Bienvenue sur le blog des jeunes radicaux d'Indre et Loire
stephane fradet
Responsable des Jeunes Radicaux d'Indre et Loire
Porte-parole des Jeunes Radicaux
jeunes.radicaux.37@neuf.fr
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Les rendez-vous de l'histoire - samedi 11 octobre
Europe
Lundi 06 Octobre 2008
Les radicaux et l'Europe - Débat proposé par le Parti Radical de Gauche
Depuis le débat sur la communauté européenne de défense avec Pierre Mendès-France, la signature du traité de Rome par Maurice Faure jusqu'à aujourd'hui, l'histoire des radicaux est intimement liée à celle de la construction européenne. Les radicaux, que l'actualité récente a remis sur le devant de scène politique, ont un rapport original et passionné à l'Europe. Débat précédé par un film d'archives.
Intervenants : JOËLLE DUSSEAU, inspectrice générale de l'Education nationale, FREDERIC FOGACCI, historiens et des représentants du parti radical de gauche et du parti radical (dit « valoisien »), BERNARD LACHAISE, JACQUES PUYAUBERT, JEAN FRANCOIS HORY, Parti radical de gauche, SERGE LEPELTIER, Parti radical et Hervé MESNAGER.
De 11h à 12h30 - Amphi rouge, campus de la CCI.
www.rdv-histoire.com
Depuis le débat sur la communauté européenne de défense avec Pierre Mendès-France, la signature du traité de Rome par Maurice Faure jusqu'à aujourd'hui, l'histoire des radicaux est intimement liée à celle de la construction européenne. Les radicaux, que l'actualité récente a remis sur le devant de scène politique, ont un rapport original et passionné à l'Europe. Débat précédé par un film d'archives.
Intervenants : JOËLLE DUSSEAU, inspectrice générale de l'Education nationale, FREDERIC FOGACCI, historiens et des représentants du parti radical de gauche et du parti radical (dit « valoisien »), BERNARD LACHAISE, JACQUES PUYAUBERT, JEAN FRANCOIS HORY, Parti radical de gauche, SERGE LEPELTIER, Parti radical et Hervé MESNAGER.
De 11h à 12h30 - Amphi rouge, campus de la CCI.
www.rdv-histoire.com
Bronislaw Geremek, la mort d'un grand européen
Europe
Mardi 15 Juillet 2008
L'intellectuel et eurodéputé polonais Bronislaw Geremek, figure du syndicat anticommuniste Solidarnosc dans les années 1980, a trouvé la mort dimanche dans un accident de voiture en Pologne. Historien de formation, ancien conseiller de Lech Walesa, ancien ministre des Affaires étrangères, il était âgé de 76 ans. Francophone et francophile, il a contribué par son action à faire tomber le rideau de fer et à réunifier l'Europe.
Il était extraordinairement brillant et, en même temps, très simple. Capable d'écouter avec chaleur et patience n'importe qui lui parler de ce qu'il connaissait mieux que personne. Et tellement compétent qu'il rendait accessibles à tous les méandres les plus complexes de l'histoire et de la politique.
Les yeux bleus pétillants, la voix caverneuse, la pipe entre les dents, la veste en tweed, Bronislaw Geremek était un habitué des conférences, des colloques et des émissions télévisées. On se le disputait parce qu'il était l'intellectuel européen par excellence, un grand humaniste, un de ces personnages hors du commun qui, depuis Montesquieu, jalonnent l'histoire de notre continent.
À la fois homme d'esprit et homme d'action, érudit et engagé, il a traversé son époque aux avant-postes du combat pour les libertés, d'abord en héros de l'épopée de Solidarnosc en Pologne, puis en bâtisseur de notre nouvelle Europe.
Né le 6 mars 1932, l'enfant grandit dans le ghetto de Varsovie. Fils de rabbin, il parvient à s'échapper en 1943 avec sa mère, tandis que son père meurt à Auschwitz. De retour à Varsovie, il étudie l'histoire et se spécialise dans celle du Moyen Âge, moins soumise au dogmatisme marxiste.
Plusieurs fois, des bourses du gouvernement français lui permettent de se rendre à Paris, où il devient parfaitement francophone et durablement francophile. L'historien se passionne pour les travaux de l'école des Annales, côtoie Fernand Braudel, Jacques Le Goff et Georges Duby, et devient l'un des spécialistes mondiaux de l'exclusion et de la marginalité dans la France médiévale.
En 1950, il adhère au Parti communiste polonais (Poup). Il le quittera dix-huit ans plus tard, après une purge antisémite conduite par les dirigeants du Parti, en mars 1968, et après l'écrasement, en août, du Printemps de Prague par l'Armée rouge, à laquelle est intégrée un détachement polonais. Il se rapproche alors des mouvements de défense des ouvriers.
En août 1980, le professeur Geremek arrive à Gdansk en compagnie d'un autre intellectuel éminent, Tadeusz Mazowiecki, afin de sceller l'alliance entre l'opposition universitaire et le monde ouvrier. C'est la grande grève des chantiers navals. Les deux hommes vont se retrouver aux côtés du petit électricien Lech Walesa, propulsé à la tête de Solidarnosc. Ils seront ses principaux conseillers politiques.
Bronislaw Geremek subit à partir ce moment-là les tracasseries de la police secrète. En 1983, il fait deux mois de prison préventive. Il est chassé de son université et accusé d'espionnage au profit des États-Unis, puis d'appartenance à une organisation illégale, Solidarnosc. Le syndicat se méfie de lui : la fronde anti-intellectuels l'empêche d'être élu membre à part entière de la direction.
