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Responsable des Jeunes Radicaux d'Indre et Loire
Porte-parole des Jeunes Radicaux
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SONDAGE
Faut-il réformer les régimes spéciaux des retraites?


Nicolas Sarkozy pour abaisser le seuil des groupes à l'Assemblée Politique

Jeudi 17 Juillet 2008
Nicolas Sarkozy pour abaisser le seuil des groupes à l'Assemblée
Nicolas Sarkozy propose lors d'un ultime geste sur la réforme des institutions de ramener de 20 actuellement à 15 le nombre nécessaire de députés pour constituer un groupe à l'Assemblée nationale.

"Je suis pour que le seuil de constitution d'un groupe à l'Assemblée, qui est actuellement de vingt membres, soit abaissé à quinze", déclare le chef de l'Etat dans une interview au Monde, daté du 17 juillet.

Depuis plusieurs jours, des députés évoquaient l'hypothèse selon laquelle la majorité était décidée à abaisser le seuil de 20 à 15 afin que les députés radicaux de gauche, actuellement 8 et apparentés au groupe socialiste, puissent constituer leur propre groupe en échange d'un vote favorable sur la réforme des institutions le 21 juillet lors du Congrès du Parlement.

Les radicaux de gauche pourraient ainsi constituer un groupe autonome au Palais-Bourbon avec l'apport de quelques députés non-inscrits et divers gauche.

Le Premier secrétaire du PS, François Hollande, avait dénoncé ces derniers jours des "pressions, des tractations et une méthode détestable".

En juin 2007, au lendemain des législatives, les députés communistes avaient vainement demandé que le seuil soit ramené à 15 mais la majorité leur avait opposé une fin de non recevoir.

Rédigé par stephane fradet le Jeudi 17 Juillet 2008 à 00:15 | Permalien | Commentaires (0)


Loi constitutionnelle : Oui, et … Politique

Jeudi 05 Juin 2008
Le Parti Radical, par la voix de son Secrétaire général Laurent Hénart, salue les nouveaux équilibres inscrits dans le projet de loi constitutionnelle de modernisation des institutions de la Vème République, qui d'une part, renforce les pouvoirs du Parlement (partage de l'ordre du jour entre le Gouvernement et le Parlement, limitation des cas de recours à la procédure du 49-3, revalorisation du travail des Commissions, pouvoir de contrôle du Parlement renforcé), d'autre part, accorde des droits nouveaux aux citoyens (faculté pour les justiciables de contester la constitutionnalité de dispositions législatives déjà promulguées, projet de création d'un Défenseur des droits des citoyens).

Le Parti Radical regrette que ce projet de loi, incontestablement positif pour notre démocratie, fasse l'objet de pressions politiciennes des socialistes.

Ce projet de loi constitutionnelle marque un nouvel équilibre institutionnel et doit s'inscrire vers une meilleure représentativité du Parlement, avec l'introduction d'une dose de proportionnelle pour l'élection des Députés, que le Parti Radical appelle de ses vœux.

Rédigé par stephane fradet le Jeudi 05 Juin 2008 à 15:12 | Permalien | Commentaires (0)


Fadela Amara dit qu'elle ne votera pas Nicolas Sarkozy en 2012 Politique

Vendredi 04 Janvier 2008
Fadela Amara dit qu'elle ne votera pas Nicolas Sarkozy en 2012
La secrétaire d'État chargée de la Politique de la ville, Fadela Amara, dit, dans un entretien publié par Le Point, qu'elle ne votera pas pour Nicolas Sarkozy à la prochaine élection présidentielle en 2012.

"Je suis une femme de gauche qui est entrée dans un gouvernement de droite parce que, dans les banlieues, il y a urgence", dit-elle à l'hebdomadaire.

Priée de dire si elle votera pour le président qui l'a nommée au gouvernement, elle répond : "non et il le sait".

Elle explique qu'elle votera socialiste "si le candidat est bon", faute de quoi elle s'abstiendra. Le meilleur candidat du PS serait selon elle François Hollande.

La secrétaire d'État siège toujours au conseil municipal de Clermont-Ferrand, dans la majorité du maire socialiste Serge Godard. Elle précise qu'elle se considère comme socialiste mais qu'elle n'est pas membre du PS qui, dit-il, la "désespère".

