Les Jeunes Radicaux

Université d'été : le Parti Radical veut faire bouger les lignes politiques



Université d'été : le Parti Radical veut faire bouger les lignes politiques
- AFP -

NANCY, 16 sept 2007 (AFP) -
Le Parti radical, associé à l'UMP, a confirmé ce week-end, lors de son Université d'été à Nancy, sa volonté de rassembler la famille radicale pour élargir la majorité présidentielle.
"Cette famille si soudée sur des valeurs historiques, 35 ans après (la rupture en 1972, ndlr), serait la seule qui ne se réunirait pas?", a lancé à la tribune dimanche le co-président du Parti radical, le ministre Jean-Louis Borloo.

Parallèlement à ces travaux en Lorraine, le PRG tenait son université d'été à Ramatuelle (Var). Son président Jean-Michel Baylet a rappelé que la ligne de son parti est "l'indépendance à gauche", tout en jugeant qu'un dialogue avec les valoisiens permettrait de "desceller l'alliance un peu étouffante" avec le PS.
"Il faut enraciner plus profondément, dans la loyauté au message présidentiel", cette "union et cette communauté de valeurs (radicales)", a lancé M. Borloo à Nancy. "Rien ne justifie aujourd'hui que nous ne travaillions pas ensemble pour aider à faire bouger la France".

La refondation de la famille radicale, "c'est le dépassement des clivages et des affrontements archaïques" qui "nous empêchent d'avancer", a assuré André Rossinot, autre co-président et maire de Nancy, aux quelque 600 délégués réunis dans sa ville depuis vendredi.

Au cours d'une table ronde sur les "nouvelles frontières radicales", plusieurs voix (délégués du Rhône, du Lot et de Bretagne) avaient exprimé samedi leur opposition au rapprochement avec les "frères ennemis" du PRG que "nous combattons sur le terrain".

A la volonté d'ancrage à droite du parti de la place de Valois, fortement affirmée par certains valoisiens, Jean-Louis Borloo a répondu que l'ouverture mise en oeuvre par Nicolas Sarkozy était "une démarche indispensable à notre pays". "Le président l'a souhaitée et elle est nécessaire pour réussir".

Le Parti radical est le "seul capable de faire bouger les lignes des partis en réconciliant le centre-gauche et le centre-droit", a renchéri Arnaud Murgia, co-président des jeunes valoisiens.

Le score de François Bayrou à la présidentielle (18,57%) "a été une surprise", et la logique de cette "formidable ébullition au centre", "c'est l'ouverture par les radicaux" de gauche et de droite, a martelé le député de Meurthe-et-Moselle Laurent Hénart.

Le secrétaire général délégué de l'UMP, Patrick Devedjian, invité de cette dernière journée, a conforté cette volonté d'ouverture en appelant les valoisiens à "faire les premiers pas" sur le chemin de la réconciliation.
Le souhait de l'UMP, a-t-il dit, "c'est que vous puissiez repousser encore plus loin les frontières de votre mouvement".

"Nous ne souhaitons pas des ralliés, nous voulons des alliés", a-t-il poursuivi, "mais gardez votre différence, gardez votre sensibilité, l'émergence d'un pôle de gauche dans la majorité est une bonne chose pour la gauche et pour la majorité".

Le PRG est prêt à "ouvrir des débats sur les idées" avec les valoisiens, a répondu, en marge du rassemblement, la secrétaire nationale du PRG, Elisabeth Boyer, qui conduisait une délégation de son parti à Nancy.

Elle a été plus évasive sur les modalités du rapprochement: "nous sommes dans les idées, on ne s'occupe pas des structures".

Mardi 18 Septembre 2007
Jeunes Radicaux

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