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élections européennes
Lundi 14 Juin 2010
Pour François Bayrou, le coup est rude : Jean-Louis Borloo le supplante dans l'étude OpinionWay que nous publions aujourd'hui. Invités à départager les centristes dont les noms sont le plus fréquemment évoqués pour la prochaine présidentielle, 30% des sondés jugent que Borloo ferait un «bon candidat». Bayrou, lui, n'obtient que 29% d'appréciations positives. Pire : le président du MoDem est considéré comme un «mauvais candidat» par 40 % des personnes interrogées, tandis que 31% professent la même opinion à l'encontre de son homologue du Parti radical valoisien. Quant à Hervé Morin, troisième personnalité testée, il arrive très loin derrière ses deux concurrents potentiels : ce serait un «bon candidat» pour 16% seulement des sondés, un «mauvais» pour 30%, et 54% sont sans opinion. Ce dernier résultat, lié au déficit de notoriété du président du Nouveau Centre, relativise sa médiocre performance.
François Bayrou paraissait ravi des attentions dont Nicolas Sarkozy l'a accablé ces dernières semaines, même s'il a improvisé une conférence de presse au lendemain de son deuxième rendez-vous à l'Élysée pour protester de son indépendance. À l'entendre, le président du MoDem n'a toujours pas l'intention de se laisser piéger dans «la politique d'un camp contre l'autre».
Notre enquête semble indiquer que ce discours, qui avait séduit 18,57% des électeurs au premier tour en 2007, fonctionne toujours, puisque 64% des sondés souhaitent que François Bayrou et le MoDem «ne nouent pas d'alliance et restent autonomes». Pourquoi dans ces conditions Bayrou est-il devancé par Borloo ? «Le rapprochement avec Nicole Sarkozy est un désastre complet», répond Jean-Louis Bourlanges. Cet ex-député européen du MoDem, en désaccord avec la stratégie de François Bayrou dès 2006, mais qui ne s'est désolidarisé de lui qu'entre les deux tours de 2007, s'avoue «étonné» que «la notoriété de Bayrou ne le protège pas davantage ». «Je savais qu'il était dans une impasse totale, explique-t-il, mais je ne pensais pas que cela se verrait déjà.»
La percée de Jean-Louis Borloo est un camouflet supplémentaire pour François Bayrou. Le chef du MoDem a toujours considéré que l'ex-député UDF ne pouvait pas faire un candidat centriste cré¬dible. Numéro deux du gouvernement Fillon, président d'un parti associé à l'UMP, le Parti radical, secrétaire général adjoint de cette même UMP, Borloo représente tout ce que Bayrou refuse d'être. Sauf que le ministre de l'Écologie est parvenu à faire entendre sa différence malgré sa totale adhésion à la majorité et à Nicolas Sarkozy. C'est peut-être davantage une affaire de style que de projet politique, mais ça marche, en tout cas en termes d'image. Et ça ne peut que réjouir l'intéressé, que ce soit dans la perspective d'une candidature à la présidentielle ou dans celle, sans doute plus présente à son esprit, d'une nomination à Matignon.
Quant à Hervé Morin, qui doit être réélu à la tête de son parti dimanche, il n'a pas de raison d'être affecté outre mesure par notre enquête. Les 16% d'opinions positives qu'il obtient sont même plutôt une bonne nouvelle par rapport aux scores dont les sondages sur les intentions de vote en 2012 le créditent. Il n'a encore jamais atteint 5%.
Lorsqu'on le lui fait remarquer, il rappelle en général que François Bayrou est «parti de rien» en 2002 et en 2007. Et la forte proportion de sondés qui approuvent l'idée d'une candidature centriste à la présidentielle (59% toutes tendances confondues, et 53% parmi les sympathisants de l'UMP) constitue un motif de satisfaction en soi pour le président du Nouveau Centre.
François Bayrou paraissait ravi des attentions dont Nicolas Sarkozy l'a accablé ces dernières semaines, même s'il a improvisé une conférence de presse au lendemain de son deuxième rendez-vous à l'Élysée pour protester de son indépendance. À l'entendre, le président du MoDem n'a toujours pas l'intention de se laisser piéger dans «la politique d'un camp contre l'autre».
Notre enquête semble indiquer que ce discours, qui avait séduit 18,57% des électeurs au premier tour en 2007, fonctionne toujours, puisque 64% des sondés souhaitent que François Bayrou et le MoDem «ne nouent pas d'alliance et restent autonomes». Pourquoi dans ces conditions Bayrou est-il devancé par Borloo ? «Le rapprochement avec Nicole Sarkozy est un désastre complet», répond Jean-Louis Bourlanges. Cet ex-député européen du MoDem, en désaccord avec la stratégie de François Bayrou dès 2006, mais qui ne s'est désolidarisé de lui qu'entre les deux tours de 2007, s'avoue «étonné» que «la notoriété de Bayrou ne le protège pas davantage ». «Je savais qu'il était dans une impasse totale, explique-t-il, mais je ne pensais pas que cela se verrait déjà.»
La percée de Jean-Louis Borloo est un camouflet supplémentaire pour François Bayrou. Le chef du MoDem a toujours considéré que l'ex-député UDF ne pouvait pas faire un candidat centriste cré¬dible. Numéro deux du gouvernement Fillon, président d'un parti associé à l'UMP, le Parti radical, secrétaire général adjoint de cette même UMP, Borloo représente tout ce que Bayrou refuse d'être. Sauf que le ministre de l'Écologie est parvenu à faire entendre sa différence malgré sa totale adhésion à la majorité et à Nicolas Sarkozy. C'est peut-être davantage une affaire de style que de projet politique, mais ça marche, en tout cas en termes d'image. Et ça ne peut que réjouir l'intéressé, que ce soit dans la perspective d'une candidature à la présidentielle ou dans celle, sans doute plus présente à son esprit, d'une nomination à Matignon.
