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Responsable Départemental des Jeunes Radicaux de Maine et Loire
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Samedi 7 novembre 2009 - Convention Nationale des Jeunes Radicaux sur la SANTE
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Jeudi 15 octobre 2009 - Echange sur l'entrepreneuriat avec Charles Beigbeder
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Chômage des jeunes, une réalité, intervenir, une nécessité absolue!
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Billet d'humeur
OBAMA : Yes , He did !
Mercredi 5 Novembre 2008Les jeunes radicaux 49 tiennent à féliciter OBAMA pour son élection. Mais aussi les millions de personnes qui se sont rendus massivement dans les isoloirs, rendant encore plus historique ces élections américaines.
OBAMA représente la jeunesse d'un pays qui souhaite se sortir au plus vite d'une crise mondiale, mais aussi réparer les dégâts de l'administration BUSH. Les JR 49 soutiennent les projets d'un homme profondément social qui a su redorer le rêve américain.
JR 49
Billet d'humeur
L’euthanasie en question
Samedi 22 Mars 2008
Dramatique situation que celle de Chantal Sébire qui vient de relancer le débat sur l’euthanasie. Il y a ceux qui sont pour et il y a ceux qui sont contre. Peut-on en réalité traiter ce problème de cette manière ? Le simplifier de la sorte en admettant, tacitement, que le progressiste se placerait du coté de l’euthanasie et le réactionnaire contre l’euthanasie semble réducteur.
L’euthanasie, pour être précis, c’est le droit pour le médecin de donner directement ou indirectement la mort à un malade. Son état doit être désespérant et, évidemment, il doit donner son accord. Cependant, et on le comprend bien, le problème de l’euthanasie se trouve chez le médecin et non pas chez le souffrant.
Il est communément admis que le médecin est là pour préserver la vie, pour la prolonger, et non pour donner la mort… Mais, à l’évidence, les progrès techniques ont conduit à une prolongation de la vie qui peut apparaître, parfois, comme absurde tant le malade peut se trouver dans un état végétatif ; est-ce cela la vie ? En somme le médecin est seul juge.
C’est ici que réside toute la complexité du problème posé : le médecin décide ou pas de prescrire ce qui va stopper la vie d’un individu. Il peut soit réduire les soins, soit injecter un produit mortel. On distinguera, par conséquent, l’euthanasie passive et l’euthanasie active.
Dans les deux cas, il s’agit de mesurer la possibilité ou non de prolonger la vie d’un individu puisque la technique aujourd’hui le permet. Les techniques médicales ont donc droit de vie ou droit de mort sur les patients. Il ne faut donc pas succomber à la tentation de sacraliser soit la vie, soit l’euthanasie. Les situations ne se valent pas et, de ce fait, on ne peut la généraliser.
Il n’est reste pas moins que théoriquement nous sommes pour l’euthanasie. Mais, nous insistons sur ce point, il s’agit, réellement, de prendre le problème dans toute sa complexité. Pour citer Vladimir Jankélévitch, « dire dans tous les cas oui à l’euthanasie, c’est méconnaître le temps, la puissance du temps, l’ouverture de l’avenir, le sens des possibles : l’évolution des techniques, l’évolution du mal, l’évolution des sentiments du malade à l’égard de son mal ».
Il n’est donc pas possible de trancher franchement le problème de l’euthanasie. Il y a, dans cette question, l’ardente nécessité de prendre en compte « la situation historique de malades à une époque donnée de la médecine, du médecin, du mal et du malade ». En effet, on ne peut considérer du même point de vue chaque volonté de mourir.
Aussi, systématiquement se positionner pour la conservation de la vie, ou sa suppression, dès que la malade en formule le souhait, ne correspond pas à la vision que l’on se fait de notre culture où le progrès est perpétuel.
Billet d'humeur
Politique de civilisation ou non, une priorité le vivre ensemble
Dimanche 13 Janvier 2008
« Nous avons à combattre les excès et les dérapages de notre propre civilisation ». Cette formulation, dans laquelle, sans aucun doute, tous les radicaux peuvent se retrouver, émane de la bouche de Nicolas Sarkozy. Elle porte en elle l’idée que l’homme doit être replacé au cœur de la société ; un homme qui tantôt dépassé, tantôt esclave des progrès techniques, se doit de revenir à l’essentiel : son bien-être.
