Ecologie Radicale
(Paris le 30 mars 2010, d'après le Bureau d'Energie-Intelligence
<http://www.energie-intelligence.org?top=0> , présidée par Antoine-Tristan
Mocilnikar )
Les élections régionales ont mis en avant le besoin de fonder puis suivre
collectivement une stratégie pour affronter les défis de la crise
financière, de la crise monétaire, de la crise climatique, écologique et
énergétique, de la crise de la mondialisation, de la crise migratoire,
géopolitique et donc identitaire.
Energie-Intelligence <http://www.energie-intelligence.org?top=0> ne prend
pas partie dans les élections régionales donc n'en commentera les résultats.
Par contre, en ce qui concerne la taxe carbone, nous ne pouvons rester
silencieux. Nous soutenons le principe d'une écologisation de la fiscalité.
La fiscalité ne doit plus être assise uniquement sur le capital et le
travail mais aussi sur les ressources rares et renouvelables ainsi que sur
la consommation.
Repenser la fiscalité est donc nécessaire. Bien évidemment, le niveau de
prélèvement étant très et trop élevé en France, cela doit être pensé à
prélèvements diminuant, dans le cadre d'un ralentissement des dépenses
notamment locales. Il ne faut par ailleurs, ni entamer les revenus
disponibles des ménages ni porter atteinte à la compétitivité des acteurs
économiques comme les entreprises, les agriculteurs, ou les pêcheurs. En
parallèle, aucun angélisme, ne doit nous faire oublier que des pays de la
planète nous concurrencent d'abord par le biais du dumping monétaire, social
et environnemental.
La taxe carbone telle que sortie du Conseil constitutionnel saisi par le
socialistes ne vérifiait plus ces principes de bon sens. Il faut donc
remettre le système à plat. Energie-Intelligence
<http://www.energie-intelligence.org?top=0> depuis 2006 plaide pour le
Tarif Extérieur Carbone (ou TEC). Nous ne pouvons donc qu'approuver le
Président de la République et le gouvernement lorsqu'ils plaident pour lier
Taxe Carbone et Tarif Extérieur Carbone. Nous ne pouvons que souhaiter que
les instances européennes qui se sont saisies de ce sujet soient
particulièrement offensives dans ce sens.
La décision des autorités est donc bien la bonne. Nous trouvons ridicule à
l'opposé, le comportement des acteurs qui sortent du Grenelle en faisant
croire que l'écologie est sortie de l'esprit des pouvoirs publics français.
Espérons que le vote du Grenelle II et de ses 277 engagements vont permettre
de calmer toutes ses émotions.
<http://www.energie-intelligence.org?top=0> , présidée par Antoine-Tristan
Mocilnikar )
Les élections régionales ont mis en avant le besoin de fonder puis suivre
collectivement une stratégie pour affronter les défis de la crise
financière, de la crise monétaire, de la crise climatique, écologique et
énergétique, de la crise de la mondialisation, de la crise migratoire,
géopolitique et donc identitaire.
Energie-Intelligence <http://www.energie-intelligence.org?top=0> ne prend
pas partie dans les élections régionales donc n'en commentera les résultats.
Par contre, en ce qui concerne la taxe carbone, nous ne pouvons rester
silencieux. Nous soutenons le principe d'une écologisation de la fiscalité.
La fiscalité ne doit plus être assise uniquement sur le capital et le
travail mais aussi sur les ressources rares et renouvelables ainsi que sur
la consommation.
Repenser la fiscalité est donc nécessaire. Bien évidemment, le niveau de
prélèvement étant très et trop élevé en France, cela doit être pensé à
prélèvements diminuant, dans le cadre d'un ralentissement des dépenses
notamment locales. Il ne faut par ailleurs, ni entamer les revenus
disponibles des ménages ni porter atteinte à la compétitivité des acteurs
économiques comme les entreprises, les agriculteurs, ou les pêcheurs. En
parallèle, aucun angélisme, ne doit nous faire oublier que des pays de la
planète nous concurrencent d'abord par le biais du dumping monétaire, social
et environnemental.
La taxe carbone telle que sortie du Conseil constitutionnel saisi par le
socialistes ne vérifiait plus ces principes de bon sens. Il faut donc
remettre le système à plat. Energie-Intelligence
<http://www.energie-intelligence.org?top=0> depuis 2006 plaide pour le
Tarif Extérieur Carbone (ou TEC). Nous ne pouvons donc qu'approuver le
Président de la République et le gouvernement lorsqu'ils plaident pour lier
Taxe Carbone et Tarif Extérieur Carbone. Nous ne pouvons que souhaiter que
les instances européennes qui se sont saisies de ce sujet soient
particulièrement offensives dans ce sens.
