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Le déploiement de la force internationale au Liban International

Samedi 19 Août 2006
Le déploiement de la force internationale au Liban
Une réunion d’experts de l’ONU et de représentants des 49 pays prêts à participer à la Finul élargie, prévue par la résolution 1701 du Conseil de sécurité, s’est tenue à New York le 17 août.
Alors que la France assure le commandement de cette force, le Président de la République a rappelé que l’engagement de toute la communauté internationale était nécessaire.

L’organisation de la Finul renforcée
Cette réunion, présidée par le secrétaire général adjoint de l’Organisation mondiale, Mark Malloch Brown, visait à "éclaircir les termes d’engagement de la Finul renforcée prévue par la résolution 1701 du Conseil de sécurité, et en définir clairement les implications légales".

La résolution 1701 votée le 11 août prévoit le déploiement au Liban sud d’une Finul renforcée (Force intérimaire des Nations unies au Liban) de 15 000 hommes afin de soutenir les soldats de l’armée libanaise et les 2 000 Caques bleus déjà présents.

L’ONU déclare que la Finul devra être "une force musclée et bien équipée, mais non offensive". Elle doit aider au maintien de la paix, et doit s’accompagner d’une solution politique à long terme. La Finul a pour mission de garantir, en collaboration avec les troupes libanaises, le respect du cessez-le-feu dans la zone allant du fleuve Litani à la frontière avec Israël.

La composition de cette force internationale doit être la plus large possible. En effet, seule une Finul multilatérale sera légitime dans cette opération. "La répartition des contingents doit refléter l’engagement de toute la communauté internationale" a déclaré le Président de la République, lors d’un entretien téléphonique avec Kofi Annan le 17 août. "Il est indispensable que les contributions viennent d’un très grand nombre de pays. Des pays européens, certes, (...) mais également des pays musulmans", selon la ministre de la Défense.

L’engagement de la France
Interrogée sur RTL le 18 août, Michèle Alliot-Marie a rappelé l’engagement de la France tant au niveau diplomatique qu’humanitaire dans cette crise libanaise. "Dans le domaine humanitaire nous avons aussi été en première ligne en évacuant un très grand nombre, non seulement de Français, mais également de ressortissants d’autres pays". La mise à disposition de quatre navires, de deux avions gros porteurs, de huit hélicoptères a également permis le ravitaillement des Libanais ainsi que des hommes de la Finul présents sur place.

La France assure actuellement le commandement de la Finul. "Nous allons continuer d’assurer ce commandement, nous sommes prêts à le faire jusqu’au mois de février prochain, y compris pour la Finul élargie", a annoncé la ministre de la Défense.

La France a annoncé l’envoi de 200 soldats supplémentaires au sud Liban, mais les conditions de ce mandat doivent encore être précisées pour assurer le bon déroulement de la mission. Selon la ministre de la Défense, les missions doivent être "extrêmement précises", et "il faut également que nous sachions quels sont les moyens matériels et les moyens juridiques qui leur sont donnés".

La France s’est également engagée à maintenir la présence des 1 700 hommes de l’opération Baliste en soutien à la Finul. La surveillance maritime sera assurée, ainsi que les opérations humanitaires. Ces hommes n’ont cependant pas vocation à être placés sous le commandement de l’ONU, mais seulement d’aider la Finul renforcée.

Rédigé par stephane fradet le Samedi 19 Août 2006 à 13:42 | Permalien | Commentaires (0)