Pour que vive la République

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Et si on en parlait...

La numérisation des écrits

Mercredi 25 Novembre 2009
En 1996 commence en France un projet de numérisation du patrimoine culturel auquel sera accordé depuis près de 20M d’euros. Ce plan (nommé « plan national de numérisation des fonds iconographiques et sonores ») aura permis (ou du moins aura fortement favorisé) la numérisation de plusieurs millions de documents depuis 2000.
Cinq avantages apparaissent avec la numérisation : Tout d’abord, la numérisation permet une conservation et préservation des documents que nous ont légué nos aînés (plus de 25 millions d’ouvrages et documents).
Second avantage, elle permet une large diffusion à l’échelle planétaire de la connaissance (cf. l’ « encyclopédie Diderot » et plus tard, « encyclopédia ») et une simplification de sa recherche (possibilité de rechercher par auteur, par thème…).
Troisième avantage, un texte numérisé peut être retouché en temps réel sur Internet et peut ainsi être explicité, amélioré dans certains passages… alors qu’un document imprimé, ne peut l’être.
Quatrième avantage : le gain de place ; en effet, bien que prêtant à rire, le rangement est un véritable problème.
La numérisation des écrits
Rédigé par Thomas CHAUVETEAU le Mercredi 25 Novembre 2009 à 02:55

Et si on en parlait...

l'inflation législative

Mercredi 25 Novembre 2009
L'inflation est un terme bien connu du grand public. Son utilisation est essentiellement faite dans les domaines monétaire et économique mais s'emploi également dans le domaine législatif et signifie donc la hausse du nombre de lois existantes en vigueur.
Chaque année, plus de 1000 lois et 1000 décrets nouveaux voient le jour si bien, que l'on peut se demander comment le principe du "nul n'est censé ignorer la loi" peut encore être valable.
L'élaboration de lois ne doit pas être acte de puissance mais acte de sagesse comme le disait Portalis (l'un des quatre fondateurs du Code civil).
Néanmoins, si de nouvelles lois apparaissent, cela répond à une demande: celle de l'évolution de la société.
La loi à vocation de garantir les droits de chacun et préserver le sentiment de justice. Elle ne cherche cependant pas forcément à être juste (tout comme les règles de sport ne le cherchent pas non plus): son rôle est d'organiser la vie en société.
Rédigé par Thomas CHAUVETEAU le Mercredi 25 Novembre 2009 à 01:36

Les passions entraînent parfois des conséquences très néfastes qui biaisent une opinion. De notre point de vue, les organisations étudiantes sont confrontées à cet écueil.

Pourquoi ? Aujourd’hui au nom de l’égalitarisme, de l’égalité des chances, ces organisations revendiquent la gratuité des universités. Objectivement, chaque étudiant serait donc égal face à l’entrée dans le cycle universitaire si elle était gratuite.
Quelle vaste plaisanterie quand on sait que les facteurs du choix de l’orientation sont majoritairement extérieurs au système universitaire : le coût du logement et des transports, les frais de la vie quotidienne à assurer isolément.

Nous pensons donc qu’il serait plus juste de mener une réflexion sur la nécessité de revoir le système des frais d’inscription à l’université. Par exemple, comme Science Po Paris l’a fait, pourquoi ne pas envisager des frais d’inscription modulables basés sur les revenus des parents. Comme le note, très justement, Pascal-Emmanuel Gobry, Président d’impulsion concorde, dans son article paru dans le Figaro du mardi 3 juillet, ce type de réforme devra être encadré afin de respecter plusieurs principes.

- « un principe de mesure, les frais ne dépasseront pas un montant raisonnable ».
- « un principe de proportionnalité, les frais seront échelonnés en fonction des revenus de chacun et la gratuité sera maintenue pour les plus modestes »
- « un principe de service public, ces nouvelles ressources ne correspondront pas à un désengagement de l’État »
- « un principe de solidarité, ces frais seront consacrés à l’augmentation des aides pour les étudiants les plus modestes »

L’objectif est clairement de rendre le système universitaire plus juste car l’égalitarisme n’est pas équitable. On le comprend, les fonds récupérés par les frais d’inscription seront redistribués. Nous penchons plus pour une forme d’aide plus importante pour ceux qui en ont le plus besoin. Cette aide toucherait l’achat des livres, l’accession aux logements, les besoins courants, par des sommes attribuées spécifiquement plutôt que le versement pure et simple d’une allocation dont on ne sait au fond à quoi elle va véritablement servir.