Cet ostracisme ne l'empêche pas de jouer, dans l'ombre, un rôle de premier plan. Pendant les seize mois de l'existence du syndicat, il exerce une influence modératrice. Malgré cela, il est honni par le régime, qui voit en lui l'image même de l'intellectuel militant anticommuniste à la solde des États-Unis.
Après le coup de force du 13 décembre 1981 et la déclaration de l'état de guerre par le général Jaruzelski, Geremek est placé en camp d'internement. Simultanément, il fait l'objet d'attaques particulièrement odieuses de la part de Radio Varsovie. Il est présenté comme un «juif chauviniste» ayant des liens avec la «franc-maçonnerie internationale» et dépeint sous les traits d'un imposteur à l'apparence savante mais qui ne serait qu'un «spécialiste des sujets scabreux comme la prostitution» au Moyen Âge .
Interné pendant un an, puis de nouveau emprisonné pendant trois mois en 1983, il est démis pour « antisoviétisme» de son poste d'enseignant à l'Institut d'histoire de l'Académie des sciences de Varsovie.
En 1989, lors de négociation de la Table ronde entre le gouvernement et Solidarnosc, il est l'un des principaux médiateurs. Sa connaissance du Parti, qu'il a fréquenté de l'intérieur pendant dix-huit ans, lui est précieuse pour piloter un processus sans précédent aux conséquences historiques considérables.
Menées sous la menace d'une intervention de Moscou, les discussions finissent en effet par aboutir à la chute du régime communiste polonais, entraînant l'ensemble des satellites de l'Union soviétique dans un engrenage qui a pris de court les dirigeants de Solidarnosc, comme d'ailleurs la plupart des observateurs européens.
Lors des premières élections «semi-démocratiques» de juin 1989, Bronislaw Geremek entre à la Diète. Il préside le groupe parlementaire de Solidarité, la commission de réforme de la Constitution et la commission des Affaires étrangères du Parlement. Commence alors une carrière de parlementaire qu'il poursuivra, à partir de 2004 et jusqu'à sa mort, à Strasbourg et à Bruxelles.
La Pologne est entrée, cette année-là, dans l'Union européenne. Bronislaw Geremek a été l'un des grands architectes de cet ancrage européen de son pays puisqu'il a été ministre des Affaires étrangères de 1997 à 2000 et qu'il a notamment eu à négocier l'adhésion de la Pologne à l'Otan.
Avec l'humour d'un vieux sage, il maniait la dérision pour relativiser les difficultés de la construction européenne : «Lorsque j'étudie une directive européenne, disait-il, je mets une cantate de Bach, et c'est déjà beaucoup mieux.»
Apôtre de la réconciliation germano-polonaise, partisan d'une entente avec la Russie, européen convaincu, Bronislaw Geremek était avant tout un patriote polonais, acteur majeur du combat de son pays pour la liberté.
La nécessité d'une Europe politique était pour lui tellement évidente que la crise institutionnelle ouverte par l'échec de la Constitution lui inspirait cette réflexion : «Après avoir fait l'Europe, nous devons faire maintenant les Européens. Sinon, nous risquons de la perdre» (1).
(1) «L'Europe en crise». Préface de l'ouvrage «Visions d'Europe», paru chez Odile Jacob en septembre 2007.
Il était extraordinairement brillant et, en même temps, très simple. Capable d'écouter avec chaleur et patience n'importe qui lui parler de ce qu'il connaissait mieux que personne. Et tellement compétent qu'il rendait accessibles à tous les méandres les plus complexes de l'histoire et de la politique.
Les yeux bleus pétillants, la voix caverneuse, la pipe entre les dents, la veste en tweed, Bronislaw Geremek était un habitué des conférences, des colloques et des émissions télévisées. On se le disputait parce qu'il était l'intellectuel européen par excellence, un grand humaniste, un de ces personnages hors du commun qui, depuis Montesquieu, jalonnent l'histoire de notre continent.
À la fois homme d'esprit et homme d'action, érudit et engagé, il a traversé son époque aux avant-postes du combat pour les libertés, d'abord en héros de l'épopée de Solidarnosc en Pologne, puis en bâtisseur de notre nouvelle Europe.
Né le 6 mars 1932, l'enfant grandit dans le ghetto de Varsovie. Fils de rabbin, il parvient à s'échapper en 1943 avec sa mère, tandis que son père meurt à Auschwitz. De retour à Varsovie, il étudie l'histoire et se spécialise dans celle du Moyen Âge, moins soumise au dogmatisme marxiste.
Plusieurs fois, des bourses du gouvernement français lui permettent de se rendre à Paris, où il devient parfaitement francophone et durablement francophile. L'historien se passionne pour les travaux de l'école des Annales, côtoie Fernand Braudel, Jacques Le Goff et Georges Duby, et devient l'un des spécialistes mondiaux de l'exclusion et de la marginalité dans la France médiévale.
En 1950, il adhère au Parti communiste polonais (Poup). Il le quittera dix-huit ans plus tard, après une purge antisémite conduite par les dirigeants du Parti, en mars 1968, et après l'écrasement, en août, du Printemps de Prague par l'Armée rouge, à laquelle est intégrée un détachement polonais. Il se rapproche alors des mouvements de défense des ouvriers.
En août 1980, le professeur Geremek arrive à Gdansk en compagnie d'un autre intellectuel éminent, Tadeusz Mazowiecki, afin de sceller l'alliance entre l'opposition universitaire et le monde ouvrier. C'est la grande grève des chantiers navals. Les deux hommes vont se retrouver aux côtés du petit électricien Lech Walesa, propulsé à la tête de Solidarnosc. Ils seront ses principaux conseillers politiques.