Dès lors, nous dit Nicolas Sarkozy, en reprenant les termes d’Edgar Morin, il s’agit de mener une « politique de civilisation ». Cela passera par le rétablissement « de normes, de critères et de repères ». Nous adhérons évidemment à cette ambition ! Mais, ne rêvons pas les yeux ouverts et regardons la réalité en face : pour le moment, il y a une insoluble contraction entre ces propos et les valeurs véhiculées par notre Président puis, dans une moindre mesure, avec la politique qu’il appelle de ses vœux.
En effet, celle-ci est, au-delà de tout jugement manichéen, matérialiste : forme d’exaltation du la richesse économique et de la profusion des biens matériels, elle ne peut que provoquer une prolifération des comportements belliqueux au sein de notre société. En exaltant les richesses individuelles on entraîne une dissolution des valeurs communes et tout sentiment d’appartenance à une communauté partagée.
Rien d’étonnant, par conséquent, d’assister moins à un progrès moral qu’une déliquescence de la société s’engageant dans un processus de dé-civilisation. N’a-t-on pas de cesse de dénoncer des actes d’incivilité de plus en plus récurrents ? N’a-t-on pas de cesse d’observer une remise en cause dans certains quartiers du monopole de la violence légitime de l’Etat ? N’a-t-on pas de cesse de rencontrer des revendications communautaristes ?
Aussi, nous espérons que notre Président, dont nous saluons le courage et la volonté de changement, suivra la voie d’un processus politique privilégiant les valeurs communes, la solidarité, en somme le vivre ensemble, afin d’apaiser un pays dont les maux trouvent un écho quotidien chez nombre de françaises et de français. Nous ne voulons pas être bercés dans la douce illusion que les choses peuvent changer ; nous ne nous nourrirons pas de paroles prophétiques entendues comme un nouvel opium du peuple.
En réalité, nous attendons avant tout des actes forts qui prennent en compte l’ardente nécessité de retisser du lien social. Pour illustrer ce qui nous apparaît comme la priorité absolue nous pouvons utiliser ces mots d’Edgar Morin : « les humains doivent se reconnaître dans leur humanité commune, en même temps que reconnaître leur diversité tant individuelle que culturelle ». Autrement dit, il s’agit d’enclencher un nouveau « processus de civilisation » afin que chaque individu dans sa singularité ait le sentiment d’appartenir à une communauté de destin identique.
Billet d'humeur
Non à une société du tout politique
Lundi 15 Octobre 2007
De la canicule de l’été 2003 aux problèmes des chiens dits « dangereux », on assiste à une politisation excessive et irraisonnée de toutes les sphères de la société.
Les évènements de 2003, avec 19 490 décès, furent évidemment tragiques mais, de notre point de vue, moins par l’absence de présence politique que par les carences sanitaires et sociales associées à l’inexistence de solidarité familiale. Il en résulta un constat amer : nous sommes incapables dans une société moderne comme la nôtre de prendre en charge nos séniors.
Dans le même esprit, les faits qui ont endeuillé les familles dont les enfants ont subi la violence d’animaux devenus incontrôlables furent des drames.
Mais, que pouvait le politique dans tout cela ? Doit-on légiférer à chaque évènement marquant l’opinion publique ? En réalité, est-ce bien le rôle du politique de s’immiscer dans tous les espaces de la société ?
Nous ne voyons pas d’un bon œil le mouvement de politisation en cours qui entraîne corrélativement une étatisation criante de la société. La juridicisation croissante des problèmes quotidiens remet le législateur au centre des questions de mœurs et de société. Légiférer sur chaque drame n’est pas une réponse aux problèmes de fond, simplement de l’activisme politique. D’aucuns diront qu’en soutenant Nicolas Sarkozy, nous avons cautionné cette manière d’appréhender l’action politique. Non seulement cette réponse serait d’un réductionnisme affligeant mais plus encore absurde dans la mesure où les causes de cette pratique sont à replacer dans un ensemble.
