Dimanche 12 Octobre 2008
Plus de 25 personnes étaient présentes Mercredi 8 octobre au café politique avec Serge Lepeltier. Après avoir répondu aux questions des journalistes sur son actualité politique et son projet de candidature aux élections régionales de 2010 en région Centre, Serge Lepeltier a fait un exposé sur l'écologie et l'économie:
Réconcilier Ecologie et Economie
Même si beaucoup d’efforts ont été faits jusqu’à présent, en particulier dans l’industrie, le résultat est loin d’être satisfaisant. En effet, si le monde entier vivait selon le train de vie que nous connaissons en France, nous aurions besoin pour assurer le renouvellement de nos ressources énergétiques et naturelles de 3 planètes. La formidable croissance que connaît la Chine et, surtout, les conséquences de cette croissance nous font toucher du doigt cette nécessité urgente d’un développement durable.
1/ Réconcilier Ecologie et Economie
L'objectif central pour aujourd'hui et demain est bien de réconcilier Ecologie et Economie.
Au cours du XIXème siècle et la plus grande partie du XXème, le développement économique s'est fait contre l'écologie.
A la fin du XXème siècle (les trente dernières années), on a commencé à faire de l'écologie, mais souvent contre l'économie.
Il nous faut maintenant faire de l'économie avec l'écologie et pourquoi pour l'écologie. Ceci doit se faire dans le cadre des règles d'une économie ouverte.
*D'abord parce qu'il n'y a pas d'autre perspective aujourd'hui (qui peut envisager de revenir à une économie fermée?);
*Ensuite et surtout parce que c'est le plus efficace;
- à la fois en économie (cf développement des pays occidentaux);
- et en écologie (cf situation des anciens pays de l'Est).
On retrouve là, le développement durable.
2/ Aujourd'hui, la Planète ne tourne pas rond
Même si beaucoup d'efforts ont été faits, en particulier dans l'industrie, la Planète ne tourne pas rond.
Si le monde entier vivait comme nous vivions en France, nous aurions besoin pour assurer le renouvellement de nos ressources énergétiques et naturelles de 3 planètes. Nous consommons donc l'équivalent de 2 planètes de trop.
Quels sont les enjeux ?
Deux grands enjeux : l'un global, l'autre de proximité.
– L'enjeu global
C'est le changement climatique: d'ici 2050 nous atteindrons un niveau de température que l'on a jamais eu.
Avec le grand défi énergétique que nous avons à relever pour sortir de la société du Tout Pétrole.
– L'enjeu de proximité
C'est le lien Santé–Environnement.
Avec toute la question de la qualité de l'eau, de l'utilisation de produits toxiques et polluants.
Dans ces deux grands domaines, beaucoup a été fait en particulier dans l'industrie (Normes).
Mais il faut que nous ayons conscience que beaucoup reste à faire:
*Changement climatique
La question des transports du bâtiment reste majeure.
*Santé–environnement.
L'utilisation de produits chimiques avec des réflexions au niveau européen l'est tout autant.
3/ Comment faire?
Sous–question de cette question:
- Faut-il ne rien faire quand d'autres ne font pas?
- Si l'on fait: comment faire en sorte que cela favorise l'emploi et la croissance?
– Il faut dans tous les cas faire:
Je suis l'auteur d'un rapport intitulé "Mondialisation": une chance pour l'environnement ?"
De ce rapport qui a fait l'objet de nombreuses éditions, j'ai tiré 2 conclusions:
*Les délocalisations n'ont pas pour cause les normes environnementales.
Les délocalisations se font sur:
- différences salariales (et normes sociales);
- proximité des marchés.
Avec de plus en plus le constat que les activités les plus polluantes restent dans les pays les plus développés car elles sont des activités à forts besoins capitalistiques.
*Appliquées dans les pays développés, les normes environnementales sont progressivement respectées dans les pays émergeants grâce à l'interconnexion créée par les grandes entreprises internationales (cf. Inde et Chine).
– Comment faire?
* Normes qui poussent à une évolution technologique.
Bien maîtriser l'évolution des normes (suffisamment tôt et suffisamment stable dans le temps).
* Incitations par des outils économiques et fiscaux.
Principes:
• A fiscalité constante:
Cela ne doit pas être une recette budgétaire supplémentaire.
Il faut donc inscrire dans ce système économique des outils qui permettent d'inclure dans le coût des produits, le coût de leur impact environnemental.
Objectif: faire en sorte que les produits plus polluants soient plus chers que les produits moins polluants.
Par le biais de la fiscalité écologique, nous pouvons y arriver.
Voir par exemple une modulation de la TVA.
4/ Reste la dernière question : si nous faisions et que les Etats-Unis restent en arrière ?
Ma conviction:
L'Europe est un marché de 450 millions de consommateurs.
Il y a 2 motifs d'espoir:
- pour accéder au Marché (implantation d'entreprises), il y a besoin de respecter des normes;
- le développement de nouvelles technologiques par l'Europe ne peut pas laisser indifférentes les entreprises Américaines.
Un véritable défi des Entreprises Françaises et Européennes.
Développer des technologies innovatrices avec bien sûr quand c'est nécessaire le concours de l'Etat.
Cf. énergies renouvelables: 50 à 60 000 emplois d'ici 2010.
Cf. emplois dans les énergies renouvelables en Allemagne.