Bronislaw Geremek subit à partir ce moment-là les tracasseries de la police secrète. En 1983, il fait deux mois de prison préventive. Il est chassé de son université et accusé d'espionnage au profit des États-Unis, puis d'appartenance à une organisation illégale, Solidarnosc. Le syndicat se méfie de lui : la fronde anti-intellectuels l'empêche d'être élu membre à part entière de la direction.
Cet ostracisme ne l'empêche pas de jouer, dans l'ombre, un rôle de premier plan. Pendant les seize mois de l'existence du syndicat, il exerce une influence modératrice. Malgré cela, il est honni par le régime, qui voit en lui l'image même de l'intellectuel militant anticommuniste à la solde des États-Unis.
Après le coup de force du 13 décembre 1981 et la déclaration de l'état de guerre par le général Jaruzelski, Geremek est placé en camp d'internement. Simultanément, il fait l'objet d'attaques particulièrement odieuses de la part de Radio Varsovie. Il est présenté comme un «juif chauviniste» ayant des liens avec la «franc-maçonnerie internationale» et dépeint sous les traits d'un imposteur à l'apparence savante mais qui ne serait qu'un «spécialiste des sujets scabreux comme la prostitution» au Moyen Âge .
Interné pendant un an, puis de nouveau emprisonné pendant trois mois en 1983, il est démis pour « antisoviétisme» de son poste d'enseignant à l'Institut d'histoire de l'Académie des sciences de Varsovie.
En 1989, lors de négociation de la Table ronde entre le gouvernement et Solidarnosc, il est l'un des principaux médiateurs. Sa connaissance du Parti, qu'il a fréquenté de l'intérieur pendant dix-huit ans, lui est précieuse pour piloter un processus sans précédent aux conséquences historiques considérables.
Menées sous la menace d'une intervention de Moscou, les discussions finissent en effet par aboutir à la chute du régime communiste polonais, entraînant l'ensemble des satellites de l'Union soviétique dans un engrenage qui a pris de court les dirigeants de Solidarnosc, comme d'ailleurs la plupart des observateurs européens.
Lors des premières élections «semi-démocratiques» de juin 1989, Bronislaw Geremek entre à la Diète. Il préside le groupe parlementaire de Solidarité, la commission de réforme de la Constitution et la commission des Affaires étrangères du Parlement. Commence alors une carrière de parlementaire qu'il poursuivra, à partir de 2004 et jusqu'à sa mort, à Strasbourg et à Bruxelles.
La Pologne est entrée, cette année-là, dans l'Union européenne. Bronislaw Geremek a été l'un des grands architectes de cet ancrage européen de son pays puisqu'il a été ministre des Affaires étrangères de 1997 à 2000 et qu'il a notamment eu à négocier l'adhésion de la Pologne à l'Otan.
Avec l'humour d'un vieux sage, il maniait la dérision pour relativiser les difficultés de la construction européenne : «Lorsque j'étudie une directive européenne, disait-il, je mets une cantate de Bach, et c'est déjà beaucoup mieux.»
Apôtre de la réconciliation germano-polonaise, partisan d'une entente avec la Russie, européen convaincu, Bronislaw Geremek était avant tout un patriote polonais, acteur majeur du combat de son pays pour la liberté.
La nécessité d'une Europe politique était pour lui tellement évidente que la crise institutionnelle ouverte par l'échec de la Constitution lui inspirait cette réflexion : «Après avoir fait l'Europe, nous devons faire maintenant les Européens. Sinon, nous risquons de la perdre» (1).
(1) «L'Europe en crise». Préface de l'ouvrage «Visions d'Europe», paru chez Odile Jacob en septembre 2007.
Campagne du LYMEC contre la PAC
Europe
Vendredi 04 Janvier 2008
Les Jeunes Libéraux Européens (LYMEC) viennent de lancer une campagne contre la Politique Agricole Commune (PAC) européenne: "CAP is CRAP: EU Budget needs new priorities"
Est-il normal qu'en 2007, 40% du budget de l'Unon européenne continue d'être payé aux agriculteurs alors que ce secteur ne représente que quelques maigres pourcents du PIB européen ? Est-ce la priorité d'aujourd'hui ? L'UE ne ferait-elle pas mieux d'investir dans l'énergie, les transports, l'environnement, la recherche... ?
Est-il normal qu'environ 1% du budget européen soit dépensé en subsides aux producteurs européens de tabac ? Est-il normal qu'une vache gagne en moyenne environ 2 euros par jour de l'UE alors que la moitié de la population humaine gagne moins de 2 euros par jour pour survivre ?
Ce sont quelques questions que cherche à soulever cette campagne, que j'ai contribué à développer, avec l'aide de Slaven Klobucar pour le design. Un tract et des affiches couleurs sont en cours de finalisation et devraient être imprimées début 2008.
Communiqué du LYMEC
Est-il normal qu'en 2007, 40% du budget de l'Unon européenne continue d'être payé aux agriculteurs alors que ce secteur ne représente que quelques maigres pourcents du PIB européen ? Est-ce la priorité d'aujourd'hui ? L'UE ne ferait-elle pas mieux d'investir dans l'énergie, les transports, l'environnement, la recherche... ?
Est-il normal qu'environ 1% du budget européen soit dépensé en subsides aux producteurs européens de tabac ? Est-il normal qu'une vache gagne en moyenne environ 2 euros par jour de l'UE alors que la moitié de la population humaine gagne moins de 2 euros par jour pour survivre ?
Ce sont quelques questions que cherche à soulever cette campagne, que j'ai contribué à développer, avec l'aide de Slaven Klobucar pour le design. Un tract et des affiches couleurs sont en cours de finalisation et devraient être imprimées début 2008.
