B comme Bœuf, O comme Obama, P comme Pékin... Terra eco vous propose un petit abécédaire en 10 fiches documentées pour comprendre le sommet de Copenhague sur le changement climatique et ses enjeux. Un dossier réalisé avec les étudiants du CFPJ (Centre de formation et de perfectionnement des journalistes).


B comme boeuf 

L’agriculture ne fait pas que subir le changement climatique. Elle y contribue largement. Principal accusé : le bœuf. En 2006, un rapport de la FAO fait l’effet d’une bombe en affirmant que les activités d’élevage sont responsables de 18 % des émissions de gaz à effet de serre (GES), soit plus que la filière des transports. Une bonne partie – 35% - provient de la déforestation liée à l’expansion de pâturages. 31% émanent des déjections des animaux. Les 25% restants viennent des gaz rejetés par les ruminants. Grosso modo, les rots du bétail produisent 37 % des émissions totales de méthane (CH4), un GES qui a pouvoir de réchauffement global (PRG) 23 fois supérieur à celui du CO2 !
En clair, selon une étude menée par Akifumi Ogino et publiée dans le New Scientist en 2007, l’élaboration d’1 kg de bœuf émettra l’équivalent de 36,4 kg de CO2, soit autant qu’une voiture qui parcourt 250 km. Un chiffre inquiétant, au point que le scientifique indien Rajendra Pachauri, président du Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (Giec) et Prix nobel de la paix, s’alarme en 2007 : "S’il vous plaît, mangez moins de viande ! Selon une étude japonaise (…), produire un kilo de bœuf correspond à trois heures de conduite en laissant les lumières allumées chez soi..."
Depuis, les rapports pleuvent sur le sujet. Dans son livre-enquête Bidoche, paru en octobre, le journaliste Fabrice Nicolino précise que l’omnivore moyen pollue 20 fois plus que le végétarien. Principal fautif : le bœuf. Deux chercheurs américains de l’université Carnegie Mellon assurent d’ailleurs dans une étude datée de 2008 qu’ "un steak émet 2 fois et demi plus de GES qu’un morceau de poulet ou de poisson".
Enrayer l’effet bœuf
C’est à cause de la surconsommation de viande rouge dans les pays riches et de l’appétit grandissant des pays émergents comme le Brésil et la Chine, dont la consommation a été multipliée par 3 en dix ans, qu’il y a aujourd’hui 1,56 milliards de bovins présents sur Terre. Comment diminuer leur impact sur l’environnement ?
Deux solutions. La première : ralentir la consommation des gros mangeurs de bœuf comme les Argentins (68 kg par an), les Américains du Nord (environ 40 kg), et les Français (27kg). Dans une étude publiée dans la revue Science and Technology en 2008, Christopher Weber, l’un des deux chercheurs de Carnegie Mellon, affirme que "remplacer la viande rouge par des légumes une fois par semaine équivaudrait à économiser un parcours de 1860 km en auto.” Et à gagner quelques années d’espérance de vie : 11% des décès chez les hommes et 16% chez les femmes auraient pu être évités par une réduction de la consommation de bœuf affirme un rapport cité dans les Archives of internal medicine.
La seconde : améliorer les pratiques agricoles pour diminuer les émissions de GES. Pour Michel Doreau, directeur de recherches à l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) de Clermont-Ferrand-Theix et spécialiste du méthane, la piste la plus optimiste serait de modifier le régime alimentaire des ruminants. "Durant nos derniers essais menés sur des vaches laitières, on s’est aperçu qu’un apport de 6% de lipides issus de la graine de lin diminuait la production de CH4 des ruminants de 27 à 37%." Des bovins élevés au lin : chiche !
Article rédigé pour Terra eco par Marion Galy-Ramounot, étudiante au CFPJ (Centre de formation et de perfectionnement des journalistes)

C comme (marché) carbone

“C’est pour minimiser le contre-coup économique des engagements pris à Kyoto que l’UE a créé en 2005 le marché européen du carbone”, explique Maïté Jauréguy-Naudin, coordinatrice du programme énergie de l’Institut français des relations internationales (Ifri). Cet accord international impose aux 38 pays les plus industrialisés de réduire leurs émissions de 5% avant 2012 et ce par rapport aux émissions de 1990. L’UE se voit donc imposer une réduction de 8%. C’est pour atteindre cet objectif, permettant à terme aux industriels de troquer leurs technologies polluantes pour des procédés plus verts, qu’elle a mis en place un système d’échange de quotas d’émissions de gaz à effet de serre.
Ici, on n’échange pas des actions ou des matières premières mais des droits à polluer. Concrètement, “un cimentier français qui émet plus de CO2 que la quantité autorisée va acheter des quotas à une entreprise belge qui, elle, a fait des efforts de réduction, par exemple en remplaçant toutes ses ampoules à incandescence par des modèles à basse consommation”, explique Serge Harry, le président de la bourse carbone BlueNext. Si ces entreprises dépassent les quotas sans avoir acheté des droits à polluer, elles devront payer 100 euros par tonne de CO2 excédentaire émise. Bien plus que le prix du marché (14 euros). Objectif à terme : “Diminuer les quotas pour renchérir le prix de la tonne de carbone. Ainsi, les industriels prendront conscience qu’il est moins onéreux d’investir dans des technologies vertes que d’acheter des quotas”, poursuit Serge Harry.
- 3% d’émissions en 2008
Aujourd’hui, seules les installations industrielles des secteurs de l’énergie, du métal, du ciment, du verre et du papier, soit 11 400 entreprises européennes, sont soumises à ce marché. Une fois par an, chaque Etat membre, après accord de la Commission Européenne, leur attribue gratuitement ces droits à polluer.
Des marchés similaires existent ailleurs dans le monde. Aux Etats-Unis, un pays pourtant non signataire du protocole de Kyoto, le Chicago Climate Exchange (CCX) a été mis en place dès 2003. Ce marché est peu contraignant puisque la participation des entreprises se fait sur la base du volontariat. Dans le Nord-Est des Etats-Unis, 10 Etats ont créé en janvier dernier : le Regional Greenhouse Gas Initiative. Des systèmes similaires se sont développés ou sont en projet au Japon, en Nouvelle-Zélande et en Australie. Mais le marché européen est, à ce jour, le plus abouti.
Le système semble porter ses fruits : entre 2007 et 2008, les émissions de l’UE ont baissé de 3%. Le faible cours de la tonne de CO2 qui en résulte risque d’inciter les industriels à reporter à plus tard leurs investissements dans la recherche et le développement de technologies propres.
Article rédigé pour Terra eco par Patricia de Sagazan, étudiante au CFPJ (Centre de formation et de perfectionnement des journalistes)