Quant à Hervé Morin, qui doit être réélu à la tête de son parti dimanche, il n'a pas de raison d'être affecté outre mesure par notre enquête. Les 16% d'opinions positives qu'il obtient sont même plutôt une bonne nouvelle par rapport aux scores dont les sondages sur les intentions de vote en 2012 le créditent. Il n'a encore jamais atteint 5%.
Lorsqu'on le lui fait remarquer, il rappelle en général que François Bayrou est «parti de rien» en 2002 et en 2007. Et la forte proportion de sondés qui approuvent l'idée d'une candidature centriste à la présidentielle (59% toutes tendances confondues, et 53% parmi les sympathisants de l'UMP) constitue un motif de satisfaction en soi pour le président du Nouveau Centre.
Rédigé par John Huet le Lundi 14 Juin 2010 à 17:39
Lundi 14 Juin 2010
Le fondateur de la Gauche moderne se dit «intéressé» par la démarche du président du Parti radical.
Jean-Marie Bockel, secrétaire d'État à la Justice, et par ailleurs fondateur de la Gauche moderne, s'est dit hier « intéressé » par la démarche de Jean-Louis Borloo. « Il ne fera rien qui ne soit concerté avec Nicolas Sarkozy. Mais la question de sa candidature à la présidentielle est sur la table. Il réfléchit et nous consulte dans ce sens, avec l'idée d'une confédération des centres qui réunirait, à son initiative, depuis les centristes de l'UMP jusqu'au centre gauche que nous sommes. »
L'ancien maire de Mulhouse et ex-membre du PS Jean-Marie Bockel, en meeting hier à Pau, souhaite en effet repositionner son parti, la Gauche moderne (1 500 adhérents annoncés), fondée dans la foulée de l'élection de Nicolas Sarkozy dont il a rejoint la majorité.
Jean-Marie Bockel explique cependant vouloir affirmer ses différences avec l'UMP, sur les retraites par exemple, se disant « attaché » à la symbolique des 60 ans, même s'il ajoute aussitôt qu'il se montrera « solidaire » de la décision gouvernementale qui doit tomber mardi.
S'il est prêt à entrer dans la démarche de Jean-Louis Borloo, Jean-Marie Bockel se montre moins enthousiaste sur la volonté du président du Nouveau Centre, Hervé Morin, de présenter un candidat en 2012 (lire ci-contre). « L'idée ne fait pas l'unanimité, et la question est de savoir quel écho cette démarche rencontrera. »
SudOuest – 13/06/2010
Jean-Marie Bockel, secrétaire d'État à la Justice, et par ailleurs fondateur de la Gauche moderne, s'est dit hier « intéressé » par la démarche de Jean-Louis Borloo. « Il ne fera rien qui ne soit concerté avec Nicolas Sarkozy. Mais la question de sa candidature à la présidentielle est sur la table. Il réfléchit et nous consulte dans ce sens, avec l'idée d'une confédération des centres qui réunirait, à son initiative, depuis les centristes de l'UMP jusqu'au centre gauche que nous sommes. »
L'ancien maire de Mulhouse et ex-membre du PS Jean-Marie Bockel, en meeting hier à Pau, souhaite en effet repositionner son parti, la Gauche moderne (1 500 adhérents annoncés), fondée dans la foulée de l'élection de Nicolas Sarkozy dont il a rejoint la majorité.
Jean-Marie Bockel explique cependant vouloir affirmer ses différences avec l'UMP, sur les retraites par exemple, se disant « attaché » à la symbolique des 60 ans, même s'il ajoute aussitôt qu'il se montrera « solidaire » de la décision gouvernementale qui doit tomber mardi.
S'il est prêt à entrer dans la démarche de Jean-Louis Borloo, Jean-Marie Bockel se montre moins enthousiaste sur la volonté du président du Nouveau Centre, Hervé Morin, de présenter un candidat en 2012 (lire ci-contre). « L'idée ne fait pas l'unanimité, et la question est de savoir quel écho cette démarche rencontrera. »
SudOuest – 13/06/2010
Rédigé par John Huet le Lundi 14 Juin 2010 à 17:38
Yves Jégo, ancien ministre du gouvernement Fillon, s'est désolidarisé jeudi de Christine Boutin, au coeur d'une polémique pour la rémunération d'une mission dont elle est chargée par l'Elysée, en lui conseillant de "bien mesurer le mal" fait par ce type d'affaires.
Interrogé sur Europe 1, M. Jégo, vice-président du Parti radical, mouvement associé à l'UMP, a d'emblée affiché le montant de ses rémunérations « 8.165 euros bruts par mois » en tant que député-maire, et souligné qu’il n’avait « pas été rémunéré » pour sa mission « Made in France ». « C’est une mission totalement bénévole », a-t-il insisté.
A propos de Mme Boutin, M. Jégo a répondu : « moi, je ne peux reprendre que ce qu’elle dit » « Oui c’est choquant ». Ca participe à ouvrir les portes à une forme de démagogie qui laisse penser que les élus ne font cela que pour leur intérêt personnel, qu’il n’y a que l’argent, ce qui n’est pas le but de la politique. Cela donne une mauvaise image de ce que nous faisons »
Dans une interview au Parisien, Mme Boutin a dit « comprendre » que sa rémunération de 9.500 euros par mois pour une mission sur la mondialisation puisse « choquer ». Mais elle l’a justifiée par « la loi ».
"En son âme et conscience, il faut qu'elle mesure bien le mal que ce genre de choses fait à la vie politique en général et qu'elle en tire des conclusions", a poursuivi M. Jégo, ajoutant qu'il fallait qu'elle ait "conscience de l'impact que cela a sur la vie politique, sur l'image que cela donne des politiques".