Communiqué du LYMEC
Traité simplifié européen : les Vingt-Sept parviennent à un accord
Europe
Lundi 02 Juillet 2007
L’accord conclu dans la nuit du 23 juin entre les Etats membres de l’UE, réunis en sommet à Bruxelles, prévoit l’ouverture d’une Conférence intergouvernementale cet été, qui devra finaliser la rédaction d’un nouveau traité réformateur d’ici à la fin 2007.
Ces dernières semaines, le ministre des Affaires européennes, Bernard Kouchner, et son secrétaire d’Etat, Jean-Pierre Jouyet, avaient multiplié les contacts avec les diplomaties des 26 autres États membres de l’UE, en vue du Conseil européen, afin de défendre le projet français de traité simplifié.
Parmi les points forts de ce nouveau texte :
La création d’une présidence stable de l’Union européenne : celle-ci remplacera les présidences tournantes actuelles. Ce président, élu pour une durée renouvelable de deux ans et demi, préparera et animera les sommets européens et représentera l’UE sur la scène internationale.
L’extension des domaines du vote à la majorité qualifiée à la coopération judiciaire en matière pénale et à la coopération policière.
La mise en place d’un "haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité". Ce poste regroupera les fonctions de l’actuel haut représentant pour la Politique étrangère et de sécurité commune (Pesc) et du commissaire européen aux Relations extérieures, donnant pour la première fois à la diplomatie européenne un visage unique.
La règle de vote à la double majorité - qui stipule qu’une décision doit être prise par 55 % des Etats membres et 65 % de la population - entrera progressivement en application à partir de 2014. En outre, en cas de litige, les pays pourront se référer jusqu’en 2017 au traité de Nice et exiger le report d’une décision.
La valeur contraignante de la Charte des droits fondamentaux est reconnue, sauf pour le Royaume-Uni. Elle sera mentionnée dans le texte sans pour autant y être intégrée.
Le nouveau traité devra être ratifié par tous les pays membres pour entrer en vigueur en 2009.
Ces dernières semaines, le ministre des Affaires européennes, Bernard Kouchner, et son secrétaire d’Etat, Jean-Pierre Jouyet, avaient multiplié les contacts avec les diplomaties des 26 autres États membres de l’UE, en vue du Conseil européen, afin de défendre le projet français de traité simplifié.
Parmi les points forts de ce nouveau texte :
La création d’une présidence stable de l’Union européenne : celle-ci remplacera les présidences tournantes actuelles. Ce président, élu pour une durée renouvelable de deux ans et demi, préparera et animera les sommets européens et représentera l’UE sur la scène internationale.
L’extension des domaines du vote à la majorité qualifiée à la coopération judiciaire en matière pénale et à la coopération policière.
La mise en place d’un "haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité". Ce poste regroupera les fonctions de l’actuel haut représentant pour la Politique étrangère et de sécurité commune (Pesc) et du commissaire européen aux Relations extérieures, donnant pour la première fois à la diplomatie européenne un visage unique.
La règle de vote à la double majorité - qui stipule qu’une décision doit être prise par 55 % des Etats membres et 65 % de la population - entrera progressivement en application à partir de 2014. En outre, en cas de litige, les pays pourront se référer jusqu’en 2017 au traité de Nice et exiger le report d’une décision.
La valeur contraignante de la Charte des droits fondamentaux est reconnue, sauf pour le Royaume-Uni. Elle sera mentionnée dans le texte sans pour autant y être intégrée.
Le nouveau traité devra être ratifié par tous les pays membres pour entrer en vigueur en 2009.
Et si on parlait d'Europe
Europe
Vendredi 04 Mai 2007
Le 21 juin prochain, le nouveau chef de l'Etat participera à l'un des Conseils européens les plus importants de l'histoire de l'Union européenne : la Présidence allemande fait le maximum pour dégager une solution à la crise ouverte, en 2005, par le rejet en France et aux Pays-Bas du traité constitutionnel. Le referendum a laissé entiers les grands problèmes pendants. Pour jouer son rôle dans le monde et vis-à-vis de ses membres, l'UE a incontestablement besoin d'institutions plus efficaces et plus démocratiques.
En élisant le Président de la République, nous ne choisissons donc pas seulement une autorité française. Le 6 mai, nous désignerons aussi la personne qui, solidairement avec les gouvernants des autres Etats membres et le Président de la Commission européenne, décidera du sort d'un projet unique qui se construit depuis plus de cinquante ans, dans lequel la France a eu un rôle central, bénéfique pour tous. Rarement, l'enjeu européen d'une élection aura été plus grand. Aujourd'hui, seul Nicolas Sarkozy propose un projet concret pour l'Europe en prônant l'adoption, avant la fin 2008, d'un "mini-traité" européen reprenant l'essentiel du projet de Constitution rejeté par les Français et les Néerlandais.
Nicolas Sarkozy propose un texte qui doterait l'Europe, dès 2009, "de règles de fonctionnement efficaces", avant la réunion d'une "convention" qui élaborerait un nouveau "traité fondamental". L'une des priorités du "mini-traité" serait de "changer la règle de l'unanimité" parce que "la seule façon de sauver l'Europe politique, c'est de faire sauter ce verrou", a déclaré le ministre de l'Intérieur dans un discours à Bruxelles. Nicolas Sarkozy suggère "la création d'un mécanisme de majorité super-qualifiée qui exigera 70 ou 80% des votes pour qu'une décision soit adoptée", notamment dans le domaine de "la fiscalité".