"C'est le parti des bien planqués, qui pensent qu'habiter le XVIe, c'est habiter la France. Cette direction s'est éloignée des classes populaires, des ouvriers, des immigrés, des femmes", dit-elle.

Fadela Amara doit présenter le 22 janvier un plan consacré aux problèmes des banlieues.

Rédigé par stephane fradet le Vendredi 04 Janvier 2008 à 03:38 | Permalien | Commentaires (1)


Municipales 2008 : le Pacte radical pour une ville durable Politique

Vendredi 04 Janvier 2008
Municipales 2008 : le Pacte radical pour une ville durable
Lors de son 108e Congrès, le parti radical par la plume de Michel THIOLLIERE, sénateur maire de Saint Etienne, a présenté un pacte rassemblant 21 propositions pour mieux vivre ensemble dans nos villes. Habitat, mobilité, équilibres urbains, gouvernance, démocratie locale… tous les thèmes forts structurant la vie locale sont abordés, et font l'objet d'une réflexion sur les évolutions et le devenir de nos communes. Le Parti radical s'ancre ainsi une fois de plus dans la politique du réel : des mots, oui ; mais surtout des actes et des propositions.

Le Pacte radical pour une ville durable, c'est aussi l'action de Jean-Louis BORLOO à la tête du ministère d'Etat au développement et à l'environnement durables. Le Grenelle de l'Environnement n'a été qu'une première étape : il nous faut maintenant concrétiser partout les propositions qui ont été retenues. Les échéances municipales sont une première occasion de passer à l'acte à l'échelon local. Saisissons-la !

Pacte_radical_ville_durable.pdf Pacte_radical_ville_durable.pdf  (1.06 MB)

Rédigé par stephane fradet le Vendredi 04 Janvier 2008 à 03:29 | Permalien | Commentaires (0)


Remaniement après les municipales, Laurent Hénart au gouvernement? Politique

Mardi 18 Décembre 2007
Remaniement après les municipales, Laurent Hénart au gouvernement?
Le chef de l'État pense toujours à l'ouverture, à gauche et au MoDem, et envisage des «ministres en mission».

Remaniera-t-il son gouvernement avant ou après les élections municipales du printemps ? Nicolas Sarkozy, qui ne veut rien faire comme ses prédécesseurs, a longtemps rêvé d'un remaniement annoncé en janvier, en pleine période de vœux. Histoire de surprendre, une fois encore, le microcosme politique. Et surtout déstabiliser la gauche et le MoDem à la veille des municipales qui s'annoncent difficiles pour l'UMP. Une campagne des municipales dans laquelle il compte ne pas rester «inerte» : on le verra, bientôt, au côté de Rachida Dati dans le VIIe. Le président a, en tout cas, ouvertement évoqué l'hypothèse de ce remaniement avec plusieurs de ses visiteurs, ce qui a immédiatement jeté un froid dans les rangs des ministres. Cette semaine, dans Le Nouvel Observateur, il a confirmé son intention, mais s'est bien gardé de préciser l'échéance.

Les faits sont têtus, et ces derniers jours, il semble bien qu'il ait intégré l'idée de repousser, au moins «provisoirement», la constitution de son troisième gouvernement depuis son élection. Plusieurs raisons le conduisent à différer. D'abord, la phase II de l'ouverture n'est pas prête. «Il n'a pas trouvé le gros poisson socialiste capable de semer le bazar au PS» , confie un conseiller. Du coup, ce sont toujours les mêmes noms qui reviennent : Claude Allègre, Jacques Attali, Jack Lang et même Max Gallo. Si l'UMP récuse Lang, les noms d'Attali (très tenté par la Justice) et celui du jospiniste Allègre passent mieux. Mais Sarkozy ne se résigne pas à «retourner» uniquement de vieux mitterrandistes, il rêve toujours de quadras socialistes. La piste Julien Dray n'est pas abandonnée. Le président veut aussi «continuer l'ouverture» . «Plus que jamais, et pas seulement à gauche» , dit-il dans Le Nouvel Obs . Première cible, le MoDem : il a déjà sur ses fiches les noms du sénateur du Rhône Michel Mercier, un proche de François Bayrou, et celui de Jean-Marie Cavada, qui a rallié Françoise de Panafieu à Paris.