M. Jégo a suggéré "la création d'un comité des rémunérations publiques (...) d'une autorité indépendante qui puisse éviter ces dérapages"
Interrogé sur Europe 1, M. Jégo, vice-président du Parti radical, mouvement associé à l'UMP, a d'emblée affiché le montant de ses rémunérations « 8.165 euros bruts par mois » en tant que député-maire, et souligné qu’il n’avait « pas été rémunéré » pour sa mission « Made in France ». « C’est une mission totalement bénévole », a-t-il insisté.
A propos de Mme Boutin, M. Jégo a répondu : « moi, je ne peux reprendre que ce qu’elle dit » « Oui c’est choquant ». Ca participe à ouvrir les portes à une forme de démagogie qui laisse penser que les élus ne font cela que pour leur intérêt personnel, qu’il n’y a que l’argent, ce qui n’est pas le but de la politique. Cela donne une mauvaise image de ce que nous faisons »
Dans une interview au Parisien, Mme Boutin a dit « comprendre » que sa rémunération de 9.500 euros par mois pour une mission sur la mondialisation puisse « choquer ». Mais elle l’a justifiée par « la loi ».
"En son âme et conscience, il faut qu'elle mesure bien le mal que ce genre de choses fait à la vie politique en général et qu'elle en tire des conclusions", a poursuivi M. Jégo, ajoutant qu'il fallait qu'elle ait "conscience de l'impact que cela a sur la vie politique, sur l'image que cela donne des politiques".
M. Jégo a suggéré "la création d'un comité des rémunérations publiques (...) d'une autorité indépendante qui puisse éviter ces dérapages"
Rédigé par John Huet le Lundi 14 Juin 2010 à 11:43
Dimanche 30 Mai 2010
Ils se sont réunis ce mardi pour identifier des propositions à défendre ensemble dans le cadre du débat budgétaire.
Après l'ex-ministre de l'Éducation Gilles de Robien, Pierre Méhaignerie, président UMP de la commission des affaires sociales de l'Assemblée, a lancé sa propre opération de réunification du centre en invitant mardi dernier une partie de la famille centriste à un dîner à la questure du Palais Bourbon.
Parmi la petite quarantaine de convives présents, des Radicaux valoisiens, comme le député de Meurthe-et-Moselle Laurent Hénart, des anciens CDS comme le ministre de la Jeunesse Marc-Philippe Daubresse, le secrétaire d'État à l'Emploi Laurent Wauquiez, le président de la commission des finances du Sénat Jean Arthuis, par ailleurs fondateur de l'Alliance centriste qui compte douze élus au Palais du Luxembourg, et des députés passés de l'UDF à l'UMP. Mais aucun représentant du Nouveau Centre n'était présent.
Objet de la réunion : identifier des propositions que les centristes de toutes obédiences pourraient défendre ensemble dans le cadre du débat budgétaire. Au bout de deux heures et demie de discussion, les participants se sont séparés sans avoir réussi à en trouver une. «Nous avons un point d'accord : il faudra veiller à la justice sociale et fiscale en abordant les dossiers sensibles qui nous attendent à la rentrée», résume Laurent Hénart, secrétaire général du Parti radical, en citant «les retraites, le 5e risque, le budget et le projet de loi de financement de la Sécurité sociale». «À partir de là, reconnaît-il, les propositions diffèrent selon qu'on est, comme moi, partisan de l'intervention de l'État, ou qu'on appartient à la sensibilité libérale de la famille centriste.»
Les centristes «sociaux» ont souligné, à l'instar de Laurent Wauquiez, que «l'impôt ne pouvait pas être la seule réponse à la crise». Le secrétaire d'État à l'Emploi a souligné l'importance des mesures dont il assure la gestion comme le soutien aux chômeurs, l'insertion des jeunes et les emplois aidés. Redoute-t-il qu'elles fassent les frais de la politique de réduction des dépenses publiques ? Il ne l'a pas dit, mais plusieurs parlementaires présents ont cru le comprendre.
«Billard à trois bandes»
Les divergences entre les participants ont été manifestes sur le bouclier fiscal, sujet qui a occupé une partie importante du dîner. Considérant que cette disposition est une «usine à gaz», dont le seul but est de dispenser le législateur d'avoir le courage de supprimer l'ISF, Jean Arthuis propose sa suppression et celle de l'impôt sur la fortune, et la création en contrepartie d'une nouvelle tranche dans le haut du barème de l'impôt sur le revenu. Laurent Hénart s'est opposé à cette idée, en mettant le sénateur de la Mayenne en garde contre le «billard à trois bandes». Le député de Meurthe-et-Moselle a estimé que la majorité avait «mal communiqué sur la loi Tepa dès le départ», que «l'opposition en avait fait ses choux gras» et que ce serait pire si le gouvernement revenait sur le bouclier fiscal. Laurent Hénart n'est «pas certain que le discours de la performance économique soit audible en période de crise» , et beaucoup de centristes partagent ses doutes. Ce qui explique peut-être qu'ils aient échoué à définir des angles d'attaque communs dans la discussion budgétaire.
Après l'ex-ministre de l'Éducation Gilles de Robien, Pierre Méhaignerie, président UMP de la commission des affaires sociales de l'Assemblée, a lancé sa propre opération de réunification du centre en invitant mardi dernier une partie de la famille centriste à un dîner à la questure du Palais Bourbon.
Parmi la petite quarantaine de convives présents, des Radicaux valoisiens, comme le député de Meurthe-et-Moselle Laurent Hénart, des anciens CDS comme le ministre de la Jeunesse Marc-Philippe Daubresse, le secrétaire d'État à l'Emploi Laurent Wauquiez, le président de la commission des finances du Sénat Jean Arthuis, par ailleurs fondateur de l'Alliance centriste qui compte douze élus au Palais du Luxembourg, et des députés passés de l'UDF à l'UMP. Mais aucun représentant du Nouveau Centre n'était présent.
