Le Parti Radical: le pôle social de la droite et du centre mené par Jean-Louis Borloo
Julien Anthonioz-Blanc
Responsable des Jeunes Radicaux de l'Isère
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Après 2007 réglementons les chairs animales pour ne plus bouffer n'importe quoi
Vendredi 26 Janvier 2007Opinions
Pour 2007 et ensuite, engageons-nous ! J'ai dit que ce site serait constructif, je n'en démords pas, c'est une marque de fabrique personnelle (dont je n'ai pas le monopole). Voici une idée que je défends autant que possible et qui m'est venue au fil de mes visites dans mon supermarché préféré.
De même que l’Union européenne a déjà défini ce qui pouvait être appelé chocolat et la loi française qui pouvait se proclamer boulanger, nous pourrions défendre le consommateur en définissant les produits à base de chairs animales. Par une norme nationale et/ou communautaire, nous devons faire en sorte que ne soient plus vendus des beignets dits « de poisson », « de poulet », etc, faits à partir de peaux et ossements hachés et ré-agglomérés.
Sauf erreur de ma part dans mes recherches, il n’existe aucune définition en la matière, qu’elle soit européenne ou nationale.
L’exemple de l’artisan boulanger doit être suivi : le consommateur est informé et réalise son choix de façon éclairée, valorisant ainsi le travail du véritable boulanger.
Quant aux chairs animales, ce n’est pas le procédé qui peut différer, c’est carrément le contenu alors que celui qui achète par exemple un beignet de poulet pense acheter de la chair de poulet.
Un premier raisonnement amène à penser que les classes moyennes ou pauvres sont particulièrement captives, se tournant vers des produits bon marché plus souvent d’une qualité critiquable.
Cependant, le raisonnement peut être élargi. Rien n’empêche une grande marque d’incorporer une part de peau broyée dans son surimi, tant que les règles d’hygiène sont respectées.
Je m’appuie ainsi non seulement sur la théorie économique qui veut qu’à 2 biens différents, 2 informations différentes et donc valorisations divergentes, mais je m’appuie également sur un principe de justice et de bon sens : dans le langage familier la viande de poulet signifie la chair, il ne faut pas que les producteurs puissent s’abriter derrière un vide juridique pour nous vendre de la chair mélangée à bien d’autres choses, quand bien même les normes d’hygiène sont respectées.
Ma proposition est bien sûre imprécise, au sens où il conviendrait encore de se donner des critères techniques comme la proportion de matière osseuse tolérée, de même pour les peaux.
Enfin, il me semble que la France a le droit de réglementer sur ce point. Néanmoins, une réglementation européenne serait plus pertinente et pourrait être un deuxième temps. La Commission a d’ailleurs avancé en septembre 2006 une proposition visant à clarifier l’utilisation de la dénomination de vente « veau » (http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=IP/06/1236&format=HTML&aged=0&language=FR&guiLanguage=fr)
De même que l’Union européenne a déjà défini ce qui pouvait être appelé chocolat et la loi française qui pouvait se proclamer boulanger, nous pourrions défendre le consommateur en définissant les produits à base de chairs animales. Par une norme nationale et/ou communautaire, nous devons faire en sorte que ne soient plus vendus des beignets dits « de poisson », « de poulet », etc, faits à partir de peaux et ossements hachés et ré-agglomérés.
Sauf erreur de ma part dans mes recherches, il n’existe aucune définition en la matière, qu’elle soit européenne ou nationale.
L’exemple de l’artisan boulanger doit être suivi : le consommateur est informé et réalise son choix de façon éclairée, valorisant ainsi le travail du véritable boulanger.
Quant aux chairs animales, ce n’est pas le procédé qui peut différer, c’est carrément le contenu alors que celui qui achète par exemple un beignet de poulet pense acheter de la chair de poulet.
Un premier raisonnement amène à penser que les classes moyennes ou pauvres sont particulièrement captives, se tournant vers des produits bon marché plus souvent d’une qualité critiquable.
Cependant, le raisonnement peut être élargi. Rien n’empêche une grande marque d’incorporer une part de peau broyée dans son surimi, tant que les règles d’hygiène sont respectées.
Je m’appuie ainsi non seulement sur la théorie économique qui veut qu’à 2 biens différents, 2 informations différentes et donc valorisations divergentes, mais je m’appuie également sur un principe de justice et de bon sens : dans le langage familier la viande de poulet signifie la chair, il ne faut pas que les producteurs puissent s’abriter derrière un vide juridique pour nous vendre de la chair mélangée à bien d’autres choses, quand bien même les normes d’hygiène sont respectées.
Ma proposition est bien sûre imprécise, au sens où il conviendrait encore de se donner des critères techniques comme la proportion de matière osseuse tolérée, de même pour les peaux.
Enfin, il me semble que la France a le droit de réglementer sur ce point. Néanmoins, une réglementation européenne serait plus pertinente et pourrait être un deuxième temps. La Commission a d’ailleurs avancé en septembre 2006 une proposition visant à clarifier l’utilisation de la dénomination de vente « veau » (http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=IP/06/1236&format=HTML&aged=0&language=FR&guiLanguage=fr)
Julien Anthonioz-Blanc
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Rédigé par Julien Anthonioz-Blanc le Vendredi 26 Janvier 2007 à 19:29




