LE MONDE 27.03.07
Le ministre de l'emploi et de la cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, a accordé, mardi 27 mars, son soutien à Nicolas Sarkozy pour l'élection présidentielle. "C'est Nicolas Sarkozy, candidat de l'UMP", a-t-il déclaré sur Canal+ dans "Le Grand Journal".
Initialement invité de l'émission, Nicolas Sarkozy a cédé sa place à Jean-Louis Borloo pour qu'il officialise son soutien. Les deux hommes avaient scellé leur alliance, lundi soir, lors d'un long dîner de travail dans un hôtel du Paradou, près des Baux-de-Provence, dans les Bouches-du-Rhône. M. Borloo, qui est également coprésident du Parti radical, associé à l'UMP, avait conditionné son ralliement à la prise en compte de "la méthode et des mesures" qu'il propose, notamment pour l'emploi et le logement, dans son livre L'Architecte et l'Horloger.
POSSIBLE PREMIER MINISTRE
"Dans la vie, il faut s'apprivoiser, se faire confiance", a-t-il dit pour expliquer son ralliement tardif, assurant que M. Sarkozy allait mettre "un point d'honneur" à tenir les engagements pris envers lui. Jean-Louis Borloo, souvent cité comme un possible premier ministre en cas d'accession du candidat UMP à l'Elysée, a assuré qu'il n'avait pas monnayé son soutien contre un poste et que le candidat UMP "ne lui devait rien".
François Bayrou avait ironisé, mardi dans la journée, sur ce ralliement : "Il a mis trois mois avant de se décider à soutenir le candidat de son parti. Ça montre qu'il devait avoir quelques doutes", a-t-il commenté, à Ploufragan (Côtes-d'Armor). M. Borloo avait dirigé en 2002 la campagne de François Bayrou à l'élection présidentielle. Plusieurs membres du Parti radical avaient appelé le ministre de l'emploi à soutenir le candidat de l'UDF. L'équipe de Marie-George Buffet a également raillé ce soutien, estimant que "Jean-Louis Borloo se rallie et s'aligne" sur Nicolas Sarkozy.