Objet de la réunion : identifier des propositions que les centristes de toutes obédiences pourraient défendre ensemble dans le cadre du débat budgétaire. Au bout de deux heures et demie de discussion, les participants se sont séparés sans avoir réussi à en trouver une. «Nous avons un point d'accord : il faudra veiller à la justice sociale et fiscale en abordant les dossiers sensibles qui nous attendent à la rentrée», résume Laurent Hénart, secrétaire général du Parti radical, en citant «les retraites, le 5e risque, le budget et le projet de loi de financement de la Sécurité sociale». «À partir de là, reconnaît-il, les propositions diffèrent selon qu'on est, comme moi, partisan de l'intervention de l'État, ou qu'on appartient à la sensibilité libérale de la famille centriste.»
Les centristes «sociaux» ont souligné, à l'instar de Laurent Wauquiez, que «l'impôt ne pouvait pas être la seule réponse à la crise». Le secrétaire d'État à l'Emploi a souligné l'importance des mesures dont il assure la gestion comme le soutien aux chômeurs, l'insertion des jeunes et les emplois aidés. Redoute-t-il qu'elles fassent les frais de la politique de réduction des dépenses publiques ? Il ne l'a pas dit, mais plusieurs parlementaires présents ont cru le comprendre.
«Billard à trois bandes»
Les divergences entre les participants ont été manifestes sur le bouclier fiscal, sujet qui a occupé une partie importante du dîner. Considérant que cette disposition est une «usine à gaz», dont le seul but est de dispenser le législateur d'avoir le courage de supprimer l'ISF, Jean Arthuis propose sa suppression et celle de l'impôt sur la fortune, et la création en contrepartie d'une nouvelle tranche dans le haut du barème de l'impôt sur le revenu. Laurent Hénart s'est opposé à cette idée, en mettant le sénateur de la Mayenne en garde contre le «billard à trois bandes». Le député de Meurthe-et-Moselle a estimé que la majorité avait «mal communiqué sur la loi Tepa dès le départ», que «l'opposition en avait fait ses choux gras» et que ce serait pire si le gouvernement revenait sur le bouclier fiscal. Laurent Hénart n'est «pas certain que le discours de la performance économique soit audible en période de crise» , et beaucoup de centristes partagent ses doutes. Ce qui explique peut-être qu'ils aient échoué à définir des angles d'attaque communs dans la discussion budgétaire.
Rédigé par John Huet le Dimanche 30 Mai 2010 à 16:16
Mercredi 12 Mai 2010
Le figaro du 12 mai 2010
Le ministre de l'Écologie, qui a «mené à bon port» la loi sur l'environnement, nourrit de nouvelles ambitions.
«Dans l'immédiat, mon seul objectif c'est de dormir un peu. Vous ne vous rendez pas compte l'énergie que j'ai mise pour faire adopter cette loi Grenelle II.» Mardi, 17 heures, à l'Assemblée nationale: Jean-Louis Borloo préfère savourer sa victoire que tirer des plans sur la comète. «N'en déplaise aux inquiets, aux tristes et aux grincheux, les 250 articles du projet seront les 250 fleurs du printemps de l'écologie française», se félicite le ministre d'État à l'issue du vote.
Car le numéro deux du gouvernement a fait le plein des voix de la majorité (314) et laissé la gauche et les Verts (214) à leurs contradictions. «La droite et le centre ont été incroyablement soudés. Quant à l'opposition, elle s'oppose. Tout ça n'est pas un drame», relativise-t-il, pas mécontent, selon son expression, «d'avoir mené à bon port» le processus du Grenelle lancé par le chef de l'État en octobre 2007.
Au passage, Jean-Louis Borloo se réjouit du soutien apporté par les grandes associations écologistes ainsi que les ONG à son projet de loi. Un projet qu'il qualifie de «monument législatif inédit sous la Ve République et unique en Europe». Le ministre de l'Écologie en profite aussi pour régler un dernier compte avec l'opposition: «La polémique lancée par la gauche sur l'éolien a été un flop. Le syndicat des énergies renouvelables a salué les avancées contenues dans le texte.» Faussement modeste, il insiste sur les «deux ans et demi de travail acharné, les chausse-trapes tendues et les malentendus levés».
Mine de rien, Jean-Louis Borloo marque des points. Mardi, il a été ovationné lors de la réunion des députés UMP. «Il a été très présent tout au long de la discussion parlementaire et a su modérer les ardeurs de Chantal Jouanno», constate une des voix UMP à l'Assemblée. Après la défaite aux régionales, il a fallu tout le savoir-faire du patron du Parti radical pour apaiser la contestation chez les députés UMP.
Plus populaire que Bayrou
Fort de ce nouveau succès au Parlement, le ministre d'État, qui fête ses huit ans de présence ininterrompue au gouvernement, rappelle ses états de service ministériels: programme de rénovation urbaine, plan de cohésion sociale et maintenant le Grenelle. De quoi nourrir de nouvelles ambitions. Mais fidèle à son statut d'éternel ministre de la société civile, Jean-Louis Borloo refuse de parler de son avenir. Un avenir qu'il a évoqué lundi à l'Élysée avec Nicolas Sarkozy. Ses amis radicaux le poussent à se présenter à la présidentielle en 2012. Jean-Pierre Raffarin en fait un des favoris pour succéder à François Fillon à Matignon à l'automne ou l'an prochain. Le ministre du Développent durable répond invariablement: «Je vais regarder tout sérieusement après le Grenelle II.» Quand il n'évoque pas carrément son départ de la vie politique…
Jean-Louis Borloo plaît aux bobos, ces électeurs bourgeois et écologistes que Nicolas Sarkozy pourrait être tenté de rallier en 2012. Pour l'heure, Borloo a le vent en poupe dans les sondages. Il gagne cinq points dans le dernier palmarès Ifop/Paris Match et monte à la 5e place des personnalités les plus populaires. Et à la question, «quel centriste préférez-vous entre François Bayrou et Jean-Louis Borloo?», les Français répondent Borloo. À 59 ans, l'ex-maire de Valenciennes reste atypique. Et cela ne lui réussit pas si mal.