E comme électricité

Aujourd’hui, 1,5 milliard de personnes sont toujours privées d’électricité dans le monde, selon le Pnud (programme des Nations unies pour le développement). Notamment en Afrique où 8% de la population vit sans la fée électricité. Ce sont les énergies fossiles qui sont à l’origine de la majorité de l’électricité mondiale. « Le charbon figure en tête (39%) devant le gaz (19 %) alors que l’hydroélectricité n’arrive qu’en troisième position (16 %), » abonde Franck Jésus. Les nouvelles sources d’énergies renouvelables telles que l’éolien ou le solaire souffrent d’être intermittentes. Un handicap important dans certains usages. Une batterie de couveuses ne peut s’en remettre aux bons soins de la météo !
Propre l’électricité ?
« L’impact climatique de l’électricité dépend principalement de la source d’énergie », tempère Franck Jésus, chef du service observation, économie et évaluation à l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (Ademe). Meilleure illustration : la voiture électrique, communément présentée comme LA solution d’avenir pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Une idée reçue, bien trop simpliste.
En France, 76% de l’électricité est d’origine nucléaire, soit une source peu émettrice de CO2, donc pourquoi pas. Même si le nucléaire pose d’autres problèmes, notamment de risque et de toxicité des déchets. En Norvège également puisque, d’après les chiffres d’une étude du Syndicat des Energies Renouvelables, l’hydroélectricité est à l’origine de 98,2% de la production. Idem en Islande qui couvre l’essentiel de ses besoins de manière verte, dont 27% en exploitant la chaleur de la terre. Mais en Pologne, la production d’électricité repose essentiellement sur les centrales à charbon. Le développement des véhicules électriques n’y sera pas une solution miracle, loin de là.
Des compteurs intelligents à l’avenir
L’heure à laquelle l’électricité est consommée influe également sur son impact climatique. « Pour prendre le cas de la France, le nucléaire fournit la production de fond mais ne satisfait pas aux demandes de pointe, indique Franck Jésus. Ce sont les centrales les plus émettrices de CO2 qui prennent le relais à ce moment-là. » A l’avenir, la consommation et la distribution d’électricité pourrait être plus réactive et interactive via des réseaux électriques intelligents ou « smarts grids ». Un Internet de l’électricité pour adapter l’offre à la demande et réciproquement. Il faudra attendre 2017 pour que les 35 millions de compteurs français deviennent intelligents.
C’est en tout cas le souhait d’Electricité Réseau Distribution France qui, dès 2010, expérimentera 300 000 modèles communicants, dénommés Linky, en zone urbaine (Lyon) et rurale (Indre-et-Loire). La possibilité de connaître sa consommation en temps réel devrait permettre de la modérer. « On estime qu’il est possible de réaliser entre 5% et 10 % d’économies, explique Jean Vigneron, le responsable national du projet Linky. Moi, je dirais 5 % en informant, 10% en pilotant. » Car c’est le deuxième gros avantage des réseaux intelligents : la possibilité d’arrêter ou de démarrer chaque appareil individuellement selon l’état du réseau et le prix de l’électricité. Et de faire tourner sa machine à laver en heures creuses ! Le compteur Linky permettra également de vendre ou de consommer de l’énergie. « La production autonome, notamment dans le monde rural, pourra éviter toute disproportion entre consommation et production », conclue Jean Vigneron.
Article rédigé pour Terra eco par Eric Bellegarde, étudiant au CFPJ (Centre de formation et de perfectionnement des journalistes)

G comme gaz à effet de serre

Le dioxyde de carbone (CO2) est souvent présenté comme le GES par excellence. Mais la liste est longue. Et il y a des surprises. Qui sait que la vapeur d’eau est la première responsable de l’effet de serre ? Dangereuse, l’eau ? Ce n’est pas si simple. Les GES ont un impact plus ou moins important selon leur nature, leur concentration et leur durée de vie dans l’atmosphère. Explication.
Présents dans l‘atmosphère, les GES absorbent le rayonnement infrarouge émis par la Terre. Ils retiennent alors la chaleur comme le vitrage d’une serre. Il y en a toujours eu. Sans leur existence, la température de l’air serait de – 18°C au lieu de + 15°C. Mais dans la période récente, les activités humaines ont ajouté leur grain de sel. Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), le tableau s’est alors compliqué avec l’apparition des GES anthropiques (dû à l’homme), responsables d’un accroissement inquiétant de l‘effet de serre.
H2O, CO2, SF6...
L’eau (H2O), sous forme de vapeur et de nuages, est responsable de 70% de l’effet de serre. Ce qui est logique puisque 71% de la surface de la Terre est recouverte d’océans. Avec la création, entre autres, de lacs artificiels, l’homme n’a pas pu modifier la donne de manière significative. L’eau est certes la première responsable de l’effet de serre, mais cela est sans grande conséquence car elle est recyclée en une semaine.
Le CO2, qui provient initialement des océans ou de la respiration des animaux, a une autre histoire. Depuis le début de l’ère industrielle, avec l’utilisation du charbon ou du pétrole, l’homme a ajouté 30% de CO2 dans l’atmosphère. Il représente dès lors 55 % de l’effet de serre anthropique. C’est beaucoup. Surtout que ce gaz reste 120 ans dans l’atmosphère.
Le développement de l’agriculture a ajouté sa part dans les émissions de GES. Notamment du méthane, qui provient de la décomposition de matière organique ou de l’élevage des ruminants. Depuis 1750, la concentration du méthane a augmenté de 150% ! Or ce gaz bloque le rayonnement infrarouge bien plus puissamment que le CO2. Au point que si on met 1 kg de méthane dans l’atmosphère aujourd’hui, cela équivaut à y émettre 23 kg de CO2. La bonne nouvelle ? Sa durée de vie dans l’atmosphère est de seulement douze ans.
Et comme si cela ne suffisait pas, l’homme en a inventé d’autres. Les GES artificiels comme l’hexafluorure de soufre (SF6), utilisé dans l’industrie électrique ou les halocarbures utilisés dans les systèmes de climatisation et de réfrigération. Le SF6 n’est pas émis en grande quantité, mais il absorbe les infrarouges avec une rare efficacité et a durée de vie de 50 000 ans. 1 kg de SF6 équivaut à 22 800 kg de CO2 sur le long terme.
Des tonnes de CO2 très variables
Les Terriens émettent 4,2 tonnes de CO2 par tête. Mais, il y a une grande variabilité entre les pays. Un Américain moyen émet 19,7 tonnes de CO2. C’est « deux fois plus de GES qu’un Européen moyen, et deux cents fois plus qu’un Rwandais », explique Martine Tabeaud, professeur de géographie à Paris Panthéon Sorbonne. « Le mode de production d’électricité intervient fortement dans les émissions de GES », reprend-t-elle. Ainsi, la France qui a privilégié le nucléaire fait partie des bons élèves de l’Union européenne avec 6,2 tonnes/habitant de CO2 (voir la fiche "E comme électricité")
Article rédigé pour Terra eco par Gabrielle Leclair, étudiante au CFPJ (Centre de formation et de perfectionnement des journalistes)

K comme (protocole de) Kyoto

Le protocole de Kyoto est né au sommet de la Terre organisé en 1992 à Rio. Réunissant 178 pays autour des observations du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), le sommet est formel. Au vu des tendances d’émissions de gaz à effet de serre (GES), la température moyenne globale devrait augmenter de 1 à 3,5 degrés au cours des cent prochaines années. Décembre 1997, le premier traité fixant des objectifs chiffrés de réduction de GES est signé au pays du Soleil-Levant. En lumière ? Réduire les émissions de GES d’au moins 5% d’ici 2012 par rapport à leur niveau de 1990.
Différentes selon les zones géographiques, les réductions d’émissions fixent, pour les quinze pays de l’Union européenne, une diminution de 8% des émissions de GES, de 7% pour les États-Unis (qui, à l’époque, n’ont pas encore claqué la porte, ndlr) et de 6% pour le Japon. Des instruments de réductions de la consommation des pays développés sont également mis en place. Un marché carbone pour vendre ou acheter des droits à émettre des GES voit le jour. Un système de financement de projets de réduction de la consommation énergétique des pays développés et en développement en échange de crédits d’émissions est mis en place. Une première pierre à l’édifice de la lutte contre le réchauffement est posée.
Déboires de réductions
Moins de quatre ans après la signature, le retrait de la première économie mondiale décidé par l’ancien président des États-Unis George W.Bush vient mettre à mal le protocole. Le traité prévoyant un minimum de 55 ratifications représentant 55 % des émissions pour entrer en vigueur, l’adoubement de la Douma en 2005 permet à la Russie de donner le signal de départ. Un élément qui laisse alors présager la bonne marche du protocole.
C’était sans compter sur la décision du Canada d’abandonner ses promesses. Invoquant des raisons économiques, Ottawa se désolidarise. « Les chiffres de 2007 pointent des émissions de GES 33% au-dessus des objectifs fixés à Kyoto. Voulant protéger l’économie et les grands émetteurs de GES (dont la florissante industrie des sables bitumineux d’Alberta, ndlr), le gouvernement canadien privilégie une réduction de l’intensité des émissions plutôt que des réductions », souligne P.J Partington, analyste en changements climatiques à l’Institut Pembina.
Quelques bons élèves
L’Union européenne (UE) est sur la bonne voie pour atteindre ses objectifs : en 2009, les 27 pays membres ont réduit leurs émissions de GES de 9,3% par rapport au niveau de 1990. L’Allemagne, avec une réduction de 22,4 % des émissions de GES, et le Royaume-Uni, avec une diminution -18 %, sont en tête des meilleurs élèves de l’UE. Seuls le Danemark, l’Italie et l’Espagne sont au tableau des pays fébriles. D’autres pays comme le Japon peinent à remplir leurs objectifs : en 2007, Tokyo était à 1,6 % de remplir ses objectifs. « Un manquement qui sera compensé par le rachat de 100 millions de tonnes de CO2 entre 2008 et 2012 », a annoncé le gouvernement japonais.
« Kyoto a fabriqué une convergence de points de vue mais pas de pratiques. Chacun des pays signataires est tiraillé entre la volonté de réduire ses émissions et le besoin de préserver une industrie génératrice de richesses », observe Maïté Jaureguy-Naudin, coordinatrice du projet Energie à l’Institut français des relations internationales (Ifri). Reste que, malgré quelques déboires d’exécutions, Kyoto est le premier pas de la communauté internationale pour lutter contre le réchauffement. À Copenhague d’accélérer la cadence. Selon les travaux du GIEC, l’humanité doit impérativement, d’ici à 2100, maintenir en dessous de deux degrés la hausse de la température si elle veut éviter des catastrophes planétaires.
Article rédigé pour Terra eco par Raphaël Beaugrand, étudiant au CFPJ (Centre de formation et de perfectionnement des journalistes)

