faudra reconnaître tous les talents de notre société.
Dans cet esprit, « il est indispensable de créer une voie d’excellence alternative dans les grandes écoles françaises. » En outre, les grands corps de l’Etat devront offrir une telle voie. Cela passera par la création d’une Ecole nationale supérieure qui recrutera 2000 candidats par an présentant diverses qualités.
« Cette école s’adressera exclusivement aux jeunes des quartiers pendant une période de rattrapage de dix ans. »

Par ailleurs, les associations effectuent, le plus souvent, un travail remarquable dans les quartiers. L’Etat devra leur accorder « une aide exceptionnelle, dès 2008, d’une année d’avance de subvention, pour leur donner une véritable lisibilité d’action. »

En outre, parce que toutes les mesures ne pourront produire d’effets immédiats, Jean-Louis Borloo insiste sur la mise en place pendant trois ans d’un « plan Marshall de 250 000 contrats de professionnalisation financés par l’Etat et réservés aux jeunes de nos quartiers ». Pour accompagner cet effort massif, « il est impératif que toutes les personnes publiques et privées de notre pays intègrent dans un délai d’un an des personnes originaires de zones urbaines sensibles à hauteur d’au moins 3% de leur effectif total ou de leur masse salariale. »

L’école ne doit pas rester l’oubliée des réformes. Il s’agit de mettre en réseau les moyens. « Chaque chef d’établissement devra pouvoir, dans le cadre d’un projet d’établissement, disposer de moyens spécifiques et autonomes, d’un budget propre, de façon à organiser avec l’équipe pédagogique mais aussi tous les intervenants(…)le soutien, à l’intérieur et à l’extérieur du système scolaire, de ces enfants. » Les 700 ZEP seront en priorité concernées et leurs chefs d’établissement devront pouvoir bénéficier des équipes de réussite éducative mises en place par le plan de cohésion sociale avec un budget propre de 500 000 euros.
Pour les enfants les plus en difficulté, il faudra, en accord avec les parents, « leur offrir un autre système scolaire et éducatif, éloigné parfois, si nécessaire en internat, et en mobilisant, en accord avec les grandes entreprises et les comités d’entreprises, les lieux d’accueil et d’hébergement inutilisés pendant les périodes scolaires. »
Le dispositif « Défense deuxième chance » crée pour les 16-20 ans est un succès incontestable et légitime la poursuite dans cette voie.

Enfin, pour n’oublier personne, il s’agit de créer « un programme d’aide à la parentalité ». Il s’agira d’expérimenter pendant trois ans, au sein des zones urbaines sensibles, « l’instauration d’emploi parent, ouvert à toutes les personne isolées touchant soit l’allocation parent isolé, soit le RMI. Cet emploi parent s’accompagne d’un contrat avec l’école, la Caf et la ville définissant les engagements nécessaires en matière d’éducation, de vie associative ou collective. Sa durée sera de trois ans et sa rémunération sera celle du Smic. »


Rédigé par JR49 le Mardi 17 Avril 2007 à 22:04

Plan gouvernemental EFEL de J-L Borloo

Pour Jean-Louis Borloo l’objectif est clair : 100% de qualifiés.
On parle chaque jour de la relance économique. Pour notre ministre « la meilleure relance économique est évidemment la relance par la qualification ».
Aujourd’hui « notre moteur de croissance ne fonctionne qu’avec les ¾ d’une tranche d’âge qualifiée. »

Quel gâchis alors même que notre démographie est bonne nous ne sommes, pour le moment, pas capables de la transformer en démographie qualifiée.
Il ne s’agit pas de se laisser aller trop facilement à la critique. L’enseignement supérieur s’est démocratisé, les enseignants sont de qualité et les filières diversifiées. Cependant, nous observons des problèmes criants que nous ne devons pas ignorer.
Globalement, il est admis que 25% des jeunes se retrouvent sans formation adaptée .

Nous consacrons pourtant 4,2% du PIB pour le primaire et le secondaire ainsi que 23 milliards d’euros à la formation professionnelle. L’Université, quant à elle, est dotée de 7210 euros par étudiant et 10 890 euros par étudiant d’IUT. C’est inférieur à la moyenne européenne.

Par ailleurs, nous avons trop souvent omis la formation par alternance, en d’autres termes pas assez de temps pratique par rapport au temps théorique.
En outre, nos filières sont diversifiées mais l’efficience de notre système se dissout dans « une mosaïque de structures de financement et de stratégies ». Aussi, on a vu s’évaporer l’objectif de qualification de 100% d’une classe d’âge.