Rédigé par JR49 le Vendredi 6 Juillet 2007 à 19:20

Et si on en parlait...


Le radicalisme ne doit pas laisser passer le train de la modernité. Il doit s’interroger et mener des débats sereins sur un certain nombre de sujets. Le but n’est pas, bien évidemment, de dénaturer l’essence même du radicalisme mais bien au contraire de faire en sorte que son caractère humaniste et social soit profitable à tous à l’heure de la bipolarisation (excessive ?) de la société. Aussi, il nous a semblé important d’interroger une notion fondamentale dans la société d’aujourd’hui : la citoyenneté.

De nos jours, on perçoit un usage excessif du mot citoyen. Il renvoie le plus souvent à la capacité d’exercer des droits de participation à la chose publique comme voter, exprimer ses idées et opinions en société etc. Aujourd’hui, nous parlons d’un regain de citoyenneté car nombreux sont les citoyens à s’être mobilisés lors des dernières élections présidentielles.

Cependant, force est d’admettre que les votes ont été souvent structurés en fonction d’intérêts corporatifs, communautaristes… Ceci est en parfaite opposition avec la vision de la citoyenneté des radicaux.

Un citoyen doit avant tout jouir de sa liberté individuelle, de son libre arbitre. L’égalité des citoyens et la laïcité de l’Etat s’opposent à toute forme de reconnaissance identitaire. L’identité des citoyens se définit exclusivement par l’égalité de droits devant la loi. Cette vision trouve sa source dans l’idéal des lumières qui se voulaient pourfendeur des cloisons et privilèges. On le comprend, on se situe dans une optique d’assimilation culturelle mais celle-ci est-elle sans risques ? Cautionner de nos jours cet idéal, en s’offusquant, par exemple, des procédés de discriminations positives, n’est-ce pas au fond faire le jeu des extrémistes de tout bord qui alimentent leurs discours par des injustices criantes qui touchent ce que l’on appelle pudiquement les minorités visibles ?

Etre républicain et radical c’est être intransigeant sur les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité. Tous les citoyens ne sont pas égaux dans les domaines relatifs à l’emploi, l’accès aux grandes écoles, l’accès au logement etc. Si, par principe, ou dogmatisme, on décide de laisser la situation en l’état alors on prend le risque de cautionner la désagrégation de la république puisque l’égalité n’est plus respectée.
L’esprit communautariste se forme, se consolide et met en place des mouvements de protestation dès lors qu’il juge être victime d’iniquités. Les exigences envers le système politique et le repli identitaire se transforme en danger pour le vivre ensemble de notre nation.

Si l’on accepte de prendre en compte les spécificités de communautés particulières et les problèmes auxquels elles peuvent être confrontées, notamment en termes de discrimination, alors on répond à l’exigence d’égalité républicaine. Dès lors, il ne paraît plus incongru de s’interroger sur la possibilité d’adopter des mesures de discriminations positives afin de favoriser l’intégration de tout à chacun au sein de notre société. L’égalité individuelle empêchera naturellement la formation de rancœurs communautaristes. Tout esprit républicain se doit de prendre en compte cette réalité.


Rédigé par JR49 le Lundi 4 Juin 2007 à 22:36

Et si on en parlait...

Un député à quoi ça sert ?

Mercredi 30 Mai 2007

Les députés sont au nombre de 577 élus pour 5ans. Chaque député représente un espace géographique déterminé, ce que l’on appelle une circonscription. Le Maine-et-Loire en compte 7.