M comme Maldives

Paradis du bout du monde, l’archipel des Maldives subit de plein fouet l’impact du réchauffement climatique. Selon le Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), d’ici à la fin du siècle, le niveau moyen des eaux monterait de 18 à 59 cm, un estimation revue à la hausse depuis par d'autres scientifiques. Or aucune des 1 200 îles coralliennes ne s’élève à plus de trois mètres au-dessus de la mer. On imagine la suite…
A peine quelques degrés de plus suffiraient pour que l’archipel soit rayé de la carte. « L’augmentation du niveau de la mer pourrait même dépasser un mètre d’ici 2100 si nous continuons en direction d’une augmentation des émissions », a déclaré Stefan Rahmstorf, professeur à l’Institut Postdam pour la Recherche sur l’Impact Climatique en mars dernier. Et d’ajouter : « Avec des réductions de CO2 importantes en 2050, nous pourrions mettre fin assez rapidement à l’augmentation des températures, mais il n’y a plus grand-chose à faire à propos de l’augmentation du niveau des mers ».   La seule solution : surélever les îles ? Selon Bluepeace, une ONG locale, le pays doit voir grand et « construire des îles artificielles surélevées, éparpillées autour de l’archipel ». L’idée n’est pas si farfelue qu’il y parait, puisqu’une île artificielle au nord-ouest de la capitale, baptisée Hulhumalé, a été inaugurée en 2004. Autre idée évoquée par Mohamed Nasheed, le président des Maldives : consacrer la plus grande part possible des revenus du tourisme à un fonds souverain (fonds d’investissement détenu et contrôlé par l’État) qui donnerait au pays le moyen d’acheter de nouvelles terres, chez ses voisins l’Inde et le Sri Lanka, pour y déménager le moment venu.   Neutralité carbone d’ici dix ans   Depuis longtemps, le diesel était la principale source d’énergie des Maldives. L’archipel vient de se lancer dans un défi ambitieux : passer complètement aux énergies renouvelables d’ici 10 ans. Un projet salué par Kofi Annan. L’ancien secrétaire général de l’ONU a remis un prix au président Mohamed Nasheed, le 22 septembre dernier. Les Maldives seraient en effet, à terme, le premier pays à ne plus émettre de dioxyde de carbone. Le projet d’énergies vertes nécessitera 155 turbines éoliennes, produisant chacune 1,5 mégawatt et un demi-kilomètre carré de panneaux solaires, pour répondre à la demande en énergie des 385 000 habitants.
« Une initiative formidable, s’enthousiasme Alexandre Magnan, chercheur à l’Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI), spécialisé dans l’adaptation aux changements climatiques. Éric Parent, co-fondateur de Climat Mundi, est plus sceptique : « Les Maldives neutres en CO2, c’est un peu l’arbre qui cache la forêt, tempère-t-il. Depuis 1994, les émissions de l’archipel liées au tourisme ont augmenté de douze fois celles en électricité. La vraie réponse climatique des Maldives serait de limiter drastiquement le nombre de touristes, probablement en les surtaxant. » Un projet de taxe verte est en cours, dont devraient s’acquitter tous les touristes, à raison de trois dollars par jour et par personne.
Émergent actif
Si la montée du niveau des océans est un sujet de préoccupation majeure pour les Maldives, le niveau de leurs émissions en gaz à effet de serre reste marginal à l’échelle de la planète. Mais aussi petit soit-il, le pays entreprend des actions presque démesurées au regard de sa responsabilité dans le changement climatique global.
Pour les Maldives comme les autres pays émergents, « la clé du problème réside dans les actions d’atténuation, souligne d’ailleurs François Gemenne, chargé de mission à l’IDDRI, où il travaille sur la question des réfugiés climatiques. La Chine développe les énergies renouvelables, le Vénézuela pourrait ne plus exporter son pétrole ou le Brésil met en oeuvre des moyens de réduire la déforestation. » L’Amazonie brésilienne a encore perdu 7 000 km2 l’an dernier, même si cela représente un ralentissement du déboisement de 45% par rapport à l’année précédente, selon un récent rapport de l’Institut national brésilien d’enquêtes spatiales (INPE).
Autant de sujets qui feront débat à Copenhague. Les représentants des Maldives, qui souffrent d’un lourd déficit public, n’auraient d’ailleurs pas pu s’y rendre, sans l’aide financière du Danemark.
Article rédigé pour Terra eco par Elise Barbet, étudiante au CFPJ (Centre de formation et de perfectionnement des journalistes)

