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Amitiés radical
Charles Godin
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Vandel, le dernier fabricant français de skis de fond, est franc-comtois. Et il redresse petit à petit la barre. En conservant la trajectoire de l'authenticité, grâce au savoir-faire familial.
Du Bois... d'Amont dont on fait les flûtes. Et les skis de fond. À la baguette et au bâton, Yvon Vandel, 60 ans. Dans sa foulée (blanche), ses deux fistons Loïc et Medhi.
Ici, à deux pas de patineurs du bandeau de neige damée sur lequel coule la mytique Transjurassienne, les Vandel père et fils métamorphosent les blocs de frêne, de tilleul et de samba en longues et minces lames estampillées « Olympic », « L101 », « LC4 » ou « Les Vautours ».
C'est le grand-père, Gabriel qui, le premier, a ouvert le registre d'état-civil du ski de fond. En 1937, il a façonné les premières planches en bois massif. Imprimant son style résolument tourné vers l'avenir. La descendance, comme le F72 ou le L101, n'a pas démérité. Mais dans cet arbre généalogique hors pair, un ski, né en 2004, possède aujourd'hui encore un pedigree inégalé : le LC4, « le plus léger au monde ». Et signe le renouveau de la marque. La dernière à faire flotter la bannière tricolore. Pendant que les autres producteurs de nordiques fusionnent, se rachètent, se concentent...
Vandel suit sa trajectoire légèrement ascendante.
De 12.000 à 500 paires
L'atelier de Bois d'Amont, sous ses traits de septuagénaire, a su se relever de sa perte d'équilibre financier à la fin des années 80, « après quatre hivers sans neige ». Certes, il n'a pas retrouvé sa vigueur d'antan. « En 1985, on fabriquait 12.000 paires de ski par an », chiffre avec nostalgie Medhi. « Aujourd'hui, on tourne à 500 paires ». Des lattes à la peau noire tatouée de rouge ou d'orange. Ce qui tranche singulièrement avec les couleurs vives des familles de ski produites à l'étranger. Tout ce qui brille n'est pas d'or...
La petite fabrique enracinée à la lisière de la frontière suisse remonte donc la pente. Plutôt au rythme du tire-fesse que de la télécabine. Peu importe car les héritiers de Gabriel Vandel ont su préserver cette image authentique. « Je préfère être à ma place avec mon indépendance et mes produits artisanaux qu'à celle des grands fabricants qui, finalement, ne sont pas en si grande forme que cela », martèle Yvon Vandel, ce Jepetto jurassien qui ponce et assemble depuis 46 ans. Loïc et Medhi lui doivent beaucoup. Dans leur rustique laboratoire, tous trois explorent de nouvelles pistes.
Des heures et des heures de recherche sur la structure des skis, leur cambre. L'impact des matériaux composites (fibre de verre, carbone) sur leur comportement. Des monticules de prototypes fabriqués puis testés notamment par Loïc, ancien pensionnaire de l'équipe de France. Vandel est petit mais a tout d'un grand.
www.ski-vandel.com
Ici, à deux pas de patineurs du bandeau de neige damée sur lequel coule la mytique Transjurassienne, les Vandel père et fils métamorphosent les blocs de frêne, de tilleul et de samba en longues et minces lames estampillées « Olympic », « L101 », « LC4 » ou « Les Vautours ».
C'est le grand-père, Gabriel qui, le premier, a ouvert le registre d'état-civil du ski de fond. En 1937, il a façonné les premières planches en bois massif. Imprimant son style résolument tourné vers l'avenir. La descendance, comme le F72 ou le L101, n'a pas démérité. Mais dans cet arbre généalogique hors pair, un ski, né en 2004, possède aujourd'hui encore un pedigree inégalé : le LC4, « le plus léger au monde ». Et signe le renouveau de la marque. La dernière à faire flotter la bannière tricolore. Pendant que les autres producteurs de nordiques fusionnent, se rachètent, se concentent...
Vandel suit sa trajectoire légèrement ascendante.
De 12.000 à 500 paires
L'atelier de Bois d'Amont, sous ses traits de septuagénaire, a su se relever de sa perte d'équilibre financier à la fin des années 80, « après quatre hivers sans neige ». Certes, il n'a pas retrouvé sa vigueur d'antan. « En 1985, on fabriquait 12.000 paires de ski par an », chiffre avec nostalgie Medhi. « Aujourd'hui, on tourne à 500 paires ». Des lattes à la peau noire tatouée de rouge ou d'orange. Ce qui tranche singulièrement avec les couleurs vives des familles de ski produites à l'étranger. Tout ce qui brille n'est pas d'or...
La petite fabrique enracinée à la lisière de la frontière suisse remonte donc la pente. Plutôt au rythme du tire-fesse que de la télécabine. Peu importe car les héritiers de Gabriel Vandel ont su préserver cette image authentique. « Je préfère être à ma place avec mon indépendance et mes produits artisanaux qu'à celle des grands fabricants qui, finalement, ne sont pas en si grande forme que cela », martèle Yvon Vandel, ce Jepetto jurassien qui ponce et assemble depuis 46 ans. Loïc et Medhi lui doivent beaucoup. Dans leur rustique laboratoire, tous trois explorent de nouvelles pistes.
Des heures et des heures de recherche sur la structure des skis, leur cambre. L'impact des matériaux composites (fibre de verre, carbone) sur leur comportement. Des monticules de prototypes fabriqués puis testés notamment par Loïc, ancien pensionnaire de l'équipe de France. Vandel est petit mais a tout d'un grand.
www.ski-vandel.com
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