Le Parti Radical: le pôle social de la droite et du centre mené par Jean-Louis Borloo
Julien Anthonioz-Blanc
Responsable des Jeunes Radicaux de l'Isère
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Laïcité positive: faut-il s'alarmer ?
Samedi 20 Septembre 2008Opinions
Après une visite de quatre jours dans l'Hexagone, Benoît XVI est de retour à Rome. Si le souverain pontife était venu apporter réconfort et espoir auprès de son Eglise, il n'aura toutefois pas manqué de faire naître doutes et inquiétudes parmi les plus ardents défenseurs de la laïcité... en étroite concertation semble t-il avec le chef de l'Etat, N. Sarkozy, qui est revenu à plusieurs reprises sur son idée-phare : la laïcité positive. Cette expression nous apparaît clairement maladroite et fait craindre le pire : y aurait-il alors une laïcité négative ?
Par laïcité positive, le chef de l'Etat entend "une laïcité qui ne considère pas que les religions sont un danger mais plutôt un atout".(Discours de Latran, décembre 2007)
Or, parce qu'elle est synonyme de liberté, de tolérance pour ce qui est du rapport de chacun à la religion, la laïcité ne considére les religions, ni comme un danger, ni comme un atout. Parce qu'elle garantit la liberté de croire comme de ne pas croire, la laïcité est gage de neutralité. La laïcité, condition essentielle à la paix civile, est donc fondamentalement "positive". Y ajouter ce qualificatif relève du pléonasme.
Il ne peut y avoir ni laïcité positive, ni laïcité négative.
Par ses propos, N. Sarkozy confirme en réalité l'échec du pacte républicain et souhaite voir la religion répondre à ce "besoin d'espérance" qui, il est vrai, est indispensable à chacun. Mais face à ce constat d'échec, le chef de l'Etat semble répondre par la résignation: la religion permettrait donc de palier à ce "besoin d'espérance" ? Pour nous c'est sûr, ça ne suffit pas !
Par laïcité positive, le chef de l'Etat entend "une laïcité qui ne considère pas que les religions sont un danger mais plutôt un atout".(Discours de Latran, décembre 2007)
Or, parce qu'elle est synonyme de liberté, de tolérance pour ce qui est du rapport de chacun à la religion, la laïcité ne considére les religions, ni comme un danger, ni comme un atout. Parce qu'elle garantit la liberté de croire comme de ne pas croire, la laïcité est gage de neutralité. La laïcité, condition essentielle à la paix civile, est donc fondamentalement "positive". Y ajouter ce qualificatif relève du pléonasme.
Il ne peut y avoir ni laïcité positive, ni laïcité négative.
Par ses propos, N. Sarkozy confirme en réalité l'échec du pacte républicain et souhaite voir la religion répondre à ce "besoin d'espérance" qui, il est vrai, est indispensable à chacun. Mais face à ce constat d'échec, le chef de l'Etat semble répondre par la résignation: la religion permettrait donc de palier à ce "besoin d'espérance" ? Pour nous c'est sûr, ça ne suffit pas !