O comme Obama

Avec la question climatique, le Président des États-Unis joue une partie de sa crédibilité à l’International. Barack Obama sera-t-il le maillon fort d'un engrenage historique ou la victime malchanceuse de la crise économique, sous pression des lobbies pétroliers et charbonniers ?
« Nous allons dompter le soleil, le vent et la terre pour alimenter nos voitures et nos usines ». Le Président des États-Unis est-il aussi puissant qu’il l’a affirmé, par ces mots, le 20 janvier 2009, lors de son investiture ? La question reste en suspens. Elle risque de le rester, au moins jusqu’au sommet de Copenhague, en décembre. Car, malgré les annonces, Barack Obama n’a pas réussi à rassurer la communauté internationale.
Héritier de Bush
Le pays tente une mutation que nombre d’observateurs considèrent comme irréaliste, à court terme. Aujourd’hui, chaque Américain produit 19 tonnes de CO2 par an, contre 6 pour un Français ou 4,6 pour un Chinois. Avec le Recovery and Reinvestment Act, Obama vise à l’horizon 2020, 20% de gaz à effet de serre en moins par rapport à 2005 (puis 80% de réduction d’ici 2050). Par rapport à 1990, l’année de référence adoptée par la quasi-totalité des pays concernés, un tel objectif ne se traduirait que par une réduction effective de 4%, et encore faut-il que le Sénat américain l’adopte au printemps prochain.
A titre de comparaison, l’Europe s’est fixé un objectif de réduction de 20% de gaz à effet de serre d’ici 2020 (par rapport à 1990.) Pas étonné que le plan d’Obama soit jugé insuffisant par toutes les ONG. Début novembre, Greenpeace a même attribué la note de 0,8 point sur 10 au nouveau leader charismatique de l’Amérique en le taxant de « digne héritier de George W.Bush ». Rude pour un jeune Nobel de la paix.
« Green President »
L’élection de Barack Obama a fait naître un immense espoir… sous forme de « buzz mondial ». Dès ses premiers jours d’exercice du pouvoir, il prend un bon départ en nommant le prix Nobel de physique Steven Chu, Secrétaire à l’énergie et plaide en faveur d’une politique environnementale ambitieuse. Il prévoit 80 milliards d’investissement immédiat, dont la mise en place d’un « smart grid », sorte d’Internet de l’électricité basé sur des compteurs « intelligents » (11 milliards $). Mais aussi la construction de 5 000 buildings verts sur deux ans (4,5 milliards $), la production d’un million de véhicules électriques avant 2015 et la suppression de 60 millions de voitures sur un parc d’environ 240 millions avant 2020. 200 milliards de dollars seront au total investis dans les énergies propres au cours de la prochaine décennie.
L’objectif est d’augmenter de 25% la part des énergies renouvelables dans la consommation totale du pays avant 2025 (elles représentent pour le moment 7% du total). Barack Obama a aussi prévu un coup de pouce d’un milliard de dollars aux recherches sur le très polémique « charbon propre ». Et pour cause : certains États d’Amérique sont dépendants à plus de 80% du charbon. Un argument de taille pour les détracteurs d’Obama, qui mènent une rude bataille pour retarder le vote du plan climat qui risquent, selon eux, de déstabiliser l’économie américaine.
Une guerre d’indépendance
Derrière le discours écologique, repris en cœur par la classe politique, se cachent des problématiques d’une autre nature. Avec la question énergétique, les États-Unis sont aujourd’hui confrontés à un double défit : la gestion des ressources naturelles, certes, mais aussi la sécurité du pays. « La dépendance au pétrole est l’une des plus grandes menace pour notre nation. On enrichit les dictateurs. On finance la prolifération nucléaire et les deux parties de la guerre contre la terreur », a déclaré Barack Obama.
Le plan énergie-climat du Président vise avant tout à libérer les États-Unis d’une emprise « malsaine ». Le pays importe près de 70% de ses besoins en pétrole. Une véritable addiction et une sérieuse source d’inquiétude pour le « gendarme du monde » dans un pays engagé comme aucun autre dans la lutte contre le terrorisme depuis les attentats du 11 septembre 2001. L’US Air Force veut, par exemple, qu’à l’horizon 2016, au moins 50% de son carburant « propre » soit produit « à domicile ». Des arguments qui pèseront peut-être plus lourd sur l’avenir énergétique du pays que les cris d’alarme des écologistes.
Article rédigé pour Terra eco par Matthieu Dailly, étudiant au CFPJ (Centre de formation et de perfectionnement des journalistes)

Chiffres clés 
 19 tonnes : c’est le nombre de tonnes de CO2 que produit chaque Américain tous les ans. 
 200 milliards de dollars : c’est l’investissement prévu par le plan énergie climat d’Obama. 
 50% : c’est le taux de dépendance aux importations pétrolifères des Etats-Unis.

P comme Pékin

L’Empire du Milieu, premier émetteur de CO2 au monde avec ses centrales au charbon et son développement économique effréné ? C'est un fait. Mais la Chine investit aussi massivement et comme nul autre pays dans les énergies propres.

En Chine, la pollution causerait 750 000 morts prématurées chaque année, selon un rapport de la Banque Mondiale. Des nuages de pollution qui stagnent sur les métropoles, des pluies acides qui menacent l’agriculture … voilà l’image traditionnelle que l’on se fait en Occident du quotidien des Chinois. Depuis 2007, l’Empire du milieu a gagné la palme du premier émetteur de CO2 de la planète avec 1,8 milliard de tonnes de CO2 rejetées contre 1,6 pour les États-Unis. La faute à son appétit de croissance, et à sa puissance démographique. Le charbon, qui abonde dans le sous-sol chinois et produit 79 % de l’électricité du pays, est en même temps responsable de 80% de ses émissions de CO2. Premier producteur mondial de houille, la Chine voit sortir de terre une nouvelle centrale au charbon chaque semaine.
Avec 1,3 milliard d’habitants, il est logique la Chine émette plus de CO2 que les autres pays du globe, mais rapporté au nombre d’habitants, un Chinois pollue en moyenne sept fois moins qu’un Américain. Prise de conscience écolo ou stratégie économique, la Chine s’est lancée depuis quelques années déjà dans la production d’énergies renouvelables. Avec succès. Elle est même « sur le point de devenir le numéro un mondial de l’industrie des énergies renouvelables », selon Eric Martinot, co-auteur d’un rapport sur les énergies renouvelables en Chine pour Worldwatch.
Marche verte
Le parc éolien de la Chine est celui qui augmente le plus rapidement, malgré un raccordement au réseau électrique n’excédant pas 70%, selon la banque Citigroup. Avec 12, 2 GW sur les 121 mondiaux, le pays se classe au 4ème rang mondial en termes de capacité installée. La chine est aussi devenue le premier producteur de panneaux photovoltaïques et le premier producteur et consommateur de chauffe-eau solaires. En juin 2010, la construction de la plus grande centrale solaire photovoltaïque du monde débutera en Mongolie intérieure. A terme, ses 2 GW, répartis sur 65 km2, fourniront de l’électricité propre à trois millions d’habitants.
Les projets d’éco-bâtiments et d’éco-villes fleurissent. D’ici à 2020, quatre cent villes nouvelles devraient voir le jour, dont un certain nombre d’éco-cités, telle celle de Tianjin. A Canton, le premier gratte-ciel quasiment neutre en énergie sera inauguré l’an prochain. D’autres chiffres ? Deuxième consommateur mondial de pétrole, le pays est également la quatrième plus grande réserve de lithium et l’un des acteurs les plus attendus dans le domaine des véhicules électriques. BYD, l’un des premiers producteurs mondiaux de batteries lithium-ion, a lancé fin 2008 une voiture hybride dont l’autonomie sur batterie est bien plus confortable que celle d’une Prius.
Tout en nuances
Cet élan vert s’appuie aussi sur des traditions chinoise. Si le biogaz, méthane produit par la fermentation de déchets organiques, fait son apparition dans les pays développés, la Chine méthanise par exemple depuis le 19ème siècle pour cuisiner ou se chauffer. Une centrale test a été lancée fin 2006 dans le Shandong. Avec 229 millions de kWh produits par an, elle permet d’économiser 110 000 tonnes de charbon.
« Il est vrai qu’il y a beaucoup de pollution en Chine mais cette pollution est liée au développement du pays et beaucoup de mesures importantes ont été prises par le gouvernement, même si cela ne suffit pas », explique Brendan Gillespie, chef de la division des performances environnementales à l’Organisation de coopération et de développement économique. Pour Jean-François Di Meglio, président d’Asia Centre à Sciences Po, apporte un autre bémol : si le gouvernement central est très motivé, les gouvernements locaux, jugés sur leurs performances économiques, préfèrent parfois protéger les entreprises qui polluent et oublier le réchauffement climatique. Et d’autres traditions moins louable, comme la corruption, ont la vie dure.
Article rédigé pour Terra eco par Alexandra Chanjou, étudiante au CFPJ (Centre de formation et de perfectionnement des journalistes)