D’une part, nous pensons que l’activisme politique, en termes de politique publique, trouve sa source dans une pression médiatique, qui développe le caractère anxiogène de nombreux citoyens, exigeant d’agir sur tout.
D’autre part, à force d’assistanat les conditions d’une croyance en un super Etat capable de régler n’importe quel problème, n’importe quand, semble s’imposer à l’esprit de chacun.
En ce sens, il paraît grand temps de stopper cette spirale de déresponsabilisation des individus pour en revenir, sans volonté de sombrer dans un discours moralisateur, à des valeurs permettant plus de cohésion au sein de la société. Plus encore, il apparaît urgent de remettre au centre des considérations des valeurs telles que la solidarité familiale. Il s’agit aussi, et très simplement, de faire preuve de bon sens.
Que l’État légifère en conséquence des problèmes de la canicule ne remplacera pas la solidarité familiale ; que l’État légifère sur les chiens dangereux n’empêchera pas des individus inconscients de laisser des animaux seuls avec des enfants.
La bêtise et l’individualisme ne sont pas des transgressions de la règles de droit, l’État ne peut donc pas grand chose. Il est toujours plus rassurant pour soi et pour les siens de s’en remettre à une entité extérieure, de se reposer sur elle, mais cela est tout le contraire de l’émancipation de tout un chacun que nous appelons de nos vœux. D’aucuns nous répondrons que lorsque les individus ne peuvent se responsabiliser, faute de mieux, l’État doit intervenir, n’est-ce pas faire le choix du renoncement ?
Billet d'humeur
Pour renouveler l’engagement militant
Jeudi 20 Septembre 2007
L’université d’été du Parti Radical s’est déroulée du vendredi 14 au dimanche 16 septembre. La table ronde du vendredi matin était consacrée à « la formation aux enjeux municipaux ». Par ce billet, nous souhaitons nous attarder sur la thématique de l’engagement en politique. Force est d’admettre que nous assistons depuis plusieurs années à une évolution des formes d’engagement. L’engagement politique est de plus en plus délaissé au profit, par exemple, des engagements humanitaires et autres nouveaux mouvements sociaux.
Pourquoi un tel désintérêt pour la chose publique ? De notre point de vue, tout d’abord, parce que la politique est perçue comme une activité réservée à une élite. Ensuite, elle renvoie à un imaginaire collectif de magouilles, de complots, fait de trivialités alors même que c’est l’intérêt général qui est en jeu. De surcroît, le renouvellement de la classe politique est quasiment inexistant ce qui fait de cette activité, aux yeux de beaucoup de nos concitoyens, un espace réservé à des « carriéristes intéressés ». Aussi, il devient urgent de désacraliser la politique et de prendre le temps d’expliquer que cela peut-être un hobby où chacun s’investit comme il le souhaite.
Mais plus encore, nos représentants actuels et les partis se doivent de créer les conditions du renouvellement de la classe politique afin de faciliter l’engagement. Les municipalités pourraient, par exemple, mettre en place un pass-engagement citoyen (présent au niveau régional) pour les associations angevines. L’objectif est de couvrir une partie du coût de la cotisation dans une association, syndicat ou parti politique puisque c’est un facteur bloquant chez les jeunes. La mise en place d’un forum de l’engagement associatif qui se déplacerait dans les quartiers afin de présenter les différentes associations et leurs actions serait aussi nécessaire. Ensuite, il s’agit de valoriser l’engagement avec un « passeport bénévole ». Le service jeunesse de la Mairie délivrera ce passeport qui fera état de toutes les missions accomplies par le jeune en mentionnant les compétences acquises etc. En outre, pour donner une légitimité à ce passeport, le service jeunesse aura pour mission d’aider le jeune à récupérer des certificats signés par le responsable de l’organisation au sein de laquelle il évoluait.