Les députés partageants les mêmes opinions politiques, si ils sont au moins 20, forment un groupe parlementaire qui se réunit de manière hebdomadaire pour arrêter leur position sur les débats. En outre, chaque député est membre d’une commission permanente avec laquelle il effectue des travaux précis dans un domaine particulier.

Le député vote aussi les lois au parlement mais il peut à titre individuel ou collectif les amender. Les lois proposées peuvent être le fruit du travail du gouvernement mais aussi des députés. Son rôle peut prendre une forme de contrôle sur le gouvernement par l’intermédiaire des questions orales ou écrites adressées directement aux ministres.

Par ailleurs, le député est avant tout le représentant de la nation. Par conséquent, il se doit d’effectuer un travail de terrain important en étant à l’écoute des citoyens de sa circonscription. Il doit les visiter ou les recevoir afin de saisir leurs attentes et problèmes. Ainsi, il pourra en faire l’écho à l’assemblée nationale dans le but de faire progresser la législation et améliorer son application.

Le développement économique, social et culturel de sa circonscription doit être une priorité. Pour ce faire, il est l’interlocuteur privilégié et permanent des maires, des services de l’État, des milieux socioprofessionnels et des associations.

Enfin, le député est membre d’un parti dont il partage généralement les idées et projets. Par conséquent, lorsque les lois émanent des ministres, le député les vote. Dans cet esprit, nous appelons à voter pour les candidats parrainés par l’UMP afin que le gouvernement de Nicolas Sarkozy dispose d’une majorité. Si nous ne voulons pas que la France sombre de nouveau dans l’immobilisme, ce choix nous semble le plus raisonnable puisque nous n’avons pas de candidats issus du Parti Radical dans le Maine-et-Loire.


Rédigé par JR49 le Mercredi 30 Mai 2007 à 19:30

Nous sommes un parti à la liberté de parole totale. C’est pourquoi, bien que nous soutenions le projet présidentiel de l’UMP, nous ne sommes pas favorables à toutes les propositions de Nicolas Sarkozy.
Plus précisément, du fait de notre histoire, et plus encore de notre pragmatisme, nous ne pensons pas qu’envisager une modification de la loi de 1905 soit raisonnable.

Tout d’abord, qu’est ce que la loi de 1905 ?
C’est une loi qui fut adopté le 9 décembre 1905, elle mit fin au Concordat Napoléonien en organisant la séparation entre l’Etat et les trois cultes reconnus d’alors : le catholicisme, le protestantisme et le judaïsme. Son adoption fut précédée de luttes, durant le 19ème siècle, entre les courants laïcs et républicains et ceux proches des catholiques conservateurs et monarchiques.
Les deux premiers articles posent les principes de la laïcité à la française :
Art.1 : « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes (…) dans l’intérêt de l’ordre public ».
Art.2 : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte… ».

On le comprend, cette loi instaure la séparation entre l’Eglise et l’Etat. En outre, la notion de laïcité porte en elle les valeurs de liberté, d’égalité. Ainsi, toutes les religions doivent être, dans notre pays, enfin traitées de la même façon. De ce point de vue, la démarche de Nicolas Sarkozy est intéressante puisque, en somme, il appelle à plus d’égalité face aux pratiques religieuses. Les musulmans n’ont pas suffisamment de lieux de culte, c’est une réalité. En ce sens, envisager la construction de mosquées reviendrait à respecter la loi afin de créer les conditions d’une égalité réelle face aux cultes.
Néanmoins, respecter la loi, c’est aussi ne pas financer la construction d’édifices religieux par l’Etat.

Un des arguments avancés, par Nicolas Sarkozy, en plus de celui de l’égalité face aux cultes, est que cette démarche permettrait de mettre un terme aux prêches extrémistes dans les caves. Nous comprenons l’argument.
Cependant, force est de constater que les prêches extrémistes ne sont ni fondés sur la non-intervention de l’Etat dans la construction des mosquées, ni sur une injustice qui consisterait à dire qu’il n’y ait pas de lieux de cultes pour les musulmans en France.

