Les Jeunes Radicaux

Le pouvoir d'achat : un problème global



Les radicaux sont particulièrement sensibles aux problèmes de salaires et de pouvoir d'achat. En effet, « Le pouvoir d'achat, c'est le droit à vivre » nous disait notre ministre Jean-Louis Borloo, lors de son discours du 16 décembre. Pour exercer ce droit à vivre, il faut avoir le pouvoir d'assumer l'éducation, le logement, et le développement de ses enfants. La condition sine qua non dans l'exercice de ce pouvoir est un salaire digne, des moyens adaptés à ses besoins.

Au regard de la campagne, nous retrouvons plusieurs propositions séduisantes, notamment le smic à 1500 euros. Cependant, par manque d'informations on se prend à rêver d'une réforme qui, au fond, n'est pas applicable. Bien évidemment que l'on aimerait donner plus d'argent et plus rapidement à tous les salariés car, quelle que soit son obédience, on ne peut pas se réjouir de la pauvreté de certains de nos concitoyens. La compassion est un sentiment qui caractérise l'Homme (doué de raison) par nature, quel qu'il soit.
Malheureusement, la réalité ce n'est pas mettre en marche la planche à billet pour financer des mesures utopiques.

En augmentant le Smic artificiellement on augmente le coût du travail non qualifié. De fait, les entreprises vont réfléchir avant d'embaucher : les premières victimes seront les jeunes, les salariés les moins formés.
Les économistes de l'Université de Dauphine prévoient qu'une augmentation de 10% du Smic détruira autour de 200 000 emplois. En passant à 1500 euros on risque détruire 400 000 emplois. Plus on augmente le Smic moins les salariés ont de chances d'être embauchés.
En outre, le risque du Smic à 1500 euros est la smicardisation des classes moyennes. Or, nous avons déjà environ 2,5 millions de personnes au Smic, soit 17% de la population.
On notera qu'en Espagne et en Allemagne il y a moins de 5% de personnes au Smic, et que celui-ci n'existe pas dans les pays du Nord. Avec la mesure socialiste, on atteindrait le taux faramineux de 30% de smicards, ce qui ferait de la France le pays le plus nivelant en termes de salaires. On verrait des carrières entières au Smic.
Il y aurait également une conséquence sur la hausse des salaires. « L'argent englouti dans une hausse de smic bloque l'augmentation des autres salaires » d'après un délégué Cgtiste du sud-ouest.

Le programme du centre et de la droite est totalement différent. Pour augmenter le pouvoir d'achat les 35h deviennent un minimum. Un salarié payé au Smic qui fait quatre heures supplémentaires par semaine verrait ainsi son revenu augmenter de près de 2000 euros par an. Les heures supplémentaires seront payées 25% de plus quelque soit la taille de l'entreprise. De plus, le programme prévoit une baisse de 4 points des prélèvements obligatoires en France, soit 68 milliards d'euros ou 2000 euros rendus aux Français par foyer et par an et 4900 euros, pour les « actifs ». C'est donc plus de consommation, plus de production et donc plus de croissance et au fond plus de liberté. On recentre l'individu au cœur de l'économie, il en redevient le moteur.

Pour finir, notons que le problème du pouvoir d'achat est à traiter de manière globale. Nous militons, dans le cadre du pouvoir vivre, non seulement pour une réflexion générale sur la revalorisation des salaires, mais aussi pour envisager différemment les problèmes du logement. En effet, il représente 30% de la dépense du pouvoir vivre, alors nous proposons de faire baisser progressivement la part du loyer pour qu'elle se transforme en contribution à l'accession ou à la capitalisation pour ceux qui le souhaitent.

Jeudi 01 Mars 2007
Alexis Tauge

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