Le ministre de l'Écologie, qui a «mené à bon port» la loi sur l'environnement, nourrit de nouvelles ambitions.
«Dans l'immédiat, mon seul objectif c'est de dormir un peu. Vous ne vous rendez pas compte l'énergie que j'ai mise pour faire adopter cette loi Grenelle II.» Mardi, 17 heures, à l'Assemblée nationale: Jean-Louis Borloo préfère savourer sa victoire que tirer des plans sur la comète. «N'en déplaise aux inquiets, aux tristes et aux grincheux, les 250 articles du projet seront les 250 fleurs du printemps de l'écologie française», se félicite le ministre d'État à l'issue du vote.
Car le numéro deux du gouvernement a fait le plein des voix de la majorité (314) et laissé la gauche et les Verts (214) à leurs contradictions. «La droite et le centre ont été incroyablement soudés. Quant à l'opposition, elle s'oppose. Tout ça n'est pas un drame», relativise-t-il, pas mécontent, selon son expression, «d'avoir mené à bon port» le processus du Grenelle lancé par le chef de l'État en octobre 2007.
Au passage, Jean-Louis Borloo se réjouit du soutien apporté par les grandes associations écologistes ainsi que les ONG à son projet de loi. Un projet qu'il qualifie de «monument législatif inédit sous la Ve République et unique en Europe». Le ministre de l'Écologie en profite aussi pour régler un dernier compte avec l'opposition: «La polémique lancée par la gauche sur l'éolien a été un flop. Le syndicat des énergies renouvelables a salué les avancées contenues dans le texte.» Faussement modeste, il insiste sur les «deux ans et demi de travail acharné, les chausse-trapes tendues et les malentendus levés».
Mine de rien, Jean-Louis Borloo marque des points. Mardi, il a été ovationné lors de la réunion des députés UMP. «Il a été très présent tout au long de la discussion parlementaire et a su modérer les ardeurs de Chantal Jouanno», constate une des voix UMP à l'Assemblée. Après la défaite aux régionales, il a fallu tout le savoir-faire du patron du Parti radical pour apaiser la contestation chez les députés UMP.
Plus populaire que Bayrou
Fort de ce nouveau succès au Parlement, le ministre d'État, qui fête ses huit ans de présence ininterrompue au gouvernement, rappelle ses états de service ministériels: programme de rénovation urbaine, plan de cohésion sociale et maintenant le Grenelle. De quoi nourrir de nouvelles ambitions. Mais fidèle à son statut d'éternel ministre de la société civile, Jean-Louis Borloo refuse de parler de son avenir. Un avenir qu'il a évoqué lundi à l'Élysée avec Nicolas Sarkozy. Ses amis radicaux le poussent à se présenter à la présidentielle en 2012. Jean-Pierre Raffarin en fait un des favoris pour succéder à François Fillon à Matignon à l'automne ou l'an prochain. Le ministre du Développent durable répond invariablement: «Je vais regarder tout sérieusement après le Grenelle II.» Quand il n'évoque pas carrément son départ de la vie politique…
Jean-Louis Borloo plaît aux bobos, ces électeurs bourgeois et écologistes que Nicolas Sarkozy pourrait être tenté de rallier en 2012. Pour l'heure, Borloo a le vent en poupe dans les sondages. Il gagne cinq points dans le dernier palmarès Ifop/Paris Match et monte à la 5e place des personnalités les plus populaires. Et à la question, «quel centriste préférez-vous entre François Bayrou et Jean-Louis Borloo?», les Français répondent Borloo. À 59 ans, l'ex-maire de Valenciennes reste atypique. Et cela ne lui réussit pas si mal.
Rédigé par John Huet le Mercredi 12 Mai 2010 à 09:52
Mardi 11 Mai 2010
Issu de Paris Match
Selon la dernière livraison du baromètre "Paris Match", l'actuel directeur général du FMI est en tête des personnalités socialistes pour la prochaine présidentielle.
Au centre-droit, c'est Jean-Louis Borloo qui s'en tire le mieux.
A deux ans des présidentielles, un nouveau sondage vient compléter les nombreuses enquêtes sur les chances des possibles candiats pour 2012.
Selon la nouvelle enquête Ifop pour Paris Match, à paraître jeudi 13 mai, Dominique Strauss-Kahn est en tête des personnalités que les Français souhaitent voir représenter le PS. Ainsi, le directeur général du FMI améliore son score (27%) de janvier (23%), également paru dans Paris Match.
En deuxième position arrive Ségolène Royal. 15% des sondés souhaitent la voir en tant que candidate du parti, suivie de Martine Aubry qui dégringole de 8 points par rapport à janvier et ne séduit plus que 12% des interrogés.
C'est seulement en 4e position qu'arrive François Hollande (2%, en baisse de cinq points), suivi de Bertrand Delanoë, inchangé à 1%. Le haut du tableau reste le même auprès de seuls sympathisants socialistes: DSK en tête (30%), Ségolène Royal deuxième (23%), Martine Aubry troisième (19%).
Au centre-droit, en cas de duel entre François Bayrou et Dominique de Villepin, le président du MoDem devancerait l'ex-Premier ministre d'un point (48% contre 47%).
En revanche, face à Jean-Louis Borloo (UMP), François Bayrou perdrait avec 51% contre 46%.
Selon la dernière livraison du baromètre "Paris Match", l'actuel directeur général du FMI est en tête des personnalités socialistes pour la prochaine présidentielle.
