Jeunes Radicaux de l'Hérault
Strauss-Kahn au FMI, les socialistes un peu plus seuls
La nomination du socialiste français Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI, qui a bénéficié du soutien appuyé du président de droite Nicolas Sarkozy, porte un nouveau coup à la gauche en France en la privant d'une de ses figures les plus populaires.

Dominique Strauss-Kahn, 58 ans, a été nommé vendredi à Washington à la tête du Fonds monétaire international (FMI) pour succéder à l'Espagnol Rodrigo Rato.

Les socialistes ont fait bonne figure en se félicitant, à l'instar de leur chef François Hollande, des multiples appuis internationaux reçus par l'un des leurs.

Mais, sur la scène intérieure, le prix est élevé : le Parti socialiste voit s'éloigner le plus populaire de ses dirigeants, figure de proue incontestée d'un courant social-démocrate "à la française".

Un sondage paru cette semaine désigne M. Strauss-Kahn comme le meilleur leader pour la gauche aux yeux des Français (27%) devant la candidate malheureuse à la présidentielle Ségolène Royal (15%), qui reste néanmoins la préférée des sympathisants de son camp.

Les médias décrivent un homme soulagé d'avoir trouvé le moyen de fuir, grâce à un poste prestigieux et fort bien rémunéré, l'ambiance délétère d'un parti en pleine crise où se multiplient les règlements de comptes.

La candidature de M. Strauss-Kahn avait été lancée par le Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker.

Nicolas Sarkozy a été prompt à la soutenir au nom de sa volonté affichée de "rallier tous les talents", après avoir notamment confié le ministère des Affaires étrangères au socialiste Bernard Kouchner.

M. Strauss-Kahn s'est engagé à accomplir, s'il était élu au FMI, la totalité de son mandat de cinq ans, ce qui devrait l'écarter de facto de la prochaine course présidentielle. A moins qu'il ne choisisse de profiter de sa stature internationale pour retenter sa chance en France, comme l'a fait Romano Prodi en Italie après avoir dirigé la Commission européenne.

Affaire à suivre ...


Warren AZEMA Commentaires (0) 29/09/2007


Explications de loi : Travail, Emploi et pouvoir d'achat
LOI « Travail, Emploi et Pouvoir d’Achat » approuvée le 1er AOUT 2007

5 mesures permettent de revaloriser le travail et augmenter le pouvoir d'achat des Français.

1 Exonération des heures supplémentaires :
Les salariés ne paieront pas d'impôt sur le revenu « sur les heures supplémentaires ». Les employeurs verront le montant de leurs cotisations sociales réduit.

2 Réforme des successions et des donations :

- les droits de succession entre époux et entre partenaires d'un PACS sont supprimés
- l'abattement pour la succession en ligne directe (de parent à enfant) passe à 150 000 euros et à 15 000 euros pour les successions entre frères et sœurs.

- les neveux et les nièces bénéficieront d'un abattement de 5000 euros.

- l'abattement pour une personne handicapée qui n'est pas l'héritière direct sera de 150 000 euros

- une exonération fiscale de 30 000 euros s'appliquera aux dons consentis au profit d'un enfant, d'un petit-enfant, d'un arrière petit-enfant ou à défaut d'un neveu ou d'une nièce.

3 Bouclier fiscal à 50% :

Grâce au texte adopté, le taux d'imposition passe de 60 à 50 %. En outre, en plus de l'impôt sur le revenu, de la taxe d'habitation, de la taxe foncière et de l'impôt sur la fortune, sont inclus les prélèvements sociaux (CSG, CRDS).

4 Réduction de l' ISF pour favoriser les investissements :
En instaurant une réduction d'ISF de 75 % des sommes investies dans le financement des PME ou d'organismes d'intérêt général (fondations, établissements publics de recherche ou d'enseignement supérieur, association d'insertion), plafonnée à 50 000 euros, l'objectif est de favoriser la création d'emplois, pas de "faire des cadeaux aux riches". En outre, l’abattement de l’ISF sur la résidence principale passe à 30% au lieu de 20% actuellement.

5 Crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunt pour l'acquisition de la résidence principale:

Les contribuables qui ont contracté un crédit immobilier afin d'acquérir ou de construire leur résidence principale pourront, pendant les cinq premières années de remboursement, retrancher de leur impôt sur le revenu 20% des intérêts d'emprunt. Les ménages non imposables sur l'impôt sur le revenu bénéficieront également de cet avantage fiscal: ils recevront un chèque correspondant au crédit d'impôt par le trésor public. Le crédit d'impôt représentera 20% des intérêts payés chaque année par le contribuable.