Ce mini-traité, qui permettrait selon lui de sortir de la "crise sourde, profonde" que connaît l'UE, doterait l'Union européenne d'une "présidence stable", au lieu de la présidence tournante actuelle, et d'un "ministre des Affaires étrangères".
Nicolas Sarkozy réclame par ailleurs une "réforme ambitieuse" du financement de l'UE, avec des dépenses financées "par des ressources européennes et non plus par les budgets nationaux. Ce sera l'un des dossiers importants de la présidence française" (2008), a-t-il promis.
Pour préparer ce "traité fondamental", Nicolas Sarkozy imagine un "grand débat démocratique" après les élections européennes de 2009", sous la forme d'une "grande Convention dont les membres seraient désignés après un vrai débat devant les parlements nationaux (avec) un mandat très large" pour "nous mettre en situation de rétablir la capacité de décision" de l'UE.
En élisant le Président de la République, nous ne choisissons donc pas seulement une autorité française. Le 6 mai, nous désignerons aussi la personne qui, solidairement avec les gouvernants des autres Etats membres et le Président de la Commission européenne, décidera du sort d'un projet unique qui se construit depuis plus de cinquante ans, dans lequel la France a eu un rôle central, bénéfique pour tous. Rarement, l'enjeu européen d'une élection aura été plus grand. Aujourd'hui, seul Nicolas Sarkozy propose un projet concret pour l'Europe en prônant l'adoption, avant la fin 2008, d'un "mini-traité" européen reprenant l'essentiel du projet de Constitution rejeté par les Français et les Néerlandais.
Nicolas Sarkozy propose un texte qui doterait l'Europe, dès 2009, "de règles de fonctionnement efficaces", avant la réunion d'une "convention" qui élaborerait un nouveau "traité fondamental". L'une des priorités du "mini-traité" serait de "changer la règle de l'unanimité" parce que "la seule façon de sauver l'Europe politique, c'est de faire sauter ce verrou", a déclaré le ministre de l'Intérieur dans un discours à Bruxelles. Nicolas Sarkozy suggère "la création d'un mécanisme de majorité super-qualifiée qui exigera 70 ou 80% des votes pour qu'une décision soit adoptée", notamment dans le domaine de "la fiscalité".
Ce mini-traité, qui permettrait selon lui de sortir de la "crise sourde, profonde" que connaît l'UE, doterait l'Union européenne d'une "présidence stable", au lieu de la présidence tournante actuelle, et d'un "ministre des Affaires étrangères".
Nicolas Sarkozy réclame par ailleurs une "réforme ambitieuse" du financement de l'UE, avec des dépenses financées "par des ressources européennes et non plus par les budgets nationaux. Ce sera l'un des dossiers importants de la présidence française" (2008), a-t-il promis.
Pour préparer ce "traité fondamental", Nicolas Sarkozy imagine un "grand débat démocratique" après les élections européennes de 2009", sous la forme d'une "grande Convention dont les membres seraient désignés après un vrai débat devant les parlements nationaux (avec) un mandat très large" pour "nous mettre en situation de rétablir la capacité de décision" de l'UE.
Europe: comment sortir de l'impasse?
Europe
Dimanche 11 Février 2007
Ce traité institutionnel pourrait, selon lui, entrer en vigueur d’ici la fin de l’année 2008. L’auteur renvoie la mise en œuvre de nouvelles politiques communes à des protocoles additionnels qu’il présente in extenso et qui pourrait entrer au plus tard à la fin de l’année 2010.
Alors que la présidence allemande a entamé ses consultations en vue de permettre à l’Union européenne d’élaborer un accord sur une réforme institutionnelle nécessaire, Pierre Lequiller propose, pour la première fois, dans cet ouvrage, une contribution concrète et complète pour la relance européenne.
Cette Note est la 39ème de la collection.
Tirée à 5 000 exemplaires, elle est disponible sur simple demande
(10 euro) auprès de la Fondation Robert Schuman.
c.antonini@robert-schuman.eu
Contact : 01.53.63.83.00
info@robert-schuman.eu
Alors que la présidence allemande a entamé ses consultations en vue de permettre à l’Union européenne d’élaborer un accord sur une réforme institutionnelle nécessaire, Pierre Lequiller propose, pour la première fois, dans cet ouvrage, une contribution concrète et complète pour la relance européenne.
Cette Note est la 39ème de la collection.
Tirée à 5 000 exemplaires, elle est disponible sur simple demande
(10 euro) auprès de la Fondation Robert Schuman.
c.antonini@robert-schuman.eu
Contact : 01.53.63.83.00
info@robert-schuman.eu
France Europe Express avec Angela Merkel
Europe
Lundi 15 Janvier 2007
Etaient invités
Angela Merkel dans une co-interview avec Le Monde
Michel Barnier et Arnaud Montebourg pour les 2 grands partis
Allenbach et Chavrier, les 2 fédéralistes pro-européens
1 CPNT et 1 PT pour les anti-européens
En gros l'émission s'est divisée en plusieurs thèmes :
Le problème des citoyens à l'Europe
- Pour Angela Merkel, il faut réduire la fracture entre les citoyens et l'Europe en montrant les apsects positifs concrets et en démontrant qu'à plusieurs, nous sommes plus forts face aux autres grandes puissances. La question des limites de l'Europe a aussi son importance. La perspectives des 50 ans du Traité de Rome avec la déclaration de Berlin donnera l'occasion de mettre en avant les succès de l'Europe.
- Arnaud Montebourg parle aussi d'une "fracture" avec les citoyens. Il faut faire pour cela de l'europe un outil citoyen pour luter contre les puissances financières. Il n'hésite pas à appuyer son point de vue par des phrases fracassantes : "Nous n'aurons plus de bureau de Poste"... Selon lui, L'Europe est un outil politique pour appliquer des politiques libérales. Il faudrait réorienter l'Europe vers ce que veulent les citoyens.