U comme Union européenne

Les pays de l’UE ont été les premiers à se doter de règles communes de protection de l’environnement. En 2000, la commission européenne lance son programme sur le changement climatique (PECC) ; en 2008, sous présidence française, les objectifs sont précisés avec un ensemble de réglementations, baptisé paquet climat-énergie. L’Union européenne s’engage ainsi à réduire, d’ici à 2020 (par rapport à 1990), ses émissions de GES de 20%, à faire 20% d’économie d’énergie, à augmenter d’autant la part des énergies renouvelables.
Les pays membres ont donc renforcé l’objectif fixé par le protocole de Kyoto, à savoir une réduction de 8 % des émissions de CO2 entre 1990 et 2012 (pour l’Europe des 15). Cela reste toutefois insuffisant au regard des recommandations des scientifiques du Giec qui prône une baisse minimum de 25 à 40%.
Disparités
Mais Bruxelles n’exige pas les mêmes efforts de tous ses membres. « On prend en compte deux choses : la responsabilité (plus ou moins d’émissions de GES) et la capacité (richesse par habitant) », explique Damien Demailly, conseiller (WWF) du député européen Yannick Jadot (Europe écologie). Ainsi, on peut dessiner l’Europe selon deux axes : Est/Ouest et Nord/Sud. A l’Est, les nouveaux entrants restructurent leur économie, leur priorité n’est donc pas l’environnement. A l’Ouest, au contraire, les pays ont déjà une conscience écologique. En même temps, ces derniers émettent davantage de CO2 que les pays de l’Est et ont donc plus d’efforts à faire. Damien Demailly oppose également les pays du nord et du sud : « l’Espagne, le Portugal et l’Italie ont augmenté leurs émissions de CO2 depuis 1990, à l’inverse de l’Allemagne et du Royaume-Uni. »
Les engagements sont-ils en bonne voie ? Selon le rapport « G8 climate scorecards » de WWF et du groupe Allianz, sur les pays du G8 et les émissions de CO2, l’Allemagne est en première position. Premier pays producteur mondial d’énergie éolienne, il a baissé ses émissions de CO2 de 21,3% depuis 1990. Le Royaume-Uni, avec son programme de recherche sur l’énergie marine et marémotrice fait aussi figure de bon élève. « Wave Hub », le plus grand parc d’énergie des vagues devrait entrer en service en 2011 en Angleterre. L’Espagne, au contraire, a augmenté ses émissions de CO2 de 50% depuis 1990. L’an dernier, le gouvernement espagnol a dû acheter des droits d’émission de CO2 aux pays d’Europe de l’est.
La France, bonne élève ?
Avec 80% de son énergie obtenue grâce au nucléaire, la France n’est pas dépendante des centrales à charbon ou autres énergies fossiles et émet donc moins de CO2. Le prix à payer, en revanche, ce sont des déchets radioactifs et de potentiels accidents nucléaires.
Le paquet énergie-climat européen commande à la France de réduire de 23% ses émissions de CO2 entre 1990 et 2020 et de porter à 21% la part d’énergies renouvelables dans sa production d’électricité d’ici à 2010. Et le gouvernement affiche en plus une politique volontariste avec le Grenelle de l’environnement qui veut fixer les moyens d’atteindre ces objectifs, secteur par secteur.
« Pour autant, depuis 1990, la France a seulement baissé de 5,6% ses émissions de CO2. », fait remarquer Karine Gavand, chargée de campagne climat chez Greenpeace. La part des énergies renouvelables, elle, a baissé, passant de 15% à 13%. Pour la militante, le mythe du nucléaire freine les efforts de la France. Les ONG pointent d’ailleurs du doigt la construction du 2° EPR à Flamanville (Normandie) comme symbole de la contradiction française. Un nouvel EPR, c’est autant d’argent qui n’est pas investi dans les énergies vertes.
Article rédigé pour Terra eco par Mélanie Marois, étudiante au CFPJ (Centre de formation professionnelle des journalistes)

V comme Voiture

Parmi les transports, secteur qui émet le plus d’émissions de gaz à effet de serres (34% des émissions de CO2 en France en 2005 selon l’Ademe), la voiture est celui qui connaît actuellement la plus grande révolution.
Démarrons avec La voiture électrique, tant attendue au tournant, suscite de nombreux débats. L’un des freins à son développement est la limite d’autonomie et la recharge de sa batterie. Problème résolu pour les flottes captives, dont les véhicules s’approvisionnent à partir d’un même stock, et non en stations-service. Ce sont en général des entreprises, des collectivités ou services publics qui en possèdent. Ainsi, La Poste par exemple, sera la première entreprise de France à mettre en circulation des quads électriques dans l’hexagone (fin 2009). D’après La Poste, l’utilisation de Quadéos par 100 facteurs permettra d’économiser 200 à 300 tonnes de CO2 par an.
Pour la voiture privée de monsieur Tout-le-Monde, c’est plus compliqué. On imagine dans un futur lointain remplacer les stations essence par des stations de remplacement de la batterie. Une machine débarrasserait la batterie usée pour la remplacer par une neuve. La question de la standardisation se pose alors, puisque les voitures électriques connaîtront différents gabarits en fonction des différents besoins.
Explications
Puisqu’une révolution ne peut se faire du jour au lendemain, il nous faudra passer par des solutions de transition. Comme la motorisation hybride avant le tout électrique par exemple : en milieu urbain, la voiture roule au moteur électrique grâce à l’énergie stockée dans la batterie, tandis que le moteur thermique reste coupé. Pour une distance plus longue, celui-ci se remet en marche et recharge la batterie du moteur électrique.
Mais d’une part, en matière d’autonomie électrique, nous n’avons pas tous les mêmes besoins. Et d’autre part, même une voiture 100% électrique ne représente pas à elle seule la solution idéale. Comme l’explique Michel Dubromel, responsable transports de France Nature Environnement : « La question n’est pas d’être pour ou contre la voiture électrique ! La vraie question est de savoir où, quand et comment on pourrait utiliser intelligemment une voiture tout court, y compris électrique. »
Repenser l’usage
Par exemple, Martin, qui utilise sa voiture, et pour aller au travail, situé à 40 km de chez lui, et pour partir en week-end, n’aura pas les mêmes besoins d’autonomie de batterie que Paul, qui se rend au boulot en métro ou à vélo, et part à l’autre bout de la France une fois par mois. L’enjeu est donc, pour chaque citoyen, de trouver la bonne combinaison entre modèle et usage, en fonction de ses besoins, et de ses moyens.
Pour cela de nouveaux usages se mettent en place. A commencer par le covoiturage : « Le trajet domicile-travail peut atteindre entre 60 et 80 km. On a donc tout intérêt à partager ces trajets longs et quotidiens », explique Robert Clavel, du Certu (Centre d’Etudes sur les Réseaux Transports Urbanismes et constructions publiques). Puisque les véhicules mis en commun sont ceux des particuliers, il s’agit donc surtout de nos voitures à essence pour l’instant. L’utilisation d’un grand monospace peut dans ce cas être justifiée, puisqu’il permet de transporter un maximum de personnes pour le même trajet. (Un covoiturage peut remplacer entre 7 et 10 voitures particulières). Les entreprises s’y mettent aussi, en proposant leur propre site de covoiturage, comme Ikea ou Transilien par exemple.
Voitures à partager
L’autopartage, lui, est une alternative aux véhicules peu utilisés (qui ne servent que le week-end, quand on ne s’en sert pas pour se rendre au travail par exemple). Ce système permet d’emprunter une voiture pour une courte durée (de moins d’une heure jusqu’à une journée), et doit systématiquement être rapportée à son point de départ. Contrairement à la location traditionnelle, on cotise à l’année ou au mois (environ 11€ par mois), et on paye à la course. Ensuite le service est disponible 24H/24, et 7j/7. L’autopartage propose donc les avantages de la voiture sans en posséder une, et sans ses inconvénients (assurance, entretien, stationnement…). De 2007 à 2008, le nombre d’abonnés en France a augmenté de 57% (6000 à 9400). Une voiture d’autopartage remplace entre 4 et 8 voitures privées (Source : Projet européen Moses).
Quant à l’Autolib’ (prévu à Paris pour fin 2010), le système est sensiblement différent de l’autopartage. L’utilisation se fait de bornes à bornes, sans obligation de revenir au point de départ (comme le Vélib’). Les véhicules seront exclusivement électriques, a promis Bertrand Delanoë. L’intérêt de ce système est de maximiser le nombre de trajets par le même véhicule dans la même journée, puisque la voiture la plus polluante est celle qui ne roule pas. En effet, au moment même de la fabrication d’une voiture, il y a émission de GES. Sans compter ceux que sa destruction émettent. C’est ce qu’on appelle son cycle de vie.
En résumé, une voiture doit être rentabilisée au maximum. Et pendant ce temps, nos voisins chinois, indiens, brésiliens, en plein développement, copient notre ancien modèle, en s’équipant de nos bonnes vieilles bagnoles à essence…
Article rédigé pour Terra eco par Juliette Filloux, étudiante au CFPJ (Centre de formation et de perfectionnement des journalistes)
Rédigé par Christophe Goret-Legrand le Vendredi 18 Décembre 2009 à 11:08 | Commentaires (0)

Selon une étude parue le 8 décembre 2009 dans l’Est Républicain, le thème de la protection de l’environnement arrive en tête des sujets que les électeurs souhaitent voir aborder lors de la campagne pour les élections régionales en Franche-Comté.