Quel que soit le moment du remaniement, l'identité du premier ministre ne changera pas. «Je l'ai dit à Nicolas, vous ne trouverez pas mieux que Fillon», explique Édouard Balladur. «Fillon est diaphane, mais il est commode pour Sarkozy», constate un membre du gouvernement. Conforté, François Fillon a plaidé auprès du président l'idée d'un remaniement de plus grande ampleur – «un fusil à un coup» répète-t-il – après les municipales. À l'Élysée, Claude Guéant ne dit pas autre chose : « Remanier, on n'en est pas à cette étape.»

Quels sont les ministres qui partiront et ceux qui resteront ? Évidemment, à ce petit jeu-là, le président et son premier ministre ont réussi (c'était évidemment le but) à mettre sous tension tout le gouvernement. «À part Borloo, les deux Xavier (Bertrand et Darcos), Rachida et l'ami Brice, tout le monde est en danger», résume un secrétaire d'État. Plusieurs, selon certaines sources, semblent plus en danger que d'autres : Hervé Morin (Défense), Christine Albanel (Culture), Christine Boutin (Logement), Christian Estrosi (Outre-Mer), voire Nathalie Kosciusko-Morizet (Écologie) ou Hervé Novelli (Commerce extérieur). Dans ce drôle de climat, les ministres sont très attentifs aux marques d'attention pendant les séances hebdomadaires du Conseil des ministres. La semaine dernière, Sarkozy a donné la parole à son ministre de l'Intérieur en l'appelant « Michèle ». Avant, il avait lâché un sonore « mon Roger » en parlant de Karoutchi, le secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement. De quoi ravir les intéressés et… inquiéter les autres.

La liste des futurs ministres reste ouverte. L'Élysée et Matignon continuent d'ausculter le travail parlementaire pour repérer les « meilleurs ». Quelques jeunes élus ont marqué des points (Bruno Le Maire, Frédéric Lefebvre, Benoist Apparu, Valérie Rosso-Debord). Sans compter des élus plus confirmés : Yves Jégo, Laurent Hénart, Nadine Morano ou encore Jérôme Chartier.

Parmi eux figurent sans doute les futurs « ministres missionnaires » dont Claude Guéant a évoqué la création, en s'inspirant des parlementaires en mission. Cette nouveauté permettrait, selon le bras droit de Sarkozy, d'effectuer une mission temporaire à la fin de laquelle le titulaire de ce CDD retrouverait automatiquement son mandat. Thierry Solère, secrétaire national à l'UMP (voir ci-dessous), pourrait ainsi être ce premier «ministre missionnaire» en charge de l'économie numérique. Pour les parlementaires, cela nécessitera une adaptation constitutionnelle touchant au rôle des suppléants, qui devrait figurer dans le projet de réforme des institutions, qui sera soumis au Parlement au mois de février. L'idée évoquée par Claude Guéant laisse sceptique Matignon. «Ministre en mission, ça ne veut rien dire », dit-on dans l'entourage de Fillon, qui évoque un «gadget» sans administration ni budget. Cruel et un brin grivois, un député très proche de Sarkozy ironise : «Missionnaire, c 'est une position très classique mais ce n'est pas la plus désagréable.»


Rédigé par stephane fradet le Mardi 18 Décembre 2007 à 18:20 | Permalien | Commentaires (0)