Au regard des expériences que nous avons vécues dans les cafés citoyens des quartiers, le discours des extrémismes trouve sa source dans les iniquités quotidiennes : discriminations, emploi, logement etc.
De plus, croire que les extrémistes n’auront plus le droit de citer en construisant des mosquées est une grave erreur. En effet, lorsque l’on aborde la remise en cause de la loi 1905, les prêcheurs sauvages hurlent au scandale en expliquant que l’on veut les bâillonner. Les haines sont exacerbées car l’auditoire est, généralement, conquis d’avance.

Pour que la voix des extrémistes ne devienne qu’un écho inaudible, il faut, selon nous, d’abord prendre les problèmes à la racine. Logement, éducation, travail, égalité des chances sont autant de problèmes fondamentaux que l’on doit traiter avant d’envisager la remise en cause de la loi 1905.
Prendre le risque de laisser à penser que l’on veut bâillonner les extrémistes, en ayant la main mise sur des mosquées, c’est prendre le risque d’exacerber les haines et la victimisation d’une partie de nos concitoyens.

Pour ces raisons l’Etat ne doit pas intervenir dans la construction des mosquées. En dépit de ces observations, nous devons trouver d’autres moyens de financements afin de rétablir l’injustice criante face aux cultes que nous pouvons observer et que nombre d’entre nous vivent.
Les municipalités pourraient développer le système de donation de terrain, tout comme celui de garanties d’emprunt.

Les lois sont faites pour être interprétées, il n’est pas nécessaire de créer une loi à chaque fois que nous sommes confrontés à un problème. Laissons un peu plus de liberté afin de laisser la société s’organiser.


Rédigé par JR49 le Mercredi 4 Avril 2007 à 23:48

Les célébrations du 50ème anniversaire du Traité de Rome sont l'occasion de se pencher sur un projet européen aujourd'hui au point mort.

L'Europe est au cœur du projet radical et c'est d'ailleurs un radical, Maurice Faure, qui a signé le Traité de Rome au nom de la France. L'Europe est, en effet, porteuse de valeurs d'humanisme que les Radicaux ont toujours défendues : paix, liberté, sécurité, solidarité…

Cet anniversaire est l'occasion de prendre du recul par rapport à ces 50 ans de construction et de revenir sur les apports essentiels de ce processus. Adoptée lors des cérémonies d'anniversaire, la "déclaration de Berlin" commence ainsi par rappeler que "l'unification européenne nous a apporté la paix et la prospérité". Il est, en effet, crucial de se remémorer ces acquis essentiels qui nous semblent aujourd'hui aller de soi. La construction européenne a permis d'arrêter l'engrenage des guerres, elle a favorisé l'émergence et le développement de la démocratie et de la prospérité économique sur le long terme.

Aujourd'hui, l'Union européenne est confrontée à une grave crise. La complexité des institutions, la priorité donnée à l'élargissement plutôt qu'à l'approfondissement, le caractère parfois peu démocratique des organes, la primauté accordée à l'économie au détriment du projet politique sont quelques-unes des nombreuses critiques que l'on peut adresser à l'Union Européenne. L'éventuelle adhésion de la Turquie pose également de manière peut être plus fondamentale encore la question de l'identité européenne.

Suite à l'échec du référendum sur la constitution, nombre de politiques ont mis l'Europe au second plan de leurs préoccupations. Il est vrai que l'Europe est en panne de projets et de desseins qui fédèrent et enthousiasment les citoyens.


Cependant, au lieu de nous décourager, ces critiques doivent nous pousser à nous interroger sans tabous sur le sens et les valeurs du projet européen. Il est donc essentiel aujourd'hui de célébrer le chemin parcouru mais aussi de saisir l'opportunité de cette période de doute pour s'interroger en profondeur sur ce que doit être l'Europe de demain.


Rédigé par Julien le Mardi 27 Mars 2007 à 23:36

Et si on en parlait...

