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Responsable Départemental des Jeunes Radicaux de Maine et Loire

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Convention nationale sur le logement

Mercredi 3 Février 2010
Comme le fut rappelé au début de la Convention, le logement est l’un des éléments centraux de l’Homme. Il est son point d’attache et noyau. Il est avec l’emploi et la santé, un des sujets essentiels des Français. Les attentes et exigences deviennent grandissantes avec les nouveaux défis du XXI ème siècle et une nécessité sociale, économique et environnementale se fait ressentir.
Convention en 2 temps : le premier sur l’urgence sociale et l’urgence écologique, le second sur le logement pour les jeunes.


La première table-ronde : Logement : entre urgence sociale et urgence économique.

La 1ère table ronde débute par l’intervention de Madame Valérie LETARD, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’écologie, de l’Energie, du développement durable et de la mer, en charge des Technologies verte et des Négociation sur le climat. Après un rappel sur le grenelle de l’environnement d’une part et sur Copenhague d’autre part, Valérie LETARD met l’accent sur les réalités énergétiques et écologiques de nos logements : 40 % de notre consommation d’énergie l’est pour le logement, le quart se perd à cause des constructions en elle-même (mauvaise isolation thermique).
L’écologie a ensuite été mise en avant comme force motrice pour l’emploi. En effet avec l’éco-logement, les éco-artisants deviennent nécessaire et c’est plus de 200 000 formations qui sont attendues d’ici l’horizon 2020. L’habitat deviendra dès lors une force motrice de la France tout comme l’automobile l’avait été suite à ce changement du mode de pensée où l’économie sert l’Homme et non l’inverse.

Plusieurs réponses aux difficultés ont été énoncées :


I- la coordination des acteurs et des actions.

Point central, si les volontés veulent agir, il faut une coordination entre les différents acteurs de la vie quotidienne. La coordination doit se retrouver également dans le suivi des personnes pour les aider à accéder à un logement et liant enjeux sociaux et enjeux environnementaux. Il faut donc une collaboration entre associations et pouvoirs publics : l’objectif étant de réduire le nombre de personnes en précarité écologique (c'est-à-dire ceux utilisant plus de 10% de leur revenu dans le chauffage de leur logement).

Pour cela, 3 nécessités:

- la clarté, la compréhensibilité.
- l’implication des acteurs (leur foi dans le projet).
- l’explication, la communication.

D’après les enquêtes, 1 ménage sur 2 ne fait pas valoir ses droits aux aides pour le logement ; seront ainsi utilisés 500 000 € du Grand Empreint pour pallier cela.

II- l’éco-artisan :

L’objectif étant de diminuer de 38 % les consommations d’énergie pour les habitations d’ici 2013, l’emploi va connaître les fruits de la croissance verte.
Rénover le parc des habitations sur-consommatrices d’énergie, revient à un très grand appel d’offre de l’Etat. D’ici 2013, le nombre annuel de logements remis thermiquement aux normes passera progressivement de 200 000 à 400 000. Pour cela, la formation de 70 000 personnes puis 200 000 d’ici l’horizon 2020 est prévue : soit autant de création d’emploi !
La seconde table ronde sur le logement : se loger quand on est jeune.

La seconde table ronde fut tournée vers les jeunes et leur spécificité. « Spécificité » ? Y aurait-il une spécificité pour le logement des jeunes le rendant différent des autres ? On serait tenté de dire qu’il y a bien une spécificité ; et on aurait raison ! Néanmoins, dire qu’il y a une différence ne suffit pas à créer une distinction. C’est par l’éclaircissement de Patrick QUINQUETON, Président de l’UNHAJ (Union Nationale pour l’Habitat des Jeunes), que la distinction fut mise en lumière. En effet, est demandé au jeune une plus grande mobilité (changement de ville pour les études, les stages, les formations…) : il ne doit donc pas trouver un logement sur une mais plusieurs périodes sans pouvoir planifier à l’avance. Une seconde caractéristique du logement jeune est également présente : la taille du logement : existe-t-il par exemple des studios à loyer modéré ?
Enfin, quelques critiques de « fausses bonnes idées » ont été réalisées :

La vente du logement HLM aux locataires : car logement vétuste souvent « passoire thermique » selon l’expression de Frédéric GENIN. Les HLM devraient être pris comme phase de transition entre les phases « en recherche d’une location » et « en location» et être vu comme transit et non comme une finalité. Les HLM peuvent également être entièrement remis à neuf et vendu entièrement à de futurs acquéreurs, privilégiant ceux au faible revenu (ce qui est réalisé à Angers par certaines entreprises dans le bâtiment) .

La question de la règle d’usucapion (lègue d’un bien immobilier après occupation pendant une durée de 30 ans) est également parue comme une « fausse bonne idée » pour les mêmes raisons que le point précédent : la destruction puis reconstruction de certains bâtiments des années 60 serait plus rentable que la restauration.

Autre exemple de « fausse bonne idée » : la recherche systématique de certains systèmes écologiques. Il faut une adéquation avec les moyens déjà existants et propres aux lieux où résident les personnes. La France est un territoire très varié de par ses reliefs, ses climats ainsi que ses ressources : il faut apprendre à reconquérir ses capacités naturelles : reconquérir la France des territoires.
Rédigé par Thomas CHAUVETEAU le Mercredi 3 Février 2010 à 02:45