L’image de Jean-Louis BORLOO et du Parti Radical semble indispensable pour que la liste de la majorité présidentielle aux élections régionales en Franche-Comté soit crédible sur ce sujet.
Au lendemain du sommet de Copenhague, ce serait une erreur de ne pas mettre en avant Jean-Louis Borloo et les radicaux de Haute-Saône, dont les actions en faveur de l'environnement ont été saluées hier soir par Al Gore dans l'émission 19/20 de France3, qualifiant la France de pays exemple pour les réformes entreprises en faveur de la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Rédigé par Hervé Dessaux le Jeudi 10 Décembre 2009 à 13:33 | Commentaires (0)

Article paru dans Le Progrès le 10 décembre 2009


Elections Régionales 2010 : Vers une alliance centriste après les régionales ?
Rédigé par Christophe Goret-Legrand le Jeudi 10 Décembre 2009 à 13:19 | Commentaires (0)

Article paru dans Le progrès le 8 décembre 2009


Elections Régionales 2010 : Les Radicaux du Jura veulent être vus et surtout respectés
Rédigé par Christophe Goret-Legrand le Jeudi 10 Décembre 2009 à 13:13 | Commentaires (0)

Le Nouveau Centre conduit la liste départementale en Haute-Saône pour les élections régionales de 2010
Pour une surprise, c'est une surprise !


Vous êtes nombreux à réagir vivement par téléphone et par mail à la présentation de la tête de liste en Haute-Saône pour les élections régionales de 2010.

Bien sûr, quel ne fut pas notre étonnement d'apprendre hier soir que la liste départementale de la Haute-Saône pour les élections régionales serait conduite par le Nouveau Centre. D'autant plus étrange qu'il n'existe pas de fédération du Nouveau Centre en Haute-Saône, pour preuve le site Internet du Nouveau Centre qui indique clairement l'absence de fédération en Haute-Saône.
D'ailleurs, lors de cette réunion du Comité Départemental présidée par Alain Joyandet, censée être le lieu de la présentation de la tête de liste en Haute-Saône, Mlle Anne-Laure FLETY, pressentie pour cette place, était absente ! Bref, qui est Anne-Laure FLETY puisqu'elle n'apparait ni sur le site du Nouveau Centre, ni en public ? Est-elle représentative du Nouveau Centre ou tout simplement de l'esprit centriste haut-saônois ? Nous sommes en droit de nous poser certaines questions. Laissons le soin à Alain Joyandet de nous l'expliquer et de nous en convaincre lors de cette campagne.
Pour autant, n'aurait-il pas été plus compréhensible et moins polémique pour notre électorat de choisir un ou une Radical(e) pour représenter le Centre en Haute-Saône si telle était la volonté de Alain Joyandet de présenter une nouvelle tête, jeune de surcroit, et de lancer un message fort aux électeurs à sensibilité centriste ? Deux candidatures radicales pour figurer sur la liste en Haute-Saône sont d'ailleurs soutenues par la Place de Valois, siège national du Parti Radical et, de fait, par Jean-Louis Borloo.
De plus, la fédération radicale en Haute-Saône existe depuis longtemps, ses jeunes sont actifs, leur présence sur le terrain (cafés politiques, réunions publiques...) et sur le net n'est plus à démontrer (site Jeunes Radicaux, page facebook Le Centre en FrancheComte...).
Au vu des messages que je reçois en qualité de représentant des jeunes radicaux en Haute-Saône, l'incompréhension de nos militants et de nos sympathisants est totale.
Pas sûr que les électeurs suivent Alain Joyandet dans son choix !
Toutefois, n'ayez crainte, nous veillerons à ce que les engagements pris par l'UMP dans la composition finale des listes soient respectés sur chacun des quatre départements afin de promouvoir en Franche-Comté les idées radicales d'économie responsable, de développement durable et d'emploi en faveur des jeunes.

Christophe Goret-Legrand,
Président des Jeunes radicaux de Haute-Saône
Rédigé par Christophe Goret-Legrand le Vendredi 27 Novembre 2009 à 10:16 | Commentaires (3)

Article publié sur le site personnel de Christophe Goret-Legrand
http://web.me.com/christophegoret


Je me réjouis de l’acquisition par Free, l’agitateur du Net français, de la quatrième licence 3G de téléphonie mobile, malgré un intense lobbying des 3 autres opérateurs au plus haut sommet de l’Etat.
En attendant, la 4G, testée en Suède, dans les laboratoires de l’équipementier Ericsson, pas en France avant 2012 (j’y reviendrai dans un prochain article), Free vient de remporter son combat qui l’opposait à la «bande des trois».

Free, inventeur de la box et du triple-play c’est à dire la réunion de l’Internet, de la télévision et du téléphone fixe sous un même forfait profitable au consommateur, après avoir taillé des croupières dans le fixe s’attaque désormais à la téléphonie mobile dans le but de diviser par deux la facture des abonnés. Devant une mesure si favorable au pouvoir d’achat des consommateurs, il était difficilement justifiable pour Bercy et le Premier Ministre (Il est à noter que François Fillon s’est investit personnellement dans la réussite de ce projet) de la bloquer.

Pour autant rien n’est gagné pour Free car le risque est énorme non pas tant sur le plan financier malgré le 1,29 milliard d’euros mobilisable sur cinq ans mais plutôt de trouver un modèle économique viable sur un marché déjà saturé (91% des Français ont un mobile) et bien verrouillé par les opérateurs existants via la durée d’abonnement minimum de 12 mois quand ce n’est pas 24 mois eut égard aux offres marketing proposées et qui concerne les trois quarts des clients mobiles.
Malgré tout on est en droit d’espérer que Free favorise l’innovation comme il a su si bien le faire dans l’ADSL, crée un véritable dynamique dans un secteur sclérosé, et réduise l’écart
entre prix de vente et coûts de production.

Bref, l’idée est tentante, on nous promet une vraie révolution, mais au regard du passé il convient de tempérer nos propos : souvenez-vous, il y à peine 6 mois, en juin dernier, Orange perdait son exclusivité sur la distribution de l’Iphone d’Apple. Le magazine Que Choisir avait soutenu les plaignants, SFR et Bouygues, en arguant du fait que la concurrence ferait baisser les prix. Que nenni, les tarifs sont les mêmes chez les 3 opérateurs... En France, la concurrence c’est surtout s’échanger ses clients !

CGL

Site http://web.me.com/christophegoret
Ces propos n'engagent que leur auteur.
Rédigé par Christophe Goret-Legrand le Samedi 7 Novembre 2009 à 19:26 | Commentaires (0)

Article publié sur le site personnel de Christophe Goret-Legrand
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Quatre mois après l’annonce de la baisse de la TVA dans la restauration il est temps de faire un bilan et de dire la vérité sur ce cadeau fiscal fait aux restaurateurs.

Petit rappel : depuis le 1er juillet 2009, la taxe pour les services de restauration traditionnelle a en effet été divisée par trois et demi (de 19,6% à 5,5%) sous l’impulsion de Bercy qui nous avait vendu l’idée comme une mesure de relance qui coûte tout de même 2,3 milliards d’euros annuels, en pleine période de déficit budgétaire record (120 milliards d’euros estimés selon la Cour des Comptes).
En échange de ce cadeau fiscal inespéré en temps de crise, les neuf fédérations professionnelles s’étaient engagées à baisser leurs tarifs sur une sélection de dix produits de la carte, à embaucher 40 000 personnes et à renforcer leurs investissements sur trois ans.