Jean-Louis Borloo élu président du Parti Radical Politique

Lundi 19 Novembre 2007
Jean-Louis Borloo élu président du Parti Radical
PARIS, 18 nov 2007 (AFP) - Jean-Louis Borloo a été élu dimanche président du Parti radical "valoisien", lors du 108e congrès de cette formation, qu'il coprésidait depuis 2005 avec le maire de Nancy André Rossinot, qui a annoncé lui-même les résultats du scrutin aux délégués, rassemblés à Paris.
"C'est pas une médaille, c'est pas une promotion, c'est un engagement" a-t-il déclaré à la tribune après la proclamation du vote: 83% des suffrages exprimés face à son unique challenger, le député de Belfort Michel Zumkeller.
Le nouveau président du Parti radical a remercié tous les militants et rendu un hommage appuyé au coprésident sortant André Rosssinot, "fidèle dépositaire de la tradition radicale".
Auparavant, avant le vote à bulletin secrets, Jean-Louis Borloo a déclaré qu'il briguait la présidence du Parti radical pour en faire "un grand parti".
"Ne me demandez pas d'être le leader d'un courant de l'UMP", a averti le numéro deux du gouvernement, en défendant sa candidature devant un millier de délégués "valoisiens" réunis porte de Sèvres, qui l'ont applaudi longuement.
"Je suis orgueilleux, je n'ai pas demandé la présidence du Parti radical pour ne pas en faire un grand parti", a-t-il lancé.
"Bien entendu, nous soutenons l'action du président et du gouvernement, dans une liberté d'action, de rêve et de parole", a-t-il poursuivi, en parlant d'une "stratégie d'indépendance loyale".
"Je suis convaincu que ce qu'on va faire va en déranger plusieurs, parmi nos amis", a-t-il dit, mais "il faut le faire dans l'intérêt de notre pays".
Soulignant "l'absolue nécessité d'amplifier le mouvement de modernisation" du pays, M. Borloo a plaidé pour "un réformisme social et humaniste".
"Nous ne pouvons le faire que dans le cadre d'un pacte républicain, de cohésion sociale et de respect de l'individu", a dit M. Borloo qui a cité l'action d'une personnalité gouvernementale d'"ouverture" qui lui est proche, le Haut-commissaire aux solidarités actives Martin Hirsch.
Saluant André Rossinot qui coprésidait le Parti radical à ses côtés depuis 2005, il a noté que l'exercice "exigeant, difficile et enthousiasmant" de cette coprésidence lui avait permis, en tant que "candidat stagiaire", de s'"imprégner définitivement et complètement de ce qu'est le Parti radical", dont il n'est adhérent que depuis 2005.

Rédigé par stephane fradet le Lundi 19 Novembre 2007 à 14:33 | Permalien | Commentaires (0)


Jean-Louis Borloo n'a plus le blues Politique

Mercredi 26 Septembre 2007
Jean-Louis Borloo n'a plus le blues
Enfin seul. Dimanche 23 septembre, dans l'avion présidentiel qui se dirige vers New York et l'ONU, Jean-Louis Borloo savoure le tête-à-tête que lui a réservé Nicolas Sarkozy…

La mauvaise passe qu'il vient de traverser depuis le début de l'année est peut-être enfin terminée. Il n'a pas su exister dans la campagne présidentielle; son livre programme a fait un bide; il a refusé de mener, pour son camp, le combat des élections municipales à Paris; il a été "viré" de Bercy, un mois après sa nomination; il n'a pas encore donné de véritable identité à son ministère de l'écologie et du développement durable.
Bref, il n'a pas été au mieux de sa forme et il a donc eu toutes les raisons d'être déprimé, comme l'ont constaté plusieurs de ses proches pendant l'été.

Le coup de grâce lui a été porté dans le bureau du président de la République, au lendemain du second tour des élections législatives où la droite n'avait pas obtenu le raz-de-marée promis.

Nicolas Sarkozy congédie élégamment le ministre de l'économie, jugé responsable du lancement du débat sur la TVA sociale entre les deux tours : "Je suis très ennuyé par le départ d'Alain Juppé . C'est un grand ministère, essentiel…"

Naturellement, Jean-Louis Borloo s'y porte "spontanément" candidat, voyant disparaître en quelques secondes le rêve d'une vie, réalisé depuis à peine un mois : un grand ministère regroupant l'emploi et l'économie et permettant de parachever la réforme du marché du travail entamée rue de Grenelle.

"A son retour à Bercy, l'ambiance était sinistre, se souvient un collaborateur. Il a très bien pris de servir de bouc émissaire parce qu'un ministre, c'est fait pour ça, mais il a très mal vécu les réactions de plusieurs de ses collègues et de nombreux élus qui ont cherché à lui maintenir la tête sous l'eau."

"UN CENTRE DE GRAVITÉ TRÈS BAS"

Jean-Louis Borloo a ressassé pendant tout l'été cette injustice : comment aurait-il pu esquiver la question de Laurent Fabius sur la TVA sociale, au soir du premier tour des législatives, sur TF1, alors que l'ancien premier ministre, ancien ministre de l'économie, s'était procuré un courrier de François Fillon demandant à Jean-Louis Borloo de réfléchir à l'instauration de la TVA sociale ?

Et pourquoi être considéré comme seul responsable, alors que, trois jours plus tard, sur France 2, le premier ministre va beaucoup plus loin en affirmant que l'hypothèse d'une hausse du taux de la TVA de 5 %, évoquée dans un reportage de la chaîne, est bien "une hypothèse de travail".

