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Actualité
La France et l’Europe à l’initiative d’une refonte du capitalisme
Lundi 29 Septembre 2008A l’heure où un accord vient d’être trouvé aux Etats-Unis entre républicain et démocrates sur le plan de sauvetage de l’économie américaine d’un montant de historique de 700 milliards de dollars, le Président Nicolas Sarkozy a tenu à Toulon un discours volontariste face à crise financière mondiale.
Cette crise d’une ampleur sans précédent depuis celle de 1929 marque selon le Président de la
République la fin d’une ère, celle d’un système « qui s’est éloigné des valeurs les plus
fondamentales du capitalisme, qui a trahi l’esprit du capitalisme » et dont les dérives ont
conduit au désastre que nous connaissons aujourd’hui. C’est donc sur une politique de
changement que s’est engagé le Président Nicolas Sarkozy à Toulon lors d’un discours
volontariste face à la crise financière mondiale.
Condamnant fermement les pratiques responsables de la crise, il a appelé à une régulation du
système, à l’encadrement des pratiques et des rémunérations des dirigeants afin d’en finir
avec les « parachutes dorés » et autres scandales financiers. Ce sera aussi à l’Europe de
repenser ses règles pour faire face à l’urgence et développer une politique européenne, libérée
du dogme néolibéral et engagée dans la voie du capitalisme moral, qui renouerait avec les
valeurs de la morale, du travail, de la croissance à long terme, du sens de l’entreprise et du
respect de la propriété individuelle.
« Opposer l’effort du travailleur à l’argent facile de la spéculation »
« La crise n’est pas finie » c’est la phrase qu’a choisi Nicolas Sarkozy pour rassurer les
français sur l’emploi et le pouvoir d’achat. En choisissant de dire la vérité, il a indiqué que
celle-ci aura des conséquences mais que face à son ampleur l’Etat ne faillira pas à ses
obligations et remplira son rôle. Le Président a ainsi pris l’engagement solennel que « l’Etat
garantira la sécurité et la continuité du système financier bancaire et financier français » et
que des mesures de solidarité seront prises avec les plus vulnérables.
Décidé à maintenir la politique économique gouvernementale malgré ce contexte difficile, il
convient de continuer et même d’accélérer les réformes entreprises : réforme de l’Etat, heures
supplémentaires, loi sur la participation et l’intéressement, RSA… Autant de chantiers qui
vont permettre sur le long terme de réaliser des économies permettant ainsi l’avènement d’un
capitalisme régulé.
« La crise appelle à accélérer le rythme des réformes non à le ralentir »
Mais l’effort ne s’arrête pas là, dans un monde où le prix des matières premières ne cesse
d’augmenter, malgré les critiques de la fiscalité verte, Nicolas Sarkozy a rappelé la nécessité
de lutter contre le réchauffement climatique et de protéger notre environnement. Les mesures
du Grenelle de l’environnement tel que le Bonus-malus ont ainsi permis depuis le début de
l’année d’amorcer un changement de comportement en accélérant le passage aux voitures plus
écologiques.
« Le principe du pollueur-payeur devra s’appliquer partout ».
Certes les temps à venir risquent d’être difficiles comme le soulignait le Président de la
République : « au milieu des difficultés nous devons précéder la marche du monde et non
la suivre ».
Benjamin Pittino
Rédigé par Benjamin Pittino le Lundi 29 Septembre 2008 à 21:35
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