Jean-Louis Borloo est un homme de cœur, de convictions. Il a une méthode simple pour faire avancer les choses : la concertation. Il rencontre les protagonistes, ils les écoutent et trouvent avec eux des solutions qui conviennent à la très grande majorité. Après son passage remarqué à la cohésion sociale, aux logements (la création de l’ANRU), salué par tous les commentateurs, il a mené le Grenelle de l’Environnement.
Depuis plusieurs semaines, il prépare le sommet de Copenhague. Il a fait le tour des 80 pays les plus pauvres afin de mieux comprendre les attentes de chacun. Les rencontres et les visites l’ont conforté dans son idée d’un plan « Justice-Climat ». En effet, si nous, occidentaux, avons bien pris conscience de l’urgence climatique, nos amis, en cours de développement, sont coincés entre un développement moins couteux, à leur portée mais polluant, et la protection de la planète.
Donc Jean-Louis Borloo propose aux pays les plus riches d’investir en Afrique, en Asie pour que ces pays puissent s’équiper proprement en respectant la nature. Jean-Louis Borloo s’est expliqué ce matin sur RMC :
« On aide les pays les plus vulnérables, parce que c'est indiscutable moralement, et parce que c'est notre intérêt. Un exemple simple : aujourd'hui, l'Afrique s'enfonce, elle n'a pas de lumière - 77% des Africains n'ont pas accès à l'énergie. Or, c'est l'endroit au monde où c'est le moins cher et le plus facile d'avoir de l'énergie, c'est la plus grande puissance énergétique solaire du monde, la plus grande biomasse du monde, avec le potentiel de fleuves le plus important, le vent sur les plateaux éthiopiens... Equiper l'Afrique en énergie renouvelable aujourd'hui, c'est lui donner un avenir, un espoir ; et ce sont des investissements rentables pour nous Européens, pour nous Français. Ça coûte 10 fois moins cher que de modifier notre mix énergétique. L'Afrique, c'est ou notre drame ou notre espoir. »
« Rendre la lumière partout en Afrique, ça coûterait 250 milliards de dollars. Ce qui représente entre 10 et 20 milliards par an, sur 20 ans ; soit une taxe de 0,01 % - de tous petits prélèvements - sur les transactions financières. C'est l'investissement le plus rentable de l'histoire de l'humanité. L'Europe est un peu essoufflée. C'est nos emplois de demain, qu'aider à l'équipement énergétique de l'Afrique. [...] Ce n'est pas qu'un problème de solidarité. »
Comment ne pas dire oui à cette idée ? Aussi je vous invite tous à dire « oui » et à communiquer sur cette idée pour que Copenhague ne soit la station d’arrêt du train développement durable mais la station bien la station de départ d’un train à grande vitesse.
Retrouvez son interview complète sur le site internet de RMC
http://www.rmc.fr/edito/info/93774/borloo-lafrique-cest-ou-notre-drame-ou-notre-espoir/
Retrouvez cet article sur le site de Pierre Tebaldini :
http://www.pierre-tebaldini.com