Le gaullisme par un Gaulliste

Mardi 13 Mars 2007

Comme nous l’avons souvent dit, le blog des JR49 est ouvert. En ce sens, pour notre rubrique « Et si on en parlait » nous avons décidé de donner la parole à Sébastien, membre de l’Union du Peuple Français, afin de traiter du Gaullisme. Le moment nous a semblé opportun avec la sortie de Jacques Chirac,

Alexis Taugé




Le gaullisme, idéologie particulière est né des idéaux d'un homme qui avait le sens des responsabilités et de la nation. D'un homme qui savait allier le progrès social avec une vision économique moderne.

Contrairement à l'idée qu'on a voulu se faire, le gaullisme n'est pas qu'une façon de penser ou d'agir mais repose bien sur des convictions et valeurs. Celles qui ont habité le général de Gaulle tout au long de sa vie politique:

Indépendance nationale de la France, construction d'une Europe des nations, défense des institutions de la Vème République (telles qu'elles furent dessinées par le général De Gaulle), Président au dessus des partis et non chef d'un clivage politique, mise en place de la participation "capital-travail" (3ème voie entre capitalisme et collectivisme; ni libéralisme, ni socialisme marxiste), alliance du progrès économique avec la justice sociale, liens entre le président et le peuple notamment par l'élection du président au suffrage universel et le recours au référendum, refus des clivages politiques et rassemblement du peuple français autour de la France et au delà de l'esprit partisan, défense de l'ordre républicain, moral et familial.

Mais bien évidemment parmi ceux que l'on appelle les gaullistes, il existe des nuances qui forment 2 tendances principales: les gaullistes orthodoxes et les néo-gaullistes.


1) Les gaullistes (ou gaullistes orthodoxes)

Les différents gaullismes existant se différencient essentiellement sur les questions économiques et sociales. C'est ainsi que même dans le gaullisme orthodoxe, nous trouvons deux tendances pourtant assez proches au point que personne ne les différencie vraiment et pourtant, historiquement, elles existent.

- Le gaullisme de gauche basé économiquement sur le socialisme. Les gaullistes de gauche sont historiquement issus des partis comme l'UDSR (Union Démocratique et Socialiste de la Résistance), de la SFIO et du PC pour certains.

- Le gaullisme social (gaullisme de centre), basé sur le christianisme social ou la social-démocratie ainsi qu'une fraction social-libérale (Michel Debré) que l'on peut associer également à cette tendance.

Les gaullistes sociaux sont historiquement issus du MRP (surtout de son aile gauche) et du Parti Radical Comme Jacques Chaban-Delmas ou Michel Debré.
Le gaullisme social est sans doute la branche la plus proche des origines politiques du général De Gaulle qui était issu de la démocratie chrétienne avant la guerre.

Les gaullistes orthodoxes font de la participation des salariés à la vie de leur entreprise une œuvre principale de leur action

PS : Si le gaullisme et la démocratie chrétienne convergent dans le domaine économique et social ceux si divergent sur les questions européennes et institutionnelles.

Le gaullisme étant favorable à une Europe des nations et à un pouvoir exécutif fort, la démocratie chrétienne favorable à une Europe fédérale et au parlementarisme. Ce sont sur ces questions principalement que de Gaulle renia (si on peut dire) le MRP et fonda le RPF.


2) Les néo-gaullistes (gaullistes de droite)

Le néo-gaullisme est une dérive droitière du gaullisme (mi-chemin entre le gaullisme et la droite) insufflé par George Pompidou, raison de cette autre appellation "Pompidolisme". Ceux ci souhaitent le maintient presque intégralement de l'orthodoxie gaulliste dans les domaines fondamentaux de la politique institutionnelle et des grandes orientations de la politique extérieure et européennes mais en matière économique, le néo-gaullisme diffère du gaullisme par son souci de la liberté d'entreprise et du désengagement de l'État dans l'économie. Ils sont historiquement issus du CNI (Centre National des Indépendants et Paysans) ou du PRL (Parti Républicain de la Liberté).

Parmi le néo-gaullisme, il existe également 2 branches.