Plus de deux mois plus tard, Jean-Louis Borloo balaie ce mauvais souvenir. "Franchement, je ne vois pas comment ça pourrait aller mieux qu'aujourd'hui!", rétorque le ministre requinqué, à la mi-septembre, au cours du week-end de l'université d'été du Parti radical, dont il est le coprésident.

"Je ne connais personne à droite qui parierait aujourd'hui sur sa marginalisation", confirme Dominique Paillé, vice-président du Parti radical et conseiller politique de Nicolas Sarkozy. Ne serait-ce qu'en raison d'une popularité jamais démentie par les sondages.

Dominique Paillé, de plus en plus considéré comme "l'œil de Moscou" au sein du Parti radical – "représentant de la maison mère" corrige l'intéressé –, dresse le portrait d'un "Marsupilami : il peut se tordre dans tous les sens, il arrive toujours à rebondir… il a un centre de gravité très bas !"

En cette rentrée, Jean-Louis Borloo tente de reprendre pied. Il a promis à Nicolas Sarkozy que le "Grenelle de l'environnement" qui s'ouvre le 27 octobre (après plusieurs semaines de préparation avec les associations et les secteurs concernés) serait un succès. Il a potassé ses dossiers et embrassé la cause.

Il semble même habité par l'exigence écologique, comptabilisant la "consommation carbone" de chacun de ses gestes, de la convocation des préfets à Paris à son voyage au Groenland : "59 tonnes de CO2 que nous allons compenser en finançant une société hydroélectrique au Mexique…" "C'est comme s'il y avait une secrète intelligence du destin que je sois ici maintenant… Je vais jouer à Colbert, sans construire", s'égare Jean-Louis Borloo.

Pour son grand rendez-vous avec les associations, les ONG et les acteurs de l'économie écologique, il a, plus concrètement, en bon avocat d'affaires, préparé deux ou trois "deals" censés assurer un succès médiatique.

Pour amadouer les Verts, le ministre devrait ainsi proposer l'interdiction de la commercialisation des semences OGM, tout en autorisant la poursuite des recherches en laboratoire. "Sur les OGM, tout le monde est d'accord, confie le ministre. On ne peut pas contrôler la dissémination donc on ne va pas prendre le risque!" (Le Monde du 21 septembre).

Autre piste, au cours des dernières semaines, M. Borloo a amorcé la tournée des patrons de la grande distribution pour les convaincre de faire de la France le premier pays du monde à pratiquer le "double affichage" : "Un prix économique en euros, et un prix écologique qui mesure le coût, l'empreinte environnementale du produit acheté."

Enfin, il souhaite rendre progressivement obligatoire l'usage du "bio" dans les cantines scolaires (Le Monde du 22 septembre).

SEUL MAÎTRE À BORD

Mais l'animal politique prépare aussi son retour. Jean-Louis Borloo s'apprête à devenir le seul maître à bord du Parti radical. André Rossinot a annoncé, lors de l'université d'été, qu'il abandonnerait la coprésidence en novembre, lors du congrès.

A cette occasion, M. Borloo a prévu de modifier les statuts pour rester aux commandes… jusqu'en 2012. D'ici là, il veut faire du parti un lieu de rassemblement "des démocrates chrétiens, des radicaux de droite et de gauche, des libéraux sociaux orphelins de l'ancienne UDF et du Nouveau Centre".

"Borloo veut une force politique qui lui permette d'exister et de faire des coups", rectifie Dominique Paillé. Déjà, lors de l'université d'été, la présence du haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, Martin Hirsch, de la secrétaire d'Etat à la solidarité, Valérie Létard, de "progressistes proches d'Eric Besson", du président du groupe Nouveau Centre à l'Assemblée nationale, François Sauvadet, et du raffarinien Dominique Bussereau a été présentée comme le signe du pouvoir d'attraction du Parti radical.

"L'ouverture, c'est notre rôle, notre fonction", se félicite Laurent Hénart, le secrétaire général, qui verrait dans le ralliement des radicaux de gauche une "logique familiale".

"La drague du PRG est une gesticulation, un habillage, elle permet à Borloo de se donner une image et un rôle dans la stratégie d'ouverture de Sarkozy. Ce que veut Borloo, c'est débaucher à terme des personnalités, comme Nicolas Hulot ou Bernard Tapie", rectifie un proche du chef de l'Etat.