Au centre-droit, c'est Jean-Louis Borloo qui s'en tire le mieux.
A deux ans des présidentielles, un nouveau sondage vient compléter les nombreuses enquêtes sur les chances des possibles candiats pour 2012.
Selon la nouvelle enquête Ifop pour Paris Match, à paraître jeudi 13 mai, Dominique Strauss-Kahn est en tête des personnalités que les Français souhaitent voir représenter le PS. Ainsi, le directeur général du FMI améliore son score (27%) de janvier (23%), également paru dans Paris Match.
En deuxième position arrive Ségolène Royal. 15% des sondés souhaitent la voir en tant que candidate du parti, suivie de Martine Aubry qui dégringole de 8 points par rapport à janvier et ne séduit plus que 12% des interrogés.
C'est seulement en 4e position qu'arrive François Hollande (2%, en baisse de cinq points), suivi de Bertrand Delanoë, inchangé à 1%. Le haut du tableau reste le même auprès de seuls sympathisants socialistes: DSK en tête (30%), Ségolène Royal deuxième (23%), Martine Aubry troisième (19%).
Au centre-droit, en cas de duel entre François Bayrou et Dominique de Villepin, le président du MoDem devancerait l'ex-Premier ministre d'un point (48% contre 47%).
En revanche, face à Jean-Louis Borloo (UMP), François Bayrou perdrait avec 51% contre 46%.
Rédigé par John Huet le Mardi 11 Mai 2010 à 14:35
Lundi 10 Mai 2010
Jean-Louis Borloo, président du Parti radical, a affirmé ce dimanche qu'il allait "réfléchir" après l'examen du Grenelle sur la nécessité de "réunir une famille politique" pour défendre à la présidentielle de 2012 les valeurs du développement durable et de la solidarité.
"Au 21ème siècle, il va falloir qu'on porte des valeurs assez différentes de celles du 20ème siècle, (...) entre nous, à l'égard des pays les plus vulnérables", a déclaré le ministre de l'Ecologie sur Canal+ alors qu'on lui demandait si sa famille politique présenterait un candidat en 2012.
"Je suis vraiment convaincu que le développement durable, la solidarité, la justice, et l'Afrique, notre Eldorado (...) il faut porter ça", a-t-il ajouté, en jugeant que l'Europe était "un peu essoufflée".
"Est-ce que pour ça il faut réunir des gens, ça s'appelle une famille politique, écologiste, (...) centriste?" (...) "peut-être, je vais y réfléchir", a-t-il poursuivi.
Se qualifiant de "garçon séquentiel", le ministre de l'Ecologie compte "terminer le Grenelle" puis "regarder ça très sérieusement après".
Deux ans avant la présidentielle, M. Borloo, possible joker de Nicolas Sarkozy pour séduire l'électorat centriste en 2012, avait déjà laissé planer le doute récemment sur une possible candidature de premier tour, son accession à Matignon, voire son éventuel retrait de la vie politique.
De AFP en date du 9 mai 2010
"Au 21ème siècle, il va falloir qu'on porte des valeurs assez différentes de celles du 20ème siècle, (...) entre nous, à l'égard des pays les plus vulnérables", a déclaré le ministre de l'Ecologie sur Canal+ alors qu'on lui demandait si sa famille politique présenterait un candidat en 2012.
"Je suis vraiment convaincu que le développement durable, la solidarité, la justice, et l'Afrique, notre Eldorado (...) il faut porter ça", a-t-il ajouté, en jugeant que l'Europe était "un peu essoufflée".
"Est-ce que pour ça il faut réunir des gens, ça s'appelle une famille politique, écologiste, (...) centriste?" (...) "peut-être, je vais y réfléchir", a-t-il poursuivi.
Se qualifiant de "garçon séquentiel", le ministre de l'Ecologie compte "terminer le Grenelle" puis "regarder ça très sérieusement après".
Deux ans avant la présidentielle, M. Borloo, possible joker de Nicolas Sarkozy pour séduire l'électorat centriste en 2012, avait déjà laissé planer le doute récemment sur une possible candidature de premier tour, son accession à Matignon, voire son éventuel retrait de la vie politique.
De AFP en date du 9 mai 2010
Rédigé par John Huet le Lundi 10 Mai 2010 à 14:56
Samedi 8 Mai 2010
Le reflux de la majorité présidentielle, lors des régionales, suscite de grands espoirs parmi les éléments disloqués de la famille centriste dont certains vont jusqu'à rêver de la résurrection de l'UDF. L'histoire est en marche… arrière !
De toute évidence, la création de l'UMP avait marqué un progrès dans la vie politique française, irrémédiablement bipolarisée depuis l'élection du président de la République au suffrage universel direct, en fédérant l'ensemble des sensibilités de la droite et du centre. Par sa démarche d'ouverture innovante et atypique, Nicolas Sarkozy avait permis une autre avancée, en puisant à droite et à gauche les meilleures idées et les meilleurs talents pour la France. Cela lui avait permis d'incarner le camp du progrès et de rassembler au-delà de sa famille originelle.
Aujourd'hui, lors d'une élection de moyen terme, une partie de cette famille regrette qu'il ait tenu parole et lancé de vastes chantiers de réformes. Une autre, notamment parmi ceux qui l'avaient rejoint lors des présidentielles, regrette que les réformes n'aillent pas assez vite ou qu'il n'y en ait pas plus.
Cela ne veut pas dire qu'il y ait un désir de centre. Un centre pour quoi dire et pour quoi faire, d'ailleurs ? S'il manque aujourd'hui un chaînon, est-ce bien celui-là ?