D’autre part, il apparaît de manière de plus en plus évidente que les formes d´engagement proposées par les partis « traditionnels » correspondent de moins en moins aux aspirations d´une jeunesse qui ne demande qu´à s´investir dans un système politique plus moderne et en phase avec les grands enjeux de notre temps, en témoignent les nouvelles formes d´engagements, dans les associations ou les grandes causes. Il semble donc indispensable de renouveler les moyens de s´engager au sein des partis, en donnant une place prépondérante à la jeunesse et ses souhaits. Le développement des forums, des blogs représente des premiers pas encourageants mais à approfondir et compléter.
En outre, l´un des problèmes que rencontre l´engagement au 21e siècle est le caractère ponctuel, voire consumériste, des mouvements associatifs : beaucoup de jeunes aujourd´hui s´engagent de manière courte, temporaire, dans un désir d´investissement peu contraignant et surtout rattaché à des causes « à la mode », comme le montre l´engouement parfois démesuré pour les manifestations altermondialistes, peu souvent suivi d´un engagement durable et sincère. Il importe donc de redonner à l´engagement politique toute sa noblesse et son sens profond, c´est à dire le travail au service de la communauté et de l´intérêt général.
Billet d'humeur
Silence le navire coule…
Mardi 4 Septembre 2007
40% des élèves sortant du primaire ne sont pas instruits selon un rapport du HCE. Personne n’est dupe, ce pourcentage représente en majorité les élèves les plus défavorisés. L’école reproduit et accroît les inégalités. Les élèves issus des milieux les plus favorisés en termes d’accès à la culture, aux livres etc., mèneront des parcours généralement brillants. Au contraire, les « déshérités », c’est-à-dire les élèves issus de milieux sociaux défavorisés, échoueront tôt ou tard avec un niveau plus ou moins faible dans leur cursus scolaire.
Pourquoi ? De notre point de vue, si nous laissons les élèves découvrir ou inventer, par exemple, les mathématiques alors on fait le choix de creuser le fossé entre les enfants les moins et les plus dotés en capital culturel et social. Vaste illusion de croire que nous sommes égaux face à l’acquisition des savoirs. En effet, l’élève, selon son appartenance d’origine, mobilisera face à une énigme des connaissances acquises dans la sphère familiale. Dès lors, on parlera d’une construction autonome du savoir. Dans ce cas, on fait le choix de creuser les inégalités.
C’est ce choix qui a été fait par les tenants de l’éducation centrée sur l’élève mais certainement pas celui des formateurs finlandais dont le système est le meilleur du monde. Il privilégie la transmission des savoirs et des méthodes aux enfants par le biais d’un apprentissage progressiste et non d’une découverte autonome.
N’oublions pas que l’instruction publique se doit de diffuser le plus largement possible, comme l’appelait Condorcet, un « savoir élémentaire » : elle n’assume plus ce rôle. Revenons vers une méthode progressiste, ou chacun aura la chance de pouvoir apprendre et assimiler un socle commun de connaissances et de méthodes nécessaires à la vie en autonomie. Ainsi, l’émancipation de tout un chacun deviendra possible.
Les jeunes radicaux se doivent de prendre des positions pertinentes et volontaristes dans cette société aux inégalités de plus en plus diverses et profondes. Nous devons poser les bases d’un humanisme nouveau en centrant nos pratiques sur les besoins réels de chaque individu. C’est en transmettant les règles du vivre ensemble et en les diffusant que l’on solidifie l’édifice républicain. Il n’y a pas d’éducation sans contrainte.
Billet d'humeur
Quand une certaine gauche ne veut pas s’ouvrir
Jeudi 5 Juillet 2007
Mardi eut lieu le discours de politique générale de François Fillon. Il n’a pas réussi à éviter, par moment, de tomber dans l’énumération de futurs projets mais, néanmoins, son discours est resté captivant.
Les réactions ont été globalement positives même à gauche lorsque l’on s’attarde sur les déclarations de Manuel Valls dans Le Parisien. Les désaccords de fond restent, ce qui nourrit le débat, mais le sectarisme en moins puisque, dit Manuel Valls, « le premier ministre a fait un discours à la hauteur des attentes du pays ».