Jean-Louis Borloo se garde bien pourtant de prendre ses distances à l'égard de Nicolas Sarkozy. La tonalité très à droite de la campagne présidentielle ? "Il était nécessaire de remettre le clocher au centre du village", esquive M. Borloo.

"Aujourd'hui, après avoir douté si longtemps de sa victoire et avoir été mal à l'aise face à la dérive droitière de la campagne, Jean-Louis est plein d'admiration pour Sarkozy…", décrypte André Rossinot. Le "Marsupilami" n'est donc pas près de mordre.

Christophe Jakubyszyn

Rédigé par stephane fradet le Mercredi 26 Septembre 2007 à 14:35 | Permalien | Commentaires (0)


Université d'été : le Parti Radical veut faire bouger les lignes politiques Politique

Lundi 24 Septembre 2007
Université d'été : le Parti Radical veut faire bouger les lignes politiques
NANCY, 16 sept 2007 (AFP) - Le Parti radical, associé à l'UMP, a confirmé ce week-end, lors de son Université d'été à Nancy, sa volonté de rassembler la famille radicale pour élargir la majorité présidentielle.
"Cette famille si soudée sur des valeurs historiques, 35 ans après (la rupture en 1972, ndlr), serait la seule qui ne se réunirait pas?", a lancé à la tribune dimanche le co-président du Parti radical, le ministre Jean-Louis Borloo.

Parallèlement à ces travaux en Lorraine, le PRG tenait son université d'été à Ramatuelle (Var). Son président Jean-Michel Baylet a rappelé que la ligne de son parti est "l'indépendance à gauche", tout en jugeant qu'un dialogue avec les valoisiens permettrait de "desceller l'alliance un peu étouffante" avec le PS.
"Il faut enraciner plus profondément, dans la loyauté au message présidentiel", cette "union et cette communauté de valeurs (radicales)", a lancé M. Borloo à Nancy. "Rien ne justifie aujourd'hui que nous ne travaillions pas ensemble pour aider à faire bouger la France".

La refondation de la famille radicale, "c'est le dépassement des clivages et des affrontements archaïques" qui "nous empêchent d'avancer", a assuré André Rossinot, autre co-président et maire de Nancy, aux quelque 600 délégués réunis dans sa ville depuis vendredi.

Au cours d'une table ronde sur les "nouvelles frontières radicales", plusieurs voix (délégués du Rhône, du Lot et de Bretagne) avaient exprimé samedi leur opposition au rapprochement avec les "frères ennemis" du PRG que "nous combattons sur le terrain".

A la volonté d'ancrage à droite du parti de la place de Valois, fortement affirmée par certains valoisiens, Jean-Louis Borloo a répondu que l'ouverture mise en oeuvre par Nicolas Sarkozy était "une démarche indispensable à notre pays". "Le président l'a souhaitée et elle est nécessaire pour réussir".

Le Parti radical est le "seul capable de faire bouger les lignes des partis en réconciliant le centre-gauche et le centre-droit", a renchéri Arnaud Murgia, co-président des jeunes valoisiens.

Le score de François Bayrou à la présidentielle (18,57%) "a été une surprise", et la logique de cette "formidable ébullition au centre", "c'est l'ouverture par les radicaux" de gauche et de droite, a martelé le député de Meurthe-et-Moselle Laurent Hénart.

Le secrétaire général délégué de l'UMP, Patrick Devedjian, invité de cette dernière journée, a conforté cette volonté d'ouverture en appelant les valoisiens à "faire les premiers pas" sur le chemin de la réconciliation.
Le souhait de l'UMP, a-t-il dit, "c'est que vous puissiez repousser encore plus loin les frontières de votre mouvement".

"Nous ne souhaitons pas des ralliés, nous voulons des alliés", a-t-il poursuivi, "mais gardez votre différence, gardez votre sensibilité, l'émergence d'un pôle de gauche dans la majorité est une bonne chose pour la gauche et pour la majorité".

Le PRG est prêt à "ouvrir des débats sur les idées" avec les valoisiens, a répondu, en marge du rassemblement, la secrétaire nationale du PRG, Elisabeth Boyer, qui conduisait une délégation de son parti à Nancy.

Elle a été plus évasive sur les modalités du rapprochement: "nous sommes dans les idées, on ne s'occupe pas des structures".