- Michel Barnier a réagit en demandant à Arnaud Montebourg de parler positivement des résultats concrets de l'Europe. Il a rappelé avant son outien à Nicolas Sarkozy qui prône une Europe politique qui doit définir ses frontières. Il a rappelé l'importance d'une Europe politique pour pouvoir peser face aux Américains et aux Chinois. Il faut cependant plus d'humanité : il apprécie l'effort de la Commission dans son effort pour réduire le nombre de texte. Il estime qu'il faut mettre en avant les projets comme Reach ou Erasmus. "Nous n'allons pas vers une Europe fédérale", nous n'aurions pas un super-Etat : "une Europe unie mais pas uniforme".
- Les Fédéralistes Chavrier et Allenbach y sont allés de leur petite phrase chacun : "ce n'est pas l'Europe qui est en panne mais la vision qu'on a de l'Europe" pour Chavrier pendant que pour Allenbach, "1 grand candidat a forcément 1 grand projet pour l'Europe".
L'Euro
Angela Merkel est inquiète du débat français sur l'Euro : la monnaie unique agit surtout comme un "miroir transparent" => mais si on le supprime, on ne supprimera pas les problèmes... Ceux qui gèrent l'Euro, c'est la BCE. De plus, l'Euro est un acquis immense, il symbolse d'ailleurs la paix entre Européens.
Arnaud Montebourg fait valoir que l'Europe est notre avenir et l'Euro est notre bouclier. Il faut aller plus loin encore et que l'Europe gère réellement les biens collectifs et pas seulement le marché. Si l'Euro est acquis, il faut se poser des questions sur sa gestion. Cela passerait par plus de transparence dans la gestion de la BCE. Il y a besoin d'un gouvernement européen via l'Eurogroupe. On donnerait ainsi une légitimité aux gouverneurs pour agir. Il cite Fitoussi : "la BCE, c'est la dictature éclairée => que faire si cela s'obscurcit ?".
Pour Michel Barnier, nous avons besoin d'un gouvernement économique européen aussi : pour le moment, Trichet ne peut faire que ce qui lui est fixé par le Traité...
Modèle social européen :
Pour Barnier, il ne faut pas marcher par l'harmonisation. Montebourg lui estime que nous avons besoin de convergence sociale, même avec différent niveau, en marchant par la coopération.
Sur l'énergie :
Angela Merkel a rappeler la nécessité d'un accord politique au niveau européen pour pouvoir ensuite discuter avec nos partenaires ou décider de voies pour améliorer notre protection énergétique.
Les Fédéralistes estiment qu'il faut diversifier les sources extérieures d'approvisionnement. Être organisé politiquement est nécessaire pour répondre à ce défi. Peut-être en passant par des groupes pionniers (via zone Euro ou Schengen) ?
Le TCE
La Chancelière estime que la question du TCE ne doit pas empêcher d'avancer sur d'autres sujets.Mais il faut relancer la constitution pour pouvoir "vivre ensemble", avant tout autre élargissement. Les institutions européennes ont ainsi besoin de plus de simplicité dans leur fonctionnement (c'est l'objectif d'ici la présidence française de 2008). La Bundes Kanzlerin consultera les Etats pour voir ce qui peut attirer le consensus ou qui doit être changé.
Pour Barnier, Sarkosy a fait dès juin dernier une proposition de mini-Traité car le TCE est utile mais inutilisable aujourd'hui. Si il y a une nouvelle constitution, il faudra passer par un référendum pan-européen. Sur la question turque, il a changé d'avis depuis 2005 et estime qu'il ne faut proposer qu'un partenariat privilégié plutôt qu'une adhésion. Depuis le non, la france vit "dans le purgatoire" au niveau européen.
D'après Montebourg, Ségolène Royal estime que le TCE est caduque. Il faudra de toute façon re-passer par un référendum s'il revient sur le tapis, même dans une nouvelle version. Elle est d'ailleurs favorable au fait de supprimer la Partie III. Il faut par ailleurs créer un outil pour pouvoir apprécier les écarts sociaux entre pays européens.
Voir l'émission
Angela Merkel dans une co-interview avec Le Monde
Michel Barnier et Arnaud Montebourg pour les 2 grands partis
Allenbach et Chavrier, les 2 fédéralistes pro-européens
1 CPNT et 1 PT pour les anti-européens
En gros l'émission s'est divisée en plusieurs thèmes :
Le problème des citoyens à l'Europe
- Pour Angela Merkel, il faut réduire la fracture entre les citoyens et l'Europe en montrant les apsects positifs concrets et en démontrant qu'à plusieurs, nous sommes plus forts face aux autres grandes puissances. La question des limites de l'Europe a aussi son importance. La perspectives des 50 ans du Traité de Rome avec la déclaration de Berlin donnera l'occasion de mettre en avant les succès de l'Europe.
- Arnaud Montebourg parle aussi d'une "fracture" avec les citoyens. Il faut faire pour cela de l'europe un outil citoyen pour luter contre les puissances financières. Il n'hésite pas à appuyer son point de vue par des phrases fracassantes : "Nous n'aurons plus de bureau de Poste"... Selon lui, L'Europe est un outil politique pour appliquer des politiques libérales. Il faudrait réorienter l'Europe vers ce que veulent les citoyens.