La décision des autorités est donc bien la bonne. Nous trouvons ridicule à
l'opposé, le comportement des acteurs qui sortent du Grenelle en faisant
croire que l'écologie est sortie de l'esprit des pouvoirs publics français.
Espérons que le vote du Grenelle II et de ses 277 engagements vont permettre
de calmer toutes ses émotions.
Ecologie Radicale
COMMUNIQUE DE PRESSE NATIONAL | PARIS | 26 février 2010
Un iceberg géant de 2550 km2 s'est détaché de la langue de glace du glacier Mertz en Antarctique de l'Est. Ce vêlage a été détecté par une équipe franco-australienne à laquelle participent des chercheurs des laboratoires LEGOS(1) (CNRS/ Université Paul Sabatier/CNES/IRD) et LOCEAN(2) (CNRS/UPMC/IRD/MNHN) et de l'Université de Tasmanie (Australian Antarctic Division). Ce phénomène vient s'ajouter aux autres observations faites autour de l'Antarctique où de plus en plus de plateformes glaciaires se détachent du continent et s'entrechoquent, ce qui entraîne une production accrue d'icebergs et une augmentation de l'apport d'eau douce à l'Océan Austral.
Situé 240 km à l'est de la base scientifique française Dumont d'Urville, le glacier Mertz s'écoule dans l'océan avec un débit de 10 à 12 milliards de tonnes de glace par an. Sa langue de glace flottante s'étendait en mer sur 160 km depuis la ligne d'échouage, elle ne fait maintenant plus que 80km. Le nouvel iceberg qui vient de se détacher a une longueur de 78 km et une largeur allant de 33 à 39 km, son épaisseur moyenne est d'environ 400m. Ce vêlage est issu de la collision d'un iceberg encore plus grand, appelé B9B (de 95km de long par 20km de large), avec la langue de glace flottante fragilisée par des crevasses transverses majeures. B9B était échoué sur des hauts fonds depuis 18 ans. Les images satellite (ENVISAT) tendent à montrer que le vêlage s'est produit entre le 12 et le 13 février 2010.
L'évolution du glacier Mertz est suivie depuis 15 ans par les scientifiques de l'équipe CRACICE(3) qui étudient l'évolution des glaciers côtiers de l'Antarctique et les mécanismes de formation des icebergs. L'équipe suivait en particulier le développement des crevasses transverses qui s'étaient quasiment rejointes lorsque l'iceberg B9B est venu impacter le flanc Est de la langue de glace entraînant la séparation finale. Ces études font appel aux images satellite et à un réseau de balises GPS déployé sur le glacier à partir des moyens (navire Astrolabe et hélicoptères) mis en œuvre par l'institut polaire français (IPEV).
La zone océanique côtière située immédiatement à l'ouest du glacier Mertz est d'un intérêt majeur. C'est là que prennent naissance en partie, les eaux de fond denses et froides de l'Antarctique qui alimentent la circulation océanique mondiale. C'est également un lieu de forte biodiversité riche en production primaire qui fait l'objet de campagnes océanographiques régulières à partir du navire l'Astrolabe dans le cadre du programme de recherche ALBION(4).
La position future des deux icebergs géants pourrait aff ecter la circulation océanique et l'équilibre des écosystème! s dans c ette région. Ce vêlage d'une intensité exceptionnelle représente une opportunité unique de comprendre et d'évaluer le rôle de cette région sur la circulation océanique générale et donc son impact sur le climat.
Le projet est financé et supporté par INSU/CNRS, IPEV, CNES, ANR, the ARC, University of Tasmania and the Australian Antarctic Division, ainsi que par les différentes agences spatiales fournissant des images.
Image du 7 février 2010 montrant l'iceberg B9B approchant de la langue de glace du glacier Mertz. La langue de glace est fracturée de chaque côté mais toujours attachée au glacier en son milieu. L'image représente une surface de 100km de large par 200 de long.
© ESA - ASAR
L'évolution du glacier Mertz est suivie depuis 15 ans par les scientifiques de l'équipe CRACICE(3) qui étudient l'évolution des glaciers côtiers de l'Antarctique et les mécanismes de formation des icebergs. L'équipe suivait en particulier le développement des crevasses transverses qui s'étaient quasiment rejointes lorsque l'iceberg B9B est venu impacter le flanc Est de la langue de glace entraînant la séparation finale. Ces études font appel aux images satellite et à un réseau de balises GPS déployé sur le glacier à partir des moyens (navire Astrolabe et hélicoptères) mis en œuvre par l'institut polaire français (IPEV).