Une branche libérale qui souhaite laisser l'économie de marché se réguler par elle même et une branche conservatrice qui, tout en voulant le désengagement de l'Etat dans certains secteurs, continue d'intervenir dans d'autres domaines et surtout quand cela s'avère nécessaire. Si ces conservateurs interviennent encore dans l'économie du pays, leur politique sociale est, elle, loin des mêmes inspirations que les gaullistes orthodoxes, qui quant à eux, souhaitent également placer l'homme au cœur des sujets .

Les néo-gaullistes n'acceptent que l'intéressement salarial et refusent la participation des salariés à la vie de leurs entreprises, système qu'ils considèrent même comme l'instauration du bolchévisme dans le monde du travail.


Par cela nous voyons que contrairement aux idées reçus, le gaullisme ne repose pas sur la vénération de la personne du général de Gaulle mais sur des valeurs et convictions. Nous constatons aussi que la mise du gaullisme à droite de l'échiquier politique est totalement infondée. Le gaullisme en réalité est un clivage politique à lui seul.


Rédigé par Sébastien de l'UPF le Mardi 13 Mars 2007 à 22:51

Et si on en parlait...


Dans quelques semaines la campagne battra son plein avec pas moins de 6 projets « anti-ultra libéral » portés par : Madame Laguiller, Buffet, Voynet, dans une certaine mesure Royal, mais aussi Monsieur Besancenot et Bové.

Mais qu’est ce donc que ce diable de libéralisme ?
Pourquoi l’accuse-t-on d’être à l’origine de tous les maux de notre société ?

Le libéralisme est une doctrine politique dont 1789 apparaît comme la consécration. Locke et sa Lettre sur la tolérance en fut l’un des pères fondateurs, il revendiquait l’autonomie et le primat du politique au contraire du marxisme qui réduit l’économie à une superstructure. De Locke à Aron en passant par Tocqueville, ces auteurs ont été, chacun à leur manière, d’ardents défenseurs des droits individuels ; ces droits sont inhérents à la nature humaine, ils sont à la racine de l’homme, en ce sens les radicaux se revendiquent du libéralisme car il n’est pas, et ne peut pas être confondu avec, « le capitalisme sans éthique ».

Il paraît important de rappeler que le libéralisme se définit, avant tout, négativement ; il n’est ni un étatisme, en ce sens que l’Etat ne doit pas être omnipotent ; ni un anarchisme, dans la mesure où il veut mettre en concurrence des individus égaux en droits ; précisons que l’idée de concurrence entre les individus n’a jamais été le fruit d’une volonté de « monter les individus les uns contre les autres », mais bien au contraire d’un surcroît d’égalité en droit, puisque le libéralisme s’oppose à la rente et à la protection, ainsi qu’aux situations acquises et aux corporations. Enfin, il refuse la déification de l’Etat tout comme son dépérissement.

On le comprend le libéralisme est pluriel tout en reposant sur des principes communs.
Le libéralisme, comme le laisse suggérer le titre de l’ouvrage de Locke, c’est, en premier lieu, la tolérance ; tolérance lorsqu’il accepte les critiques extrêmes et amalgames des idéologues et autres extrémistes. C’est aussi la diversité sociale quant les systèmes totalitaires veulent l’unité. La diversité est le résultat de la liberté individuelle, alors ne nous trompons pas de combat lorsque l’on veut mettre sur le bucher le libéralisme car, dans ce cas, le spectre du totalitarisme ne sera pas loin.
En dernier lieu, le libéralisme c’est l’idéal démocratique, la souveraineté, en d’autres termes, le pouvoir entre les mains du peuple. Ainsi, et vous l’aurez compris, les JR49, fiers de cet héritage, s’inscrivent dans cette tradition et appellent à « reconquérir la République ».

Pour conclure ce billet voici cette citation de Pascal Salin, en outre je vous invite à lire l’article « L’ultra-antilibéralisme ou le style paranoïde dans la critique » d’Alain WOLFELSPERGER, paru dans la revue commentaire, numéro 16/Hiver 2006-2007.

