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Vous avez participé à plusieurs conseils municipaux. Quel est votre sentiment ?
On n'a pas voulu être revanchard et on a voté pas mal de décisions qui nous semblait bonnes pour les Lodévois. Je regrette toutefois que Mme Bousquet prenne l'habitude de faire des annonces, sans débat derrière. Comme, lors du dernier conseil, l'abandon du pôle de santé. Et quand on provoque le débat, on gêne. Elle et son équipe ont été élues sans ambiguïté. Elles sont aux affaires. La majorité fixe les orientations et décide de la politique municipale. Mais le conseil municipal doit être le temps du débat.
Qu’est ce qui vous dérange dans les orientations prises ?
Essentiellement deux choses. D'abord, on sent qu'il y a un certain dogmatisme, un idéologisme qui prend place. J'en veux pour exemple la suppression du service d'accueil des enfants dans les écoles les jours de grève. Ce service aux familles existait depuis très longtemps. Maintenant que le gouvernement a souhaité le généraliser en prenant en charge les frais, on le supprime ! On s'enferme à l'opposé des intérêts des Lodévois.
Autre exemple : le fait de réserver un emplacement du camping au Secours populaire. Pourquoi lui et pas les autres ? On n'a jamais fait d'ostracisme envers le Secours populaire. Mais là, il y a une préférence marquée.
La deuxième chose qui me gêne, c'est le risque de dépendance. Que Frêche trouve subitement Lodève intéressant ; que Vezhinet préfère inaugurer Kisling que Courbet ; que les subventions de la Région et du Département doublent subitement, soit. Mais voir qu'on va systématiquement au Pays, que le syndicat mixte pour le Technoparc se mette en place avec trois représentants de la communauté de communes pour six représentants de la Région : si ce n'est pas une perte d'indépendance, qu'on m'explique ! On dit que je refusais le dialogue : c'est faux. J'ai toujours été ouvert. Mais on ne voulait pas se mettre sous l'autorité d'autres collectivités.
Vous reprochez à Marie-Christine Bousquet de "pratiquer par annonces"...
Absolument. Ces derniers temps, on laisse planer le doute sur les finances de la ville. Si Mme Bousquet découvre que Lodève est une ville difficile, compliquée, pourquoi a-t-elle été candidate, alors qu'elle était conseillère générale ? Les finances ont toujours été difficiles, mais on a réussi à maintenir l'équilibre. La preuve que ça ne va pas si mal, c'est qu'ils ont réussi à faire un budget supplémentaire. Et qu'ils ont recruté 25 CAE. Bien sûr, il a fallu tenir quelques promesses de campagne, on n'est pas dupe. Mais ils doivent bien avoir l'intention de les pérenniser ? Et parmi les annonces, il y a celle de l'abandon du pôle
de santé, après le retrait de la clinique La Vallonie. Un dossier qui vous tenait à coeur... Pour le Technoparc, on n'a pas été surpris. Mais je regrette qu'on abandonne le pôle de santé. Il était sur les rails. C'était un projet structurant pour Lodève, attractif car il faisait remonter les gens de la plaine. En outre, l'urbanisation pouvait se poursuivre à partir de là.
On avait franchi trois étapes importantes. Il restait encore un parcours à faire. Il fallait agir sans cassure, ne pas perdre de temps, démarrer l'étude de programmation... Ça n'a pas été fait.
Mais Mme Bousquet avait-elle la capacité et la volonté de porter ce lourd dossier ?
Elle a tellement dit que le lieu choisi n'était pas le bon, qu'elle ne voulait pas du pôle gérontologique... Ce n'était pas fait pour inspirer confiance. Je suis sûr que j'aurais su convaincre la Vallonie de rester dans le pôle de santé.
Au lieu de faire des annonces, Mme Bousquet a six ans pour travailler. Qu'elle travaille. Les Lodévois jugeront dans six ans.