La zone océanique côtière située immédiatement à l'ouest du glacier Mertz est d'un intérêt majeur. C'est là que prennent naissance en partie, les eaux de fond denses et froides de l'Antarctique qui alimentent la circulation océanique mondiale. C'est également un lieu de forte biodiversité riche en production primaire qui fait l'objet de campagnes océanographiques régulières à partir du navire l'Astrolabe dans le cadre du programme de recherche ALBION(4).
La position future des deux icebergs géants pourrait aff ecter la circulation océanique et l'équilibre des écosystème! s dans c ette région. Ce vêlage d'une intensité exceptionnelle représente une opportunité unique de comprendre et d'évaluer le rôle de cette région sur la circulation océanique générale et donc son impact sur le climat.
Le projet est financé et supporté par INSU/CNRS, IPEV, CNES, ANR, the ARC, University of Tasmania and the Australian Antarctic Division, ainsi que par les différentes agences spatiales fournissant des images.
Image du 7 février 2010 montrant l'iceberg B9B approchant de la langue de glace du glacier Mertz. La langue de glace est fracturée de chaque côté mais toujours attachée au glacier en son milieu. L'image représente une surface de 100km de large par 200 de long.
© ESA - ASAR
Ecologie Radicale
A l’occasion du Conseil des Ministres du 10 février 2010, Monsieur Dominique BUSSEREAU, Secrétaire d’État chargé des transports a en effet présenté
§ un projet de loi autorisant l’approbation de l’accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République italienne relatif à la mise en place d’un service de ferroutage entre la France et l’Italie,
§ un projet de loi autorisant la ratification de l’accord entre la République française et le Royaume d’Espagne relatif à la sélection, à la mise en œuvre et au financement de deux projets d’autoroutes de la mer entre la France et l’Espagne sur la façade Atlantique-Manche-mer du Nord.
Deux accords internationaux tout à fait essentiels qui permettent aux membres du Cercle pour l’Optimodalité en Europe engagés dans ces projets, d’envisager de passer à l’action, et qui couronnent des efforts importants déployés depuis la création du C.O.E pour répondre de manière concrète aux objectifs très ambitieux de report modal affiché à l’occasion du Grenelle de l’environnement.
Beaucoup de satisfaction pour nos membres qui avec le C.O.E, ont souhaité sortir des sempiternelles déclarations d’intention et mettre en œuvre les moyens techniques et industriels pour garantir la réussite de ces nouveaux services .
Satisfaction pour la S.N.C.F, LORRY RAIL et OPTICAPITAL qui se sont ainsi réunis pour répondre le 7 décembre dernier, à l’avis d’appel à la concurrence lancé par les Etats français et italiens et portant sur la concession du service public de ferroutage franco-italien par le tunnel du Mont Cenis. Leur ambition est d’ offrir dés 2010 les meilleures garanties de continuité de service actuel de ferroutage et son renforcement progressif.
Satisfaction aussi pour les armateurs LDA et Grimaldi Lines qui ont été retenus pour la mise en œuvre dés le printemps 2010 d’une autoroute de la mer entre Nantes/ Saint Nazaire et Gijón et le Grand Port maritime de Nantes Saint Nazaire qui a déjà terminé l’installation de son nouveau poste roulier de Montoir qui pourra recevoir simultanément deux navires.
§ un projet de loi autorisant l’approbation de l’accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République italienne relatif à la mise en place d’un service de ferroutage entre la France et l’Italie,
§ un projet de loi autorisant la ratification de l’accord entre la République française et le Royaume d’Espagne relatif à la sélection, à la mise en œuvre et au financement de deux projets d’autoroutes de la mer entre la France et l’Espagne sur la façade Atlantique-Manche-mer du Nord.
Deux accords internationaux tout à fait essentiels qui permettent aux membres du Cercle pour l’Optimodalité en Europe engagés dans ces projets, d’envisager de passer à l’action, et qui couronnent des efforts importants déployés depuis la création du C.O.E pour répondre de manière concrète aux objectifs très ambitieux de report modal affiché à l’occasion du Grenelle de l’environnement.
Beaucoup de satisfaction pour nos membres qui avec le C.O.E, ont souhaité sortir des sempiternelles déclarations d’intention et mettre en œuvre les moyens techniques et industriels pour garantir la réussite de ces nouveaux services .