« Les adversaires du libéralisme – ceux qui se sont si lourdement trompés pendant des décennies – ne pouvaient cacher leurs erreurs qu’en pratiquant la fuite en avant : au lieu de célébrer la chute du mur de Berlin comme le symbole d’un retour à la liberté individuelle, ils ont proclamé la victoire de la démocratie (c'est-à-dire d’un mode d’organisation de la société politique) et ils sont partis en guerre contre les fictions que sont l’ultra-libéralisme et le néo-libéralisme, deux concepts construits de toutes pièces par les collectivistes et dans lesquels les libéraux ne se reconnaissent pas ».
Rédigé par JR49 le Jeudi 1 Mars 2007 à 23:58

Et si on en parlait...


A la suite de notre billet sur le doit pénal, il paraît intéressant, après quatre ans d’existence, de faire la lumière sur les centres éducatifs fermés.
« Quatre ans et des résultats encourageants », tel aurait pu être le titre de notre billet.

Les centres éducatifs fermés sont destinés « à recevoir pendant une durée de six mois renouvelable des mineurs de 13 à 18 ans, placés sous contrôle judiciaire ou ayant fait l’objet d’une condamnation assortie d’un sursis avec mise à l’épreuve ». Le principe étant de leur éviter la prison qui, de notre point de vue, en tant que facteur déstructurant, condamne un citoyen, déjà déstructuré, à ne pas s’en sortir.

Certains tenants du conservatisme avaient émis des réserves avant même la mise en place de ces centres. En effet, ils mettaient en doute leur capacité à aider des jeunes dans la mesure où on retrouvait un aspect coercitif, en termes de liberté, puisque on ne peut y entrer et sortir à guise, de même que la sanction est un facteur très présent. En d’autres termes, les centres sont clôturés et s’il y a transgression du règlement intérieur, il y a pénalité. Cela semble, tout de même, la moindre des choses : afin de réapprendre à vivre en communauté il faut déjà assimiler les règles de vie commune à une petite échelle. De plus, la dimension éducative prend son sens lorsque l’on connaît la récompense qu’il y a la clé. C'est-à-dire la liberté de réintégrer la société munie des codes nécessaires pour y évoluer sereinement sans se compromettre et compromettre autrui.
Notons, et cela est important, que la circulation des jeunes à l’intérieur du centre n’est pas entravée. Par exemple, il n’y a pas de barreaux aux fenêtres etc. Nous sommes, par conséquent, loin de la prison.
De plus, les jeunes bénéficient d’un encadrement pédagogique assuré par des éducateurs et des assistants médico-psychologiques avec pour objectif qu’ils retrouvent des repères.

Aujourd’hui, on compte 25 centres éducatifs fermés et 856 jeunes ont été pris en charge par ces structures depuis leur ouverture. Les chiffres avancés par le ministre font état de 62% de jeunes mineurs qui ne récidivent pas, soit deux tiers. Ce résultat est à relativiser car il ne concerne que la première année qui suit le placement. Il est donc nécessaire de prendre encore un peu de recul pour juger de l’efficacité sur le long terme.
Le problème majeur de ces centres est le coût estimé à 500 euros par jeune et par jour.
Il paraît donc nécessaire de réfléchir sur la manière de structurer ces centres afin d’en faire baisser le coût.

En dépit de ce problème, le bilan prouve qu’un encadrement renforcé des mineurs, associé à un programme d’activités intensif, permet une réinsertion des jeunes au moins à court terme puisque nous ne pouvons nous prononcer, à l’heure actuelle, sur le long terme.
En outre, en 2005, après 2 ans d’expérience, les quarante magistrats de la jeunesse qui s’étaient exprimés dans le cadre de l’évaluation de ces centres confirmaient que le placement en centres éducatifs fermés constituait une réelle alternative à l’incarcération.

Au-delà du débat sur les centres éducatifs fermés, on notera que le droit à l’expérimentation doit être exploré dans notre société puisqu’il fait naître de nouvelles possibilités. En cela, il semble clairement que le progressisme soit incarné au sein du centre et de la droite.
Rédigé par PR49 le Mercredi 28 Février 2007 à 00:17