On le comprend nos faiblesses sont avant tout organisationnelles. C’est pourquoi, Jean-Louis Borloo propose de créer une Agence nationale de la formation qui regrouperait toutes les filières, les financeurs, les collectivités locales et tous les services de l’Etat. « Ensemble, ils devront bâtir ce programme sur une idée simple : comment chacun contribue-t-il à l’objectif de 100% qualifiés ? »

L’objectif de cette agence est clair : « comment chacun contribue-t-il à l’objectif de 100% de qualifiés ? »
Nous devons faire travailler tout le monde ensemble. Jean-Louis Borloo nous dit que « si les 65 premières écoles appartenant à la conférence des grandes écoles doublaient simplement leurs effectifs en les ouvrant, par une sélection adaptée, à l’université, ce sont 50 000 jeunes qui viendraient enrichir leurs propres capacités, établissant des passerelles en matière de recherches, d’enseignement, de modes opératoires avec les universités et les centres de recherche.

L’apprentissage n’est pas en reste puisque notre ministre de la cohésion sociale plaide pour « un taux de recrutement d’apprentis proche du taux allemand (6%) ». Cet objectif ne serait que le prolongement de travail entamé.

Enfin, parce qu’un citoyen ne peut évoluer sereinement dans la société que s’il maîtrise l’un des six savoirs fondamentaux (lire, écrire, compter, se servir d’internet, connaître les règles administratives et parler une langue étrangère), et qu’aujourd’hui plusieurs millions de personnes sont incapables de tous les utiliser, nous devons « organiser sur le territoire national, en utilisant les locaux de notre système éducatif, une école du savoir pour tous (…) en s’appuyant sur la mise en réseau de tous les acteurs locaux, d’un bénévolat large et puissant avec des encadrants professionnels, issus, s’ils le souhaitent, de l’Education nationale. Ce dispositif doit être gratuit, digne, pour permettre à chacun d’avoir un véritable passeport pour la vie. »



i[La formation professionnelle ne concerne pas réellement les jeunes ; entre 150 000 et 190 000 jeunes, selon le rapport Delors, sortent du système éducatif sans qualification ; 100 000 jeunes sortent déclassés de la fac ou éprouvent des difficultés à s’intégrer. ]


Rédigé par JR49 le Lundi 16 Avril 2007 à 22:18

Plan gouvernemental EFEL de J-L Borloo

Dans son ouvrage, L’architecte et l’Horloger, Jean-Louis Borloo nous détaille ce que sont pour lui les quatre grandes causes nationales pour le futur gouvernement.
Nicolas Sarkozy a intégré ce projet alors il convient d’expliquer les quatre point qui le fondent.


Le premier est le plan d’action pour l’emploi. Notre taux de chômage est sous la barre des 9% à 8,8% mais ce travail de tous les instants ne peut s’arrêter la.
L’objectif est clair ; c’est le plein emploi avec plus de pouvoir d’achat et compétitivité.
Un individu qui ne travaille pas est disqualifié au sein de la société. Le travail est le plus puissant facteur d’intégration dans la vie sociale. Les citoyens de Verneau, quartier d’Angers, nous faisaient remarquer que pour eux la priorité c’est l’emploi : il apporte dignité et reconnaissance. Jean-Louis Borloo s’attarde sur 5 principaux points :

Ne plus être les champions de la taxe sur l’emploi
Nous sommes le pays qui taxe le plus l’emploi. Pour 100 euros de salaire distribué cela coûte 145 euros à l’employeur et le salarié ne perçoit que 80 euros.
« Il faut réduire de 20% les taxes sur l’emploi, 10% pour l’amélioration immédiate du pouvoir d’achat des salariés et 10% pour soutenir la compétitivité de nos entreprises. » Ces taxes pour ne pas mettre en péril le fondement du paritarisme, il faut les transférer sur 9 autres assiettes.
Par ailleurs, il faut alléger de 20% les charges sociales pour toute transformation d’un CDD actuel en CDI au 1er janvier 2008. La même chose doit être envisagée pour toute transformation d’un emploi à temps partiel en un plein temps et tout recrutement en CDI. Instauration d’une charge sociale unique de 10% pour tout recrutement crée par un entrepreneur individuel ou d’une société de moins de dix personnes.