Mais, que dire des propos de certains éléphants du PS qui revendiquent une opposition constructive tout en dénigrant de manière extrêmement virulente le premier ministre…
Dans le même esprit, on a entendu, mais cela devient une coutume, des menaces d’exclusion du PS à l’encontre de Jack Lang qui est pressenti pour rejoindre la commission sur la modernisation des institutions. Que l’on aime ou non Monsieur Lang, et cela n’est au fond pas le propos, force est d’admettre qu’il a toujours eu beaucoup d’idées innovantes. Son action lors de son passage à la culture fut reconnue par tous, alors si aujourd’hui les mentalités évoluent, pourquoi se priver d’un homme qui manifeste l’envie de mettre ses idées au service de la France ?
L’action politique change mais les mentalités d’une certaine gauche restent. Cela sera sans doute préjudiciable à la France car nous avons besoin d’un PS moderne aux propositions constructives.
« Le service de la vérité est le plus rude des services », certes, mais il permet de faire cesser les illusions et les croyances même si cela fait mal. Une partie du PS semble avoir peur d’affronter la réalité de sa situation. Les français quant à eux ont montré qu’ils étaient prêts à supporter la vérité.
Billet d'humeur
Hommage à un amoureux de l’Anjou
Vendredi 1 Juin 2007
« Mon paradis, c’est l’Anjou » ainsi s’exclamait Jean-Claude Brialy. Il s’est éteint mercredi à l’âge de 74 ans. Passionné de théâtre, de cinéma mais aussi d’écriture, cet homme délicat et profondément humaniste va manquer à l’Anjou.
Il y a séjourné en vacances, pendant son enfance, chez ses grands-parents. Un peu plus tard, son amour pour la région angevine le poussa à racheter la maison familiale située à Chambellay dans le segréen.
Entre temps, il fréquenta le lycée David d'Angers où il connu son « premier émoi de comédien ». Dans les années 50, il a « rencontré Molière, Shakespeare, Beaumarchais, Marivaux et Musset » au festival d'Angers, l'ancêtre du festival d'Anjou.
En 1985, il donna un nouveau souffle à ce festival qui lui a beaucoup donné mais à qui il a tant offert jusqu’en 2001.
Christophe Béchu témoigne en expliquant que « Jean-Claude Brialy, par son élégance et par sa passion du théâtre privé, aura hissé en quinze ans le rendez-vous angevin au deuxième rang des festivals de théâtre de France. »
Et d’ajouter que « le plus connu des acteurs ayant vécu en Anjou aura donc choisi de quitter la scène juste avant que le rideau 2007 ne se lève sur un festival qui lui doit tout. » Mais, comme cet acteur unique le disait « les comédiens meurent quand on les oublie » ; l’Anjou n’oubliera jamais Jean-Claude Brialy.
Billet d'humeur
Un premier tour riche d’enseignements
Lundi 23 Avril 2007
Hier, nous nous sommes massivement rendus dans les bureaux de vote pour exprimer un choix, des idées, et accomplir un devoir citoyen. C’est certainement le grand enseignement de ce premier tour de l’élection présidentielle : élément structurant de notre vie politique, l’élection a massivement mobilisé les français, par ailleurs passionnés par la campagne. Le taux de participation, autour des 85%, a globalement égalé celui de 1965, date de la première élection au suffrage universel direct. Les français ont donc « répondu présents », ne répétant pas l’erreur de 2002 et donnant encore plus de poids et de valeur aux résultats. C’est avant tout une victoire de la démocratie, et la preuve que l’élection présidentielle est bien le moment politique préféré des français. Celui ou celle qui sortira vainqueur le 6 mai n’en tirera que plus de légitimité pour son action future.