- Michel Barnier a réagit en demandant à Arnaud Montebourg de parler positivement des résultats concrets de l'Europe. Il a rappelé avant son outien à Nicolas Sarkozy qui prône une Europe politique qui doit définir ses frontières. Il a rappelé l'importance d'une Europe politique pour pouvoir peser face aux Américains et aux Chinois. Il faut cependant plus d'humanité : il apprécie l'effort de la Commission dans son effort pour réduire le nombre de texte. Il estime qu'il faut mettre en avant les projets comme Reach ou Erasmus. "Nous n'allons pas vers une Europe fédérale", nous n'aurions pas un super-Etat : "une Europe unie mais pas uniforme".
- Les Fédéralistes Chavrier et Allenbach y sont allés de leur petite phrase chacun : "ce n'est pas l'Europe qui est en panne mais la vision qu'on a de l'Europe" pour Chavrier pendant que pour Allenbach, "1 grand candidat a forcément 1 grand projet pour l'Europe".
L'Euro
Angela Merkel est inquiète du débat français sur l'Euro : la monnaie unique agit surtout comme un "miroir transparent" => mais si on le supprime, on ne supprimera pas les problèmes... Ceux qui gèrent l'Euro, c'est la BCE. De plus, l'Euro est un acquis immense, il symbolse d'ailleurs la paix entre Européens.
Arnaud Montebourg fait valoir que l'Europe est notre avenir et l'Euro est notre bouclier. Il faut aller plus loin encore et que l'Europe gère réellement les biens collectifs et pas seulement le marché. Si l'Euro est acquis, il faut se poser des questions sur sa gestion. Cela passerait par plus de transparence dans la gestion de la BCE. Il y a besoin d'un gouvernement européen via l'Eurogroupe. On donnerait ainsi une légitimité aux gouverneurs pour agir. Il cite Fitoussi : "la BCE, c'est la dictature éclairée => que faire si cela s'obscurcit ?".
Pour Michel Barnier, nous avons besoin d'un gouvernement économique européen aussi : pour le moment, Trichet ne peut faire que ce qui lui est fixé par le Traité...
Modèle social européen :
Pour Barnier, il ne faut pas marcher par l'harmonisation. Montebourg lui estime que nous avons besoin de convergence sociale, même avec différent niveau, en marchant par la coopération.
Sur l'énergie :
Angela Merkel a rappeler la nécessité d'un accord politique au niveau européen pour pouvoir ensuite discuter avec nos partenaires ou décider de voies pour améliorer notre protection énergétique.
Les Fédéralistes estiment qu'il faut diversifier les sources extérieures d'approvisionnement. Être organisé politiquement est nécessaire pour répondre à ce défi. Peut-être en passant par des groupes pionniers (via zone Euro ou Schengen) ?
Le TCE
La Chancelière estime que la question du TCE ne doit pas empêcher d'avancer sur d'autres sujets.Mais il faut relancer la constitution pour pouvoir "vivre ensemble", avant tout autre élargissement. Les institutions européennes ont ainsi besoin de plus de simplicité dans leur fonctionnement (c'est l'objectif d'ici la présidence française de 2008). La Bundes Kanzlerin consultera les Etats pour voir ce qui peut attirer le consensus ou qui doit être changé.
Pour Barnier, Sarkosy a fait dès juin dernier une proposition de mini-Traité car le TCE est utile mais inutilisable aujourd'hui. Si il y a une nouvelle constitution, il faudra passer par un référendum pan-européen. Sur la question turque, il a changé d'avis depuis 2005 et estime qu'il ne faut proposer qu'un partenariat privilégié plutôt qu'une adhésion. Depuis le non, la france vit "dans le purgatoire" au niveau européen.
D'après Montebourg, Ségolène Royal estime que le TCE est caduque. Il faudra de toute façon re-passer par un référendum s'il revient sur le tapis, même dans une nouvelle version. Elle est d'ailleurs favorable au fait de supprimer la Partie III. Il faut par ailleurs créer un outil pour pouvoir apprécier les écarts sociaux entre pays européens.
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Deux nouveaux moteurs pour l'Europe: la Roumanie et la Bulgarie
Europe
Mercredi 03 Janvier 2007
Le visage de l'Europe s'est modifié depuis ce 1er janvier. L'Union a tout d'abord accueilli deux nouveaux membres, la Roumanie et la Bulgarie, et compte désormais vingt-sept pays. Et le club plus fermé de la zone euro a intégré un treizième adhérent, la Slovénie, aussi anecdotique soit-il puisqu'il ne pèse que 0,4% du PIB de l'UE. Après cela, il faudra sans doute quelques années en effet pour que les lignes bougent à nouveau en Europe. Affaiblie par le rejet du Traité constitutionnel, embarquée dans de longues négociations aux allures de bras de fer avec la Turquie, l'UE a décidé de faire une pause dans l'élargissement. Le prochain membre pourrait être la Croatie, mais pas avant 2010. Quant à la zone euro, son rythme de développement tourne lui aussi au ralenti. Chypre, Malte, les pays baltes et la Slovaquie pourraient certes entrer avant la fin de la décennie, mais les plus importantes économies de l'Est, la Pologne, la Hongrie, la République tchèque, peinent à remplir les conditions et n'adopteront pas l'euro avant le début de la prochaine décennie.
La Slovénie, « bon élève » de l'UE, abandonnera sans regret sa monnaie, pour la remplacer par la monnaie unique européenne, avec un taux de 1 euro pour 239,64 tolar. Avec aussi une vigilance accrue sur les « arrondis par le haut » stigmatisés par les consommateurs des premiers pays à avoir adopté l'euro. A Sofia et à Bucarest, feux d'artifice, jeux de lumières, et concerts en plein air ont marqué ce réveillon si particulier. José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, s'est rendu dans la capitale bulgare, tandis que Josep Borrel, président du parlement européen, et deux commissaires européens ont fait le déplacement dans son homologue roumaine. Durant le temps de la fête, les interrogations ont été mises entre parenthèse pour profiter pleinement de ce jour historique.