Quatre mois plus tard, malgré la leçon faite aux restaurateurs par Hervé Novelli il y a 1 mois (tiens ça me rappelle une convocation des banquiers....), la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) relève que seule la moitié des établissements proposent des remises sur au moins 7 produits (au lieu de 10) et que le rabais atteint péniblement un minuscule 4%. En plus, selon les études du cabinet Gira Conseil, parmi les 180 000 hôtels, cafés et restaurants répertoriés en France, 9 chaines sur 10 de type Buffalo Grill, Hippopotamus et consoeurs ont joué le jeu, alors que les indépendants, les plus vindicatifs pour cette baisse, sont moins de 30% à répercuter cette baisse sur leur carte.

Quid des sanctions quasi impossibles puisque ce n’est pas le gouvernement qui a le pouvoir de fixer les prix ?
Doux euphémisme de Patrick Devedjian, Minsitre de la relance, qui trouvait récemment que «la baisse des prix ne va pas assez vite.»

Bref, la baisse de la TVA a peu de chances de remplir les objectifs fixés au départ et va servir plus probablement à gonfler la trésorerie voire à réduire les pertes de bon nombre d’établissements. A titre de décharge, le secteur, qui revendique 850 000 emplois et 50 milliards d’euros de chiffre d’affaires, a connu des jours meilleurs et subit de plein fouet la concurrence de la nourriture à emporter due au changement des modes de vie et à la baisse du pouvoir d’achat. Le sandwich, les nouveaux concepts de type «pâtes à emporter» (j’en profite pour signaler l’ouverture à Lure, dans ma commune, de ce type d'établissement Avenue Carnot) assurent déjà 7 repas sur 10 pris à l’extérieur du domicile.
Ces concepts s’adaptent parfaitement dans leur politique de vente de repas complet à 7-9 euros au montant d’un ticket restaurant et privilégient la convivialité dans des intérieurs modernisés, avec accès Wifi gratuits et décoration originale.

7 ans que les restaurateurs traditionnels réclamaient un baisse de la TVA en arguant de la concurrence déloyale de la nourriture à emporter, accusée, à raison, de bénéficier déjà du précieux taux à 5,5%. Trouveront-ils l’occasion de nous donner envie de les choisir lors de notre prochaine pause déjeuner ?

CGL

Site http://web.me.com/christophegoret
Ces propos n'engagent que leur auteur.
Rédigé par Christophe Goret-Legrand le Samedi 7 Novembre 2009 à 19:23 | Commentaires (0)

ECOLOGIE RADICALE Information :


 projet de MERROUTAGE entre le port de Cherbourg et le Royaume-Uni?
Au moment où l’UE envisage de faire participer les transports maritimes aux efforts de réduction d’émission de carbone, il semble opportun de rappeler les décisions du Grenelle de l’Environnement d’améliorer la compétitivité des ports français et de soutenir les autoroutes de la mer.
Le projet off-shore très novateur de « merroutage » de Louis Dreyfus Armateurs à Cherbourg paraît entrer dans ces conceptions avec un impact positif sur les objectifs au niveau européen, en permettant de réduire les temps de parcours des navires transitant pour approvisionner la Grande-Bretagne, d’optimiser leurs routes, de réduire leur consommation de carburant et donc leurs émissions polluantes ; de plus, le nouveau charbon utilisé représente une plus grande capacité calorifique que les charbons russes ou polonais.
Pourquoi le charbon ?
Si la part du charbon dans la production d’électricité est très minoritaire en France, la Grande Bretagne où le charbon représente une part de plus de 70% dans la production d’électricité, l’Allemagne, le Danemark,… ont besoin de charbon pour leurs centrales électriques encore de nombreuses années. Or aujourd’hui, ils s’approvisionnent via Rotterdam ou Terneuzen. Pourquoi pas à Cherbourg ?
Le port de Cherbourg a un atout dont il est seul à bénéficier. Par sa position géographique maritime, au milieu de la Manche, Il est le premier port pouvant être utilisé par les navires arrivant en Manche.
CHERBOURG est sur la route naturelle des grands navires vraquiers « CAPESIZES» qui apportent le charbon pour les centrales du Royaume-Uni, en provenance de Colombie et d’Afrique du Sud. Le remplacement des charbons européens de moindre qualité par des charbons à forte valeur énergétique contribue en effet à l’amélioration du bilan carbone des centrales en construction ou en rénovation et répond aux objectifs de l’Union Européenne en termes de lutte contre le réchauffement climatique. En revanche il accroît le recours aux importations par mer. Les CAPESIZES permettent des économies d’échelle importantes et contribuent à la sécurité maritime en limitant le nombre de navires nécessaires à ce transport.
Les « CAPESIZES» sont des navires de port en lourd de l’ordre de 200.000 tonnes et de fort tirant d’eau – 18m – qui ne permettent pas d’accéder dans toutes les rades. En particulier, les rares ports britanniques capables d’accueillir les navires CAPESIZES sont aujourd’hui
saturés.
L’idée est d’amener au large de CHERBOURG ces gros bateaux chargés de charbon, sans investir les montants énormes nécessaires au développement des ports modernes. La solution off-shore proposée est basée sur le principe de logistique suivant.
Le CAPESIZE est amarré au large, solidement maintenu. Le mouillage est à l’abri des vents dominants. Abrité de la houle, la cargaison est déchargée en mer à l’aide d’une grue flottante, et placée sur des barges qui la déposent sur un terminal à terre. Cette manœuvre s’effectue à 2 milles marins (près de 4 kilomètres). La grue décharge le navire pendant 4 jours. La rotation des barges est assurée par les remorqueurs. Chaque barge est ensuite remorquée jusqu’au Quai des Flandres: grues et chargeurs stockent le charbon sur le terre-plein déjà aménagé.
Après être sorti de la Grande Rade accompagné par le pilote, il ne faut plus au caboteur que 12 à 20 heures selon les destinations pour livrer sa cargaison à bon port ! Ainsi, Cherbourg contribue à faire baisser le bilan carbone de cette activité en réduisant de 2 jours la rotation de chaque capesize et en optimisant celles des caboteurs.
Dans ce contexte, la position géographique de Cherbourg offre des avantages importants en termes de réduction des temps de traversée donc de consommation d’énergie et de coût d’exploitation pour les Capesizes. Elle optimise aussi les temps de post-acheminement par les caboteurs jusqu’aux différentes centrales britanniques au fur et à mesure de leurs besoins. Il faut aussi ajouter que le port de Cherbourg permet cette activité sans contrainte de marée.
A chaque escale, 80.000 tonnes de charbon seront débarquées, ce qui représente 5 jours de travail et au départ 20 à 30 embauches, plus 15 personnes pour les remorqueurs.
Enfin, ce principe de déchargement est une solution souple, légère, qui n’entraîne pas la construction d’infrastructures lourdes : si dans l’avenir il n’y avait plus de charbon à transporter, comme l’espère Greenpeace, il suffit d’enlever les deux coffres et les deux ancres.

La première enquête publique, lancée au printemps, aurait déjà du donner un feu vert au projet. Alors, qu’est-ce qui a coincé ? Assez logiquement, l’inquiétude des riverains, soutenus par Greenpeace, concernant d’éventuels risques pour l’environnement : la poussière de charbon risquerait de voler ; il y aurait de déversements de charbon en mer ;etc…
Les études effectuées par la communauté urbaine montrent que l’impact des émissions de poussières y est limité à quelques centaines de mètres c'est-à-dire à une distance moindre que celle de la plus proche habitation, à plus de 950 mètres des habitations. Les nuisances sonores restent au-dessous du niveau réglementé. Il n’y a aucune nuisance olfactive (le charbon ne dégage pas d’odeur). Le risque que le charbon tombe à la mer est très faible, car la benne articulée de la grue est étanche et sa trajectoire lors des opérations de déchargement en mer ne survolant pas l’eau, le charbon retomberait donc sur le pont du CAPESIZE, sur le ponton de la grue ou sur la barge.