Mieux gérer les ressources humaines
L’emploi passera par la croissance, dit-on. Mais celle-ci n’est « en réalité que le résultat d’une gestion performante de nos ressources humaines ». La crise que nous traversons c’est une crise du recrutement. Aussi, nous devons adopter une gestion unifiée des ressources humaines à l’instar de la majorité des pays européens.
En outre, tout le monde parle de la sécurisation des parcours professionnels dans cette campagne. Cela a déjà été expérimenté. Il s’agit de privilégier l’homme et son parcours, sa capacité à assumer des mobilités professionnelles sans retomber dans le chômage ni l’anonymat. En ce sens, le contrat de transition professionnel est une avancée. « Sur sept bassins d’emploi bien spécifiques, toute personne qui fait l’objet d’un licenciement économique de la part d’une entreprise de moins de 1 000 personnes, s’est vue proposer un contrat de transition professionnelle lui autorisant, pendant une année, de passer directement d’un contrat avec son entreprise à un contrat avec une filiale de l’association pour la formation professionnelle des adultes ». Les volontaires gardent leurs revenus nets antérieurs et bénéficient d’un soutien personnalisé. Les résultats sont pour l’instant encourageants puisque le taux de satisfaction est de 80% et le retour à l’emploi s’est accéléré.
Par ailleurs, il faut créer une agence d’accès à l’emploi dont la mission serait d’organiser la définition des besoins, les formations qui en découlent et un guichet unique de la formation, de la découverte des métiers, de l’accompagnement et du soutien personnalisé etc. Il s’agit moins de fusionner l’ANPE et l’UNEDIC que de mutualiser tous les acteurs mobilisés pour les problèmes relatifs à l’emploi.

Simplifier et favoriser le retour à l’emploi de ceux qui en sont le plus éloignés
L’agence d’accès à l’emploi sera chargée d’organiser la mutualisation de tous les dispositifs de financement, de toutes les allocations par la mise en place d’un contrat unique d’insertion tel qu’il est aujourd’hui expérimenté par l’association Emmaüs dans certains départements. Ce contrat apportera une meilleure rémunération en contrepartie d’une formation et d’un véritable travail. Un million d’allocataires pourront en bénéficier et il prévoira 30 heures d’emploi formation par semaine sur la base du Smic horaire pendant une durée d’un an ou deux.

Des contrats de progrès pour chaque secteur d’activité
Sur le modèle du contrat de progrès des services à la personne, il faut amplifier cette dynamique. Un an après la création de l’Agence nationale des services à la personne les résultats sont là : 146 000 emplois créés en 2006, près de 230 000 prévus en 2007, doublement du nombre de sociétés ou d’associations créées en un an.
Ces résultats font dire à Jean-Louis Borloo que l’on doit élaborer un contrat de progrès dans chacun des 50 secteurs d’activité en réunissant toutes les parties prenantes : les professionnels et les experts, les partenaires sociaux, les collectivités locales, l’Etat, les branches professionnelles et les associations de consommateurs.

Une stratégie d’offensive économique
Le retour d’une croissance durable dans un nouveau monde passera par l’économie du quaternaire. Elle repose sur 4 défis : le choix impossible entre vigueur de la croissance économique et le développement rapide des inégalités sociales qui peuvent miner le pacte démocratique. La concurrence croissante et durable des puissances émergentes. Le choc démographique, nous entamons une période de plusieurs décennies où le nombre de personnes en âge de travailler risque de baisser alors que celle qui ne sont pas en âge de le faire va augmenter. L’obligation d’adopter un pacte écologique afin de faire évoluer nos pratiques de consommation.
Conséquemment, nous devons mettre en place un service de transports innovant, mettre à disposition des prestations rendues par les biens avec tout le personnel pour que tout devienne facile dans l’utilisation de ces biens. Nous devons réconcilier économie industrielle productive et économie de services et optimiser l’utilisation des biens et leur impact sur l’environnement, sans réduire la satisfaction des consommateurs.
Il faudra une réelle stratégie nationale et européenne pour que cela soit une réussite.
Par ailleurs, pour conforter la dynamique de nos PME, Jean-Louis Borloo propose la mise en place d’un Small Business Act à la française permettant un accès réel des PME aux marchés publics tout en réformant les outils de production.

Ps : Cette article n’est qu’un petit résumé, si vous avez des questions sur des points précis n’hésitez pas à nous écrire.


Rédigé par JR49 le Vendredi 13 Avril 2007 à 19:57