Les Jeunes Radicaux

Jeunes Radicaux et Jeunes Réformateurs font des propositions communes pour l’Europe de demain

Communiqué de presse conjoint Jeunes Radicaux (France) – Jeunes Réformateurs (Belgique)



Jeunes Radicaux et Jeunes Réformateurs font des propositions communes pour l’Europe de demain
A l'occasion du cinquantenaire du Traité de Rome, les Jeunes Radicaux ont convié les Jeunes réformateurs, issus du Mouvement réformateur, parti libéral de Belgique, à un débat qui a rassemblé une centaine de personnes au siège du Parti radical, rue de Valois à Paris.

A l'issue d'un débat animé et convivial, les deux mouvements se sont entendus pour défendre ensemble trois propositions à leurs yeux prioritaires pour l'Europe de demain :

L'élection d'un(e) Président(e) de l'Union européenne, pour donner à l'Europe un leadership politique visible à l'intérieur comme à l'extérieur de ses frontières.

Le ou la Président(e) de l'Union européenne serait élu(e) par les chefs d'Etat et de gouvernement après approbation des candidatures par le Parlement européen. La durée du mandat devrait être telle qu'elle garantisse, d'une part, une stabilité du leadership et laisse la possibilité, d'autre part, d'une alternance politique régulière. C'est pourquoi, dans ce schéma, il nous semblerait opportun de procéder à l'élection du ou de la Président(e) de l'Union européenne à l'issue de chaque nouvelle législature du Parlement européen.

La constitution de listes authentiquement européennes pour les élections au Parlement européen, fondées sur une communauté de valeurs.

Actuellement, les listes sont nationales et se constituent dans le cadre des partis nationaux. Or, d'une part, les clivages entre différentes visions de l'Europe ne répondent plus depuis longtemps aux clivages politiques traditionnels qui prévalent, pour les enjeux nationaux, dans chacun des Etats membres. D'autre part, les groupes politiques siégeant au Parlement européen sont constitués, non en fonction d'une communauté de vue de ses membres sur des sujets européens, mais par le regroupement de partis nationaux, en fonction de leur qualification sur l'échiquier national.

Or, la ligne de partage entre la droite et la gauche ne se situe pas dans les Etats membres « au même endroit politique ». Ceci aboutit au regroupement de députés qui, pour être plus ou moins à gauche ou à droite des forces politiques de leur pays se retrouvent au Parlement européen dans un groupe politique commun, alors qu'ils ne défendent pas le même projet pour l'Europe. Il n'y aura pas d'Europe du citoyen tant que l'institution qui la représente ne sera pas en mesure de s'approprier notre destin commun avec plus de cohérence.

L'évolution des objectifs de la Banque centrale européenne, d'un objectif exclusif de stabilité des prix à un objectif prioritaire de croissance et de plein-emploi.

Les objectifs de la BCE dans la conduite de la politique monétaire ont été fixés à la fin des années 1980, alors que l'Europe occidentale se remettait à peine d'une période d'inflation à deux chiffres. Aujourd'hui, l'Europe a besoin prioritairement de croissance, et doit pour cela, entre autres, s'autoriser une inflation plus élevée, libérant la capacité d'investissement et d'emploi des entreprises.

Les objectifs de la BCE sont aujourd'hui obsolètes et placent la zone euro dans une situation défavorable face aux économies américaines, chinoises et indiennes notamment, dont les banques centrales appliquent, elles, des règles plus à même de générer croissance et emploi.
 
Paris, Liège
 
25mars 2007








Vendredi 23 Mars 2007
Radicaux Jeunes

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