Cherbourg Terminal Vrac SAS permet le maintien et le développement des services portuaires. Son chiffre d’affaires annuel direct est estimé à près de 10 millions d’euros générant des retombées économiques supplémentaires pour la ville et la région.
Le projet Cherbourg Terminal Vrac SAS est aussi et surtout la solution viable pour réamorcer la dynamique du port de commerce, attirer de nouveaux trafics et ouvrir en grand l’avenir maritime de Cherbourg. Le « Cluster maritime français » qui regroupe toutes les organisations professionnels maritimes, la Chambre de commerce Cherbourg-Cotentin, gestionnaire du port, et la Marine Nationale ont pris position en faveur du projet Louis Dreyfus Armateurs.
Dernier argument essentiel : priver Cherbourg de cette opportunité de relancer son port ne contribuerait pas à améliorer le bilan carbone européen, au contraire.
Rédigé par Hervé Dessaux le Samedi 7 Novembre 2009 à 13:43 | Commentaires (0)

Qui sommes-nous ?

Nous sommes avant tout des citoyens libres. Libres car le parti radical n'enferme pas, le Parti Radical est un esprit : celui de l'humanisme des lumières.
Il s'agit de croire en l'être humain, d'avoir la volonté de l'aider, de le replacer au centre de la vie sociale et de toutes les considérations. Vous l'aurez compris, le fondement de nos réflexions est l'homme.
Il faut aller au-delà des idéologies qui conduisent, le plus souvent, à des formes d'obscurantisme.


Pourquoi s'engager en politique ?

Pour porter des idées. Quoi que l'on fasse nous sommes pris à des degrés divers dans le jeu politique. « Un homme n'existe pas à la manière de l'arbre ou du caillou : il est engagé, il faut parier et l'abstention est un choix » disait Jean-Paul Sartre. Nous préférons le choix de l'action à celui de l'abstention. En outre, l'engagement politique n'est pas une contrainte. Chacun participe à sa manière, nous ne sommes pas prisonniers, nous ne renonçons pas à une partie de notre liberté. Bien au contraire, nous exerçons la liberté qui nous est donnée de nous engager.


Notre objectif ?

Notre objectif est simple. Nous voulons contribuer au décloisonnement de la jeunesse. Nos différences font nos richesses. Loin de nous le sectarisme, loin de nous les jugements sur les apparences, sur les catégories sociales. Notre souhait est de débattre avec tous. Tous les jeunes engagés sont guidés par la même volonté : améliorer la vie des autres. On ne peut se satisfaire de la misère, de la souffrance ; la compassion est un sentiment humain alors réfléchissons ensemble pour améliorer la vie dans notre société.


Le radicalisme c'est quoi ?

Le terme radical ne renvoie pas à l'extrême mais à l'essence, à la racine d'une chose.
Pour trouver les racines du radicalisme il faut se plonger dans l'histoire et remonter avant la Révolution. Condorcet, illustre philosophe des Lumières, aura une grande influence sur les idées radicales avec son ouvrage « Esquisse de l'histoire des progrès de l'esprit humain ». Les radicaux en retireront l'essentiel ; il faut avoir confiance en l'homme tout en le sachant imparfait.

Le radicalisme se base aussi sur des principes. D'une part, le volontarisme incarné, notamment, par Ledru-Rollin qui publia en 1846 un manifeste dans lequel il réclama le suffrage universel.
D'autre part, le progressisme social dont la parfaite illustration fut le fameux « Programme de Belleville », véritable bible des radicaux, dont l'auteur est Léon Gambetta. Il demandait des réformes ambitieuses telles que l'école gratuite, laïque et obligatoire, l'abolition des monopoles économiques, la liberté de la presse ou encore la séparation de l'Eglise et de l'Etat.

On le voit le radicalisme était visionnaire par essence. Mais le radicalisme ne se réduit pas à ces éléments, c'est aussi une méthode, qui s’inscrit continuellement dans la modernité.

Les radicaux proposent de revenir aux racines de la République pour que le changement soit possible. Plutôt que de faire table rase du passé nous préférons prendre les problèmes de manière globale ; « rien ne sert de couper une branche si la terre n'est pas bonne ».

Enfin on a pu dire que le radicalisme se situait entre intransigeance et pragmatisme en ce sens que les radicaux, non seulement sont des républicains intransigeants, qui voulaient une transformation complète de l'ordre politique dans le sens démocratique ; mais aussi des pragmatiques puisqu'ils avaient, comme l'écrivit Jules Simon « ni l'espoir de reformer le monde en une heure, ni la sottise de dédaigner les réformes incomplètes qui pourront rendre plus facile la réforme définitive ».

Alors voila, être radical aujourd'hui c'est intégrer son histoire pour moderniser la France. Faisons nôtre ce qu'Edouard Herriot disait : « la tradition, c'est le progrès dans le passé ; le progrès, dans l'avenir, ce sera la tradition ».

Rédigé par Hervé Dessaux le Jeudi 1 Octobre 2009 à 20:22 | Commentaires (0)

L'ump sauve le BRC de la faillite, et rattrape les erreurs de la pollitique socialiste de la ville de Besançon.


Quelques minutes avant la réunion du conseil municipal de Besançon, qui a débuté à 17h ce lundi, Jean-Louis Fousseret a obtenu du président délégué du BRC une liste de sponsors susceptibles d’apporter 302 964 € pour relancer le club de foot bisontin.


Le BRC est-il sauvé pour autant ? Désormais, le maire attend une lettre d’engagement sur ces sommes et réclame un budget rabaissé à 1,2 millions d’euros avec un étalement de la dette sociale et l’intégration des indemnités de licenciement des six joueurs, ainsi que des comptes certifiés par un commissaire aux comptes. Une fois ces conditions remplies, la Ville commencera à verser une partie des 310 000 € de subventions promis au BRC pour cette année.

L’opération de sauvetage entamée il y a quelques jours par le secrétaire d’Etat à la Coopération et à la Francophonie sous forme d’un tour de table porterait donc ses fruits. Dans les 302 964 euros figurent les 30 000 € prélevés sur la cassette parlementaire des députés UMP Françoise Branget et Jacques Grosperrin (15 000 € chacun), les 25 000 € versés par Alain Joyandet lui-même et les 125 000 € dus par Creditec et qui sont assortis d’une caution personnelle. On ne connaît pas le nom des autres sponsors qui se sont engagés.

« L’arrêt du BRC serait une catastrophe, il faut sauver le club, mais sans faire payer aux Bisontins les erreurs de gestion du club », a expliqué le maire. Selon l’adjoint au sport, Patrick Bontemps, le BRC enregistre aujourd’hui un définit de 396 000 €.

Edouard Sassard, au nom de L’UMP a pris acte de « l’échec de la politique sportive » de la Ville en réclamant au maire « un geste dès ce soir pour débloquer la totalité de la somme ». Le Modem a relevé « les contradictions » de l’adjoint au sport que Philippe Gonon a accusé d’être « sourd et aveugle ». « Besançon n’a pas les moyens de se payer quatre danseuses », a poursuivi le responsable du Modem en s’attirant les foudres du maire qui a trouvé inadmissible de qualifier les clubs de cette manière. Jean-Louis Fousseret a également trouvé « scandaleux » que Philippe Gonon filme son intervention et la diffuse immédiatement sur son site.

Se voulant « au-dessus de la mêlée », Françoise Branget a expliqué qu’elle souhaitait « accompagner les sponsors, pas seulement pour le BRC, mais pour Besançon ».


Source http://www.macommune.info/
Rédigé par Hervé Dessaux le Lundi 28 Septembre 2009 à 21:38 | Commentaires (0)
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