En un mot
L'écologie a besoin de vous.
Réconcilier Ecologie et Economie
Même si beaucoup d’efforts ont été faits jusqu’à présent, en particulier dans l’industrie, le résultat est loin d’être satisfaisant. En effet, si le monde entier vivait selon le train de vie que nous connaissons en France, nous aurions besoin pour assurer le renouvellement de nos ressources énergétiques et naturelles de 3 planètes. La formidable croissance que connaît la Chine et, surtout, les conséquences de cette croissance nous font toucher du doigt cette nécessité urgente d’un développement durable.
1/ Réconcilier Ecologie et Economie
L'objectif central pour aujourd'hui et demain est bien de réconcilier Ecologie et Economie.
Au cours du XIXème siècle et la plus grande partie du XXème, le développement économique s'est fait contre l'écologie.
A la fin du XXème siècle (les trente dernières années), on a commencé à faire de l'écologie, mais souvent contre l'économie.
Il nous faut maintenant faire de l'économie avec l'écologie et pourquoi pour l'écologie. Ceci doit se faire dans le cadre des règles d'une économie ouverte.
*D'abord parce qu'il n'y a pas d'autre perspective aujourd'hui (qui peut envisager de revenir à une économie fermée?);
*Ensuite et surtout parce que c'est le plus efficace;
- à la fois en économie (cf développement des pays occidentaux);
- et en écologie (cf situation des anciens pays de l'Est).
On retrouve là, le développement durable.
2/ Aujourd'hui, la Planète ne tourne pas rond
Même si beaucoup d'efforts ont été faits, en particulier dans l'industrie, la Planète ne tourne pas rond.
Si le monde entier vivait comme nous vivions en France, nous aurions besoin pour assurer le renouvellement de nos ressources énergétiques et naturelles de 3 planètes. Nous consommons donc l'équivalent de 2 planètes de trop.
Quels sont les enjeux ?
Deux grands enjeux : l'un global, l'autre de proximité.
– L'enjeu global
C'est le changement climatique: d'ici 2050 nous atteindrons un niveau de température que l'on a jamais eu.
Avec le grand défi énergétique que nous avons à relever pour sortir de la société du Tout Pétrole.
– L'enjeu de proximité
C'est le lien Santé–Environnement.
Avec toute la question de la qualité de l'eau, de l'utilisation de produits toxiques et polluants.
Dans ces deux grands domaines, beaucoup a été fait en particulier dans l'industrie (Normes).
Mais il faut que nous ayons conscience que beaucoup reste à faire:
*Changement climatique
La question des transports du bâtiment reste majeure.
*Santé–environnement.
L'utilisation de produits chimiques avec des réflexions au niveau européen l'est tout autant.
3/ Comment faire?
Sous–question de cette question:
- Faut-il ne rien faire quand d'autres ne font pas?
- Si l'on fait: comment faire en sorte que cela favorise l'emploi et la croissance?
– Il faut dans tous les cas faire:
Je suis l'auteur d'un rapport intitulé "Mondialisation": une chance pour l'environnement ?"
De ce rapport qui a fait l'objet de nombreuses éditions, j'ai tiré 2 conclusions:
*Les délocalisations n'ont pas pour cause les normes environnementales.
Les délocalisations se font sur:
- différences salariales (et normes sociales);
- proximité des marchés.
Avec de plus en plus le constat que les activités les plus polluantes restent dans les pays les plus développés car elles sont des activités à forts besoins capitalistiques.
*Appliquées dans les pays développés, les normes environnementales sont progressivement respectées dans les pays émergeants grâce à l'interconnexion créée par les grandes entreprises internationales (cf. Inde et Chine).
– Comment faire?
* Normes qui poussent à une évolution technologique.
Bien maîtriser l'évolution des normes (suffisamment tôt et suffisamment stable dans le temps).
* Incitations par des outils économiques et fiscaux.
Principes:
• A fiscalité constante:
Cela ne doit pas être une recette budgétaire supplémentaire.
Il faut donc inscrire dans ce système économique des outils qui permettent d'inclure dans le coût des produits, le coût de leur impact environnemental.
Objectif: faire en sorte que les produits plus polluants soient plus chers que les produits moins polluants.
Par le biais de la fiscalité écologique, nous pouvons y arriver.
Voir par exemple une modulation de la TVA.
4/ Reste la dernière question : si nous faisions et que les Etats-Unis restent en arrière ?
Ma conviction:
L'Europe est un marché de 450 millions de consommateurs.
Il y a 2 motifs d'espoir:
- pour accéder au Marché (implantation d'entreprises), il y a besoin de respecter des normes;
- le développement de nouvelles technologiques par l'Europe ne peut pas laisser indifférentes les entreprises Américaines.
Un véritable défi des Entreprises Françaises et Européennes.
Développer des technologies innovatrices avec bien sûr quand c'est nécessaire le concours de l'Etat.
Cf. énergies renouvelables: 50 à 60 000 emplois d'ici 2010.
Cf. emplois dans les énergies renouvelables en Allemagne.
En un mot
L'écologie a besoin de vous.
Porte-parole national des Jeunes Radicaux
Alexandre CRONIER
Responsable Dépardemental des Jeunes Radicaux d'Indre et Loire
Alexandre CRONIER
Responsable Dépardemental des Jeunes Radicaux d'Indre et Loire
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