Rédigé par stephane fradet le Lundi 24 Septembre 2007 à 11:53 | Permalien | Commentaires (0)


Décès de l'ancien Premier ministre Raymond Barre Politique

Dimanche 26 Août 2007
Décès de l'ancien Premier ministre Raymond Barre
Âgé de 83 ans, le député centriste, qui s'était retiré de la vie politique en 2002, était hospitalisé depuis le mois d'avril pour des problèmes cardiaques

L'ancien Premier ministre centriste français Raymond Barre (1976-1981), 83 ans, est décédé samedi à l'hôpital du Val de Grâce à Paris, où il était hospitalisé depuis avril dernier pour des problèmes cardiaques, a-t-on appris de source familiale.

L'ancien Premier ministre et ancien maire de Lyon avait été hospitalisé à Monaco à la suite d'un malaise survenu dans sa maison de Saint-Jean-Cap-Ferrat (Alpes-Maritimes/sud), avant d'être transféré par hélicoptère le 11 avril vers l'hôpital militaire parisien du Val-de-Grâce et admis au service de cardiologie. A une insuffisance rénale, dont souffrait l'ancien Premier ministre depuis des années, se sont ajoutés des problèmes cardiaques, avaient indiqué ses proches.

Le président Nicolas Sarkozy a rappelé les "convictions européennes" de l'ancien Premier ministre qu'il a qualifié d'"esprit libre et indépendant" et de "personnage à part dans le personnel politique français". "Représentant éminent de l'école française de science économique, il eut la volonté de mettre son savoir au service de la cité, toujours fidèle, dans son engagement, à ses convictions européennes, libérales et sociales".

L'ancien président Valéry Giscard d'Estaing a de son coté déclaré que "la France vient de perdre un de ses meilleurs serviteurs". "Son action s'inscrivait dans la grande ligne de ceux qui depuis Colbert (ministre de Louis XIV) ont construit la prospérité de notre pays". "Raymond Barre était un homme d'Etat qui ne poursuivait aucun objectif personnel mais qui cherchait à assurer par une compétence exceptionnelle et un travail acharné le bien être de notre pays", a ajouté l'ancien président.

Né le 12 avril 1924 à Saint-Denis (Réunion), économiste, Raymond Barre avait été Premier ministre du président Valéry Giscard d'Estaing de 1976 à 1981. Il a été aussi maire de Lyon (centre) pendant six ans, de 1995 à 2001, député centriste du Rhône à partir de 1978, réélu sans discontinuer et candidat malheureux à l'Elysée en 1988, où avec 16,53% au premier tour il avait été devancé par François Mitterrand et Jacques Chirac. Il s'était retiré de la vie politique active en juin 2002.

Professeur émérite des universités, cet européen convaincu a été vice-président de la Commission européenne de Bruxelles, chargé des affaires économiques et financières de 1967 à 1973. Professeur agrégé de droit et de sciences économiques à Sciences Po, Raymond Barre avait fait ses premiers pas en politique en 1959 comme chef de cabinet de Jean-Marcel Jeanneney, ministre de l'Industrie et du Commerce du général de Gaulle. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont un manuel d'"Economie politique" (1955 et actualisé en 1988), utilisé par des générations d'étudiants. Marié à Eva Hegedüs, d'origine hongroise, il a eu deux fils, Olivier et Nicolas.

Rédigé par stephane fradet le Dimanche 26 Août 2007 à 14:57 | Permalien | Commentaires (0)


JDD: Les radicaux vers la réunification? Politique

Dimanche 26 Août 2007
JDD: Les radicaux vers la réunification?
Jean-Louis Borloo, le ministre d'Etat et président du parti radical valoisien, a affirmé qu'il travaillait à "un chemin de réconciliation", avec le président des radicaux de gauche (PRG), Jean-Michel Baylet. Une initiative qui selon les Valoisiens pourraient aller jusqu'à la réunification de la famille radicale française, même si le président du PRG, s'en défend.

L'air de rien, Jean-Louis Borloo a relancé un pavé dans une mare déjà éclaboussée ce jeudi matin. Au micro de RTL, le ministre de l'Environnement a dit préparer avec le président du PRG, Jean-Michel Baylet, "un chemin de la réconciliation". Avec une idée fixe: "faire bouger les lignes". Pour cela, chaque président présentera son projet lors des universités d'été respectives de leurs partis qui se tiennent - hasard ou coïncidence - le même week-end du 15 septembre. L'idée, vieux serpent de mer du paysage politique français, pourrait cette fois voir le jour, à long terme. Divisée en 1972 sur une ligne de fracture liée à l'adhésion au programme de François Mitterrand ou non, les radicaux français sont désormais fortement marqués sur l'échiquier politique. Les uns, Valoisiens, rattachés à l'UMP, les autres, du PRG, liés au PS. Les deux avec des accords d'alliances pour les élections.