Depuis une dizaine d'années se développe, en effet, une population plutôt urbaine, plutôt jeune, ouverte au monde et à ses mutations technologiques. Elle refuse les schémas classiques d'une bourgeoisie dont elle possède les caractéristiques de niveaux de revenus et socioculturels, mais dont elle réfute le mode de vie. Celle-ci échappe également aux comportements politiques classiques en privilégiant les politiques qualitatives.
Ni la droite classique, ni la gauche gestionnaire qui, à quelques exceptions près, a renoncé à changer la vie, ne répond à ses attentes qui relèvent du sociétal, d'un certain libertarisme, y compris dans le domaine économique. Cet électorat, qui pèse aujourd'hui entre 15 et 20 % de la population s'est réfugié un temps dans un vote Modem, puis aujourd'hui écologique.
HÉRITAGE RÉPUBLICAIN, LAÏC ET HUMANISTE
C'est sans doute là, pourtant, que réside le véritable gisement à conquérir pour la majorité présidentielle. L'UMP, en tant que parti soutenant un président de la République qui a lui-même contribué à brouiller les repères en prenant des positions hardies, ne doit pas renoncer à cet électorat pour lequel le développement durable, notamment la place de la voiture dans la ville, l'égalité des sexes mais aussi entre hétérosexualité et homosexualité, la diversité, les questions du grand âge et de la fin de vie, les questions culturelles et de loisirs, …, sont fondamentales.
Sur certains de ces sujets, le président de la République a esquissé parfois des pistes de réformes pour lesquelles il a besoin du soutien d'une frange progressiste de sa majorité, ce qui donnera, par delà la nécessaire et courageuse réforme des retraites, un souffle supplémentaire à la deuxième partie de son quinquennat, voire d'un prochain.
Pour compléter son offre politique, l'UMP dispose en son sein d'un atout formidable : le Parti radical. Celui-ci à vocation à être au sein du parti présidentiel le fer de lance de la réforme, notamment sur les questions de société. Fort de son héritage républicain, laïc et humaniste, il incarne naturellement une aile progressiste. D'autant que sous l'impulsion de son président, Jean-Louis Borloo, il est aujourd'hui à la pointe du combat pour la rénovation urbaine et surtout pour le développement durable, deux problématiques essentielles de la société contemporaine. Le développement durable ne doit pas rester un catalogue de mesures, mais devenir le fondement d'un nouvel humanisme qui replace l'homme au cœur de la société et de la ville.
Plutôt que de rêver, à côté de l'UMP, d'un centre, nouveau ou nostalgique, qui fut trop souvent mou, ou de fantasmer sur d'hypothétiques candidatures présidentielles, il faut faire du Parti radical, le plus ancien parti de France mais aussi le plus actuel dans ses aspirations, le fer de lance de la réforme, pour aider le président de la République à moderniser profondément notre pays.
Thierry Coudert est président de la fédération de Paris des élus radicaux et vice-président du groupe UMP au Conseil de Paris
lu dans "le londe" du 7 mai 2010
De toute évidence, la création de l'UMP avait marqué un progrès dans la vie politique française, irrémédiablement bipolarisée depuis l'élection du président de la République au suffrage universel direct, en fédérant l'ensemble des sensibilités de la droite et du centre. Par sa démarche d'ouverture innovante et atypique, Nicolas Sarkozy avait permis une autre avancée, en puisant à droite et à gauche les meilleures idées et les meilleurs talents pour la France. Cela lui avait permis d'incarner le camp du progrès et de rassembler au-delà de sa famille originelle.
Aujourd'hui, lors d'une élection de moyen terme, une partie de cette famille regrette qu'il ait tenu parole et lancé de vastes chantiers de réformes. Une autre, notamment parmi ceux qui l'avaient rejoint lors des présidentielles, regrette que les réformes n'aillent pas assez vite ou qu'il n'y en ait pas plus.
Cela ne veut pas dire qu'il y ait un désir de centre. Un centre pour quoi dire et pour quoi faire, d'ailleurs ? S'il manque aujourd'hui un chaînon, est-ce bien celui-là ?
Depuis une dizaine d'années se développe, en effet, une population plutôt urbaine, plutôt jeune, ouverte au monde et à ses mutations technologiques. Elle refuse les schémas classiques d'une bourgeoisie dont elle possède les caractéristiques de niveaux de revenus et socioculturels, mais dont elle réfute le mode de vie. Celle-ci échappe également aux comportements politiques classiques en privilégiant les politiques qualitatives.
Ni la droite classique, ni la gauche gestionnaire qui, à quelques exceptions près, a renoncé à changer la vie, ne répond à ses attentes qui relèvent du sociétal, d'un certain libertarisme, y compris dans le domaine économique. Cet électorat, qui pèse aujourd'hui entre 15 et 20 % de la population s'est réfugié un temps dans un vote Modem, puis aujourd'hui écologique.
HÉRITAGE RÉPUBLICAIN, LAÏC ET HUMANISTE
C'est sans doute là, pourtant, que réside le véritable gisement à conquérir pour la majorité présidentielle. L'UMP, en tant que parti soutenant un président de la République qui a lui-même contribué à brouiller les repères en prenant des positions hardies, ne doit pas renoncer à cet électorat pour lequel le développement durable, notamment la place de la voiture dans la ville, l'égalité des sexes mais aussi entre hétérosexualité et homosexualité, la diversité, les questions du grand âge et de la fin de vie, les questions culturelles et de loisirs, …, sont fondamentales.
Sur certains de ces sujets, le président de la République a esquissé parfois des pistes de réformes pour lesquelles il a besoin du soutien d'une frange progressiste de sa majorité, ce qui donnera, par delà la nécessaire et courageuse réforme des retraites, un souffle supplémentaire à la deuxième partie de son quinquennat, voire d'un prochain.