Pour les célibataires, le crédit d'impôt consenti ne peut être supérieur au montant de 750 € par an (soit 3750 € sur 5 ans).Pour un couple, il ne peut excéder le montant de 1500 € par an (soit 7500 € sur 5 ans).



Warren AZEMA Commentaires (0) 12/09/2007


Loi « Renforçant la lutte contre la récidive des majeurs et des mineurs » approuvée le 26 juillet 2007:

1/3 des mineurs condamnés en 1999 ont été à nouveau condamnés dans les 5 années suivantes pour des infractions identiques notamment des mineurs qui ont développé un sentiment d'impunité.

Les peines minimales dites « peines planchers »:

L'objectif est de sanctionner avec plus de fermeté en instaurant des peines minimales. Elles seront applicables dés la première récidive, mais le juge pourra disposer d'une marge de manœuvre pour adapter la sanction à la personnalité du délinquant et à la gravité de l'infraction.

A partir de la deuxième récidive, un régime plus sévère sera appliqué pour les infractions les plus graves. Les juridictions ne pourront déroger au seuil fixé par la loi sauf si des garanties exceptionnelles de réinsertion le permettent.

Le renforcement de la répression de la délinquance des mineurs :

Avec le nouveau dispositif mis en place par la loi (qui pallie les insuffisances de l'ordonnance de 1945), l'excuse de minorité sera écartée dés la deuxième récidive commise par des mineurs de 16 à 18 ans et pour les infractions les plus graves. Ils seront donc passibles des mêmes peines que les majeurs.

Warren AZEMA Commentaires (0) 12/09/2007


Loi sur le « Dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres réguliers de voyageurs » approuvée le 2 AOUT 2007:

Ce texte permettra de limiter le nombre de grèves déclenchées et d'amoindrir les désagréments subis par les usagers sans pour autant remettre en cause ce droit fondamental qu'est le droit de grève.

- Un accord de prévention des conflits devra être trouvé entre les entreprises et les syndicats avant le 1er janvier 2008. Tout dépôt d'un préavis de grève ne pourra intervenir qu'après négociation.

- Un accord de prévisibilité des services en cas de grève devra être signé, après négociation, avant le 1er janvier 2008. Il y sera recensé par métier, fonction et niveau de compétence ou de qualification, les effectifs et les moyens matériels indispensables à l'exécution du plan de transport.

- Un plan de transport sera défini par l'autorité organisatrice des transports. Il y sera indiqué le niveau de service à assurer en fonction des effectifs et des moyens disponibles ainsi que les dessertes prioritaires . Ainsi, les besoins essentiels des usagers seront couverts et les atteintes à leurs libertés fondamentales seront limitées.

- Un plan d'information sera aussi instauré. Il permettra à tout usager de disposer d'informations précises et fiables sur les services assurés. En cas de perturbation, cette information devra être délivrée au plus tard 24 heures avant le début de la perturbation ou de la grève.

Warren AZEMA Commentaires (0) 12/09/2007


Loi « Libertés et Responsabilités des Universités » approuvée le 1er AOUT 2007:

Changer le fonctionnement des Universités :

- le nombre de membres au Conseil d'administration est diminué de moitié ( de 60 membres on passe à 20 ou 30 ) afin de gagner en efficacité dans la prise de décision.

- les présidents voient leur légitimité s'accroître puisqu'ils seront élus, sur un projet, à la majorité absolue pour un mandat de 5 ans.

Adapter les universités aux besoins des étudiants et du marché de l'emploi :

Pour mieux les conseiller sur les débouchés offerts par les différentes filières, une orientation active sera mise en place à la rentrée. En outre, des tutorats rémunérés permettront d'accompagner et de soutenir les étudiants dans leur études.

Donner une plus grande autonomie :

D'ici 5 ans, toutes les universités bénéficieront d'un nouveau statut d'autonomie. Cette autonomie portera notamment sur le budget, la gestion de l'immobilier et les ressources humaines. Concernant cette dernière compétence, les délais pour les recrutements seront raccourcis (on passe de 18 mois à 3 mois) et la création de fondations sera encouragée notamment pour promouvoir la solidarité des anciens étudiants.

Warren AZEMA Commentaires (0) 12/09/2007