Chers amis, Nous sommes à un moment clé du quinquennat de Jacques Chirac. L'année utile qu'a anoncé le Premier Ministre n'a pas attendu longtemps pour se faire voir, et nous voilà en train de débattre sur les solutions d'avenir à proposer aux jeunes. Que penser de la situation actuelle, du débat autour du CPE?
Nous nous devons de comprendre les peurs des moins de trente ans. Il est normal que face aux dispositions que propose le Contrat Première Embauche, certaines personnes puissent avoir peur pour leur avenir, et notre rôle est d'y répondre. Simplement car nous ne pouvons laisser cette catégorie sociale n'entendre que la voix de l'opposition, des syndicats étudiants, véhémente mais démagogique, simpliste mais mensongère.
Ils parlent et dénoncent la précarité? Soyons clair, la précarité, c'est aujourd'hui que nous la vivons avec 70% des jeunes embauchés en CDD, la moitié de ces CDD ne durant que moins d'un mois, et 8 à 11 ans comme durée moyenne d'accès à un emploi stable.
Le Contrat Première Embauche propose des garanties importantes : droit à la formation dès le premier mois, suivi logement, accès au crédit, indémnités de rupture, allocations chomage. Ce sont ces garanties mêmes qui permettront de consolider une entrée dans la vie active et professionnelle que certains pensent rendue plus difficile de par les procédures simplifiées de licenciement.
Nous laisserons " le pavé " à l'opposition, qui veut encore une fois faire appel à son " armée de réserve " pour défendre leur logique d'opposition à tout prix, oubliant de façon criante et dramatique pour notre avenir l'intérêt général économique et social.
Dans chacune de vos fédérations, nous avons demandé à vos responsables départementaux d'organiser un débat public d'information et d'argumentation, pour défendre cette mesure salutaire dans une logique de pédagogie et d'information. Car nous ne tomberons pas dans les effets d'annonce, les slogans, qui ont depuis 20 ans la seule gloire de faire un mal fou à notre société.
Chers amis, nous sommes en train de jouer une partie qui définira un peu plus notre avenir. Non pas un avenir précaire, mais un avenir où nous montrerons avec vigueur que notre pays n'est pas irréformable. La société équitable que nous appelions de nos voeux cet été à Perpignan est dans cette voie, qui offre de façon plus aisée aux jeunes générations d'accéder à l'emploi. Il faudra aller plus loin, car accéder à l'emploi est une chose, mais encore faut il pouvoir y accéder dans les meilleures conditions. Voilà pourquoi nous continuerons à proposer, notamment sur la formation, le tutorat, l'apprentissage, l'alternance, car nous croyons qu'une société de la nouvelle chance est possible.
Ensemble, construisons l'avenir.