Sur le plan politique, nous retenons quelques grandes leçons de ce premier tour riche en enseignements. Tout d’abord, le faible score de Jean-Marie Le Pen est à noter : donné beaucoup plus haut dans les sondages qu’en 2002, on s’attendait à un score au moins égal à celui d’il y a 5 ans. Force est de constater que le sursaut démocratique associé à la plus forte participation ont considérablement affaibli l’extrême, et ouvert l’ère de l’après Le Pen qui risque d’être douloureuse au FN. Le second enseignement est la disparition du Parti Communiste, avec un score inférieur à 2% qui laisse lui aussi présager des lendemains difficiles, autant pour Marie-George Buffet que pour le parti lui-même. La débâcle communiste s’explique d’ailleurs autant par l’effet du vote utile que par le nombre de candidats « anti-libéraux » (lequel appellent aujourd’hui à voter Royal…), qui a morcelé largement le potentiel de l’extrême gauche. Enfin, la globale débandade des petits candidats révèle que la leçon du 21 avril a été généralement retenue, malgré tous les débats qui ont pu être engendré à propos du vote utile.
François Bayrou est l’un des grands vainqueurs de cette soirée : malgré la déception de certains de ses électeurs déçus de ne pas être au second tour, le score réalisé par le candidat centriste montre que celui-ci a partiellement réussi son pari de créer un espace entre la gauche et la droite. Reste désormais à savoir quelle sera son attitude vis-à-vis des deux qualifiés, tant sa campagne était axée autour du rejet du PS et de l’UMP. Le président de l’UDF s’affirme maintenant comme un arbitre du second tour, ses électeurs étant courtisés par Royal et Sarkozy.
Le grand vainqueur de ce premier tour, et nous nous en réjouissons largement, est évidemment Nicolas Sarkozy : avec 31,1%, il a réalisé l’un des meilleurs scores de l’histoire de la Ve République. Mieux, l’exceptionnelle participation donne encore plus de poids à son score, ce qui prouve bien que malgré la campagne de dénigrement détestable dont il a été l’objet, il est bel et bien « désiré » et plébiscité par une grande partie des français. Ce total vient récompenser, au-delà de nos espérances, la campagne dynamique et ouverte qu’a menée le Président de l’UMP depuis 3 mois, tendant la main à tous les français, bien au-delà de l’UMP. Sa déclaration après l’annonce des résultats, à la fois grande et pleine de conviction, nous laisse espérer un entre-deux tours toujours plus dynamique et rassembleur, marqué par l’honnêteté et l’amour de la France qui animent Nicolas Sarkozy. Face à lui, celle que nous espérions tous voir, et qui semble se satisfaire seulement d’être au second tour, preuve du triste état dans lequel se trouve le parti socialiste. L’appel au vote utile, la dramatisation et la peur ont permis à la candidate de réaliser un bon score, faisant le plein de voix parmi les électeurs de gauche. Faisant déjà les yeux doux aux électeurs de François Bayrou, on imagine d’ici le genre de campagne de séduction qui va se dérouler dans les jours qui viennent…Il semble acquis, en tous cas, que Nicolas Sarkozy se situe en position de force, et la création ridicule d’un front « anti-Sarkozy », appelée de ses vœux par le Parti socialiste, ne stoppera pas notre candidat dans la course à l’Elysée. Votre soutien est donc plus que jamais nécessaire pour cet entre-deux tours !
Billet d'humeur
Pour un renouveau de la classe politique
Mardi 20 Mars 2007
Doit-on prendre pour argent comptant le regain d’intérêt pour la politique, symbolisé par les inscriptions massives sur les listes électorales, de nos concitoyens ? Ces citoyens qui, aujourd’hui, semblent manifester un intérêt pour la chose politique, le seront-ils toujours autant dans 6mois ?
Nous sommes en droit de l’espérer mais il semble bien illusoire de croire en un développement de la participation politique sur le long terme, et ce pour différentes raisons.
Tout d’abord, on note que le nombre d’inscriptions sur les listes électorales a considérablement augmenté dans les quartiers. Le travail de sensibilisation des associations est à saluer. Cependant, il est dommage que certaines actions aient été fondées sur des amalgames navrants qui, de fait, laissent à penser que certaines associations sont instrumentalisées par des mouvements politiques !