Satisfaction pour la S.N.C.F, LORRY RAIL et OPTICAPITAL qui se sont ainsi réunis pour répondre le 7 décembre dernier, à l’avis d’appel à la concurrence lancé par les Etats français et italiens et portant sur la concession du service public de ferroutage franco-italien par le tunnel du Mont Cenis. Leur ambition est d’ offrir dés 2010 les meilleures garanties de continuité de service actuel de ferroutage et son renforcement progressif.
Satisfaction aussi pour les armateurs LDA et Grimaldi Lines qui ont été retenus pour la mise en œuvre dés le printemps 2010 d’une autoroute de la mer entre Nantes/ Saint Nazaire et Gijón et le Grand Port maritime de Nantes Saint Nazaire qui a déjà terminé l’installation de son nouveau poste roulier de Montoir qui pourra recevoir simultanément deux navires.
Ecologie Radicale
La déclaration de Copenhague : un vase vide ou à moitié plein ?
un vase vide selon quelques écologistes intégristes et ceux, tétanisant, des médias qui les suivent.
un vase à moitié plein pour les écologistes qui n’attendaient pas TOUT d’un sommet Onusien où les décisions de 192 pays doivent être prises à l’unanimité.
ALORS pour Ecologie Radicale ?
Non, ce n’est pas un échec : c’est un début, dans la douleur certes, mais un début.
Dans chaque pays il y a désormais une politique de climat : la transition est en train de se faire et on est entré dans la prise de conscience qu’un processus de construction planétaire est impératif :
- c’est la première fois que la cause de l’Environnement a abouti à la reconnaissance par 192 Etats assis à la même table, qu’une hausse de température de plus de 2° de la planète pouvait mener à une catastrophe climatique, et qu’un engagement a été pris par tous d’œuvrer à contenir la hausse des températures en deçà de ces 2°, même si ces engagements trop disparates n’ont pu être chiffrés .
- des engagements financiers multilatéraux ont été actés à savoir qu’en plus de leur aide au développement, les pays industrialisés ont proposé 10 milliards de dollars par an d’ici 2012 destinés aux pays les plus vulnérables et 100 milliards annuels d‘ici 2020 pour les opérations d’aide à la lutte contre les effets de serre, comme le reboisement ou l’installation d’énergies renouvelables (solaire, marine..) afin de les aider à croître économiquement sans consommer autant de carbone.
Les modalités de ces financements passeront par des modalités innovantes d’un « Fonds Justice-Climat » (qui pourrait être la Banque Africaine de Développement, ou bien le FMI, ou autre, le Premier Ministre Ethiopien représentant l’Afrique en totalité).
- en revanche, la référence à une diminution de 50% des GES dans le monde d’ici à 2050, ainsi que la création d’une organisation mondiale de l’Environnement, ne figurent pas dans la déclaration finale. Mais la dynamique permettant la mise en place d’une gouvernance plus solide est dorénavant bien présente.
Pour l’heure, les pays afficheront simplement leurs engagements individuels ou collectifs (le paquet-climat de l’UE) d’ci le 31 janvier 2010. Mais même en l’absence de règles du jeu internationales, les Etats-Unis, la Chine, l’Inde, l’Afrique, le Brésil, ont engagé des politiques nationales de lutte contre le réchauffement climatique.
Pour comprendre la problématique de chacun des pays, une voie serait de s’orienter vers des régulations découplées, secteur par secteur.
Soulignons que si l’Europe n’avait pas pris les choses en main, il n’y aurait pas eu d’accord à Copenhague. L’UE dispose d’un modèle pertinent avancé, mais qui n’a pas eu la puissance nécessaire pour convaincre, encore moins pour s’imposer, au duopole USA/Chine et à leurs contraintes propres (le passage au Congrès d’une loi instaurant la Sécurité Sociale pour le Président Obama, l’aboutissement des recherches les plus importantes au monde menées par la Chine sur les cellules solaires, le captage et stockage du carbone, les batteries électriques, un programme de 42 centrales nucléaires).
Rappelons que le protocole de Kyoto établi en décembre 1997, a été effectivement mis en œuvre par l’Europe en deux périodes: la première entre 2005-2007 pour permettre aux acteurs d’appréhender le dispositif, la seconde à partir de 2008, ne s’achèvera qu’en 2012.
De même, Copenhague n’a pas été un « Grenelle mondial », mais c’est une étape importante vers ce que pourrait devenir une gouvernance planétaire.
Profil
Président du Parti Radical de Haute-Saône
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