Pour compléter son offre politique, l'UMP dispose en son sein d'un atout formidable : le Parti radical. Celui-ci à vocation à être au sein du parti présidentiel le fer de lance de la réforme, notamment sur les questions de société. Fort de son héritage républicain, laïc et humaniste, il incarne naturellement une aile progressiste. D'autant que sous l'impulsion de son président, Jean-Louis Borloo, il est aujourd'hui à la pointe du combat pour la rénovation urbaine et surtout pour le développement durable, deux problématiques essentielles de la société contemporaine. Le développement durable ne doit pas rester un catalogue de mesures, mais devenir le fondement d'un nouvel humanisme qui replace l'homme au cœur de la société et de la ville.
Plutôt que de rêver, à côté de l'UMP, d'un centre, nouveau ou nostalgique, qui fut trop souvent mou, ou de fantasmer sur d'hypothétiques candidatures présidentielles, il faut faire du Parti radical, le plus ancien parti de France mais aussi le plus actuel dans ses aspirations, le fer de lance de la réforme, pour aider le président de la République à moderniser profondément notre pays.
Thierry Coudert est président de la fédération de Paris des élus radicaux et vice-président du groupe UMP au Conseil de Paris
lu dans "le londe" du 7 mai 2010
Rédigé par John Huet le Samedi 8 Mai 2010 à 16:01
Vendredi 7 Mai 2010
Nicolas Sarkozy a demandé jeudi au député UMP Yves Jégo de préparer la mise en oeuvre, d'ici à la fin 2010, des recommandations de son rapport visant à créer une "marque France", indique l'Elysée dans un communiqué.
L'ancien secrétaire d'Etat à l'Outre-mer a remis jeudi après-midi son rapport au chef de l'Etat. Il était chargé depuis octobre 2009 de "définir les contours d'une nouvelle 'Marque France' dans le respect des règles européennes", rappelle l'Elysée.
"Le rapport propose la mise en place d'un marquage facultatif 'Made in France' de 1 à 3 étoiles afin de valoriser les entreprises qui fabriquent l'essentiel de leur production en France ainsi qu'un label national 'Qualité Origine France' servant de référence notamment à l'exportation", poursuit le communiqué.
En outre, Yves Jégo "recommande d'imposer le marquage de l'origine nationale sur tous les produits mis en vente dans l'Union européenne et d'étendre le champ des 'Indications géographiques protégées' (IGP) à certains produits non agricoles", comme la porcelaine de Limoges ou la coutellerie de Laguiole, souligne la présidence.
Le chef de l'Etat a demandé à Yves Jégo, en lien avec le ministre de l'Industrie Christian Estrosi, "de travailler, d'ici à la fin 2010, à la mise en oeuvre opérationnelle des recommandations du rapport", conclue l'Elysée.
L'ancien secrétaire d'Etat à l'Outre-mer a remis jeudi après-midi son rapport au chef de l'Etat. Il était chargé depuis octobre 2009 de "définir les contours d'une nouvelle 'Marque France' dans le respect des règles européennes", rappelle l'Elysée.
"Le rapport propose la mise en place d'un marquage facultatif 'Made in France' de 1 à 3 étoiles afin de valoriser les entreprises qui fabriquent l'essentiel de leur production en France ainsi qu'un label national 'Qualité Origine France' servant de référence notamment à l'exportation", poursuit le communiqué.
En outre, Yves Jégo "recommande d'imposer le marquage de l'origine nationale sur tous les produits mis en vente dans l'Union européenne et d'étendre le champ des 'Indications géographiques protégées' (IGP) à certains produits non agricoles", comme la porcelaine de Limoges ou la coutellerie de Laguiole, souligne la présidence.
Le chef de l'Etat a demandé à Yves Jégo, en lien avec le ministre de l'Industrie Christian Estrosi, "de travailler, d'ici à la fin 2010, à la mise en oeuvre opérationnelle des recommandations du rapport", conclue l'Elysée.
Rédigé par John Huet le Vendredi 7 Mai 2010 à 08:54
Mercredi 5 Mai 2010
À croire que plus le parti est petit, plus son organisation est compliquée ! Renaud Donzel a été élu président de la fédération de l'Ain du Parti radical valoisien mardi dernier à la Jonquilière. Face à lui, il avait Michel Perraud, maire, conseiller général d'Oyonnax.
À l'arrivée, Donzel a battu Perraud sous les yeux de Bernard Fialaire, vice-président national et président de la fédération du Rhône, administrateur désigné par Paris pour assurer la bonne tenue du scrutin. Le dit administrateur a très vite repéré un vice de forme dans les convocations envoyées aux militants : « Nous sommes dans un contexte particulier, pas du tout bon enfant comme je le supposais, explique-t-il. La légalité du vote n'a pas été respectée. Assisté d'un avocat, je vais convoquer une nouvelle assemblée générale. Notre secrétaire général Laurent Hénard m'a confirmé dans cette mission votée par notre comité exécutif. »
Michel Perraud vient d'annoncer qu'il sera de nouveau candidat et les proches de Renaud Donzel dénoncent le procédé.
Le Progres du 2 mai 2010
À l'arrivée, Donzel a battu Perraud sous les yeux de Bernard Fialaire, vice-président national et président de la fédération du Rhône, administrateur désigné par Paris pour assurer la bonne tenue du scrutin. Le dit administrateur a très vite repéré un vice de forme dans les convocations envoyées aux militants : « Nous sommes dans un contexte particulier, pas du tout bon enfant comme je le supposais, explique-t-il. La légalité du vote n'a pas été respectée. Assisté d'un avocat, je vais convoquer une nouvelle assemblée générale. Notre secrétaire général Laurent Hénard m'a confirmé dans cette mission votée par notre comité exécutif. »
Michel Perraud vient d'annoncer qu'il sera de nouveau candidat et les proches de Renaud Donzel dénoncent le procédé.
Le Progres du 2 mai 2010
Rédigé par John Huet le Mercredi 5 Mai 2010 à 17:47
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