"On verra si ça aboutit", commentait Jean-Louis Borloo, sans certitude affichée. C'est que si l'idée d'un rapprochement a fait du chemin parmi les présidents radicaux, les cadres et la base ne sont peut être pas prêts à l'envisager. Surtout au PRG. En mai dernier après l'élection de Nicolas Sarkozy, le sénateur Jean-Michel Baylet avait en effet déjà évoqué la possibilité de réunir les deux courants des radicaux, parlant même de créer un grand parti radical avec Jean-Louis Borloo. Des propos qui avaient provoqué un tollé à gauche, et même au PRG qui, pris de court, avait demandé à leur président de clarifier le positionnement à gauche de leur parti. Lequel avait fait machine arrière. Mais voilà que l'été finissant, l'idée ressurgit. Joint au téléphone jeudi matin, Bernard Castagnède, porte-parole du PRG, disait visiblement gêné aux entournures, "être un peu déconnecté des instances du parti et ne pas être au courant" du "chemin" pris par son patron.

Rossinot: "L'objectif reste la réunification des radicaux de France"

Un chemin "pavés de bonnes intentions", plaisante à moitié André Rossinot, porte-parole du Parti radical valoisien. "On n'est pas dans une démarche d'ouverture en terme de personne. On est sur une base de dialogue entre deux formations politiques, explique-t-il. Trente-cinq ans après, le paysage politique a changé. Dans un monde où tout change, nous n'avons pas vocation à rester sur des bases du passé." Et de préciser que cette amorce de dialogue passe par l'identification de thèmes supposés de convergences, tels que l'Europe, le social ou les institutions.

"Nous avons beaucoup de choses en commun", insiste t-il. Les modalités de ce "chemin" tortueux devraient être étudiées lors des universités d'été des deux partis, qui recevront chacune une délégation de leur cousin politique. Et de lâcher: "Si les points de convergences sont assez nombreux, l'objectif reste la réunification des radicaux de France. Qu'il pense envisageable courant 2008. Un objectif que n'assume pas du tout Jean-Michel Baylet - du moins officiellement - certainement échaudé par son expérience de mai dernier. "Il n'en est pas question", affirme-t-il fortement.

Relation majorité-opposition

Lors d'un entretien téléphonique, le patron de la Dépêche du midi expliquait: "Pour se réconcilier, il faudrait qu'on soit fâché. Or ce n'est pas le cas. Nous sommes séparés. Les choses sont claires. Nous sommes à gauche, ils sont à droite". Ainsi, le président du PRG continuait son raisonnement: "La politique n'est pas la guerre civile. Nous avons une histoire commune". Il confirme bien l'existence future de groupes de discussions sur certains sujets pour trouver des points de convergences. Mais selon ses dires, ce dialogue entamé avec le parti de Borloo ne serait rien d'autre qu'un échange nécessaire entre la majorité et l'opposition. "Il faut que les relations majorité-opposition se fassent ainsi, au grand jour. Et non que ce soit des tractations dans les couloirs", se félicitait-il.

Alors simple dialogue démocratique ou début de réunification ? Toujours est-il que l'initiative n'a pas déclenché d'admonestations de la gauche en général et du PRG en particulier. Un silence dû à la fin de l'été ? Les deux partis semblent cette fois là d'accord sur cette annonce reçue en douceur. Pour Jean-Michel Baylet, le moment est mieux choisi pour cette sortie: "La période est moins tendue électoralement. En mai, on était sur des charbons ardents, entre la présidentielle et les législatives. Là, c'est plus propice à la discussion sereine. L'ouverture est passé par là. Il y a moins de manichéisme dans le monde politique. Tout le monde a envie de travailler avec tout le monde", estime quant à lui André Rossinot. Tout en reconnaissant que "le chemin est difficile". A l'image d'un parcours de combattant.

Rédigé par stephane fradet le Dimanche 26 Août 2007 à 14:49 | Permalien | Commentaires (0)


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