Car l'entrée dans l'UE ne se fait pas sans heurt. Bruxelles a sommé les deux nouveaux membres d'accélérer les réformes. Déjà, la Roumanie a annoncé l'interdiction de la culture du soja OGM, et l'adoption d'un nouveau code fiscal, tandis que la Bulgarie s'apprête à fermer, à contre cœur, deux réacteurs de sa centrale nucléaire de Kozlodoui, jugés trop vétustes. Mais dans la lutte contre la corruption, la sécurité alimentaire, la surveillance des frontières ou encore la réduction des pollutions industrielles, la Commission attend encore davantage de ses deux nouveaux membres, et n'hésitera pas à les mettre sous tutelle si besoin, ce qui peut aller jusqu'à la suspension des aides. Comme leurs voisins de l'Est, et malgré leur forte croissance économique, la Roumanie et la Bulgarie ne sont donc pas à l'abri, selon certains experts, d'un regain d'euro scepticisme, favorisé par la lassitude des laissés pour compte des réformes néo libérales.
La Slovénie, « bon élève » de l'UE, abandonnera sans regret sa monnaie, pour la remplacer par la monnaie unique européenne, avec un taux de 1 euro pour 239,64 tolar. Avec aussi une vigilance accrue sur les « arrondis par le haut » stigmatisés par les consommateurs des premiers pays à avoir adopté l'euro. A Sofia et à Bucarest, feux d'artifice, jeux de lumières, et concerts en plein air ont marqué ce réveillon si particulier. José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, s'est rendu dans la capitale bulgare, tandis que Josep Borrel, président du parlement européen, et deux commissaires européens ont fait le déplacement dans son homologue roumaine. Durant le temps de la fête, les interrogations ont été mises entre parenthèse pour profiter pleinement de ce jour historique.
Car l'entrée dans l'UE ne se fait pas sans heurt. Bruxelles a sommé les deux nouveaux membres d'accélérer les réformes. Déjà, la Roumanie a annoncé l'interdiction de la culture du soja OGM, et l'adoption d'un nouveau code fiscal, tandis que la Bulgarie s'apprête à fermer, à contre cœur, deux réacteurs de sa centrale nucléaire de Kozlodoui, jugés trop vétustes. Mais dans la lutte contre la corruption, la sécurité alimentaire, la surveillance des frontières ou encore la réduction des pollutions industrielles, la Commission attend encore davantage de ses deux nouveaux membres, et n'hésitera pas à les mettre sous tutelle si besoin, ce qui peut aller jusqu'à la suspension des aides. Comme leurs voisins de l'Est, et malgré leur forte croissance économique, la Roumanie et la Bulgarie ne sont donc pas à l'abri, selon certains experts, d'un regain d'euro scepticisme, favorisé par la lassitude des laissés pour compte des réformes néo libérales.
L'Allemagne à la tête de l'UE
Europe
Mardi 02 Janvier 2007
Après une année de succès économiques et politiques, l'Allemagne s'apprête à assumer de nouvelles responsabilités internationales en prenant la tête le 1er janvier de l'Union européenne et du G8, le groupe des grandes puissances industrielles.
La tâche s'annonce lourde pour le plus grand pays européen (82,4 millions d'habitants), qui succède à la Finlande. Durant sa présidence de six mois, l'Allemagne devra gérer, entre autres dossiers, la délicate question du gaz russe, tout en s'efforçant de relancer le projet de Constitution européenne -une des priorités citées par la chancelière Angela Merkel.
Les partenaires européens de Berlin attendent beaucoup de la présidence allemande, alors que l'économie du pays repart après des années de stagnation.
La relance du projet de Constitution sera une priorité de la présidence allemande, selon la chancelière Angela Merkel.
La tâche s'annonce lourde pour le plus grand pays européen (82,4 millions d'habitants), qui succède à la Finlande. Durant sa présidence de six mois, l'Allemagne devra gérer, entre autres dossiers, la délicate question du gaz russe, tout en s'efforçant de relancer le projet de Constitution européenne -une des priorités citées par la chancelière Angela Merkel.
Les partenaires européens de Berlin attendent beaucoup de la présidence allemande, alors que l'économie du pays repart après des années de stagnation.
La relance du projet de Constitution sera une priorité de la présidence allemande, selon la chancelière Angela Merkel.
La question basque s'invite au coeur du parlement européen
Europe
Mercredi 25 Octobre 2006
La question basque s'invite au coeur du parlement européen qui doit débattre puis voter ce mercredi une résolution de soutien au processus de paix engagé par Madrid. Cette tentative du premier ministre espagnol de trouver une légitimité hors de ses frontières n'est pas gagnée. La question basque divise également la gauche et la droite à Strasbourg.
L'appui du parlement européen sur ce dossier sensible renforcerait José Luis Zapatero sur la scène politique espagnole. Le premier ministre socialiste fait face aux attaques incessantes du parti populaire. L'opposition de droite exige le désarmement de l'ETA.
Le parti populaire ne reconnaît pas le cessez-le-feu permanent décrété par l'organisation séparatiste basque depuis le 22 mars dernier.
L'appui du parlement européen sur ce dossier sensible renforcerait José Luis Zapatero sur la scène politique espagnole. Le premier ministre socialiste fait face aux attaques incessantes du parti populaire. L'opposition de droite exige le désarmement de l'ETA.
Le parti populaire ne reconnaît pas le cessez-le-feu permanent décrété par l'organisation séparatiste basque depuis le 22 mars dernier.