Par ailleurs, ce n’est pas en provoquant un réveil citoyen par les peurs que l’on sert la démocratie… Au contraire, on prend la responsabilité de faire descendre dans la rue des milliers des jeunes si le résultat du vote n’est pas conforme à leur attente. Ayons le courage de dire que ce type d’action est parfaitement anti-démocratique puisque, rappelons-le, le résultat des Présidentielles est l’expression du suffrage universel.
Ensuite, au sujet de la fonction du politique : elle a été, au fil du temps, sacralisée. «Le prestige est aussi étroitement lié à des symboles et même à des prétentions, justifiées ou non, il s’accompagne d’une tendance à maintenir une façade – par des appellations, la tromperie, le secret (en grande partie nécessaire) – qui dissimule ce qui est derrière » note Hughes, sociologue américain de l’Ecole de Chicago. D’ailleurs, les acteurs du monde politique n’ont rien fait pour que cela ne soit pas autrement. Bien trop attrayant sont les avantages liés au pouvoir qui pervertissent l’action politique. Elle perd son sens lorsque l’élu en vient à vivre de la politique et non pour la politique.
Enfin, les élus ne semblent pas prêts à laisser la place aux jeunes. Le déséquilibre de la représentation est significatif de cette volonté de préserver les postes d’un mandat sur l’autre. Louis Chauvel nous dit « qu’en 1982, l’âge du représentant syndical ou politique moyen était de 45, et il est de 59 ans en 2000. La généralisation socialisée dans le contexte politique spécifique de la fin des années 1960, favorable à une entrée précoce en politique, s’est installée peu à peu dans les plus hautes fonctions. Tel est le cas à l’Assemblée nationale. Les députés du moins de 45 ans représentaient 38% de l’assemblée en 1981, et seulement 15% en 2002. »
Ce constat soulève différentes questions et on ne peut toujours jeter l’anathème sur l’élu.
En effet, on nuancera ce qui peut sembler être une critique dans la mesure où l’élu est condamné à rester en politique tant il ne peut trouver des positions de substitution acceptables. Force est de constater qu’un représentant politique, par exemple, médecin de formation, ayant stoppé son activité pour se consacrer à ses mandats, ne pourra reprendre son activité initiale puisque l’absence de pratique l’empêchera d’exercer dans de bonnes conditions.
On le voit, ces trois points nous poussent à dire que le renouveau de la classe politique passera non seulement par des réformes profondes mais aussi en mettant en avant la nécessite de développer le sens civiques de chaque jeune.
Dans cet esprit, nous devons mettre en place un service civique obligatoire puis des cours d’éducation civique dès les classes primaires, effectués par des intervenants extérieurs, afin de sensibiliser les jeunes au respect d’autrui, à la tolérance, et à la nécessité de participer à la vie de la cité. Pour ne plus avoir à vivre la situation de 2002, nous devons abattre les barrières entre les personnes aux différentes opinions.
Pour faciliter l’accès au monde politique d’une jeunesse diverse et variée, il serait bon d’imposer un peu plus de simplicité dans la manière de fonctionner de nos représentants, notamment locaux, pour que l’investissement politique ne soit pas qu’un vulgaire formatage qui contribue à reproduire le système en place. Il s’agit de trouver des moyens de décloisonner le quotidien en accroissant la proximité entre élus et citoyens.
Pour finir, nous devons instaurer un vrai statut de l’élu qui n’a, aujourd’hui, aucune sécurité concernant sa reconversion professionnelle en cas de perte de son mandat. Par conséquent, il n’a aucun revenu entre le moment de sa défaite électorale et un retour à l’emploi. De plus, l’élu ne dispose pas d’un véritable salaire ce qui le pousse à cumuler les mandats.
C’est ensemble que nous pourrons réaliser ces ambitions. A chacun de se prendre en main car la société est faite d’individu libre : libre de penser, de parler et d’agir.
Nous sommes en droit de l’espérer mais il semble bien illusoire de croire en un développement de la participation politique sur le long terme, et ce pour différentes raisons.