Propos recueillis par : Monique RAYNAUD
On n'a pas voulu être revanchard et on a voté pas mal de décisions qui nous semblait bonnes pour les Lodévois. Je regrette toutefois que Mme Bousquet prenne l'habitude de faire des annonces, sans débat derrière. Comme, lors du dernier conseil, l'abandon du pôle de santé. Et quand on provoque le débat, on gêne. Elle et son équipe ont été élues sans ambiguïté. Elles sont aux affaires. La majorité fixe les orientations et décide de la politique municipale. Mais le conseil municipal doit être le temps du débat.
Qu’est ce qui vous dérange dans les orientations prises ?
Essentiellement deux choses. D'abord, on sent qu'il y a un certain dogmatisme, un idéologisme qui prend place. J'en veux pour exemple la suppression du service d'accueil des enfants dans les écoles les jours de grève. Ce service aux familles existait depuis très longtemps. Maintenant que le gouvernement a souhaité le généraliser en prenant en charge les frais, on le supprime ! On s'enferme à l'opposé des intérêts des Lodévois.
Autre exemple : le fait de réserver un emplacement du camping au Secours populaire. Pourquoi lui et pas les autres ? On n'a jamais fait d'ostracisme envers le Secours populaire. Mais là, il y a une préférence marquée.
La deuxième chose qui me gêne, c'est le risque de dépendance. Que Frêche trouve subitement Lodève intéressant ; que Vezhinet préfère inaugurer Kisling que Courbet ; que les subventions de la Région et du Département doublent subitement, soit. Mais voir qu'on va systématiquement au Pays, que le syndicat mixte pour le Technoparc se mette en place avec trois représentants de la communauté de communes pour six représentants de la Région : si ce n'est pas une perte d'indépendance, qu'on m'explique ! On dit que je refusais le dialogue : c'est faux. J'ai toujours été ouvert. Mais on ne voulait pas se mettre sous l'autorité d'autres collectivités.
Vous reprochez à Marie-Christine Bousquet de "pratiquer par annonces"...
Absolument. Ces derniers temps, on laisse planer le doute sur les finances de la ville. Si Mme Bousquet découvre que Lodève est une ville difficile, compliquée, pourquoi a-t-elle été candidate, alors qu'elle était conseillère générale ? Les finances ont toujours été difficiles, mais on a réussi à maintenir l'équilibre. La preuve que ça ne va pas si mal, c'est qu'ils ont réussi à faire un budget supplémentaire. Et qu'ils ont recruté 25 CAE. Bien sûr, il a fallu tenir quelques promesses de campagne, on n'est pas dupe. Mais ils doivent bien avoir l'intention de les pérenniser ? Et parmi les annonces, il y a celle de l'abandon du pôle
de santé, après le retrait de la clinique La Vallonie. Un dossier qui vous tenait à coeur... Pour le Technoparc, on n'a pas été surpris. Mais je regrette qu'on abandonne le pôle de santé. Il était sur les rails. C'était un projet structurant pour Lodève, attractif car il faisait remonter les gens de la plaine. En outre, l'urbanisation pouvait se poursuivre à partir de là.
On avait franchi trois étapes importantes. Il restait encore un parcours à faire. Il fallait agir sans cassure, ne pas perdre de temps, démarrer l'étude de programmation... Ça n'a pas été fait.
Mais Mme Bousquet avait-elle la capacité et la volonté de porter ce lourd dossier ?
Elle a tellement dit que le lieu choisi n'était pas le bon, qu'elle ne voulait pas du pôle gérontologique... Ce n'était pas fait pour inspirer confiance. Je suis sûr que j'aurais su convaincre la Vallonie de rester dans le pôle de santé.
Au lieu de faire des annonces, Mme Bousquet a six ans pour travailler. Qu'elle travaille. Les Lodévois jugeront dans six ans.
Propos recueillis par : Monique RAYNAUD