Tout d’abord, on note que le nombre d’inscriptions sur les listes électorales a considérablement augmenté dans les quartiers. Le travail de sensibilisation des associations est à saluer. Cependant, il est dommage que certaines actions aient été fondées sur des amalgames navrants qui, de fait, laissent à penser que certaines associations sont instrumentalisées par des mouvements politiques !
Par ailleurs, ce n’est pas en provoquant un réveil citoyen par les peurs que l’on sert la démocratie… Au contraire, on prend la responsabilité de faire descendre dans la rue des milliers des jeunes si le résultat du vote n’est pas conforme à leur attente. Ayons le courage de dire que ce type d’action est parfaitement anti-démocratique puisque, rappelons-le, le résultat des Présidentielles est l’expression du suffrage universel.
Ensuite, au sujet de la fonction du politique : elle a été, au fil du temps, sacralisée. «Le prestige est aussi étroitement lié à des symboles et même à des prétentions, justifiées ou non, il s’accompagne d’une tendance à maintenir une façade – par des appellations, la tromperie, le secret (en grande partie nécessaire) – qui dissimule ce qui est derrière » note Hughes, sociologue américain de l’Ecole de Chicago. D’ailleurs, les acteurs du monde politique n’ont rien fait pour que cela ne soit pas autrement. Bien trop attrayant sont les avantages liés au pouvoir qui pervertissent l’action politique. Elle perd son sens lorsque l’élu en vient à vivre de la politique et non pour la politique.
Enfin, les élus ne semblent pas prêts à laisser la place aux jeunes. Le déséquilibre de la représentation est significatif de cette volonté de préserver les postes d’un mandat sur l’autre. Louis Chauvel nous dit « qu’en 1982, l’âge du représentant syndical ou politique moyen était de 45, et il est de 59 ans en 2000. La généralisation socialisée dans le contexte politique spécifique de la fin des années 1960, favorable à une entrée précoce en politique, s’est installée peu à peu dans les plus hautes fonctions. Tel est le cas à l’Assemblée nationale. Les députés du moins de 45 ans représentaient 38% de l’assemblée en 1981, et seulement 15% en 2002. »
Ce constat soulève différentes questions et on ne peut toujours jeter l’anathème sur l’élu.
En effet, on nuancera ce qui peut sembler être une critique dans la mesure où l’élu est condamné à rester en politique tant il ne peut trouver des positions de substitution acceptables. Force est de constater qu’un représentant politique, par exemple, médecin de formation, ayant stoppé son activité pour se consacrer à ses mandats, ne pourra reprendre son activité initiale puisque l’absence de pratique l’empêchera d’exercer dans de bonnes conditions.
On le voit, ces trois points nous poussent à dire que le renouveau de la classe politique passera non seulement par des réformes profondes mais aussi en mettant en avant la nécessite de développer le sens civiques de chaque jeune.
Dans cet esprit, nous devons mettre en place un service civique obligatoire puis des cours d’éducation civique dès les classes primaires, effectués par des intervenants extérieurs, afin de sensibiliser les jeunes au respect d’autrui, à la tolérance, et à la nécessité de participer à la vie de la cité. Pour ne plus avoir à vivre la situation de 2002, nous devons abattre les barrières entre les personnes aux différentes opinions.
Pour faciliter l’accès au monde politique d’une jeunesse diverse et variée, il serait bon d’imposer un peu plus de simplicité dans la manière de fonctionner de nos représentants, notamment locaux, pour que l’investissement politique ne soit pas qu’un vulgaire formatage qui contribue à reproduire le système en place. Il s’agit de trouver des moyens de décloisonner le quotidien en accroissant la proximité entre élus et citoyens.
Pour finir, nous devons instaurer un vrai statut de l’élu qui n’a, aujourd’hui, aucune sécurité concernant sa reconversion professionnelle en cas de perte de son mandat. Par conséquent, il n’a aucun revenu entre le moment de sa défaite électorale et un retour à l’emploi. De plus, l’élu ne dispose pas d’un véritable salaire ce qui le pousse à cumuler les mandats.
C’est ensemble que nous pourrons réaliser ces ambitions. A chacun de se prendre en main car la société est faite d’individu libre : libre de penser, de parler et d’agir.